|
|
Haïfa : Un peu d'histoire sur la ville basse de Haïfa appelée aussi la vieille ville. |

Villes d'Israel
Par Annette Malka
mis en ligne le 28 Janvier 2011 |
|
Le parcours de cette excursion commence dans le quartier du port de Haïfa en venant de la côte, après avoir passé l'hôpital Rambam toujours sur la nationale n°4 à la hauteur du musée du train. |
|
Mémorial Abou El Amid II
Près du musée du train à Haïfa, se trouve le mémorial d’un général arabe, (Abou El Amid II) qui a fait construire la voie de chemin de fer et en haut du monument se trouve le symbole des chemins de fer. La célèbre voie ferrée Ahijazit connue sous le nom de voie ferrée Hidjazit ou le train Hag a été construite et à été mis en fonction au début du 20ème siècle entre Damas en Syrie et l’état de Hi’djaz en Arabie Saoudite. Le début des travaux commença en 1900 sous la direction du Sultan ottoman Abdoul Hamid II avec les conseils de spécialistes allemands. La ligne fut inaugurée le 1er septembre1908, jour anniversaire de l'accession au trône du sultan. La ligne fut inaugurée le 1er septembre1908, jour anniversaire de l'accession au trône du sultan.
|
Mémorial du roi Faycal
Haïm Weizmann s'est rallié au sionisme dès ses débuts.
Haïm Weizmann (חיים ויצמן, né le 27 novembre 1874 et mort le 9 novembre 1952), chimiste et homme politique britannique puis israélien, fut le premier président de l'État d'Israël entre 1949 et 1952, élu le 16 mai 1948. Haïm Weizmann est né en Biélorussie dans le petit village de Motol (Motyli) près de Pinsk. Il est diplômé de chimie de l'Université de Fribourg en Suisse en 1900, puis enseigne à l'Université de Genève de 1901 à 1903 puis à l'Université de Manchester à partir de 1904. À cette date, il s'installe en Grande-Bretagne.
Il devient sujet de sa Majesté en 1910, et s'investit dans l'effort de guerre britannique durant la Première Guerre mondiale. En 1916, il met au point un mécanisme de fermentation bactérienne permettant de produire de larges quantités de substances, telles que l'acétone, essentielles à la fabrication d'explosifs TNT pour les Alliés.
En 1903, il est l'un des fondateurs de la "Fraction démocratique", qui milite en faveur du "sionisme pratique", et qui est l'une des bases du parti des sionistes généraux, un parti sioniste libéral et modéré, créé au début des années 1920.
Il travaille avec Lord Balfour à la rédaction de la Déclaration Balfour de 1917, qui octroie un foyer national juif en Palestine.
Le 3 janvier 1919, il signe, avec le roi Fayçal I d'Irak, l'Accord Fayçal-Weizmann de 1919 régissant les relations entre Juifs et Arabes au Proche-Orient et au Moyen-Orient. La même année il déclare « Nous demandons la possibilité de nous installer en Palestine et, quand nous serons la majorité, nous en réclamerons le gouvernement ».
Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud (1904 – 25 mars 1975), fils de Abdelaziz Al Saoud, le fondateur de la dynastie saoudienne, et de Tarfa al-Shaykh, est roi de l'Arabie saoudite de 1964 à 1975.
Avec la chute de l'Empire ottoman après la Première Guerre mondiale, l'Iraq tomba sous la « tutelle britannique ». L’Émir Fayçal, fils du Chérif Hussein qui avait mené la révolte arabe contre le sultan ottoman, a été amené de la Mecque par les Anglais pour devenir roi d'Iraq en 1921. Beaucoup de juifs ont été nommés aux principaux postes administratifs, y compris celui de ministre de l’Économie. La Grande-Bretagne a conservé l'autorité décisive sur les affaires intérieures et étrangères. Toutefois, l'attitude pro sioniste de la Grande-Bretagne en Palestine a provoqué un retour de bâton antisioniste croissant en Iraq, comme dans tous les pays arabes. Sir Francis Humphreys, l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Bagdad, écrivait fin 1934 que, tandis qu'avant la Première Guerre mondiale les juifs Iraquiens occupaient une position plus favorable que toute autre minorité dans le pays, depuis lors le « sionisme a semé la dissension entre juifs et arabes, et une amertume inexistante auparavant a grandi entre les deux peuples. » Le Roi Fayçal est mort en 1933.
Suite aux rapports amicaux entre les deux hommes, le gouvernement israélien décida après la mort du roi Fayçal de commémorer son nom par un mémorial à Haïfa.
|
Mosquée Al Istiqlal
Cette mosquée qui a été construite dans les années 1920 est le centre le plus grand et le plus actif des mosquées de Haïfa. La mosquée abrite aussi les établissements religieux connus comme le tribunal de la charia et l'administration du Waqf, qui servent la population arabe musulmane de Haïfa. L'histoire de la mosquée est riche et de nombreuses manifestations ont lieues comme la prière menée par l'ancien président égyptien, Anouar Sadat, à l'intérieur de la mosquée en 1979, lors de sa visite à Haïfa. La mosquée est située au numéro 1, rue Kibboutz Galouyoth au coin de l'avenue Pal-Yam.
La vision de Dahar El Omar
En 1730 le souverain bédouin Daher El-Omar s'installe à Akko et construit la ville puis il la quitte pour s'installer à Haïfa. En 1761 il reconstruisit la cité de Haïfa en la ceinturant d'une muraille à la hauteur de l'hôpital Rambam d'aujourd'hui. Toutefois, la nouvelle cité fut déplacée à 1 kilomètre de son lieu d'origine et située dans la bande étroite entre la mer et les hauteurs du Mont Carmel. (Le complexe de la mairie aujourd'hui) La ville aurait pu se développer très vite si El Jazzar n'avait pas fait d'Akko sa capitale en 1785.
Ibrahim Pacha, sous les ordres de son père Mohammed Ali, gouverneur d'Égypte, envahit la Palestine et la dirige pendant dix ans, de 1830 à 1840. Pendant son règne, la culture arabe se développe, des centres culturels et de nombreuses écoles voient le jour. Il permet à différents pays d'installer leur consulat dans la ville et c'est l'époque où les Templiers choisissent de s'installer à Haïfa Ces derniers, grands constructeurs et agriculteurs construisent une des jetées du port tandis que la deuxième est faite par les Russes. Deux villes bien séparées se trouvaient dans l'enceinte des remparts, la première chrétienne, la deuxième musulmane. Petit à petit la ville s'agrandit en dehors des remparts.
|
Le wadi a-Saliv
Zeev Vilnaï grandit dans la ville de Haïfa et plus spécialement dans le quartier Salib qu'il apprend à connaître et sur lequel il écrira aussi des livres. Zeev Vilnaï géographe et historien est considéré comme l'un des plus grands chercheurs de notre pays ces dernières générations. Il est né en Russie en 1900 et monte au pays en 1906 avec sa famille. Durant sa vie il a écrit de nombreux livres, articles et recherches sur la recherche du pays et ses origines et principalement des guides sur Eretz Israël et l'encyclopédie Ariel. En 1984 avec la création du Conseil de la préservation des bâtiments Zeev Vilnaï sera le premier président et obtiendra deux prix : Le prix Bialik et le prix d'Israël.
Appelé auparavant wadi Tsliv dans les temps anciens en hébreu, ce wadi est en fait un quartier dans la ville basse de Haïfa qui se trouve entre le port de la ville, la plage Shemen et le quartier Adar Acarmel. Le nom d'origine de ce quartier ''Tsliv'' vient du mot hébraïque Tslav (croix) car il a été trouve une grande croix gravée sur une roche en haut du wadi et cette crois disparut lors de la construction d'un immeuble sur la roche. La majorité des habitants de ce quartier l'ont abandonné lors de la guerre d'indépendance et de nouveaux immigrants d'Europe centrale ont occupé les maisons. Avec le temps la majorité de la population de ce quartier changea et des Juifs d'Afrique du Nord s'y installèrent. En 1959 de violentes émeutes se déclarèrent contre les institutions établies des Ashkénazes et le gouvernement qui sont encore connues à ce jour sous le nom "d'émeutes du wadi Salib"
Dans la société israélienne, Wadi Salib est considère comme un témoignage de "l'autre". Ce quartier délabré, qui s'étale sur la partie inferieure de la pente Nord-est du Mont Carmel, ne retrace pas seulement l'histoire de ces personnes qui ont fui durant la guerre d'Indépendance. Il raconte aussi l'histoire des nouveaux immigrants, principalement ceux qui, originaires d'Afrique du Nord, s'y sont installés, et qui sont partis en guerre avec le gouvernement ashkénaze en 1959. Le quartier a été en grande partie évacué dans les années 1960. Contrairement a Manashiya à Tel Aviv, qui a été reconstruite, ou à la vieille ville de Jaffa, qui a été transformée en quelque chose comme un grand décor de film, Wadi Salib est restée à l'abandon. Ni les forces du marché, ni l'intervention des pouvoirs publics n'ont réussi à faire disparaitre ou à améliorer Wadi Salib - et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Pendant des années, la municipalité de Haïfa a essayé de transformer ce quartier en une colonie d'artistes comme à Jaffa, mais les projets sont restés sur le papier. La seule preuve matérielle de cet effort est un signe rouillé sur un tas de décombres."A la fin des années 1980 et au début des années 1990, la ville et l'Administration foncière israélienne ont travaillé dur pour ce "plan de quartier ", dit la professeure Yifat Weiss, de l'Université de Haïfa et auteur de" Wadi Salib:
|
les musées
Et si vous avez encore du temps n'hésitez pas à visiter le musée du train qui se trouve dans un bâtiment datant de la période turque. Il retrace l’histoire du train israélien depuis sa création en 1888. Expositions de locomotives de périodes différentes.
Rue Hativat Golani 1 Téléphone : 04-8564293- 04-8564520 Entrée payante.
La haute tour du Dagan : L'entrée se trouve au Kikar Palmah, elle est gratuite mais il faut réserver au numéro : 04-8664221
La haute tour du Dagan : Ce silo à grains comme son nom hébreu l’indique – Dagan grain de blé - a une capacité de 100.000 tonnes. La façade emprunte les éléments de sa décoration à l’Orient. Inauguré en 1955, l’édifice abrite au pied de sa tour un musée qui retrace l’histoire du stockage et de la distribution du grain depuis les temps bibliques. Une collection archéologique présente des jarres, des silos de l’ancien Israël, des pièces de monnaie, instruments aratoires utilisés à l’époque de la bible. Des maquettes expliquent le fonctionnement électromécanique du silo actuel.
L’usine Shemen : Dans l’enceinte de l’usine se trouve le musée ou plutôt un centre de visiteurs qui retrace l’utilité de l’olivier à l’époque ancienne selon les coutumes juives. Le début de l’industrialisation et de l’automatisation. L’industrie de l’huile dans la nourriture aujourd’hui.
Dans la salle voûtée, l’exposition développe la technologie de l’industrie de l’huile de ses débuts jusqu’à nos jours. La salle aux piliers est celle de l’utilisation de l’huile dans les temps anciens aussi bien pour les sacrifices que pour l’éclairage ou la cuisine.
Dans la salle portant le nom de Nahoum Vilboch, pionnier industriel juif de l’huile, est présentée la modernisation de l’industrie.
Dans le jardin du musée se trouve une reconstitution de pressoirs d’olives; le premier de la période byzantine, un autre traditionnel du début du 20ème siècle, un pressoir de la ville philistine d’Ekron (un des 116 qui se trouvaient dans cette ville).
L'entrée est payante, le musée est ouvert de dimanche à jeudi de 8.30 à 15.00. T : 04-860 46 60
Il se trouve Réhov Tovim n°2
|
|
|