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L’Opération « Torch » 8 nov 1942 - Par Sidney Chouraqui
 
« Ils ont canalisé les forces qui allaient
s’opposer au débarquement et ainsi
retrouvé le cours de l’Histoire »
Louis Kahn
Depuis janvier 1941 s’était déjà constitué, à Alger, un groupe juif d’autodéfense et de résistance armée, sous l’initiative d’André Temime, Emile Atlan, Jean Gozlan et Charles Bouchara. Leur but est de défendre les Juifs en cas d’émeute. Ils s’organisent au sein de la salle de sport Géo-Gras, avec Paul Sebaoun.

Début 42, le capitaine Pillafort, délégué de la Résistance française, arrive clandestinement à Alger. Il prend contact avec les frères Raphaël et Stéphane Aboulker ; ces derniers font appel aux fondateurs de la salle Géo-Gras qui acceptent de participer aux opérations de résistance qui seront engagées.
Le 23 octobre, une entrevue secrète a lieu près de Cherchell (à 100 km à l’ouest d’Alger). Le général Clark, adjoint du général Eisenhower, débarque clandestinement sur une plage à bord d’un sous-marin. Il est accueilli par un groupe de résistants dont Bernard Karsenty et conduit à un rendez-vous dans une ferme où les attendent Robert Murphy, ambassadeur extraordinaire du Président Roosevelt à Alger, le Consul des Etats-Unis à Alger, Knigt, le colonel Jousse en poste à l’état-major d’Alger et Henri d’Astier de la Vigerie, chef-adjoint des Chantiers de jeunesse. Des informations sont échangées.
La présence du sous-marin est signalée par un inconnu. Deux gendarmes se rendent à la ferme pour enquêter sur cet incident inattendu qui aurait pu avoir de graves conséquences.
Lors du retour du général Clark à bord de son sous-marin, un accident grave se déroule en raison d’une mer houleuse.

Le 22 octobre 1942, en présence du général Mast et du général Van Hecke, chefs des Chantiers de jeunesse, sont fixées les opérations du débarquement des forces alliées en Algérie.
Robert Murphy engage des négociations avec le général Henri Giraud, arrivé à Alger après son évasion de France. Il est désigné pour prendre le commandement civil et militaire à Alger après le débarquement.

jose aboulker Vendredi 6 novembre, José Aboulker, l’un des responsables de cette opération, convoque les chefs de réseaux au domicile du professeur Henri Aboulker, 26 rue Michelet, quartier général. Ils sont accueillis par Colette Aboulker. Le colonel Jousse et H. d’Astier de la Vigerie présents, annoncent que le débarquement aura lieu dans la nuit du 7 au 8 novembre.
Samedi 7 novembre, la B.B.C. diffuse : « Allo, Robert…Franklin arrive ».
C’est la fameuse opération « Torch ».

Les résistants juifs de la salle Géo-Gras sont mobilisés : ils sont menés par José Aboulker qui installe le poste de commandement au commissariat central avec le consentement du commissaire André Achiary, chef de la brigade spéciale de surveillance du territoire, mis au courant de l’opération. Le préfet d’Alger est limogé par Jacques Zermati, officier parachutiste.
Sous les ordres d’Henri d’Astier de la Vigerie, de José Aboulker et de Bernard Karsenty, les résistants poursuivent l’occupation des points stratégiques : l’Amirauté, la Préfecture, la Grande Poste, le XIXème Corps d’Armée, la Radio, le Palais d’Eté, résidence du Gouverneur général de l’Algérie, la Villa des Oliviers, résidence du général Juin, le Palais d’Hiver (état-major du général Juin) et d’autres points névralgiques.

Cette entreprise concertée a permis le succès historique et héroïque du débarquement des troupes anglo-américaines en neutralisant et prenant pendant une journée, le contrôle de tous les points stratégiques avec seulement 400 hommes dont 80% étaient juifs, alors qu’il était prévu 1000 à 1200 hommes.
henri dastier
Ces formidables opérations permirent aux troupes alliées de pénétrer dans cette grande ville d’Alger, tout en maîtrisant les forces armées, la police et les secteurs vichystes du P.P.F. de Doriot (les Croix de Feu).
Ce plan faillit échouer devant l’attente du débarquement et certains désordres imprévus qui entraînèrent de malencontreux différents.

Deux résistants sont tombés sous les balles françaises : le lieutenant Dreyfus et le capitaine Pillafort.
A Oran chez les conjurés, c’est le désarroi, l’armée refuse le complot organisé par le colonel Tostain et dont le chef civil est Roger Carcassonne. Il dirige avec son frère, Pierre, un groupe de résistants juifs qui ne peut que prendre des mesures secondaires.
Il faudra trois jours aux forces américaines de débarquement et un nombre important de tués pour occuper la ville.
darlan-hitler darlan
Deux résistants sont tombés sous les balles françaises : le lieutenant Dreyfus et le capitaine Pillafort.
A Oran chez les conjurés, c’est le désarroi, l’armée refuse le complot organisé par le colonel Tostain et dont le chef civil est Roger Carcassonne. Il dirige avec son frère, Pierre, un groupe de résistants juifs qui ne peut que prendre des mesures secondaires.
Il faudra trois jours aux forces américaines de débarquement et un nombre important de tués pour occuper la ville.

Le 11 novembre, la situation est confuse, car les forces de Vichy sont encore influentes. L’amiral Darlan, ancien chef du gouvernement de Vichy et successeur désigné du maréchal Pétain, se trouve par hasard à Alger. Pour des raisons de haute politique, les autorités américaines collaborent avec lui. Le 24 décembre 1942, il est assassiné par Fernand Bonnier de la Chapelle, jeune résistant chrétien, un complot royaliste pour imposer le Comte de Paris ; il sera fusillé à la hâte, le général Giraud ayant refusé sa grâce.
Le général Giraud succède à Darlan avec l’accord des Américains. Haut-Commissaire, il est chargé des affaires militaires et civiles. Comme Darlan, il permettra à l’administration de continuer à pratiquer une politique antisémite.
Malgré cette action courageuse et réussie, les résistants juifs sont dupés et outrés.

Le 29 décembre 1942, arrestation des hommes de la Résistance dont le professeur Henri Aboulker, José Aboulker, F. Morali, le commissaire Achiary, le Préfet Muscatelli, Pierre Alexandre et Louis Esquère, commissaire central d’Alger. Ils sont envoyés à Laghouat, dans le sud algérien, en résidence surveillée, mais libérés deux mois plus tard, grâce aux interventions du Comité français de Libération nationale.
giraud
Le camp des chefs et routiers E.I., qui eut lieu trois mois avant le 8 novembre, n’était pas étranger au rôle que nous devions jouer dans cette glorieuse opération. Néanmoins, j’ai appris plus tard l’action entreprise par quelques chefs E.I.F., entre autres André Attia, Roger Bouchara et Robert Gamzon.
La présence à Alger des forces alliées nous offre un visage de vainqueur généreux et puissant d’un grand réconfort pour la population.
Cet épisode de la Seconde Guerre Mondiale reste peu connu dans notre histoire contemporaine et l’on peut déplorer que la commémoration de cet événement historique ne retienne pas l’intérêt national, à l’exception des Juifs d’Algérie qui perpétuent à ce jour l’événement et rappellent que leur jeunesse y a inscrit une page glorieuse.
Il convient de noter les ouvrages suivants :
La résistance juive en Algérie, Gitta Amipaz-Silber, 1940-1942, Jérusalem, 1986
Une Diaspora méconnue, Henri Chemouilli, Paris, 1976
Résistance juive en Algérie, Paul Sebaoun, Paris, 1950 dont la citation : « Sans cette nuit de braves, le débarquement allié à Alger eût été rendu très difficile et même, peut-être, voué à l’échec »

Fin novembre 1942 : Roger Bouchara, notre chef de Troupe, ainsi qu’André Attia sont mobilisés. Je prends en main les activités de la Troupe, mais deux mois plus tard, fin janvier, je suis également appelé à rejoindre la caserne du régiment du 9ème Zouave.
C’est à Robert Rouach (Kangourou), mon excellent éclaireur et chef de patrouille, que je confie notre Troupe. Hubert Perlemutter (Merle) prend en charge les Routiers.

En 1946, à mon retour à Alger, je ne les reverrai pas : Roger, démobilisé, s’installera avec Colette à Marseille ; nous étions très proches et avons gardé un contact constant. Il est décédé en 1999. J’ai perdu un grand ami, un cousin. Robert s’était engagé dans la Marine d’Israël et s’est joint au gar-in (groupe) français de Nevé Ilan. Il est grièvement blessé dans le combat pour Jérusalem. Je ne fus pas étonné d’apprendre le garçon exceptionnel qu’il fut. Après la guerre, il étudia et se mit au service du Mossad. Nous eûmes la joie de nous revoir à Jérusalem en 1959 et 1960. Il était déjà souffrant. En 1962, il devait décéder des suites de ses blessures de guerre. Que son souvenir soit béni !
Quant à Hubert, il monta en Israël en embarquant sur le plus célèbre des navires chargé d’immigrants illégaux, l’ « Exodus 47 ». Il sera à bord, responsable du ravitaillement, tâche ingrate et épouvantable. Il vit maintenant paisiblement avec sa famille dans un kibboutz de Galilée.

Sidney Chouraqui

 
Source : Chroniques des communautés juives d'Algérie - Moriel
 
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