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La
Torah au présent
Tou Be Av ( 15 Av ) ou la joie du mois
d’Av
( d’ après
des écrits de
transmission de Torah )
Le fluide amoureux qui circule dans
les veines de cette journée offre un fil blanc en signe de bonheur pour les jeunes
couples qui se rencontrent dans les vignes autour de
Jérusalem, et qui
allaient goûter à l’ élixir de l’ amour
Les deux
lettres du mois de Av, alef
et bet rappellent
les Dix Commandements dont le premier mot est
« ano’hi », qui
commence par la lettre alef,
et le récit de la Création qui
débute par un « bet »
(Berechit) . C’est le monde de la vérité : le alef étant
avant le beth , le don de la Tora (les Dix Commandements
), est avant et au-dessus du bet
, ( le récit de la Création )
la réalité matérielle, la matérialité .
Les
valeurs du 15 Av
Avec
le 15 av arrive la pleine lune de ce mois. Cet
événement succède à la destruction du Temple qui eut
lieu le 9 av. A la fin du traité Taanit, nos Sages affirment que le 15 av était un des plus
grands jours de joie que les enfants d'Israël connurent,
à l'image de Yom Kippour.(... ) (1)
Le peuple
juif est comparé à la lune. Chaque début de mois
elle réapparaît pour être à l'apogée au 15éme jour.
Le renouvellement cyclique de cet astre est à l'image
des enfants d'Israël. Ils connaissent parfois des moments
difficiles auxquels succèdent des périodes plus joyeuses.
« La chute n'a lieu
d'être, que lorsqu'elle engendre une élévation. Cette
ascension conduira l'homme à une position plus élevée
que celle qu'il connut avant son écroulement »
enseignent nos sages.
Cette
règle nous éclaire. La destruction du temple le 9 av,
plongea notre peuple dans la désolation. Que
ce soit matériellement ou spirituellement. Dès lors
la venue du 15 av et de la pleine lune nous laisse entrevoir
combien l'élévation qui succédera à la chute sera importante.(...
)
Comme le 15 av, Yom Kippour était lui aussi un jour de joie. Pourquoi ?
Le grand prêtre était sorti vivant du Kodech Hakodachim (espace le plus
saint du Temple). Toutes les fautes du peuple juif avaient
été expiées. Ces deux raisons justifiaient que les enfants
d'Israël soient joyeux.
Yom Kippour est comparé à
Pourim soulignent nos Sages. Mais Pourim se distingue
du Jour du Pardon, par son aptitude à révéler le
divin dans la matière, sans avoir à s'abstenir
de boire et de manger. Bien au contraire, notre alimentation
nous permet de transformer l'obscurité en lumière.
Dès lors, le 15 av
déjà comparé à Yom Kippour
- pour la joie véhiculée - présente aussi un point commun
avec la fête de Pourim. En ce 15 av aussi, il nous est permis de nous sustenter
comme à Pourim. Dans les deux cas nous révélons
l'essence ce D. ici-bas à travers notre alimentation.
A un deuxième degré de
vision (
2 ) on voit le prolongement direct
du lien entre Tou Be Av et Yom Ha Kippourim Ces deux jours ont pour point commun la
vie. Le fluide amoureux qui circule dans les
veines de ces deux journée offre
un fil blanc en signe de bonheur pour les jeunes
couples qui se rencontrent dans les vignes autour de
Jérusalem, et qui allaient goûter à l’ élixir de l’
amour (2)
Sur le plan national, (...
), après que nous ayons connu quelques semaines de tristesse
où nous sommes peinés de la destruction du Temple ,
vient le temps de la consolation .Le 15Av marque la
date à partir de laquelle revient la conscience de la
pérennité d’Israël. Cela explique pourquoi le Rambam
pense qu’il faille le fixer comme jour de joie et de
festivité.(3)
Le 15 av est donc un jour
de joie, où la matière
[ sera] élevée grâce à nos
efforts
. Troisième point (... ) : en accroissant notre étude de Thora à partir
de ce jour, Dieu intensifiera
les bénédictions qu'Il déverse déjà sur nous. L'obscurité
sera alors définitivement transformée en lumière.
Et le 15 av, et ses délices matériels et
spirituels, trancheront avec la désolation et la tristesse
du 9 av.
C'est pourquoi le 15
Av est un grand jour de joie. Il porte en lui
les germes de très grandes nouvelles. Celles d'un dévoilement
divin, conséquence de nos efforts. Et (..
) ces investissements ne seront certainement
pas vains.(1)
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Tou Be av , jour de festivité pour le
peuple d’Israël,
est mis en parallèle avec le jour de Kippour,
pour l’une des ces raisons suivantes : c’est la
fin des 40 ans du séjour des Bné
Israël dans le désert,
pendant lequel chaque
année, le soir du 9 Av, tous les hommes âgés entre 20
et 60 ans mouraient.
La 40ème année,
lors qu’arriva le 15 Av, aucun ne mourra, ce qui signifiait
la fin du décret. (Rav Pitoun
cité dans 4)
Voici
les autres motifs
pour lesquels ce jour âssouhou lé yom tov, devint
un Yom Tov dans lequel on boit
et on mange (okhélim
vé chotim) (5)
1.
Ce jour-là les mariages entre les tribus d'Israël furent
autorisés pendant une génération (cf
Bamidbar 36, 6...).
2.
Ce jour-là, yom ché outrou hachévatim léhit'haténe zé ba zé, il fut autorisé
à la tribu de Bineyamine de
se marier parmi tout le peuple et lavo bé qahal, de
réintégrer la communauté( Juges
21, 18...). Et la précision sur l'héritage des femmes
(Bémidbar 36,8), vékol bate yoréchéte na'hala.
3.
C'est le jour où Hachém recommença à parler à Moché rabbénou
quand tous ceux qui devaient périr dans le désert avaient
disparu (voyez Dévarim 2,16-17).
4.
C'est le jour où les barrages établis par Yéroboâm
pour empêcher de monter à Jérusalem, furent supprimés
(I Rois 12,29, ; II Rois 18, 4).
5.
C'est le jour où l'autorisation fut accordée d'ensevelir
les corps des victimes lors de la prise de Bétar (yom chénaténou bo arougué béitar liqévoura).
Et on institua alors la bénédiction hattov véhamétiv" (hattov le bon, parce que les corps ne s'étaient
pas décomposés, hamétiv, parce qu'ils furent enterrés).(Voyez Baba Batra, page 120)
6.
Ce jour-là on arrêtait d'accomplir la besogne lourde
et difficile de couper du bois pour l'autel (âtsé hamizbéa'h),
car le soleil commençait à briller moins et le bois
n'était plus assez sec (Voyez Baba Batra,
page 121b).
7.
A partir de ce jour-là, celui qui augmente son étude,
augmente la durée de sa vie (et inversement).
8.
Plus que tout, ce jour-là, la joie étaient
grande en tout Israël et c'était un jour très attendu
car la société organisait les rencontres pour tous ceux
qui n'étaient pas mariés, selon un rituel précis, saint
et égalitaire :
toutes les filles de Jérusalem
(bénotes
Yérouchalayim) et d'Israël qui n'étaient pas mariées
s'habillaient de blanc avec des vêtements de tissus
qui avaient été passés dans le miqvé.
Les
robes étaient échangées pour ne pas créer de différence
selon la richesse et n'humilier aucune. Les jeunes filles
allaient chanter et danser ensemble dans les vignes
(bakéramim). Et ceux qui n'avaient pas d'épouse
s'y rendaient.
Elles chantaient :
"jeune, élève je t'en prie, tes yeux (sa
na éïnékha ou réé ma ata borér lékha) regarde
bien ce que tu choisis pour toi-même";
- les plus belles chantaient : "que vos yeux soient
sensibles à la beauté, car elle est plus importante
que tout" ;
- celles de bonne famille chantaient : "une femme est
destinée à avoir des enfants";
- celles qui étaient riches chantaient : "faites attention
à la richesse";
- celles qui n'étaient pas belles chantaient :"ne regarde
pas la beauté regarde la famille (al
titéne éïnékha banoï, téne éïnékha bamichpa'ha), mensongère
est la grâce et c'est une vanité que la beauté mais
la femme qui craint Hachém,
c'est celle-là qui est à louer (texte de la fin des
Proverbes que l'on chante avant le repas du Chabbate),
choisissez seulement pour la gloire du ciel et pour
nous couvrir d'or".(... ) (5)
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Le mois de Av
est donc l’un des deux plus grands mois de l’année.
Nos Maîtres le
mettent en rapport avec le mois d’Adar ;
Il disent: lorsqu’on entre en Adar , on est Marbé le Sim’ha, on
multiplie les joies , et lorsqu’on entre en Av on est
mémaet be Simha : on diminue les joies L’intention étant de dire : en Adar on augmente
les forces du bien avec la Simha
et en Av on diminue les forces du mal , aussi avec la
Sim’ha !! (6)
Il existe deux
manières de s’opposer au mal ; soit en multipliant
le bien , soit en s’opposant au mal et en l’affaiblissant.
Au mois de Av
il faut se servir de la Sim’ha
afin d’affaiblir et de détruire le mal.
C’est ce que
dit le verset : écarte toi du mal et fais le bien.
Au mois de Av ,
il faut donc se servir de la Sim’ha
afin de détruire et d’affaiblir et détruire le mal.
Le mois de Av
est pour cela rempli de signes positifs pour Israel
Av est en effet
placé sous le signe astral du Lion car grâce à la joie, le juif atteint la
puissance du lion et ‘déchire ‘ tous ceux qui s’opposent
à lui
Le lion fait allusion à la puissance et à la royauté
d’Israël. Dans le midrach , David est appelé’
« lev aryé » cœur de lion »
On sait que les
prophètes nomment souvent le Mashia’h , David ,(l’autre
étant Yossef)
La valeur numérique
du mot David (daleth , Vav, Daleth )est 14 .
En additionnant les deux David
, le roi et le Mashia’h,
on obtient 28 , valeur numérique du mot « Koah’ »(force)
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Il
est donc interdit d’être triste au moi de Av !
Au contraire
il faut multiplier la joie dans l’esprit et le but de
chasser toutes les forces de l’obscurité et du mal
Mais comment
atteindre la joie
authentique lorsque le mal se dresse contre nous
avec un tel cynisme et une telle force (apparente) ?
(6)
La joie du mois
de Av naît dans les sources de la Emouna
profonde et sincère. Le juif est
plein de confiance dans le fait qu’en vérité, le mal
ne gagne jamais, et que chaque pas qu’il fait de plus,
l’approche toujours davantage de sa fin.
Le mal n’est
qu’une illusion, douloureuse peut- être
, mais sans consistance et sans réalité. Le juif
est venu sur sa terre pour rire du mal,
le provoquer, lui montrer qu’il ne lui fait pas
peur
Juifs !
Soyez plus forts que le mal, fichez vous de lui, riez
lui à la figure, car vous avancez
, lentement mais sûrement et lui , se précipite
bêtement et sûrement vers sa perte.
Notre mois de
Av cette année sera le mois de la Joie et de la Victoire
, car quelle qu’en
soit l’issue apparente, une chose est certaine :
Netza’h Israel lo yechaker ,lorsqu’ Israël a un tempérament de vainqueur, il ne perd
jamais.
D’ailleurs ce
mois s’appelle ‘Av’ ; ces deux lettres, alef et bet rappellent les Dix Commandements dont le premier
mot est « ano’hi »,
qui commence par la lettre alef,
et le récit de la Création qui débute par un « bet « (Berechit)
Av , c’est le monde de la vérité : le alef étant
avant le beth , le don de la Tora (les Dix Commandements
), est avant et au-dessus du bet
, ( le récit de la création )
la réalité matérielle, la matérialité .
L’inverse , le bet avant le alef c’est le mensonge qui signifie que l’on accorde plus d’importance
à la réalité matérielle qu’au don de la Tora.
Et lorsque l’homme
place le monde matériel au dessus de la Torah
, il ouvre les portes du mensonge.
Le mensonge,
le bet avant le alef,
forme le mot ‘bo’ qui
fait allusion à Bo el Paro’(va
chez Pharaon ), le ‘bo’ c’est
justement le monde de Pharaon, le monde de l’étroitesse
(mitsraïm signifie « étroitesse » )qui
asphyxie et étrangle la vérité. A l’intérieur de ce
monde , l’homme est esclave
de son mauvais penchant et de tous les fantasmes du
mensonge.(7)
Ce mois est
donc celui qui donne toutes ses forces à Israël
,
le plus extraordinaire de tous les mois
de l’année. Sachons l’accueillir dans la joie
, la émouna (le alef de Av) et
le bita’hon (le Beth ),
la confiance et la détermination
Les écrits ont été choisis, adaptés, transcrits et assemblés par Pierre Caïn
1
Ezra
[.ezra@orange.fr]
2 Yoel Benharrouche le ptit hebdo n°62 11Av 5762 20juil 02) .
3. Rav Ben Ichai le ptit hebdo n°62 11Av 5762 20juil 02
4. Aimée khayat [aimee.khayat@free.fr]
5. Rav R Y Dufour www.modia.fr
6. Rav Haïm Dynovisz le ptit hebdo p.3 n°220, 1er Av 765 6aout 2005
7. Rav Haïm Dynovisz
, le ptit hebdo 9av
64 21 juil 04
Info’SION
THORA,
Jérusalem-capitale
(
Eretz
Israël)
- Pierre
Caïn
- Jérusalem, 15 aout 08 |