Tout propos susceptibles de causer un préjudice à quelqu'un d'autres - au plan financier, matériel, moral ou autre - constitue du lachon hara', même s'il n'a rien de diffamatoire.
(On notera que le terme lachon hara' se rapporte à des propos médisant ou susceptibles de nuire véridiques. Des propos mensongers ou inexacts sont désignés par les termes hotsaath chem ra" diffamatoire.
source l'étude quotidienne des lois du langage
FAIRE UNE HALAKHA PAR JOUR
Le 'Hafetz 'Hayim dénombre trente et un commandements de la Torah susceptibles d'être enfreints par l'émission ou l'audition de Lachone Hara ou en écouter mène inlélucablement à la voilation d'un
grand nombre de ces Mitsvoth.
S'abstenir de dire du Lachone Hara constitue, bien plus qu'un acte méritoire, une obligation de la plus haute importance incombant à tout individu soucieux de l'observance de la Torah et de ses prescriptions.
LA LANGUE A LE POUVOIR DE VIE ET DE MORT
Le lachon hara" est une arme faite uniquement de mots, mais la torah lui prête un terrible pouvoir destructeur.
Le lachon hara' creuse un fossé si profond entre JUIF et D..., qu'il peut le priver de Son aide au moment du besoin. Le nombre de lois concernant le langage n'a d'équivalent dans aucun autre domaine.
Il ne fait donc pas de doute que le lachon hara' provoque des dégàts bien plus sévères et étendus qu'on ne le conçoit à première vue. On parle beacoup, du matin au soir, tous les jours de l'année, er la majeure partie de ces propos ne semble pas prêter à conséquence ; il est donc facile de croire que le verbe est inoffesif.
"A l'époque (de la destuction) du secon Temple, on étudiait la Torah, on obervait les mitswoth et on faisait des bonnes actions. Il fut néanmoins détruit à ause de la haine gratuite" (Yoma9b)
ETUDE 13 CHEVAT - LA MOQUERIE
Une autre cause profonde de lachon hara', c'est la moqueire. Certaines personnes sont habitués à se moquer de tout et de rien et ils s'associent à ceux qui leur ressemble. Pour eux, rien de plus naturel que de se moquer des autres et de les dénigrer. Celui qui veut se purifier doit réfléchir à cette grave faute.
Nos Sages enseignent que les moqueurs sont un des quatre groupes qui ne mériteront pas d'accueillir la Présence Divine ( Sotah 42a ). Outre ses propres fautes, le moqueur se rend coupable de faire fauter ceux qui s'associent à ses propos railleurs. Or on sait qu'il est extrêmement grave de faire faire des fautes aux autres et que D...refuse d'aider ceux qui en sont coupables à se repentir ( Avot 5,8 ).
En outre, celui qui perd son temps sans rien faire, même s'il ne commet pas de péchés, gaspille un temps précieux qu'il aurait pu employer pour étudier la Torah et accroître ses mérites pour le monde à venir. Selon Rav Nehraï, le verset " ... car il s'est moqué de la parole de D..." ( Bamidbar 15,31 ) s'applique à celui qui aurait l'ocassion d'étudier la Torah et ne le fait pas ( Sanhédrin 99a ).
Quelle honte devrait éprouver un homme qui passa des heures entières en compagnie de moqueurs ! En s'abstenant de propos interdits, il mériterait la VIE ETERNELLE car, comme le dit le Midrach, pour chaque instant qu'un homme se retient de dire des choses interdites, il mérite une lumière cachée qu'aucun ange ne peut concevoir........
ETUDE DU 7 CHEVAT - UNE RECETTE POUR LA REUSSITE
La parabole suivante aidera à comprendre comment le vrai bita'hon aide à eviter les querelles dans le monde des affaires:
Un père distribue le repas familial à ses fils assemblés autour de la table. A ce moment, un des fils étend la main et s'empare de la part de son frère. La victime, voyant que son frèere n'a pas l'intention de la lui rendre, va trouver son père au bout de la table et lui explique la situation. " Je suis sûr que tu ne voudrais pas que je me querelle avec mon frère " dit-il. " Je te demande donc simplement une autre part. " En entendant cela, le père embasse son fils et lui tend une portion plus grande que la première. " Que ton sot de frère garde l'autre ! " dit-il. " La prochaine fois que nous serons attachés ensemble, tu recevras une double part, et lui, il ne recevra rien".
Qu'aurait été la réaction du père si le fils avait insulté son frère et s'était précipité sur lui pour reprendre son dû ? Il ne aurait conçu beaucoup de peine, et dit : " J'aurais préféré te donner une autre part que te voir te battre contre frère pour des broutilles !"
Lorsqu'un Juif porte préjudice qux affaires d'un autre et refuse de cesser ses pratiques, D... préfère certainement que la victime s'adresse à Lui pour Le supplier de remplacer ses pertes, car il prouve ainsi sa confiance en D... et son désir de poursuivre la paix.
Cette confiance sera récompensée par la réussit encore plus grande.
Mais, tout comme le fils peinerait son père en se querellant avec son frère, il ne fera guère plaisir à D... en se querellant avec son rival.
source l'étude quotidienne des lois du langage.
ETUDE DU 6 CHEVAT - UN MERITE INFINI
Comme nous l'avons déjà dit, pour arriver à la chmlirat halachone, il faut d'abord acquérir le bita'hone, la confiance an D..., afin de ne pas laisser abattre lorsqu'on sibit une peine ou un préjudice. Le cas échéant, si on posséde le bita'hon nécessaire, on se gardera de dire des choses médisantes sur le coupable, de se quereller avec lui ou de lui faire honte et on aura confiance que D... remplacera les pertes comme Il le juge bon.
Le Talmud dit : " Lorsqu'un homme met sa confiance en D..., il mérite que D..., soit son refuge dans ce monde et dans l'autre" ( Mena'hoth 29b ). Cette promesse est valable pour tous ceux qui ont confiance en D..., même si cette confiance ne provient pas du seul désir d'honorer Son nom. On la méritera donc sûrement lorsqu'on s'abstient d'une querelle pour éviter de dire du lachon hara'. Quant à celui qui se retient de rendre " mesure pour mesure" afin de ne pas profaner le nom de D..., et place sa confiance en Lui, il mérite certainement une récomponse infinie.
source l'étude quotidienne des lois du langage.
ETUDE DU 14 TEVETH- L'UNITE DU PEUPLE D'ISRAËL
Le Samg (9) rapporte une belle idée trouvée dans le talmud Yerouchalmi ( Nedarim 9,4)
Un homme marche en chemin lorsque, soudain, l'un de ses pieds butte contre l'autre et le fait trébucher ; le voilà par terre, couvert de bosses et d'égratinures. Songera-t-il à se venger du pied " coupable " au lieu de panser ses blessures ? Envoudra-t-il à ce pied ? sûrement pas,car ses pieds, tout comme ses mains ou son visage sont des parties d'un seul et même corps, le sien.
Ce qu'il devrait faire, c'est réfléchir un peu et comprendre que ce sont ses fautes ses fautes qui l'ont fait trébucher.
Il en est de même lorsqu'un voisin nous voisin nous refuse le service demandé, nous blesse ou nous met dans l'embarras : il n'y a pas lieu de se venger ou de lui garder rancune. Car qui sommes-nous et qui est notre prochain ? Nous venons de la même source, comme il est écrit : " Qui est comme Ton peuple d' Israël, une seule nation sur terre ? " ( Divrei Hayamim I, 17,21).
La Torah dit : " Toutes les personnes de la maison de Yaacov qui vinrent en Egypte, furent en tout soixante-dix" ( Béréchit 46,27).
Personnes, en hébreu, se dit nefechoth. Mais c'est le singukier, nefech, qui est employé ici car, dans le Ciel, toutes les âmes du peuple d'Israël ne font qu'une entité. Chacun, tout en faisant parie d'tout, posséde son indépendance et sa personnalité distincte, à la manière d'un corps qui est un tout mais qui est composé d'éléments distincts qui possèdent chacun une fonction individuelle.
Un mot d'avertissement : bien qu'un époux doive être prêt à écouter l'autre et à lui offrir son soutien lorsqu'il le faut, il doit rester attentif et avoir soin d'éviter tout lachon hara' dépourvu de caractère constructif. Les époux ont souvent du mal à faire la distinction et, par conséquent, ne tiennent aucun compte des lois de la chmirat halachone lorsqu'ils discutent entre eux
source l'étude quotidienne des lois du langage.
HUMILIATION
L'auteur du Sefer 'Hareidim écrit :
Lorsqu'on m'insulte ou qu'on m'humilie en public, je me représente l'image d'une balance : sur le plateau se trouvent mes fautes ; sur l'autre, les insultes et les humiliations que je subis. Le plateau portant mes fautes s'incline dangereusement... Je prégère donc me taire et supporter la honte, en me disant que je le mérite. c'est ce que je fais toutes les fois qu'on me met dans l'embarras, par des paroles ou par des actes ( Séfer 'Hareidim 4,5)
La plupart des gens son prêts à subir une humiliation si cela peut empêcher une perte financière. On le voit bien lorsque leurs biens sont menacés par le feu ou par d'autres calamités. Ne faudrait-il pas, à plus forte raison, préfèrer l'humiliation afin de sauver notre âme ? Dans ce cas, le silence n'est-il pas la meilleure réaction possible ?
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