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Dessinateur et professeur à l’école Betsalel de Jérusalem, Michel Kichka a entrepris de raconter son enfance et son adolescence « à l’ombre de la Shoah », sous forme de bande dessinée. Le résultat est un récit à la fois sobre et émouvant, dans lequel il nous livre l’histoire d’une famille juive en Belgique, marquée par la figure de son père, survivant d’Auschwitz. Beaucoup de lecteurs se reconnaîtront dans la description de la communauté juive ashkénaze en Belgique – la synagogue que l’on fréquente rarement, et le souvenir de la Shoah omniprésent, même quand on n’aborde jamais le sujet de manière explicite – et s’identifieront au narrateur. Kichka a même intégré quelques passages en yiddish (non traduits !) qui confèrent à son récit un cachet d’authenticité.

La forme graphique lui permet de faire passer beaucoup de sentiments difficilement traduisibles en mots et il réussit à exprimer l’expérience des enfants de survivants avec talent.

Editions Dargaud, 104 pages, 17,95 euros.

 

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Fuir le Reich, les réfugiés juifs de 1933 à 1946, de Déborah Dwork et Robert Jan Van Pelt

« Autrefois, l’homme n’avait qu’un corps et une âme. Aujourd’hui, il lui faut en plus un passeport, sinon il n’est pas traité comme un homme », notait Stefan Zweig dans ses Souvenirs d’un Européen, quelques mois avant son suicide au Brésil.

Fuir l’Allemagne dès 1933, l’Autriche à partir du printemps 1938, puis l’Europe entière en 1941 aura été la principale préoccupation de centaines de milliers d’errants, juifs pour la plupart. Sans passeport, ces naufragés se trouvaient hors la loi, donc hors des protections de la loi, interdits de sortie ici, d’entrée là.

Debórah Dwork et Robert Jan Van Pelt détaillent le calvaire de ces existences fantômes, de ces personnes connues (Anne Frank, Walter Benjamin) ou inconnues, suspendues à l’obtention d’un visa, d’un affidavit, au passage en fraude d’une frontière, à l’exil vers l’étranger (en Europe, mais aussi à Shanghai, à Sosúa en République dominicaine, en Palestine…), et la façon dont ces hommes et ces femmes devinrent, loin de chez eux, des adultes déracinés, sans repères et sans codes. (Présentation de l’éditeur)

Calmann-Lévy / Mémorial de la Shoah 2012, traduction de Claire Darmon.

 

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Le Chien juif, d’Asher Kravitz

Les éditions Caligraphy ont eu l’heureuse initiative de traduire en français le beau livre d’Asher Kraviz, Le chien juif, qui raconte la montée du nazisme en Allemagne et la Shoah à travers le regard d’un… chien ! L’auteur, né en 1969, enseigne les mathématiques et la physique à l’Open University, et son livre a connu un grand succès en Israël. L’idée de raconter la Shoah vue par un chien peut sembler incongrue (il y a sans doute une influence du chien Balak de Y.S Agnon), mais le livre de Kravitz est fort et convaincant et il plaira aux lecteurs de tout âge.

Editions Caligraphy, en vente dans les librairies juives.

http://lettresdisrael.over-blog.com/

Pierre Itshak Lurçat

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Une Reponse to “Trois livres pour le Yom Ha-Shoah – Deuxième génération, ce que je n’ai pas dit à mon père, de Michel Kichka”

  1. betty L dit :

    je ne trouve pas a netanya le livre de MICHEL KICHKA mais celui de HELENE BERR JOURNAL preface de Patrick Modiano ….agregative d’anglais HELENE BERR a 22ans en 1942 ET les lois anti_juive vont faire lentement basculer sa vie …..

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