pub2011

L’actrice, réalisatrice et scénariste israélienne Ronit Elkabetz était à l’honneur ce week-end sur la Croisette. Elle a été choisie lauréate du Prix France Culture Cinéma 2010, qui lui a été remis à Cannes, a annoncé France Culture.

Le Prix France Culture Cinéma entend récompenser une personnalité du cinéma pour la qualité de son oeuvre ou la force de son engagement. C’est la comédienne et productrice Julie Gayet qui présidait le jury de ce prix.

Née le 27 novembre 1966 à Beer-Sheva, Ronit Elkabetz est issue d’une famille d’origine marocaine. Sa mère est coiffeuse, son père financier dans les postes israéliennes. Ronit Elkabetz a commencé par étudier le stylisme lorsqu’elle se rend pour la première fois à une audition, elle décroche le rôle principal dans Les prédestinés de Daniel Wachsmann, et décroche le rôle principal alors qu’elle n’a jamais pris de cours de comédie.

A la fin des années 80, une fois dégagée de ses obligations militaires, elle auditionne pour le film intitulé The Intended, réalisé par Daniel Waxman ; sans aucune expérience ni formation de comédienne, Ronit décroche le premier rôle féminin.

Ronit tourne ensuite dans les films : Eddy King’ de Gidi Dar, Sh’Chur (1994) de Shmuel Haspari, pour lequel elle obtient le prix de la meilleure actrice en 1994 aux « Israël Academy Awards ». Cette année-là, elle interprète également le rôle principal du film Scar de Haim Buzaglo, film qu’elle co-écrit avec le réalisateur. Rôles dramatiques, choix courageux dans lequel elle interprète une droguée ou ‘Sh’chur’ dans le rôle d’une attardée mentale.

Ronit Elkabetz est devenue l’une des plus grandes actrices israéliennes. En 1997 elle a décidé de quitter son pays pour s’installer à Paris. Après une expérience au théâtre du Soleil, elle joue dans un film consacré à la vie du chorégraphe Graham puis obtient le rôle d’un travesti dans ‘Origine contrôlée’.

Au cours de l’été 1998, elle parvient à monter un spectacle « one woman show » sur la vie de Martha Graham pour le festival d’Avignon avec un metteur en scène israélien, Emmanuel Pinto.

Les critiques sont très élogieuses. Le spectacle est repris ensuite à Paris et se joue tous les soirs jusqu’en 1999, d’abord sous un chapiteau Place de Clichy, puis dans un théâtre du 20ème arrondissement. A l’occasion de la dernière, les réalisateurs Zakiah et Amed Buschala, présents dans la salle, lui offrent un premier rôle en France dans leur film ‘Origine contrôlée’.

(2000)

Après ce tournage, Ronit retourne en Israël pour le tournage du film israélien Mariage tardif (Hatouna Mehuheret) (2001) de Dover Kossashvili. Pour ce rôle, elle remporte plusieurs récompenses : prix de la meilleure actrice aux « Israeli Academy Awards » en 2001, au Festival International du Film de Thessalonique (2001), au Festival International du Film à Buenos Aires (2002) ainsi que le prix du « Critics’ Choice » aux Etats-Unis en 2003.

L’indomptable comédienne continue de trouver de grands rôles dans son pays natal : mère divorcée et amante passionnée dans  », elle campe une prostituée immature dans ‘Mon trésor’. Caméra d’Or à Cannes en 2004, puis une patronne de café au grand coeur dans La Visite de la fanfare’ succès-surprise de la fin d’année 2007

Déjà co-auteur en 1997 de La Cicatrice de Haim Bouzaglo, Ronit Elkabetz passe en 2004 derrière la caméra avec son frère Shlomi

En 2002, elle interprète également un rôle dans Alila (2002) d’Amos Gitai. Durant l’été 2003, Ronit et Shlomi tournent Prendre femme (Ve’Lakhta Lehe Isha). Drame conjugal inspiré de l’histoire de ses parents, ce film est le premier volet d’une trilogie dont le fil conducteur est Viviane, une femme en quête d’émancipation, interprétée par la réalisatrice. Le deuxième volet, Les Sept jours, nouvel huis clos, centré cette fois sur les relations frères sœurs.

En 2003 Ronit joue également dans le film Mon Trésor de Keren Yedaya, qui remporte la Caméra d’Or au Festival de Cannes en 2004. Pour ces deux films sélectionnés au Festival de Jérusalem de 2004, Ronit remportera le prix de la meilleure actrice.

Après avoir joué un second rôle dans La Fille du RER d’André Téchiné en 2009, l’actrice poursuit dans le genre dramatique, en tournant l’année suivante sous la direction de Fanny Ardant dans Cendres et sang.

L’année 2010 commence bien pour elle, puisqu’elle est à l’affiche de Tête de Turc, un drame réalisé par Pascal Elbé,

Elle a aussi joué Les Mains libres de Brigitte Sy, dans lequel elle tient le rôle principal. Dans ce dernier, la comédienne interprète une femme amenée à transgresser la loi par amour pour un détenu.

Aujourd’hui, Ronit Elkabetz vit entre Tel-Aviv et Paris. Elle a déclaré : « Je suis en permanence à la recherche de mes racines. Je suis née de parents immigrés du Maroc. Mes fondements et ma culture sont pluriels, mais mon histoire, c’est Israël. »

Ftouh Souhail

Articles similaires

Tags: ,

Laisser une reponse

Vous pouvez utiliser ces balises: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>