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Efrate Schreiber

Efrate Schreiber

La Haggada nous décrit quatre types d’enfants et  leur caractère.

Le père doit leur répondre et le but de la Haggada est de trouver une réponse appropriée à chacun des enfants .Il a  le rôle de l’enseignant car l’ouverture de l’élève dépend de la capacité de son maître « at pétah lo  » pour l’ouvrir à l’étude.

Ne pas oublier que les parents jouent un très grand rôle dans la réussite de leurs enfants.

Ce petit test nous apprend à connaitre nos enfants et à développer les méthodes pour nous rapprocher d’eux.

Un enfant est un être très cher, accordons lui  tout l’intérêt dont il a besoin, car nous, parents, avons ce privilège de lui apporter toute la force  pour affronter les intempéries de la vie, et fortifier son estime personnelle.

Le Hacham

Parce que sa demande est claire et définie, le père qui a la chance d’avoir un tel enfant  donnera le maximum d’explications afin de  satisfaire son âme.

« Donc tu lui répondras avec précision et en détails lui expliquant les lois et les décrets  qui ont été donnés pour les  fêtes de Pessah du début jusqu’à l’afikoman »

 

Il pourrait représenter, dans le peuple, le ben Yechiva qui passe son temps à étudier  afin d’en savoir toujours plus, son raisonnement est  talmudique, retournant les questions dans tous les sens.

Le Racha

C’est l’opposé du précédent, il n’est pas concerné  par le passé de son peuple, c’est vous et pas moi ,et s’il vivait à cette époque ,il serait resté là-bas (comme ceux qui sont morts pendant les trois jours d’obscurité)

Il rejette tout enseignement, il n’a pas besoin de vous, il sait se débrouiller tout seul.

 Il sait ce qu’il veut, vous ne devez pas l’instruire.  Il est bien dans sa peau; 

Lui pourrait représenter dans le peuple, celui  qui ne veut pas observer les lois.

Il ouvrira son commerce le chabbat et mangera n’importe où, car il s’exclut de la tradition  ‘ « ma havoda zou lahem  » malgré son refus de faire partie du peuple qui est sorti d’Egypte, tu dois lui répondre fermement et lui montrer son erreur car il fait partie du peuple, essaye de le persuader aimablement il finira par comprendre et reviendra sur le chemin de ses ancêtres

Le simple d’esprit

 Il découvre son entourage de façon superficielle et ne cherche pas approfondir le sens des choses. Il grandira de cette manière et quand il sera papa si son fils lui posera des questions « des pourquoi et des comment » il sera agacé par sa curiosité et lui répondra « tu ne cesses de poser des pourquoi et des comment; c’est comme ça c’est tout  »

Quand tu auras devant toi ce type d’enfant, c’est à toi de stimuler son intérêt et sa curiosité pour lui apprendre à poser des questions.

 Explique lui que malgré toute sa force Pharaon qui ne croyait pas à la puissance de D a été obligé de libérer le peuple, et quand sa rage se réveilla de nouveau ,il courut après le peuple pour  le ramener ,mais il fut  englouti avec toute son armée dans la Mer Rouge, il y a  des choses passionnantes dans  la Haggada;

 Il peut représenter dans le peuple, celui qui a grandi dans un milieu où il n’a pas eu la possibilité d’étudier.  Il a suivit le courant,  sans faire  beaucoup d’efforts, un passif , alors c’est à toi de lui raconter ,avec patience, lui faire découvrir l’histoire de son peuple qu’il ne connait pas.

Celui qui ne sait pas poser de question  il est plus pénible que le simple d’esprit parce que rien ne l’intéresse il ne comprend rien et ne cherche ni ne trouve aucune conversation avec son entourage.

La Haggada nous enseigne le moyen d’éduquer ce type d’enfant

C’est à toi de lui donner la possibilité de s’exprimer  « at petah lo »

Tu lui apprendras à réfléchir , tout dependra de la presentation des faits .
Tu dois raconter tous les commentaires..Pousse le à réfléchir à observer, à poser des questions. Réponds-lui  clairement et avec  précision..  à toi  d’éveiller sa curiosité, explique lui les gravures qui figurent sur la Haggada etc;

C’est celui qui ,dans le peuple,  ne connait rien à  la tradition juive.Il ne comprend pas pourquoi il faut, ce soir, tant discuter sur la sortie d’Egypte. Alors c’est à toi d’aller vers lui et de l’aider à comprendre la valeur de cet évènement dans l’histoire  des Bne Israel, dont il fait partie.

La Haggada nous dit qu’ils sont  quatre enfants assis à la même table, tous sont admis  aucun d’eux n’est rejeté et c’est le père, qui ce soir- la, prend le rôle du maitre, répond à chacun suivant son niveau, avec patience et intelligence.

Ici, le père pourrait représenter D qui avec Tolérance et Miséricorde réunit Ses enfants  autour de Sa  Table (sur Sa Terre) .où chacun d’eux  est accepté avec amour.

Le Seder de Pessah  ne serait-il pas une leçon de tolérance, qui nous enseigne  les méthodes de compréhension à l’égard des autres pour les rapprocher ,avec amour , vers la tradition des nos ancêtres ?

efrate@bezeqint.net

Publie en 2011

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10 Reponses to “Une leçon de tolérance Par Efrate Schreiber”

  1. géraud dit :

    réponse à Arnold conçernant mon identité,

    la question du sionisme est pour moi une question politique. c’est ma vision de l’Etat qui est en jeu car je ne suis, comme je l’ai déjà dit, pas « fan » des Etats religieux. Au dela de ça, il y a aussi la question du colonialisme et du respect des peuples. Je ne dirai d’ailleurs pas non plus à mes enfants que le colonialisme français a été une bonne chose.

    En ce sens, oui mes doutes sur le sionisme font partie de mon identité, tout comme mon aversion pour la révolution islamique en Iran.
    J’enseignerai à mes enfants d’abord à penser par eux même en liberté plutôt que de restreindre leur pensées dans un cadre religieux dogmatique. Peut-être feront ils le contraire et tomberont sous le charme d’une religion qui sait? ce n’est pas pour ça que je les aimerait moins ( l’essentiel de ma famille est catholique et ça ne nous empéche pas de nous aimer, au contraire ça pimente les repas de famille).

    Je leur enseignerai aussi les valeurs républicaines françaises, la curiosité, le respect des autres, l’histoire de France dans ses grandes heures comme dans les plus sombres, le passé agricole et rural de leur famille avec toutes les valeurs qui vont avec…je leur parlerai aussi de mes philosophie préférées, deleuze, foucault, negri quand ils seront plus vieux…Liste non exhaustive de valeurs ou d’idées qui forgent mon identité, qui ne sont pas d’essences religieuses mais qui me semblent pouvoir offrir un équilibre à ma progéniture.
    Libre à vous de penser qu’elles ne sont que peau de chagrin.

  2. géraud dit :

    Efrate,

    effectivement comme je l’expliquais à arnold ma lecture est forcement sous une autre optique pour des raisons de convictions personnelles mais aussi par manque de culture religieuse et historique.
    Je suis néanmoins d’accord avec vous sur le rôle du père éducateur qui bien entendu doit aimer ses enfants et les aider du mieux qu’il le peut. C’est ce qui ressort de ce texte, et en ce sens il m’apparait utile.
    C’est plus sur le but à atteindre que je diverge de vos interprétations car pour moi un texte traditionnel n’a de valeur qu’interprété en fonction d’une situation actuelle. Et à mon sens, le rôle du père d’aujourd’hui n’est pas forcément de conduire ou ramener son fils à la tradition, quelle qu’elle soit, pour qu’il soit heureux. C’est plutot de lui donner tous les outils intellectuels de son épanouissement personnel, y compris la tradition car elle peut être un facteur d’épanouissement pour certains, et de lui laisser la liberté de trouver son propre chemin vers cet épanouissement.
    Donc ce qui me gène dans cette vision de l’éducation, c’est le préalable du chemin vers le bonheur à travers la tradition religieuse comme condition sinequanone.
    C’est surement un point de désaccord avec vous, mais l’exemple montre bien que l’on peut tirer quelques chose de ce genre de texte, même non croyant.

  3. efrate dit :

    A GERAUD ,A CECILIA, A CEUX QUI ONT LU,SOUS UNE OPTIQUE DIFFERENTE.
    LE PERE EST LA POUR ENSEIGNER ,SOUTENIR,ORIENTER,L’ENFANT.
    1- LE SIMPLE, POUR LE DEVELOPPER POUR NE PAS QU’IL DEVIENNE UN PERE AGACE.
    2- LE MECHANT, POUR NE PAS QU’IL S’ELOIGNE DE SON PEUPLE AU CONTRAIRE, POUR LE RAPPROCHER AVEC AMOUR,MEME S’IL ENVOIE A LA FIGURE TOUT SON MEPRIS »QUE REPRESENTE CE TRAVAIL POUR VOUS »
    ICI LE PERE VEUT LE FAIRE REVENIR, »POUR TOI AUSSI » TU FAIS PARTIE DU PEUPLE.
    3- LE PERE, QUI PREND LE ROLE DU MAITRE AIDERA CHAQUE ENFANT A DEVELOPPER LE MEILLEUR DE LUI MEME, POURQU’IL SE RAPPROCHE DE LA TRADITION,SUIVANT SA CAPACITE,CAR TOUS FONT PARTIE DU PEUPLE.
    ALORS TOUS HABITERONT LA TERRE QUE D.A DONNE A SON PEUPLE, EN HARMONIE ET TOLERANCE
    JE PENSE, QUE TIFFERET-PLUS HAUT- EXPLIQUE AMPLEMENT LE ROLE IMPORTANT DU PERE-EDUCATEUR.
    HAG CACHER ET SAMEAH, MES AMIS.MERCI POUR VOS COMMENTAIRES

  4. Arnold Lagémi dit :

    Pour Géraud,
    Par courtoisie et considération pour Efrate, je porte également ma réponse à la suite de son article:

    Haggadah, sionisme et questionnement des quatre enfants.

    Tout d’abord, quelque chose de formel gêne à la lecture de votre commentaire. Vous semblez revendiquer votre athéisme comme une gratification qui vous distinguerait du commun. Cela donne à votre texte une suffisance, pour le moins, imméritée et pas très agréable.
    Par ailleurs, outre votre athéisme, vous enfoncez le clou en soutenant, votre opposition au sionisme. Mais, Cher Monsieur, le récit de la Haggadah de Pessah dans lequel s’inscrit l’épisode des quatre enfants est d’abord la première étape pédagogique en vue de la constitution d’une Nation….
    La sortie d’Egypte n’est pas une fin en soi. Elle débouche sur la conquête de Canaan.
    Alors, conquête ou pas conquête ?
    En conduisant son peuple sur sa terre, Moïse n’est il pas le précurseur de Hertzl et du sionisme ?
    Et si l’insistance du récit de cette libération est à ce point soutenue, c’est, précisément, pour que l’idéal d’Israël ne se limite pas à une spiritualité mais s’inscrive comme espérance nationale, espérance que votre condamnation du sionisme maintient dans une dimension essentiellement religieuse.
    N’oubliez pas l’injonction, pivot de la célébration de Pessah, « Tu le raconteras à tes fils » L’épisode des quatre enfants, c’est d’abord l’éducation, l’initiation à la conscience nationale. La cohérence de l’histoire dont il est question insiste d’abord sur la libération de l’esclavage en vue de constituer une Nation.
    Si vous professez athéisme et anti sionisme, il ne vous reste de l’identité, au pire qu’une peau de chagrin, au mieux des souvenirs. Mais rien de tangible à servir aux générations montantes.

  5. Arnold Lagémi dit :

    Pour Géraud,
    Votre commentaire ayant, me semble t-il, un rapport direct avec mon billet sur la perversion qui de l’antisémitisme mène au sionisme, j’ai répondu au commentaire ci dessus dans la suite de ma réflexion sur l’anti sionisme afin que nos lecteurs ne s’y perdent pas.

  6. géraud dit :

    Toujours d’un point de vue extérieur, celui d’un athée, ce genre de texte est pris comme élément de réflexion, un peu une allégorie, en ce sens il peut être utile en effet car il part de bons sentiments.

    Par contre, si certains sont amené à en faire une lecture trop directe, là ça me semblerait inquiétant.

    En effet, on peut y voir une certaine forme de déterminisme outrancier comme dans l’exemple du simple d’esprit :

    « Il grandira de cette manière et quand il sera papa si son fils lui posera des questions « des pourquoi et des comment » il sera agacé par sa curiosité et lui répondra « tu ne cesses de poser des pourquoi et des comment »

    ça voudrait dire que l’homme n’est pas susceptible d’évoluer , de se former intellectuellement, que ses habitudes sont gravées dans le marbre dès sa naissance.

    Autre point, que je trouve litigieux, celui du racha. Pour moi cela pose une question, bien entendu elle se lit dans la bouche d’un athée: ne pas se retrouver dans une religion et certaines traditions et donc ne pas y adhérer, est ce pour autant ne plus faire partie d’un peuple?
    Des question comme celle du peuple ou de la nation évoquées assez finement je trouve dans le livre de shlomo Sand, qui je pense n’a pas du avoir grand succès ici.

    Outre ces quelques remarques, je pense en fait qu’on peut retrouver ces 4 types d’enfants dans le même individu a des ages différents et qu’en cela le texte pointe des ideotypes qui peuvent être intéressant mais je n irai pas jusqu’a dire que la « haggada nous enseigne à éduquer ces 4 types d’enfants » directement sinon ce serait verser dans le fondamentalisme, une notion qui vous effraie autant que moi.

  7. tiferet dit :

    Cecilia bonjour

    c est tout a fait le contraire de ce que vous dites. Le pere est la pour les aimer ,les comprendre et les aider a se rapprocher de la tradition.Le pere est conscient de leur probleme et cherche un moyen pour leur expliquer ce qu’ils ne comprennent pas. Il ne les juge pas, il constate leurs difficultes et tient a les aider car il les aime et veut les instruire . Il y a parfois dans les familles, des enfants difficiles ayant des troubles de comportement, d’apprentissage ou de dyslexie ou de developpement,si les parents ne sont pas guides,ils ne pourront pas communiquer avec les enfants,ils auront recours a des educateurs specialises.C’est ce que la haggada veut nous enseigner.Si vous avez la chance d’avoir un enfant intelligent le travail est facile, sinon au lieu d’ignorer ces enfants et de remettre ce travail a des educateurs , on vous donne des conseils comment se rapprocher d’eux.
    quant a ceux qui prefere s’eloigner de la religion ,c’est dommage .Ils n’ont peut etre pas compris le message car elle nous enseigne la tolerance et l’amour du prochain
    Cecilia relisez le texte vous y trouverez l’amour du pere et sa patience.meme avec le racha  » le mechant » qui vous envoie tout a la figure avec dedain,et vous dit  »que signifie ce travail pour vous »

  8. Arnold Lagémi dit :

    Pour Cécilia,
    Votre commentaire est d’une partialité déconcertante. Vous déclarez « l’analyse » et la « conclusion » d’Efrate « inadéquates » mais vous vous abstenez de dire en quoi !
    Puis, vous jugez le père « mauvais » avant de justifier ceux qui abandonnent la Tradition. Tout cela cachant mal le préjugé et n’occultant pas l’a priori, il n’est pas possible de ne pas réagir.
    Tout au long de son commentaire et, même pour le racha, Efrate insiste sur le devoir d’explication. Nulle part, il n’y a jugement, bien au contraire. Sur le plan formel, vous ne retenez que les « méchants » et les « simples d’esprit ». Sans doute, vous n’avez pas vu qu’il est aussi question du haham et de celui qui ne sait pas questionner, qui ne voit pas l’essentiel.
    Sans doute aussi, ignorez-vous que derrière ces quatre enfants, ce sont quatre types d’hommes qui sont évoqués. Quatre manières d’être face à la Révélation. Probablement que la patience d’Efrate vous aura échappé, puisque vous n’y avez pas remarqué la persévérance qu’elle recommande au père.
    L’insistance témoignée sur « at pétah lo », « tu l’ouvriras, » impliquant la responsabilité du Maître dans sa capacité à susciter les vraies questions, ne vous paraît elle pas plutôt avant gardiste, bien loin de juger l’enfant, c’est l’éducateur qui est concerné par un jugement éventuel, dans le cas où il aurait failli à sa mission.
    Est-ce de l’intolérance que d’insister, pour chaque enfant, sur l’amour qui doit entourer chaque réponse ou intervention du père, de l’éducateur.
    On a l’impression à vous lire, tant votre commentaire est éloigné de celui d’Efrate que votre réponse était prête avant la lecture… On est surtout persuadé, par vos propos péremptoires, que ne vient étayer pas même le soupçon d’un argument que votre intention réelle était surtout de justifier l’abandon du Judaïsme.
    Il n’était pas nécessaire de manifester une telle mauvaise foi. Personne n’est retenu !
    Enfin, votre propos est si excessif, qu’on ne peut s’empêcher, en le lisant, de penser au mot de Talleyrand : »Tout ce qui est excessif est insignifiant. »

  9. habilp dit :

    A Cecilia:
    J’ai relu ce texte suite a votre commentaire .
    Votre critique me parait excessive et egalement sujette a interpretation -on le devine -quant a votre antipathie mal fondee et hative, dont l’approche vous est toute personnelle.
    La facon d’apprehender cette fete importante de Pessah justifie un questionnement qui selon la Tradition se refere a des personnages symboliques representes par « l’enfant »,donc l’avenir.Ou est il fait mention de violence ?
    La notion de violence en matiere de croyance ne peut se comparer que par rapport a ce qui existe ou a existe dans certaines autres religions ,
    (nul besoin de s’etendre sur la question)
    Ici je ne vois que tentative de dialogue quitte a une certaine fermete verbale chez le « rebelle »-chacun doit defendre ses convictions-mais sinon a quelle coercition effective dans la realite vous vous referez dans ce cas precis?

  10. Cecilia dit :

    Votre analyse et votre conclusion sont tout a fait inadequates. Si c’est la facon dont un pere voit ses enfants c’est que c’est un mauvais pere, qui juge ses enfants au lieu de les aimer. Et peut etre est-ce la facon dont les « hachamim » voient leurs « freres », comme des « rashahim » et des simples d’esprit. Pas etonnant que tellement de gens preferent s’ecarter de cette religion si intolerante meme a l’egard des siens.

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