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En hébreu, Esther signifie ce qui est caché, allusion au fait que le nom de Dieu n’apparaît pas une seule fois dans le texte biblique d’Esther.
Le roi aima Esther plus que toutes les autres femmes…
Elle trouva grâce et faveur à ses yeux plus que toutes les jeunes filles.
Il posa la couronne sur sa tête et  la proclama reine à la place de Vachti. (Meguila Esther II, 17) … 

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Toute l’histoire d’ Esther n’est qu’un long déguisement. C’est le véritable ressort de cette histoire. Esther n’avait pas dit qui elle était, ni le roi ni Haman ne soupçonnaient  qu’elle était juive, et le moment le plus dramatique de l’histoire, son noeud  gordien , c’est lorsque soudain Esther se révèle

« Le roi dit à Esther : « Que veux –tu, Esther, et quelle est ta demande ? Serait-ce la moitié du royaume, je te l’accorde ! ». Esther répondit : «  Ce que je veux , ce que je demande ? Je veux qu’on m’accorde la vie, je demande qu’on sauve mon peuple (Esther VII, 3). »


Ici, Esther incarne encore davantage que  le peuple juif. Elle est la présence divine, cachée dans le monde, et dont nous ne connaissons pas la nature… .. jusqu’à ce qu’elle se révèle.(1). 

L’origine du  nom d’Esther est peut-être perse et se réfère à Astarté, la Brillante, mot qui par la suite a donné « star » en anglais et « astre » en français. C’est donc un nom lumineux mais d’une lumière qui brille dans la discrétion et  le retrait.(2).

Esther porte également un prénom exclusivement hébreu, Hadassah,.
Hadass en hébreu  désigne le myrte,  mais Esther reçoit une lettre supplémentaire : un qui symbolise le Nom divin, et elle est ainsi appelée Hadassah.

Lorsqu’Abram était devenu Abraham, la réception du lui avait permis d’engendrer Isaac : « Ton nom de s’énoncera plus, désormais, Abram : ton nom sera Abraham, car je te fais le père d’une multitude de nations » (Gen. 17 :5).
Le que reçoit Hadass(ah) permet au peuple juif de vivre un réengendrement. Lorsqu’Abram avait reçu le , il était « sorti de son horoscope » (qui lui annonçait qu’il n’aurait pas d’enfants), donc du déterminisme, et il avait commencé l’histoire de l’humanité (qui comporte la dimension de la liberté).

Lorsque Hadass devient Hadassah, elle peut ainsi annuler le sort (le pour) aveugle, ce qui permet au cours de l’histoire de prendre un nouveau départ.(3)

Le myrte est un symbole de beauté, grâce à ses
tiges bien droites, ses feuilles régulières qui ont la forme des yeux, sa couleur d’un vert intense et son parfum délicat; il est de plus un emblème de gloire dans l’Antiquité, accompagné du laurier; enfin, il est de taille moyenne, ni petite ni grande, et ainsi était Esther, nous raconte le Talmud de Babylone(2).

Mais myrte est aussi le symbole de « juste ».  » Les justes
sont comme des myrtes » (4).

Esther est aussi appelée « chochana », la rose. La valeur numérique du mot Esther est égale à 661 ( alef =1, samekh= 60, tav = 400, rech= 200). Esther, belle comme la  rose. (5)

Un maître du Talmud prétend qu’on appelait ce personnage Esther parce qu’en perse « stara » veut dire une étoile, et que la reine était aussi belle qu’ une étoile. Le Midrash ajoutera que celui qui voit en rêve le personnage d’Esther sera lui-même l’objet d’un miracle (4).

Esther est surtout une figure emblématique de la résistance juive face à la haine irrationnelle que le peuple juif subit périodiquement. Sa résolution, son courage, sa fermeté et son esprit de sacrifice pour le bien commun ont toujours forcé l’admiration de tous(1).

Références des textes reproduits ou adaptés

             1  Josy Eisenberg / adin Staeinsaltz Le Chandelier d’OrEd Verdier,P ; »&’6 »&( P.

2 . le Grand Livre des prénoms bibliques et hébraïques,  Marc-Alain Ouaknin et Dory Rotnemer Ed. Albin Michel p.52 et 123                            

     3. Esther, ses faces, ses traditions, par Barbara Weill   http://judaisme.sdv.fr

             4 Le puits d’eaux vives. Entretiens sur les Cinq  Rouleaüx de la Bible, de Claude Vigée et Victor Malka. Ed. Albin-Michel. Collection Spiritualités vivantes. p. 225, 226

       .   5 Rav M. Glazerson, Chlomo Choukroun, La Guematria,Ed. Gallia,  p.183

                                                                               Pierre Caïn , 13  adar 5772      7 mars 2012

Info’SION Torah  Jérusalem-capitale (Israël)    

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Une Reponse to “POURIM – ESTHER : UNE STAR ! Par Pierre Cain”

  1. ceschi marinella déborah dit :

    Pourim hag saméah

    Baroukh atta Adonaï Elohenou Meller HaOlam
    Shomer D’latot Israël…

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