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La fête de Seoudat Ytro
Par Kisse Rahamim, Victor Hayoun et Claude Nataf
SEOUDAT ITRO
par Kisse Rahamim
ytro-paracha-moise paracha ytro
 

Une fois par an, les juifs d'origine tunisienne célèbrent, le jeudi soir précédant la lecture de la parachat ltro, la Séoudat ltro, le festin de Itro. Il existe une allusion à cette cérémonie familliale dans la paracha quand Aaron et les anciens d'Israel viennent partager le repas de Itro (Exode 18.12).

Origines :

La tradition de cette fête est ancienne et profondément ancrée dans la communauté juive de Tunisie. Une des légendes raconte qu'une épidémie de diphtérie sévissait au 19ème siècle et causait de nombreuses victimes surtout chez les petits garçons. Cette maladie cessa brusquement ses ravages la semaine de la paracha Itro. Depuis, afin de commémorer ce miracle, on institua un grand festin le jeudi soir précédant la lecture de la parachat Itro. Certains pensent que ce repas a été institué en l'honneur des jeunes garçons qui ont pour la première fois l'occasion de lire les dix commandements.

   

Déroulement:

Le jeudi, dans la téfila de Chahrit et de Minha, on ne récite pas Tahanoun. Ce repas est un festin en miniature qui est servi dans des ustensiles de taille réduite que chaque famille possède et n'utilise qu'à cette occasion.Dans tous les repas familliaux tunisiens (le michté de Pourim, le repas de fin de jeune de Kippour...), on prépare un macoud (omellette frite d'oeufs et de poulet) et une poule farcie. A Séoudat Itro le poulet est lui aussi miniature et on cuisine donc des pigeons,un par garçon de la famille. Le soir, on dresse une table décorée et illuminée de petites bougies.
On commence par une étude de la Tora et du Zohar puis Bar Yokhay. Ensuite, on sert les mets dans des couverts miniature en verre ou en argile. Au dessert, on sert des douceurs et des petits gâteaux (yoyo, makroudes, manicotti, fruits et légumes en pâte d'amandes...). Les rabbins de Tunis ont tenté de lutter contre cet achat massif de pigeons qui était source d'une inflatoin temporaire, conseillant d'utiliser des coquelets.

pigeon ytro
   
seoudat-ytro
 

Dans la hara de Tunis dans les années 1950, on éditait une "Ouarkate Itro" dans laquelle étaient écrites toutes les bénédictions que les enfants qui allaient au Ketèb ( Talmud Tora ) devaient avoir appris. Pendant ce repas, ils devaient les réciter, chacun selon son niveau d'étude. Cette feuille a été rééditée en Israel par le Makhon Aberman de Lod, avec l'aide du Gaon Rabbi Méir Mazouz. Elle est disponible à Paris auprès de l'association Kissé Rahamim.

La communauté de Djerba fête également Séoudat Yitro, (Brit Kéhouna O. H. lettre samekh n°17 )

   
 

Message de Sauvegarde des Traditions Juives Tunisiennes

Dr Victor Hayoun - Directeur de l'Institut de Recherche de AMIT, Netanya

SEOUDAT YTRO ou CH-OUDAT YTROU

Nous sommes à la veille de "Ch-oudat Ytrou" ou en hébreu "Seoudat Ytro" qui sera fêtée selon la tradition juive tunisienne s.D.v. le jeudi qui précédera le Chabbat de la Paracha de Ytro.

 C'est une TJTT [tradition juive tunisienne typique] que l'on nomme aussi : La Fête des Garçons

 C'est la deuxième TJTT de la période hivernale, entre les fêtes de Tichri et Pessah', dans ce que j'appelle : "La trilogie juive tunisienne de l'hiver" qui compte : 1. La fête des filles [Roch H'odech El-Bnat], 2. La fête des garçons [Ch-oudat Ytrou] et enfin, 3. La Bsissa [ou Bchicha] de Roch H'odech Nissan [Leilat Nichene]. Il y en a pour tous, la première est pour les filles, la seconde est pour les garçons et la dernière est pour tout le monde.

Cependant, pour le juif d'origine tunisienne, Seoudat Ytro c'est avant tout et surtout une table très bien garnie et un très bon repas aux mets typiquement tunisiens.

Voici une brève présentation de Seoudat Ytro sous forme de questions posées par un petit garçon, avec les réponses.

§        Comment appelle-t-on cette fête ?

Séoudat Ytro ou la fête des garçons

§        Qu'est-ce que c'est ?

C'est une Séouda [repas en hébreu] que l'on fait à la maison.

§        Quand la fait-on ?

Le jeudi soir de la semaine de la paracha de Ytro (entre le 15 et le 24 Shvat) 

§        Qui fête cela ?

Tous les juifs de Tunisie, les grands et surtout les petits, religieux et non religieux.

Chaque famille fait une Séouda dans son foyer et invite souvent ses proches.

Depuis quelques années, des Associations organisent en Israël des fêtes de Seoudat Ytro communautaires dans des endroits publics avec des mets tunisiens, un accompagnement musical de chansons et de Piyoutim et parfois avec un cours de thora ou une bénédiction de rabbin.

§        Comment fête-t-on cela ?

C'est un festin dans lequel sont servis de nombreux condiments de toutes sortes dans des ustensiles et des couverts tous petits, comme pour une dinette d'enfants. On y dit des bénédictions de la thora et on y chante des chansons et des Piyoutim.

§        Depuis quand cette tradition existe-t-elle ?

Jusqu'à ce jour il n'y a pas d'information précise pour répondre à cette question. Cependant, d'après différents témoignages, cette coutume existe depuis des dizaines voire même des centaines d'années, mais au moins depuis le début du 20ème siècle (voire citation du chercheur voyageur Nahum Slouchts de 1906).

§        Que se passe-t-il de nos jours ?

De nos jours, la tradition est fêtée en Israël et en France par des juifs originaires de Tunisie. Avec le temps, la coutume a subit de légères modifications, cependant l'essentiel est resté sans changement, c.a.d. une Séouda qui est une fête pour les enfants.

§        Pourquoi fait-on cette Séouda ?

C'est la question essentielle à laquelle nous pouvons proposer trois réponses possibles dont voici le détail. Cependant, nous pouvons affirmer que l'on trouve la réponse dans des sources écrites et dans des témoignages personnels oraux.

1ère supposition

Dans une époque que nous ne connaissons pas, une épidémie décima la communauté et les enfants [garçons] en étaient les principales et les plus nombreuses victimes. Aussi, on raconte que cette plaie s'est arrêtée brusquement le jeudi de la paracha de Ytro, d'où cette "fête de Ytro" qui est célébrée le jeudi soir [yom h'amichi - le cinquième jour] qui précède la lecture de la paracha de Ytro (Chabbat Ytro) dans la Torah.

Dans la religion juive, des miracles qui sauvèrent des juifs sont fêtés par des repas ou des festins, comme Pessah ou Pourim. Certaines communautés qui ont connu des plaies ou autres catastrophes, ont créé de nouvelles fêtes à l'occasion de sauvetages miraculeux et les ont parfois aussi appelées Pourim, comme le "Pourim de Saragosse". Aussi, comme dans le cas de Pourim, pendant lequel nous avons le devoir de faire un "Grand Repas" [Michté], à l'occasion de ce miracle de la semaine de la paracha de Ytro, nous avons ce repas de Séoudat Ytro qui est riche en couleurs, en saveurs et en diverses valeurs.

2nde supposition 

Cette fête se nomme et est célébrée par un repas, en souvenir du repas offert par Ytro à Moché, à Aaron et aux sages [les anciens] (Exode [Chemot] 18, 12) :

 " … Ytro, le beau-père de Moché, prit des sacrifices pour Dieu, et Aaron vint et tous les anciens d'Israël, manger le pain avec le beau-père de Moché devant D.ieu … ".

Tous les paramètres sont donc réunis pour expliquer cette coutume et sa forme.

3ème supposition

C'est une festivité en l'honneur des enfants, pendant laquelle on les faisait réciter [souvent pour la 1ère  fois] les 10 Commandements de cette paracha qu'ils ont apprise au Keutèb [le Talmud Torah]. Ensuite on leur faisait une fête et pour conclure, à la fin du repas, ils disaient les bénédictions inscrites sur la "Feuille de Ytro" (Ouarkate Ytro) dans laquelle se trouvent aussi les 10 Commandements. 

Les enfants étant à l'honneur, le rite se caractérise par une sorte de repas de la taille des enfants avec des petits plats et des petits objets comme dans les jeux d'enfants, avec comme il se doit, à la fin du repas chez les juifs d'origine tunisienne, des petits gâteaux tunisiens : Yoyo, Makroud, brik au miel et Debla ou Manicotti que l'on déguste en lisant la Feuille de Ytro [Ouarkate Ytro].

Par Ailleurs, cette Séouda est célébrée le jeudi car c'est un jour de lecture de la Torah, avec cette semaine là les 10 Commandements, mais aussi, fort probablement, parce que "Jeudi" se nomme "le cinquième jour" [Yom 'Hamichi en hébreu et N-har El-Khmiss en arabe] et nous le savons, le rappel du chiffre Cinq est "bon" contre le "Mauvais Œil", pour protéger et sauvegarder la santé du petit garçon qui se porte mieux et a été épargné des méfaits de cette épidémie ... .

Il faut aussi signaler que :

1.     il y a eu des rabbins qui s'opposaient à cette fête qui n'a pas de sources dans la Torah.

2.     Les juifs de quelques villes d'Algérie comme Tlemcen, la célèbrent aussi avec un grand couscous au poulet et la nomment "H'ag Sion" qui est en fait une malformation de "H'ag sioum" [H'ag = Fête], du nom des initiales des mots Séoudate Yitro OU Moché [littéralement : Le Repas de Ytro et Moché].

3.     A Djerba, cette fête s'appelle aussi "H'inoukh La-Na'ar" ou "Education du Jeune Enfant" et célèbre particulièrement la lecture des 10 Commandements par les jeunes enfants. Ainsi, pour les encourager, on leur prépare un petit festin pendant lequel sont dites des prières et des chants liturgiques. 

Cette Seoudat Ytro continue a être célébrée en France et en Israël. Il est intéressant de signaler que la tradition originelle d'un repas festif familial a été conservée surtout en France alors qu'en Israël les originaires de Tunisie célèbrent souvent cette tradition par des soirées communautaires organisées par des associations locales et parfois en famille.

Il est très important de sauvegarder cette tradition car nous aimons tous nous souvenir de ces moments joyeux de notre enfance et il n'y a aucune raison d'en priver nos enfants qui, nous l'espérons, passeront eux-mêmes le flambeau aux générations à venir.

Cette tradition se caractérise par ses couleurs, ses saveurs, ses dimensions particulières, son symbole de la réunion familiale, de son enseignement à l'hospitalité, par cette joie des enfants d'avoir une fête de plus entre Hanouka et Pourim, par sa valeur éducative de la sauvegarde d'une tradition ancestrale et surtout par la lecture des 10 Commandements, qui sont la base de notre sainte Torah, en cette semaine de la paracha de Ytro.

Kmara A'm Akhor A l'année prochaine, si D veut.

 
UNE COUTUME DU JUDAISME TUNISIEN :
LA « SE'UDAT YTRO » OU FETE DES GARCONS
(Par Claude Nataf Président de la Société d'Histoire des Juifs de Tunisie)

A côté des fêtes édictées par la Halakhah, les Juifs de Tunisie ont coutume de célèbrer chaque année deux fêtes particulières, Rosh Hodesh el Bnat « la fête des filles » et Se'udat Ytro « la fête des garçons ».

L'origine de cette dernière célébrée le jeudi de la semaine de la sidra de Ytro (Exode, XVIII), n'est pas connue avec certitude. Trois hypothèses sont généralement retenues et s'appuient toutes les trois uniquement sur des sources orales, qui ne sauraient valoir preuves en histoire.
On s'accorde généralement pour considérer qu'elle fut instituée au XVIIIème siècle, mais là encore, faute de document écrit, il est difficile de distinguer la légende de la réalité. C'est donc avec prudence et humilité que nous livrons cet article, laissant au lecteur le soin de choisir.

- La première hypothèse se veut historique.
Une épidémie de peste aurait sévi à Tunis au début du XVIIIème siècle et aurait frappé particulièrement la communauté juive et plus précisément les jeunes garçons.
Le jeudi de la paracha de Ytro, un pigeon blanc aurait avalé un excrément
pestilentiel et se serait envolé.
L'épidémie aurait immédiatement disparu. Le souvenir de ce miracle expliquerait la fête destinée aux jeunes garçons et symbolisé par le plat principal : le pigeon, offert à chaque enfant mâle jusqu'à son mariage.

Cette hypothèse séduisante est cependant mise à mal par les historiens, car les chroniques de l'époque ne mentionnent nullement une épidémie qui aurait frappé la seule communauté juive en épargnant ses voisins musulmans, et vaincue par l'arrivée providentielle d'un pigeon. Un tel événement par son caractère singulier n'aurait pas manqué d'attirer l'attention des
historiens contemporains.

- La seconde hypothèse puise ses références dans la Bible : le chapitre XVIII de l'Exode nous décrit l'arrivée de Ytro beau-père de Moïse accompagné de la femme et des deux fils de ce dernier. Moïse offre un repas en l'honneur de son beau-père qui avait reconnu le D. d'Israël et qui conseille à son gendre de choisir des hommes intègres et craignant D. pour constituer à ses
côtés les Chefs d'Israël. Les communautés juives auraient longtemps commémoré
cette institution des premiers responsables communautaires.

Cette fête des Chefs «Hagigat-Nesnéim » serait tombée en désuétude et n'aurait été conservée que par la communauté tunisienne, dont le rituel supprime les « Tahanounim » (rogations) à la prière du jeudi matin comme pour les jours de fêtes traditionnelles. Mais, on peut se demander pourquoi la communauté tunisienne commémorerait cette institution des Chefs de la communauté sous la
forme d'un repas de fête destiné aux garçons ? Les tenants de cette thèse se réfèrent encore au texte biblique et au repas offert par Moïse à son beau-père. Ils font valoir que Moïse particulièrement heureux de retrouver ses fils circoncis en son absence par leur mère Tsipora, aurait réservé à leur intention une partie du festin sous forme de plats à leur mesure, ce qui expliquerait la tradition tunisienne des plats miniaturisés.


- La troisième hypothèse qui a ma préférence, peut être qualifiée de «pédagogique » et trouve sa source dans les « Pirké Avot » et se réfère également à la paracha, en ce qu'elle contient les Dix Commandements.
Nos Anciens Rabbins, voulant caractériser les différentes époques de la vie des individus avaient décidé qu'il convenait d'enseigner la Loi Ecrite à partir de l'âge de cinq ans, de célébrer la Bar-Mitsva à l'âge de treize ans, et de commencer l'étude de la Michna à l'âge de quinze ans. Il en résultait donc que le tout jeune enfant de cinq ans était appelé à lire au « koutab » ou
Talmud-Torah, les Dix Commandements pour la première fois, le jeudi de la sidra de Ytro.

Soucieux de marquer un fait aussi capital et de frapper l'imagination de l'enfant pour faciliter l'appréhension par lui des Dix Commandements, les rabbins tunisiens instituèrent une grande fête en
l'honneur de cet événement. Cérémonie strictement privée à l'origine, célébrée au sein du Talmud-Torah, et dénommée « Henoukh Nharim » ou Initiation des jeunes, elle était exclusivement consacrée aux enfants qui se trouvaient dans la situation que nous venons de définir. Des familles prirent l'habitude de fêter le soir à la maison ceux de leurs enfants qui avaient lu le matin pour la
première fois les Dix Commandements.

Le Grand Rabbin Abraham Taïeb dit « Baba Sidi » (décédé en 1741) conseilla aux parents de faire profiter de cette fête tous les garçons qui liraient ce jour là les Dix Commandements qu'il s'agisse de leur première lecture ou d'une répétition de la lecture des années précédentes.
Autrement dit, ce Sage voulut que la fête soit une occasion pour les garçons de répéter les Dix
Commandements pour s'en imprégner davantage. D'ailleurs à l'instar de la «feuille miel » éditée pour Roch Hachana, on publie la feuille d'Ytro (Ouarkat Ytro) destinée aux enfants, reproduisant le Shema Israël et les DixCommandements, que dans certaines familles, l'enfant lisait à haute
voix en langue vulgaire avant le repas.

Cette fête était impatiemment attendue par les garçons qui étaient les rois de la journée. Après l'école et le repas de midi vite avalé, les parents donnaient généralement quartier libre à leurs enfants qui s'ébattaient dans la ville, allaient au cinéma, lançaient des pétards, regardaient avec envie les vitrines des magasins souvent décorées avec la mention « fête des garçons »,tandis que les pâtisseries exhibaient pièces montées et petits gâteaux traditionnels.


Dans les maisons juives, les mères s'affairaient pour préparer le repas de fête. Le soir, la table était décorée et illuminée par des petites bougies de différentes couleur. Après les bénédictions d'usage et la lecture éventuelles des Dix Commandements, le repas était servi dans une vaisselle miniature.


Chaque famille disposait d'un service spécial consacré à la fête comprenant des casseroles, des assiettes, des verres, des couverts, des bouteilles en verre ou en argile, le tout en miniature. Le plat d'honneur était le pigeon qui remplaçait le poulet des soirs de fête ; les gâteaux (yoyo, manicotti, brick au miel, makhoud) étaient tous petits, de même que les pâtes d'amande en forme de fruits de couleur différentes.


Les rabbins ont parfois déploré le caractère profane de plus en plus affirmé de cette festivité et le relâchement du lien avec l'étude de la Torah.
Le Grand Rabbin Haïm Bellaiche (Z'L), Grand Rabbin de Tunisie de 1939 à 1947 ne manquait pas de rappeler qu'il ne s'agissait pas d'une fête comparable aux autres fêtes de l'année religieuse et ne cachait pas son agacement devant l'exaltation qu'elle entraînait chez les adolescents. Son successeur, le Grand Rabbin David Bembaron(Z'L), dont le doux visage s'illuminait à la vue
de la joie des enfants, la qualifiait de "charmante coutume", mais soulignait que les dépenses qu'elle occasionnait ne devaient pas faire oublier le devoir de tsedaka.


Mais cette fête était chère aux familles. Elle secrétait une ambiance particulière qui dépassait le cadre de la communauté et bien des pères de famille chrétiens et musulmans ne manquaient pas d'acheter eux aussi chez les pâtissiers juifs les douceurs spéciales de la fête pour leurs
enfants.
La communauté juive de Tunisie qui comprenait cent mille membres à la veille de l'indépendance de ce pays ne compte plus qu'un millier de membres aujourd'hui. Mais ceux qui en sont issus et qui sont dispersés en France et en Israël continuent de célébrer pour leurs garçons, avec autant de
ferveur cette coutume de leur communauté d'origine.

 
   
 

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