Simha et Kohava deux femmes yéménites qui vivent à Jérusalem nous ont entraînés sur les pas de leurs parents et de leur quartier au cœur de Jérusalem. En parcourant les rues de leur vile, elles nous ont fait revivre, chacune à tour de rôle, toutes les difficultés de l’Alya de leur communauté.

Simha a écrit un livre de poème en souvenir de ses parents qui sont arrivés du Yémen en 1924 et qui ont vécu dans le quartier de Nahalat Tsvi*. Ce parcours en tant que guide elle le dédie également à sa famille. Elle nous lira tout d’abord un poème sur la ville de Jérusalem, cette ville qui est dans notre cœur et qui est une partie intégrante de nous-mêmes. Son père, qu’elle a très peu connue puisqu’elle n’avait que cinq ans et demie quand il décéda était un Sage qui étudiait la Thora. Un jour il lui dit qu’il avait bu un verre d’eau de mer de l’océan et que cette petite quantité de liquide représentait ses connaissances en Thora ; il voulait lui démontrer l’immensité de la Thora et la quantité infime qu’un rav peut apprendre tout au long de sa vie. Simha arriva du Caire avec sa mère et elle avait à peine trois ans quand ses parents s’installèrent à Jérusalem.
Les pionniers de la première Alya yéménite débarquèrent entre 1881-1882 sur les terres d’Israël et la majorité s’installèrent dans le village de Silouan, sous des tentes, près de la ville de David et du Kotel.

Beit Israël

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