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francoise-1 Elle est montée en Israël par idéal sioniste religieux, après son bac au lycée Yavné à Paris et des études de psychologie à Yeshiva University à New York. Elle avait 20 ans. Depuis, elle a initié et mené à bien plusieurs projets, notamment dans le domaine du social et de l’intégration. Ces derniers mois elle se produit sur scène dans « Paris-Jazz« , un spectacle un peu hors du commun.

www.terredisrael.com (T.I) : Vous vous êtes levée un beau matin et vous vous êtes dit: « A partir de maintenant je vais chanter »?
Françoise : Non, pas vraiment! Tout a commencé il y a quelques années alors que j’étais en cours de divorce. Je suis tombée sur une étude qui révélait qu’en fin de parcours, ce que les gens regrettaient le plus n’était pas les choses qu’ils avaient faites dans leurs vies, mais les choses qu’ils n’avaient pas faites.

Bien que j’ai fait pas mal de choses que je voulais faire dans ma vie, je me suis imaginée a l’âge de 85 ans, regardant ma vie rétrospectivement et je me suis demande s’il y avait quelque chose que je regrettais de ne pas avoir fait? La réponse qui m’est instantanément venue a l’esprit en nouant ma gorge était: « je n’ai pas chanté ». J’ai subitement pris conscience de l’importance que ce vieux rêve enfoui de chanter représentait pour moi et du manque que de ne pas me réaliser dans ce domaine créait en moi. A partir de ce moment c’est devenu une évidence, il fallait absolument que je chante.

(T.I) : On peut décider de chanter et le faire ainsi du jour au lendemain?
Françoise : Cela m’a pris de longues années de travail sur ma voix. Quand on a 20 ans, la voix est fraiche et facilement malléable. Au fil des années elle s’imprègne de notre vécu et se forge des habitudes qui transparaissent sous des formes qui ne sont pas toujours mélodieuses. Il faut la travailler, un peu comme un diamant pour lui rendre son brillant. Puis il m’a fallu du temps pour mettre sur pieds un répertoire, pour découvrir mon style, pour m’entourer de bons musiciens et faire de nouveaux arrangements musicaux pour certaines de nos reprises en français. J’ai suivi des cours de chant en Israël et a l’étranger, et j’ai même commencé à étudier la musique à l’académie de musique de Jérusalem et je fais constamment de mon mieux pour améliorer mon chant.

(T.I) : Si c’était pour vous une si grande passion, pourquoi avoir attendu si longtemps?
Françoise : Parce qu’au moment ou je devais choisir mon chemin, je n’ai pas osé. D’une part parce que je venais d’une famille très traditionaliste et a l’époque, mes parents y étaient fermement opposés. Et de l’autre parce qu’ a 18 ans, je n’avais pas assez confiance en moi pour écouter mon cœur et me lancer dans la réalisation de mes rêves. Il était plus facile pour moi de faire ce que mon entourage faisait, qui était ce que l’on attendait de moi: des études universitaires. Et puis après avoir donné aux autres pendant des années, que ce soit a ma famille comme a la communauté dans les différents projets que j’ai initiés, j’ai eu envie de me faire plaisir, de faire quelque chose pour moi.

(T.I) : Maintenant que vous chantez, qu’est-ce que cela vous apporte dans la vie?
Françoise : Du bonheur! Quand je chante, je me rencontre! La chanson me connecte a moi même, a mon « arbre de vie » – a la joie de vivre simple et naturelle d’être qui réside en chacun de nous. Cela me permet également de réintégrer ce que j’appelle mes « pièces manquantes » – ces sentiments rejetés, refoulés ou déniés qui, même s’ils demeurent silencieux n’en n’existent pas moins. Parfois c’est la colère, d’autres fois à la passion, du sarcasme ou mon instinct de jeu ou de séduction. La chanson leur donne une voix et par la même une reconnaissance et acceptation, me rendant ainsi plus entière avec moi-même et plus sereine. Et puis chanter me relie à quelque chose de plus grand que moi qui me transcende. C’est pour moi une sorte de Tefila (prière). Souvent j’ai le sentiment que la musique qui chante en moi et Je ne fais que la transmettre.

(T.I) : Que représente la musique pour vous?
Françoise : Le Rav Kook qui est pour moi une source d’inspiration explique que chaque facette de l’univers a sa propre mélodie. Nous aussi. Dans Orot Hakodesh (volume II) il dit que la musique est l’expression de notre essence. Il existe un chant personnel, un chant juif, un chant humain et un chant global.
En fait, la musique est le pulse de l’univers et de la vie. Notre réalité physique est le résultat de vibrations de fibres infiniment petites. Donc a la base, l’univers est crée (et peut être même maintenu) en permanence par le son. Nous le savions déjà en quelque sorte sous une autre forme puisque la Tora nous dit que D-ieu créa le monde par la parole: Il dit et ce fut! Si toute matière est constituée d’éléments vibrants et émet sa propre mélodie, la création ne cesse de chanter et le monde est donc d’une certaine manière une immense symphonie musicale!

(T.I) : Qu’est-ce qui caractérise votre spectacle?
Il s’agit de chansons françaises et de standards de jazz en anglais ce qui est déjà un mélange peu courant. De plus nous avons fait des arrangements musicaux de style Jazz, Funk, Blues ou musique latine pour certaines chansons qui sont considérées comme des classiques du répertoire français et ca surprend. Ce n’est pas seulement de la chanson mais aussi de la bonne musique puisque je suis accompagnée de quatre musiciens de jazz de talent.
Par ailleurs les israéliens ne connaissent que quelques titres français qu’ils ressassent depuis plusieurs décennies. J’ai voulu introduire dans notre répertoire des interprètes et des chansons qui leur sont inconnus.
Je prépare également une chorographie avec un danseur professionnel. Je désire exprimer par la danse les sentiments que certaines chansons évoquent en moi.

(T.I) : Alors pourquoi le jazz?
J’aime le jazz. Il m’interpelle. Il fait appel à ce que j’ai de décontracté, d’authentique, de romantique, de joyeux et de joueur. Il recèle à la fois une certaine légèreté mais également une profondeur d’âme. J’aime ses variations de rythme, et ses improvisations. Jaime le dialogue et la danse qui s’établissent entre la voix et la musique. J’adore la sensation de liberté et d’envol de mes musiciens qui transparait au travers de leurs solos.

(T.I) : Si on veut venir vous écouter et vous voir prochainement, ca se passera ou?
Nous nous produirons à l’Espace Wizo de Natanya, 13 rue Macdonald le Jeudi 29 Mars à 20 h tel 0546741790524201358.
La majorité des recettes aideront à acheter des corbeilles de Pessah destinées aux familles démunies – une occasion pour tous de joindre l’utile a l’agréable et en musique!

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2 Reponses to “Tout pour la musique !, l’interview de Françoise qui se produit le 29 mars 20h à la Wizo de Netanya”

  1. Victor C. dit :

    Nous avons beaucoup apprecie vos clips …
    nous sommes actuellement a l’etranger,
    Produisez vous en ete, nous pourrions vous ecouter en direct
    Au plaisir
    Victor C. Paris

  2. Liliane dit :

    Kol hakavod! Françoise
    c’est très joli et je suis admirative de votre parcours; je regrette de ne pas être en ce moment en Israël, ,je serai allée vous voir à Netanya; et
    Chalom à Netanya

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