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Les cimetières de Jérusalem : Personnages célèbres ou très connus enterrés dans des cimetières beaucoup moins connus pour ne pas dire inconnus-Première partie |

Jerusalem
Par Annette Malka
mis en ligne le 12 Mars 2011 |
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Des cimetières à Jérusalem qui ne sont ni sur le mont Herzl ni à Givat Shaoul et dont on ne parle pas souvent sont remplis de personnes assassinées dans des attentats du pays, d'autres pendant la Shoa sans compter nos soldats au moment de la Guerre d'indépendance.
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Les cimetières du Sanhédrin et Sanhédria
Les Juifs enterrés leurs mort au cimetière du mont des oliviers à Jérusalem jusqu'à la guerre d'indépendance mais avec la déclaration de la guerre il leur fut impossible d'arriver au cimetière. Jusqu'à la fin du mois de février 1948, les enterrements avaient lieu deux fois par semaine, de nuit et accompagné de l'armée britanniques obligatoire.
A la fin de supprimer ces convois dangereux, de nouveaux cimetières provisoires furent ouverts dans la ville afin d'enterrer les morts en attendant qu'ils soient transférés sur le mont des oliviers dès que la situation s'arrangerait. Dans ce but sur les tombes on inscrivait "A condition" (Al Tnaï)
La confrérie funéraire de Jérusalem (Hévra Kadisha) utilisa un terrain qui servait jusque là de ferme d'expérience agricole aux abords du quartier Sanhédrin.
Après la guerre des six jours quelques corps furent transférés au cimetière du mont des oliviers.
Un autre cimetière improvisé fut celui près du village du Cheikh Bader, dans le gan Saker et dans la cour de l'ancien hôpital de Shaaré Tsedek. Ces deux cimetières furent fermés après la guerre d'indépendance.
Le cimetière du Sanhédrin
Sanhédriah est un quartier haredi au nord de Jérusalem, à l'est de l'avenue Golda Meïr et contigu au quartier de Ramat Eshkol. Le quartier doit son nom au sanhédrin. Les membres de cette assemblée sont en effet supposés avoir été enterrés à proximité, dans les tombes qui portent leur nom et qui date de l'époque du Second Temple. La communauté du Habad a acheté les terrains où se trouvent les tombes du Sanhedrin. Pendant le laps de temps(1958) où les Juifs ne pouvaient pas prier au Kotel, ils venaient se recueillir sur les tombes du Sanhedrin.
Les tombes du Sanhédrin. Au-dessus de l'entrée, un pignon est décoré de fruits parmi des feuilles d'acanthe stylisées. La vaste grotte contient plusieurs dizaines de niches funéraires, approximativement le nombre des membres du Sanhédrin (120), qui a donné son nom aux tombes.
Ici reposent les tombeaux des Juges, ou catacombes du Sanhédrin qui fut l'assemblée des juges de la plus haute cour de l'antique Israël. L'autoroute qui passe près des cryptes nous conduit hors de la ville même, jusqu'au village de Nebi Shemu'el, où une mosquée marque la sépulture présumée du grand prophète Samuel. Les unités résidentielles bizarres en forme d'hexagone de Ramot, et les autres constellations d'immeubles tout autour, marquent la nouvelle frontière résidentielle de Jérusalem.
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Le cimetière de Sanhédria
Le quartier a été fondé après 1948 à proximité de la ligne qui séparait les quartiers Est et Ouest de Jérusalem jusqu'en 1967. C'est dans ce quartier que fut établi le cimetière Sanhédriah, en remplacement du cimetière du Mont des Oliviers qui était alors en secteur jordanien.
Après l'indépendance il fut encore impossible d'enterrer nos morts au cimetière du mont des oliviers qui était en territoire jordanien. Le cimetière provisoire du quartier de Sanhedrin devint permanent. A cette période le cimetière se trouva à la limite de la ligne de démarcation, face à la colline des munitions.
En 1951 un nouveau cimetière vit le jour dans la partie ouest de Jérusalem avec une partie réservée aux soldats sur le mont Herzl et les corps des soldats de Tsahal du cimetière de Sanhedrin y furent transférés.
Après la guerre des six jours, les quartiers de Ramat Ehscol et Maalot Dafna firent le jour et le cimetière devint une enclave dans le centre de Jérusalem.
Certains rabbins à cette époque furent enterrés dans la cour de leur maison.
Parmi les personnalités qui y sont enterrés, on compte Antoinette Feuerwerker, David Feuerwerker, Gershom ScholemLes premières personnes enterrées dans ce terrain furent ceux de l'attentat de la rue Ben Yéhouda. (Le 22 février, à Jérusalem, les hommes d'Hadj Amin al-Husseini organisent à l'aide de déserteurs britanniques un triple attentat à la voiture piégée qui vise les bureaux du journal The Palestine Post, le marché de la rue Ben Yehuda et l'arrière-cour des bureaux de l'Agence juive, faisant respectivement 22, 53 et 13 morts Juifs ainsi que des centaines de blessés)
L'équipe médicale assassinée sous les yeux des Anglais
Deir Yassin était un village situé à 5 km à l'ouest de Jérusalem. Le 9 avril 1948, en dehors du cadre de l'opération Nahshon, 120 membres de l'Irgoun et du Lehi y massacrent entre 100 et 120 personnes, pour la plupart des civils non-combattants. En représailles l'un des plus graves incidents a eu lieu le 13 avril 1948. Un convoi médical se dirigeant vers l'hôpital Hadassah du Mont Scopus à Jérusalem est attaqué par les Arabes qui leur ont tendu une embuscade. Quatre-vingt médecins et infirmières sont tués. Cela se passait à 200 mètres d'un poste de police britannique. Après une fusillade de sept heures, pendant laquelle les Britanniques n'ont pas bougé, tous les médecins et infirmières ont été massacrés et leurs corps mutilés par les Arabes.
Le 26-7- 1949 à 11 heures a eue lieue une cérémonie officielle de l'armée avec 30 jarres contenant les cendres des juifs brulés par les Nazis. Parmi eux celui d'Ofer Yéhouda Ausria qui est enterré dans ce cimetière. Ce fut la première cérémonie officielle en souvenir des disparus de la Shoa qui a été organisée en Israël.
La rabbanit margalit yossef obadia
Sur la tombe d'Arman Kartz on peut distinguer le symbole des francs maçons.
Le rav Arié Levin, surnommé le « Juste de Jérusalem », est décédé en Nissan 5729 (1969). Connu pour
sa sagesse et son humilité, célèbre pour avoir été avant la création d’Israël le rav des prisonniers juifs
résistants de l’Irgoun, le rav Arié fut une personnalité hors normes qui laissa une empreinte indélébile
sur des milliers d’Israéliens, toutes convictions confondues.
Gad Froumkin (2-8-1887 – 10-3-1960) Juge juif israélite et juge au tribunal de grande instance pendant la période du mandat britannique en Israël. Il grandit dans la vieille ville de Jérusalem, il n'alla pas à l'école mais étudia avec des maitres privés, il travailla au journal "Havatselet" que dirigeait son père le rav Israël Froumkin.
Yehuda Amichaï (Wurtzbourg, 3 mai 1924 - Jérusalem, 22 septembre 2000) (en hébreu : יהודה עמיחי) est un poète juif israélien de langue hébraïque. Il occupe une place non négligeable dans la littérature israélienne de son siècle.
De son vrai nom Ludwig Pfeuffer, il est né en 1924 à Würzburg en Allemagne, et émigre avec sa famille en Palestine en 1936. Après avoir complété ses études, notamment littéraires et religieuses, il s'engage dans la brigade juive de l'armée britannique pendant la Seconde Guerre mondiale puis dans le Palmach (le bras armé de la Haganah) durant la guerre d'indépendance de 1948. Il a longtemps enseigné. Celui qui se définit comme « un fanatique de la paix » et qui a travaillé avec des écrivains palestiniens est devenu un avocat du dialogue et de la réconciliation dans la région.
Yehuda Amichaï a été découvert en 1965 par l'écrivain anglais Ted Hughes, qui a traduit plusieurs de ses recueils par la suite.
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les personnalités enterrées
Daniel Oster fut le premier maire de Jérusalem. Le jardin attenant à la mairie de Jérusalem a été crée par les Turcs en 1850 et pendant la période du mandat britannique les Anglais l’agrandir ; il porte aujourd’hui son nom
Meir Bar-Ilan est le fils du Natsiv de Volozhin. Il étudie dans la yeshiva de Volozhin jusqu'à l'âge de 14 ans puis, chez le rav Eiezer Gordon et enfin chez le rav Haïm de Brisk.
En 1905, il est délégué au septième congrès sioniste, où il s'oppose au programme d'Herzl de créer un "asile de nuit" en Ouganda.
Identifié au mouvement Mizrahi, il en devient le secrétaire général en 1912.
La première guerre mondiale le contraint de quitter Berlin, où il s'est installé, pour les Etats-Unis ou il dirige la yeshiva Itshak Elhanan, qui deviendra la fameuse Yeshiva University.
En 1926, il réalise son Alya et s'installe à Jérusalem. Il deviendra à nouveau secrétaire du Mizrahi, et sera également président du comité sioniste qui joue un rôle représentatif au sein du Yishouv.
Il sera également membre du Conseil d'Etat provisoire, crée fin 1947, qui sert de parlement à l'Etat en naissance.
Très prolifique, l'activité intellectuelle du rav Bar Ilan inclue notamment la rédaction du journal du sionisme religieux "Hatsofé" ainsi que l'encyclopédie talmudique.
Le rav meir Bar Ilan donnera son nom à deux grands instituts d'études en Israël: La yeshiva Netiv Meir, et l'université Bar Ilan, créée en 1955.
Yitzhak Ha Lévi Herzog, également appelé Isaac Herzog est un rabbin du XXe siècle (1888-1959).
Premier grand-rabbin de l'État libre d'Irlande, de 1921 à 1936, il devient, de 1937 jusqu'à sa mort, grand-rabbin de la Palestine mandataire puis de l'état d'Israël après 1948.
Rabbi Herzog est né à Lomza en Pologne, il émigra au Royaume-Uni avec sa famille en 1898 qui s'établit à Leeds. Ce fut son père, Joël Leib HaLevi Herzog, rabbin à Leeds puis à Paris qui prit en charge son éducation. Il acheva à l'âge de seize ans l'étude du Talmud.
Herzog a eu plusieurs descendants actifs dans la vie politique israélienne. Chaim Herzog, le fils du rabbin devint général de Tsahal puis plus tard président d'Israël. Son petit-fils, Isaac Herzog est membre de la knesset, le parlement israélien et à occupé différents postes au gouvernement
Moshe Zmoura (1888-1961) Juge, premier président du tribunal de grande instance de l' Etat d'Israël
Rav Yaacov Moshe Harlap : la synagogue Beth Zevul, fondée par la Rav Yaakov Moshe Harlap (1890, 1952) Un des maîtres du judaïsme de Terre Sainte de nos jours (né et mort à Jérusalem). Il fut associé de près à l'action du Grand Rabbin d'Israël, Abraham Yitshaq Kook, et dirigea la Yéchiva fondée par ce dernier. Sa science était grande dans tous les domaines des études sacrées. Il a publié peu d'ouvrages de son vivant; ses disciples ont entrepris, après sa mort, d'éditer les manuscrits qu'il a laissés
Après 1967, le quartier fut agrandi vers le nord avec la construction du quartier Sanhédriah Murhevet (Sanhédriah élargie).
En mai 2008, une carrière de pierre datant du Second Temple y a été mise à jour. Ses pierres auraient servi à l'édification du Kotel et de la troisième muraille de Jérusalem.
Notre guide nous montre une carte de Jérusalem datant de 1960 et nous voyons que le quartier du Sanhedrin était à la frontière jordanienne. Une synagogue a été fondée (au coin de la rue Mihal) en 1934 lors de la création du quartier. L'achat des terres de ce futur quartier est passé de mains en mains car les investisseurs ont fait faillite les uns après les autres; Le premier a été Josph Navon qui a vendu les terres à un autre investisseur qui lui-même les a revendu une troisième fois.
Du sommet du parc une vue imprenable donne sur Jérusalem jusqu'à la tombe du prophète Samuel. Il y a très peu de chances que le prophète Samuel y soit enterré mais d'après ce sont les croisés qui ont mis l'étiquette que le prophète est enterré là. De sources plus sure c'est le lieu où le prophète venait prier.
Le gan Saker est le plus grand parc de Jérusalem; il se trouve près du centre ville à côté des bâtiments administratifs, du quartier de Nahlaot et des tours de Kiriat Wolfshon.Sur une surface de 163 ares il longe l'avenue Itsrak Ben Tsvi. Il a été crée en 1965 et porte le nom d'Ari Saker, anglais, militant sioniste et membre de la direction sioniste. Le parc de style anglais a été projeté par des architectes d'exterieur Lipa Yaalom et Dan Tsour.
Pëndant la guerre d'indépendance le parc servit d'aéroport pour les petits avions au moment où Jérusalem a été assiégée.
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