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Le Sud rouge: Une promenade à ne pas manquer en février pour les amateurs de fleurs |

Promenades guidées
Par Annette Malka
mis en ligne le 18 Janvier 2011 |
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Les journaux en font une grande publicité, la télévision en parle beaucoup, des excursions sont organisées spécialement en cette saison et les voitures encombrent le carrefour mais c'est une promenade incontournable pour les petits et grands car les anémones rouges foisonnent dans toutes les réserves de la région. |
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Carrefour Saad.
A la jonction du Carrefour Saad se trouve une petite réserve naturelle dont le sol est de couleur dominante rouge en janvier ou février juste après les premières pluies car il est couvert d'anémones. Des petits sentiers sillonnent la réserve pour que les visiteurs profitent de ce spectacle.
L’aire de repos attenante et le panorama qui s’offre à nos yeux est dédié à Jonathan Vermeullen qui est monté au pays à l’âge de quatre ans avec ses parents, famille égyptienne qui aimait Israël. Cette famille appartenait à une communauté protestante qui croyait au Messie et que la terre d’Israël appartient aux Juifs. Ils pensaient que la rédemption viendrait d’Israël et qu’à la fin des temps le monde entier serait chrétien. Ils s’installèrent dans le moshav Nes Arim. Sur une photo qui se trouve près de son mémorial nous le voyons planter un arbre. Cette photo a été choisie par le K.K.L. pour la page de publicité de leurs catalogues afin d’inciter les lecteurs Juifs à participer à l’entreprise de la plantation des arbres dans les forêts du K.K.L
En 1993, Jonathan décida de rester seul en Israël pour terminer ses études secondaires dans son lycée, ensuite il lutta pour rentrer dans les rangs de Tsahal. Il fut incorporé dans la brigade tankiste Plaser 500. Après ses trois ans de service régulier, il se réengagea comme combattant bé yamam puis il choisit d’être artificier dans la Police des Frontières.
Le 28-12-2000 il participa à l’opération Soufa près de Gaza et après avoir neutralisé une charge explosive, Jonathan fut tué par l’explosion d’une deuxième charge explosive proche de là avec l’officier des éclaireurs de Tsahal Gadi Marché. L’appartenance de Jonathan et son amour pour le peuple d’Israël est dans notre souvenir pour l’éternité.
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Tel Patish
Tel Patish.
Les vestiges de Patish se trouvent au Nord Est d’Ofakim sur une surface de 1000 dounan [ares]. A la période byzantine la ville de Patish portait le nom de Potis et elle est rappelée sur la carte de Madaba datant du 6ème siècle. L’origine du mot Patish vient du grec. Des chapiteaux, des piliers, des citernes anciennes, des restes de fours brûlés, des ruines de bâtiments publics, une enceinte en pierre, un grand chapiteau où est inscrit le don très honorable d’un homme grâce auquel une église fut construite et tout un système de stockage d’eau extraordinaire de cette même période ont été trouvés sur place.
Sur les sept citernes qui furent construites à la période byzantine deux seulement sont encore visibles et on peut distinguer nettement les petits cailloux mélangés au plâtre qui servait de crépi à la citerne. Les eaux de pluies tombaient des toits en pentes des maisons du village et coulaient directement vers les citernes qui se remplissaient. On suppose que, à une autre période, ces dernières ont également servis de réserves pour emmagasiner les céréales. Le Tel est construit sur une roche de grès ce qui prouve que la mer envahissait la région dans des temps les plus reculés.Le nahal Patish coule entre les vestiges archéologiques, c’est avec le nahal Ofakim un affluent du nahal Grar qui lui-même est un affluent du nahal Abshor qui lui se jette dans la mer près de Gaza.
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Parc Ofakim.
Il a été aménagé par les soins du K.K.L. avec plusieurs aires de pique nique et beaucoup d’arbres. Notre randonnée de six kilomètres commencera à partir de ce parc.
La forteresse de Patish.
Une forteresse du nom de Patish fut également découverte sur place : Kala’at El Pottis. Cette forteresse a été construite par les Ottomans en 1894 dans le but de faire régner la sécurité et le calme dans la partie nord du Néguev. Les Turcs gardaient la route entre Gaza et Beer Shéva. Outre cette forteresse ils bâtirent deux autres forteresses Katsar-A Rachad (sur les bords du nahal Béer Shéva) et El Ymara qui est aujourd'hui dans le kibboutz Orim.
Le 10-11-1917 Deni Marc, officier anglais essaya de conquérir la ville arabe de Beer Shéva avec des soldats venus d’Australie et de Nouvelle Zélande mais il échoua. Il recommença l’opération après avoir brouillé les pistes des Arabes en les mettant face aux soldats Allemands et réussit à conquérir la ville pendant que les Ottomans se battaient contre les Allemands.
La grotte de Patish
A la période byzantine la grotte fut d’abord utilisée comme carrière pour la construction du village. Elle avait une ouverture carrée qui était fermée en son milieu par une porte et sur le seuil, à gauche, on trouve encore des restes de charnières ou de gonds. Par la suite, avec l’élargissement de l’ouverture de la carrière des deux côtés la grotte se transforma en enclos. Les bergers passaient la nuit à l’intérieur, sur l’une des hautes marches, à l’extrémité de la grotte, le plafond recouvert de la suie des bûchers et le sol couvert d’une couche d’excrément nous l’indique. Par la suite la grotte servit de citerne avec des canaux pour le recueillement des eaux qui s’écoulaient du sommet à l’ouest. La dernière utilisation de la grotte a été dans les années 50 lorsque les piliers de soutien ont été renforcés de béton et que la grotte servit d’entrepôt d’outils agricoles de la région.
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La randonnée.
Elle débute au niveau de la grotte et longe le nahal Ofakim. Au début du parcours on aperçoit des animaux et des végétaux fossilisés dans les roches de grès. La mer Thétis qui envahissait toute la région contenait une quantité d’animaux, de la grosse baleine au plus petit poisson, c’était une mer chaude et peu profonde et lorsqu’elle se retira petit à petit elle laissa sur place des animaux qui avec le temps se sont incrustés dans la roche.
Le long de la randonnée de six kilomètres nous rencontrerons une quantité de fleurs qui fleurissent dans le sud en ce beau jour de février : Entre autres des anémones, des marguerites jaunes, de la sauge, des asphodèles et des narcisses. Nous traverserons la réserve à travers champs car l'eau abondante du fleuve ne nous permet pas de le traverser.
Bitronot Rouhama -. La vallée encaissée
Les collines de Rouhama sont d’anciennes dunes datant du quartenaire. Dans la partie nord de la plaine côtière du Néguev haute et très déchiquetée on peut distinguer ces collines. La plaine de Rouhama est recouverte de lœss (limon argileux très fin) Le paysage des terres de mauvaise qualité commencent par un développement de trous et de cavités dont le plafond s’effondre avec le temps. Ces cavités, dont les dimensions sont au début assez restreintes, sont liées les unes aux autres par un réseau souterrain ; l’effondrement d’une série de cavités provoque l’établissement d’un ravin, d’où le nom de Bitronot ou vallée encaissée
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Rouhama.
Ce Kibboutz est situé dans le Nord du Néguev à 12Km environ au sud ouest de Kiriat Gat. Le nom symbolique de Rouhama a été prit sur les bases du verset de la Thora :
Osé – Chapitre II – Paragraphe 3
Appelez vos frères Ammi (mon peuple) et vos sœurs Rouhama (chéri)
Le kibboutz Rouhama a vu le jour en 1944 grâce au noyau du Mouvement Ashomer Astaïr, les pionniers arrivèrent de Roumanie et de Pologne. Il verra le jour trois fois car il a été détruit deux fois auparavant. Il était le seul kibboutz de la région, complètement isolé et le plus au sud du pays.
Les terres de Rouhama furent acquises en 1911 par l’association très riche Shaarit Israël dans le but de fonder une ferme agricole privée. Elle vit le jour sur ces terres juives au début des années 1912 et fut détruite pendant la première guerre mondiale par les Allemands alliés aux Turcs. Les membres du premier noyau sont arrivés de l’Europe de l’Est puis se des réfugiés de la Shoa se joignirent à eux avec des membres de l’association d’Italie et du Maroc et des jeunes du pays et les enfants du kibboutz.
En 1932, Rouhama vit le jour pour la seconde fois, le kibboutz prend le nom de Shlomo Aharonshon mais il tombe pendant les troubles de 1936-39 provoqués par les Arabes.
En 1953 le kibboutz vit le jour pour la troisième fois sous le nom de Sdé Tsvi du nom de Tsvi Hirchfeld, pionnier du kibboutz Rouhama et accompagnateur de l’implantation lors de sa création. L’implantation se créa avec dix familles pionnières d’immigrants d’Afrique du Nord dans le cadre du Mouvement de la ville au village. En 1956, trente familles se joignirent à eux.
La ferme de Sikmin et la colline de Nili.
C’est la ferme d’Eric Sharon et sur la colline de Nili se trouve la tombe de Nili, la première femme d’Eric Sharon, sur sa tombe sont gravées des pensées.
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