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Les difficultés rendent-elles vertueux, ou, pour dire les choses autrement, suffit-il d’être minorisé, conspué, délégitimé, diabolisé, pour que tout s’efface, que la page redevienne blanche et qu’un nouveau matin virginal se lève? Je ne le crois pas.

Nicolas Sarkozy a beaucoup déçu. Il n’a pas été le président que nous avions appelé de nos vœux. Il portait en lui des espoirs qui n’ont pas trouvé leur terrain d’expression.

Sa politique étrangère n’a pas varié d’un iota, ses initiatives en la matière n’étaient fondées que sur de mauvaises raisons, sur d’incertaines empathies, engluées qu’elles étaient dans un lyrisme inconvenant qui refaisait l’histoire, attirait les regards mais desservait la vérité.
Il n’a pas rempli l’office que nous voulions, ni en matière de sécurité, de réduction des inégalités, d’immigration, de lutte contre les extrémismes, de pacification sociale, de lutte contre le chômage, de préservation des dépenses, d’augmentation du cout de la vie…
Mais le pouvait-il? La France n’est pas située sur un ilot à l’écart des bouleversements, des crises, des effets de la mondialisation, de la globalisation, de l’agressivité des échanges commerciaux, des intérêts partisans.

Il n’a cependant pas démérité. A défaut de satisfaire à toutes les exigences, il a fait preuve de clairvoyance. Identifier un problème c’est déjà commencer à le résoudre.

Il a été le seul à vouloir limiter les effets des tsunamis économiques qui se sont abattus sur tous les continents. Il a fait en sorte, notamment en soutenant les banques, les entreprises, les moyens de production, de ne pas démembrer les organismes décisionnaires, et de réduire la portée des coups de boutoir qui assaillaient nos certitudes. Il ne pouvait pourtant tout endiguer, ni les délocalisations sauvages, ni les fermetures d’usine, ni l’inadéquation de certains secteurs économiques devenus obsolètes ou inopérants.
Il a tenu la barre et c’est le moins que l’on puisse demander à un capitaine.

Il n’est pas exempt de défauts, de pulsions, de réflexes inconséquents, mais qui peut prétendre le demeurer en toutes circonstances?
En un mot comme en cent il n’a pas été parfait, loin de là. Il a accumulé les maladresses, empilé des déclarations inutiles, se faisant le chantre de combats douteux, le porte-drapeau de gens mal intentionnés, d’idéologies mortifères.

Mais à qui est-il confronté, qui sont ses adversaires politiques ?
François Hollande, est devenu un adepte du grand soir, de la revanche. Il incarne des valeurs sensibles qui sont inadaptées aux contraintes de notre époque. Il dénonce la morgue, le cynisme, mais il s’est converti à ces exercices.
Le plus préoccupant est son irréalisme. L’autisme est une maladie, le non-respect des évidences est une faute. Son heure est venue, il le pense, il le sent, il se pense investi d’une mission morale, comme un républicain ému à l’idée de renverser la royauté.
Mais ce faisant il accumule les non-sens, il s’éloigne des exigences imposées par la situation, et entame des chants, des odes, sensés nous séduire, nous entrainer, mais qui nous détournent de nos devoirs. Ce sont des chants de sirènes. Ils sont dangereux.
La pensée unique est en action, les bien-pensants tiennent salon, les sans-culottes ont retrouvé la verve et ils rêvent de Bastilles à prendre, flamberges au vent, drapeaux tendus.
Toutes les tentatives socialistes ont échoué dans le monde, toutes.
Il ne s’agit pas d’affrontements gauche-droite mais de tout autre chose. La vie n’est instantanée que si elle est appréhendée comme telle. Le refus de voir est consécutif à une altération de l’âme.
Les temps à venir seront difficiles, quel que soit le président, quels que soient ses objectifs et les solutions qu’il prône. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour l’envisager.
Mais les choses seront rendues encore plus implacables lorsque des élites technocratiques porteuses d’une idéologie dangereuse prendront le pouvoir, presque sans coup férir.
Je n’ai pas d’autre choix, en tant que citoyen, en tant que juif, de voter pour Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas un vote d’amour mais de raison. Ce n’est pas une option, c’est un pis-aller, mais je ne me pouvais me taire et passer pour un indélicat.
Je voterai donc Nicolas Sarkozy et j’engage ceux que la situation préoccupe à ne pas préférer la pêche ou la plage et à se rendre aux urnes.

Robert BEN DENOUN

Yaacov Ben Denoun Yarcov

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Une Reponse to “Ma profession de foi – Par Yaacov Ben Denoun Yarcov”

  1. moyer joyce dit :

    je suis tout a fait d’accord avec cette analyse hollande est dangereus pour la France pas seulement pour la communite juive Francaise mais pour tous les francais sauf pour les extremistes qui comptent sur lui pour prendre le pouvoir sans coup fletrir

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