Trois ans après l’évacuation des localités juives situées dans la bande de Gaza, une étude revient sur la situation actuelle des évacués. Un sondage plutôt alarmant, qui décrit auprès de cette population, des situations financières, physiques et mentales des plus préoccupantes.

Trois ans après cet épisode douloureusement vécue par la société israélienne, une enquête montre que rares sont les évacués du Goush Katif pour qui la situation actuelle est bonne.

81 pourcent d’entre eux vivent encore dans des habitations temporaires, indique ainsi le sondage de l’institut Maagar Mohot.

Cette étude, la première du genre, avait pour objectif d’étudier la situation financière, émotionnelle, et médicale des évacuées.

D’après les données, 44 pourcent des personnes interrogées pensent ne pas être transférées dans des habitations permanentes avant au moins deux ans, prolongeant ainsi à cinq ans la durée de leur séjour dans des habitations temporaires.

67 pourcent des évacuées de Goush Katif ne sont pas satisfaits de leur habitation actuelle.
Plus de 50 pourcent d’entre eux sont à la recherche d’un emploi et ne pensent pas pouvoir en trouver ni réintégrer le monde du travail.

Les personnes qui vivaient auparavant de l’agriculture sont les plus touchées : 31 pourcent d’entre elles sont toujours au chômage.

37 pourcent des évacuées décrivent par ailleurs leur situation actuelle comme « mauvaise » ou « très mauvaise ».

15 pourcent d’entre eux déclarent avoir besoin d’une aide financière et sont soutenus de ce point de vue par leur famille ou leurs amis.

70 pourcent affirment que leur situation financière actuelle est « bien pire » qu’avant leur évacuation.

L’étude indique en outre que 69 pourcent des évacués ne pensent pas que la compensation financière qui leur a été attribuée après leur départ suffise à construire leur résidence permanente, notamment parce que 24 pourcent d’entre eux utilisent ces fonds pour vivre, au quotidien.

Les données collectées montrent en outre que 42 pourcent des évacuées estiment que le retrait de la bande de Gaza a changé la vision des jeunes sur Tsahal, les conduisant à se montrer réticents pour faire leur service militaire.

D’un point de vue de santé physique et mentale, 55 pourcent des évacués disent souffrir d’une détérioration de leurs conditions de santé depuis le retrait, 85 pourcent d’entre eux estimant que c’est ce dernier qui en est à l’origine directe.

Un tiers des personnes interrogées parlent de dépression, anxiété et peur, 13 pourcent se disent insomniaques et 29 pourcent rapportent une aggravation de la qualité des relations interpersonnelles au sein de la famille nucléaire.

Enfin, les données indiquent que près de la moitié des participants de l’enquête sont pessimistes quant à leur futur et le futur de leur famille.
La quasi-totalité des personnes interrogées estiment que le gouvernement a échoué dans son devoir de prendre en charge les habitants des localités concernées. Ce sentiment est identique à l’égard de la droite israélienne et de ses hommes politiques.

Le Goush Katif comprenait 17 localités israéliennes situées dans la bande de Gaza. En Août 2005, les 8000 résidents de ces implantations ont été évacuées et leurs maisons détruites.

Engagé dans le cadre du plan de désengagement unilatéral d’Israël initié par le Premier ministre d’alors Ariel Sharon, ce retrait avait créé la plus grande controverse dans tout le pays, et dans les rangs de l’armée, où certains soldats avaient refusé de procéder à l’évacuation.

D’après de récentes informations, il semblerait, que les infrastructures et synagogues laissées intactes dans ces implantations servent aujourd’hui de lieux d’entraînement pour les terroristes du Hamas…

Une Reponse to “Goush Katif : Trois ans après Par Hélène David pour Guysen International News”

  1. phil dit :

    Plus qu’un espoir de paix une tentative de réconciliation avec les arabes, le prix : la déchirure d’un pays la souffrance de beaucoup qui aujourd’hui ont perdu jusqu’à la confiance au plus profond d’eux même puisque leur gouvernement leur à pris leur terre pour les données à des étranger pour un hypothétique espoir de PAIX interpréter comme une faiblesse et un recule stratégique devant la puissance de leur mouvement et se réjouissant du déracinement de plus de 8000 hommes, femmes, enfants de leur terre et qui aujourd’hui souffrent.
    Trois années, une guerre plus tard, décidément le bilan n’est pas bon !

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