Mazkeret Batia : (en souvenir de Batya)
La Moshava est crée en 1883 et porte le nom de la mère du Baron Edmond de Rothschild.
L’idée de s'installer dans cette région vient du Rabbin Smouël Molhiver qui monta au pays avec un groupe de paysans afin de fonder une implantation et donner l’exemple d’une création.
Mazkeret Batya est l'un des 28 moshavim (villages) créés lors de la Première Aliyah dite Aliyah des Fermiers dans les années 1881-1903. En septembre 1882, le Baron de Rothschild leur proposa son soutien et s’insérât dans leurs affaires. Ils étaient alors dix familles religieuses, venant de Pologne, ce qui comptait 101 âmes! Une onzième famille se joint à eux afin d’avoir « minyan » à la synagogue si l’un des membres ne pouvait pas s’y rendre. Religieux, pauvres, paysans, le baron leur paya un billet d’avion pour la Palestine en leur faisant signer un contrat pour le remboursement de ce billet au cas où ils quitteraient le pays. Le village s’appelle d’abord Ekron.
Le musée de la moshava a été l’une des six maisons qui ont été bâties dans l’implantation pour les bureaux des employés du Baron. Ils y dirigeaient toutes les affaires de la moshava et les employés venaient y chercher le soutien des dirigeants. Une des pièces servit de classe maternelle, de classe primaire et plus tard de chambre pour les enseignants. Au temps du mandat britannique un poste de police des implantations juives s'installa à côté des bureaux et pendant la guerre d'indépendance une position fut installée sur le toit pour être en relation avec les implantations voisines. Lorsque la mairie de Mazkeret Batya vit le jour, ses bureaux furent aménagés dans ces locaux. La façade a gardé sa forme d'origine et les deux grands S qui y sont encore accrochés servaient de soutien aux murs des maisons. En mettant deux S face à face et en y fixant une barre de fer sur les murs intérieurs de la maison, on arrivait à soutenir les fondations de celle-ci.
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La grande synagogue
Une première synagogue a été construite en 1884 par les pionniers dès les premières années de la fondation de Mazkeret Batya. Cette synagogue a été rasée en 1927 en raison de fissures importantes dues à des problèmes structurels. Elle a été bâtie dans l'artère principale "Sederot Rothschild", en face de l'emplacement actuel du petit musée historique du village. La même année, le Baron de Rothschild finança la construction de la Grande synagogue actuelle (Beit Knesset Hagadol), mais à l’intérieur les meubles et le Sepher Thora sont ceux de la synagogue des pionniers. La nouvelle synagogue se situe sur la place à l'extrémité de "Sederot Rothschild", fermant la perspective de l'avenue. Don de la famille Rothschild, elle a été inaugurée en 1928. A la fin du mandat britannique en Palestine, lors des affrontements avec les Britanniques, la Haganah cacha des armes sous l'autel de la synagogue. Pendant la guerre d'indépendance d'Israël, la synagogue a été transformée en hôpital de campagne où ont été soignés en particulier les blessés de la bataille de Latroun (1948). La synagogue a joué un rôle important dans la vie sociale et cultuelle du moshav. Actuellement, celle-ci n'est ouverte qu'aux heures de prières et ne se remplit entièrement que lors des grandes fêtes de Tishri. Depuis le début, compte tenu de l'origine de la plupart des habitants de la ville, les offices sont célébrés selon le rite ashkénaze. La synagogue a été classée par l'architecte Israel Gudovich, ancien urbaniste de la ville de Tel Aviv, comme une des dix plus belles synagogues d'Israël.
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La synagogue est conçue par l'architecte Pinhas Nit
La synagogue est conçue par l'architecte Pinhas Nit dans un style éclectique, s'inspirant des synagogues des petites villes d'Europe centrale, et principalement de Pologne, avec une tour de chaque côté, mais en y ajoutant un parfum local. Sa compacité s'adapte à l'esprit des maisons rurales de la colonie du baron. Elle est orientée d'ouest en est, avec sa porte d'entrée à l'ouest et l'Arche Sainte sur le mur est. Elle frappe par sa blancheur, soulignée par les lignes horizontales des corniches au-dessus des portes peintes en beige. La façade est divisée en trois parties. La partie centrale avec une large porte en verre à arc en anse de panier, permet de pénétrer dans un petit vestibule donnant sur la salle de prière. Au dessus de la porte, au niveau du premier étage, deux étroites fenêtres à arc plein-cintre, entourent un œil-de-bœuf avec un remplage représentant une Menorah (chandelier à sept branches). Au dessus, le tympan à arc Tudor est terminé par une corniche double épousant sa forme. En son centre, se trouvent les Tables de la Loi. Au dessus du tympan, une Hanoukkia (chandelier à 9 branches) métallique stylisée avec les branches pourvues de lampes, allumées les soirs de la fête de Hanoucca.
De chaque côté de la partie centrale, en avancée, un corps de bâtiment, de section carrée et de deux niveaux, est surmonté d'un tambour de section octogonale de la hauteur d'un étage et coiffé d'un dôme, donnant l'apparence, vue de face, de deux tours. Symétriquement de chaque côté, au rez-de-chaussée une porte rectangulaire vitrée. Au premier étage, deux fenêtres hautes et étroites à traverse, avec leur partie haute non ouvrante à arc Tudor. A l'arrière de la façade, le bâtiment de forme rectangulaire ne possède qu'un seul niveau et est percé de quatre fenêtres à arc Tudor de chaque côté et sur la façade arrière de deux fenêtres et d'un oculus avec un verre peint représentant une étoile de David. Cette partie de la synagogue est recouverte d'un toit à deux versants couvert de tuiles rouges.
L'intérieur de la synagogue
La salle de prière est entièrement peinte en blanc, à l'exception du plafond en bois de forme demi-cylindrique du vaisseau central. De chaque côté un collatéral séparé du vaisseau central par trois colonnes cylindriques sur la majorité de leur longueur, mais s'effilant vers le haut. A l'ouest, quatre colonnes supportent une galerie au dessus de la porte d'entrée. A l'est, entre les deux fenêtres, dans un léger renfoncement, est située l'Arche Sainte, récupérée de l'ancienne synagogue détruite. Le reste du mobilier de l'ancienne synagogue, comme la Bimah et les sièges se trouvent actuellement au musée. Tout ce mobilier en bois finement sculpté, a été réalisé par un des membres fondateurs du moshav, Aaron Zelig Levita. Sur la partie supérieure de l'Arche Sainte, soutenue de chaque côté par trois colonnettes de style différent, se trouvent deux lions de Juda peints en or, tenant les Tables de la Loi surmontées d'une couronne, mais regardant en sens opposé. Aux extrémités, deux pots à feu blancs avec leur flamme dorée. Les femmes étaient auparavant regroupées sur la galerie au-dessus de la porte. Depuis quelques années, elles peuvent occuper aussi la pièce située sous la tour de gauche. La synagogue peut accueillir environ 150 hommes et 100 femmes.
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Le premier puits
Avec la construction des premières maisons, le premier puits fut creusé face à la ferme d'exploitation du Baron. C'était un puits à noria : Appareil destiné à élever l'eau des puits, constitué de godets attachés sur une chaîne sans fin qu'entraîne une roue placée au-dessus du puits. (Les godets plongent renversés dans l'eau, remontent pleins et se déversent dans un réservoir en passant sur la roue). Profond de 30 mètres, il était entraîné par des chameaux ou des chevaux. Le puits a servi les habitants de la moshava qui venaient chaque jour avec leurs ânes tiraient l'eau du puits. Un bassin de stockage permettait de puiser l'eau pour arroser les champs du Baron. A la fête de Chavouot (fêtes des semaines) on autorisait les jeunes à s'y baigner. Aux pieds du bassin un abreuvoir fut construit pour le bétail. Toujours dans l'enceinte du puits, ils construisirent des établissements thermaux qui aidèrent à élever le niveau sanitaire et hygiénique du village qui aurait pu devenir un problème à cause des eaux qui se déversaient et de la proximité du bétail. Le puits à noria a été restauré en 1994 puis de nouveau en 2005 à l'intention des visiteurs et grâce au musée de Mazkeret Batya.
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A visiter dans le village
La cloche : Au centre de la moshava trône un pilier en métal avec sur son sommet une cloche. Elle avait un rôle très important dans la vie des pionniers : Elle appelait pour la traite des vaches, les prières et bien sur en cas d'incendie dans le village, d'agression des voisins ou encore les attaques des gangs arabes dans les moshavot voisines. La cloche a été envoyée de France par le Baron et a été mise en place au sommet d'un pilier en bois face à la maison des employés. Plus tard Réouven, le fils du forgeron a construit le pilier en métal que l'on voit encore à ce jour.
Le premier dispensaire
Il a été installé dans l'une des maisons de la caserne.
Akazramot : (Caserne militaire en russe). Dans un terrain de deux hectares, les pionniers construisirent quatre maisons alignées d’un étage. Deux d’entre elles servirent de bureau pour les employés et de synagogue; dans les deux autres plusieurs familles y vivaient. En bas se trouvait l’étable et en haut les logements. Le matériau de construction est encore d'origine, ce sont des pierres de grès reliées avec de l'argile. On peut observer sur la façade et à l'arrière du bâtiment des boîtes en métal carrées qui servaient d'abri aux pigeons. Dans la cour il faut remarquer les toilettes d'origine en bois, une cave à vin et à l'extrémité de l'étable des fenêtres triangulaires très caractéristiques. Ces étables ont été construites après la construction des casernes.
La première synagogue
Le bâtiment qui abrite aujourd'hui le département éducatif se trouve sur l'emplacement de la première synagogue de la moshava. On ne trouve la trace de cette belle synagogue que sur l'article du journal "Knesset Israël" de 1887 :" Entre toutes les maisons de ce petit village un grand et beau bâtiment fascine comme un décor de théâtre rempli d'une abondante lumière venant de l'extérieur grâce aux rayons de soleil qui l'inonde. C'est dans ce lieu que se réunissent les personnes pour prier dans la plénitude. Le bâtiment comporte trois étages, en bas se trouve l'école, la synagogue est au premier étage et au deuxième l'oratoire pour les femmes. Au fur et à mesure du temps d'importantes fissures se formèrent sur les murs et ils décidèrent de construire une nouvelle synagogue. La première synagogue fut détruite et les meubles d'origine furent transférés dans la nouvelle. Une partie de ces meubles se trouvent aujourd'hui dans le musée mais le tabernacle continue de remplir son rôle dans la synagogue actuelle.
L'école : L'école porte le nom d'Herzog et était à l'origine la maison de l'employé du Baron Abraham Bril en 1896
Le château d'eau et les bassins : Dans la cour de l'enceinte de l'école d'Herzog se trouvent deux bassins. Le premier a été construit en 1907 pour la distribution d’eau dans les maisons.
Le deuxième puits et le moulin à farine : Il a été creusé quelques années plus tard en plusieurs étapes pour les besoins de la population de la moshava. Il se trouve aujourd'hui dans la cour de la maison du rav.
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La cour Echbal
C'est un jardin de sculptures et c'était la maison de Lévi Isaac Echbal, le forgeron de la moshava. Un des murs de "la cabane rouge" est resté en souvenir des œuvres du forgeron comme une partie du mur de séparément entre le jardin de sculptures et la cour voisine. Derrière le jardin se trouve la ferronnerie, c'est là que travaillait Lévi Isaac Echbal. Il réparait des outils agricoles et en fabriquait des neufs. Il changea la charrue en fer en charrue plus légère qui remplaça la charrue en bois des Arabes et celle en fer trop lourde qui venait d'Europe et qui n'étaient pas adaptées au pays.
Dans son livre, David Neiman raconte :"La ferronnerie de Lévy Isaac Echbal est devenue pendant un temps un lieu d'attroupement pour les habitants de la moshava surtout les jours de pluie où ils ne pouvaient pas travailler dans les champs. Ils en profitaient pour apportaient leurs outils à réparer au forgeron. Les jours de moisson où il y avait beaucoup de réparations ils se réunissaient encore chez lui.
Le grenier ou maison de gestion et le jardin du baron : Les employés du Baron plantèrent près du puits "le jardin du Baron" qu'ils agrandirent jusqu'à ce qu'il atteigne 100 ares. C'était un mélange de plantations d'arbres, de ferme d’essai pour l’acclimatation des plantes et un jardin de loisirs avec des plantes parfumées et ornementales. En faisant le tour de la ferme on voit la muraille, la porte avec son gond et son verrou.
La rue des blindés "Méchourïam"
Rue des Méchourïam (blindés) Au bout de la rue un blindé de cette époque est exposé et domine la route qui monte vers Jérusalem.
Le cimetière avec la tombe du rav Molhiver
Les restes du rav Smouël Molhiver mort à l'étranger ont été rapportés au pays et enterrés près des pionniers au cimetière de Mazkeret Batya. En novembre 1992 une cérémonie officielle avec les de grand rabbins et un large public a eut lieu pour se recueillir sur le nouveau tombeau (Ohel) placé sur la tombe du rav Smouël Molhiver qui rappelle celle qu'il y avait sur sa tombe à Bialystok.
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