3 Comments

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    Bernard CH

    dimanche 10 septembre 2017
    La Kahéna
    Kahena, de son vrai nom Dihya ou Dahia (tifinagh : est une Reine juive guerrière berbère, qui a combattu l’expansion islamique en Afrique du Nord au VIIe siècle.

    Elle est la principale figure, avec Kusayla (chef de la tribus des Awarbas), de la résistance berbère en Afrique du Nord à l’avancée des troupes musulmanes entre 695 à 705. À l’aube de l’arrivée des Arabes en Afrique du Nord, l’unité politique et administrative de la Berbérie Orientale et Centrale (les Aurès, actuelle Algérie) était en grande partie réalisée par Kusayla.

    À son décès en 688, Dihya prend la tête de la résistance. Issue de la tribu des Djerouas (Djerawa), une tribu de Zenata implantée dans les Aurès (à l’est de l’actuelle Algérie), comme le furent les premiers rois (agellid, pluriel igelliden) berbères de Numidie – a été élue ou nommée à cette charge par le conseil de la confédération des tribus. Dihya procèda également à sa réunification des tribus de l’Afrique du Nord orientale.

    Alors que les musulmans ont déjà conquis un vaste territoire ils rencontrent la résistance des byzantins (chrétiens), implantés essentiellement sur les côtes et en particulier à Carthage et Septum, mais aussi celle des Berbères. Les troupes musulmanes dirigés par Hassan Ibn Numan cherchaient à s’emparer de Carthage pour posséder l’Ifriqiya et pour se frayer un chemin vers l’Ouest. Le roi Kusayla, les Carthaginois et Dihya se liguèrent pour empêcher ce passage. Carthage finit par tomber aux mains des troupes musulmanes en 695 et Hassan Ibn Numan se fait nommer gouverneur d’Ifriqiya.

    L’empereur Leonitos récupère Carthage pour trois ans. La seule résistance qui demeurait alors était celle de Dihya. À la première bataille, Dihya remporta une victoire sur les troupes d’Ibn Numan à Miskyana, entre Tebessa et Aïn Beïda, dans la région constantinoise) : Dans la vallée de la rivière, déserte et à sec, la Dihya décide d’y dissimulé son armée pendant la nuit, en partie dans la montagne, en partie derrière, sa cavalerie et ses troupeaux de chameaux, pour prendre en embuscade les troupes d’Ibn Numan.

    Lorsque les Arabes attaquent, ils sont accueillis par une pluie de flèches tirées entre les jambes des chameaux des Berbères. Les Arabes sont écrasés. Les Aurésiens les poursuivront jusqu’à Gabès. La Dihya vient de remporter sa plus prestigieuse victoire, celle de la Meskiana, qu’on appellera « La bataille des chameaux », et parvient à repousser les troupes du Calife jusqu’en Tripolitaine. Ibn Numan sera à nouveau battu en 695 prés de Tabarqa par la Dihya.

    Ibn Numan reporta ses efforts sur Carthage en 699, qu’il reprend, avec la maitrise des mers et du bassin occidental de la Méditerranée. Il demanda alors un supplément d’hommes au calife Ibn Marwan pour s’attaquer aux Aurès, seul rempart restant. Sachant sa défaite imminente, Dihya fit pratiquer la politique de la terre brûlée en vue de dissuader l’envahisseur de s’approprier les terres, s’aliénant par là une partie de son peuple :

    Berbères sédentaires citadins, nomades et des campagnes. Kahena s’engagea une dernière fois dans la bataille en 702 à Tabarqa. La défaite des troupes de Dihya est en partie due à la trahison par Khalid, jeune Arabe que la reine avait épargné et adopté selon la coutume de l’anaïa (« protection ») en vigueur chez les anciens Berbères1.

    Faite prisionnière, La Kahéna fut décapitée, et sa tête apportée au calife. Ses deux fils, Ifran et Yezdia, se convertirent à l’islam et prirent la direction des troupes maures en partance pour l’Espagne. Elle eut également une fille. Divergences historiques

    Le rôle joué par Dahia a constitué un enjeu considérable pour ses commentateurs. Les sources que nous avons sur La Kahéna, symbole indirectement du frein à l’expansion musulmane, proviennent en grande partie des historiens musulmans. C’est donc pour certains d’entre eux, sur des arrière-pensées et vues politiques que sont basées leurs affirmations.

    Cela est d’autant plus difficiles à vérifier que les autres sources sont rares. Véritable nom Son véritable nom reste inconnu. Elle s’appelait peut être Kahena, Kahya, Dihya, Dahya, ou Damya. En effet, cet élément fait objet de nombreuses interprétations idéologiques, ainsi le surnom de Kahina, qui signifierait en un sens « sorcière », car décrite comme un personnage haïssable par certains historiens musulmans, comme Ibn Ben Attir et Le Bayan.

    Mais le sens n’est probablement pas péjoratif, puisqu’à l’origine, ce terme dérive de l’hébreu « Cahen, Cohen » qui signifie prêtresse et du grec être pure. Ces mêmes historiens rapportent que son vrai nom serait Dihya. De même le surnom Damya, dérivé du verbe tamazight edmy signifie « devineresse », « prophétesse ». Dihya, en Chaouia (tachawit) signifie « la belle ». Elle fut souvent appelée Reine Dihya Tadmayt/Tadmut (« La belle Reine gazelle »).

    Religion La religion de cette Berbère, d’origine noble et descendante probablement d’une longue lignée royale des Aurès, n’est pas établie de manière sûre. Pratiquait-elle aussi l’Animisme ? Les sources historiques apportent des témoignages bien divergents. C’est Ibn Khaldoun, réputé l’un des historiens le plus sérieux du Moyen-Âge, qui raconte qu’elle était Juive; « Parmi les Berbères juifs, on distinguait les Djeraoua, tribu qui habite l’Aurès, et à laquelle appartient la Kahena ».

    Aussi, selon l’historien et géographe français, le professeur Émile Félix Gauthier : « Les Djeraouas ne sont plus des chrétiens comme les Aurébas, mais bien des juifs ». Auparavant, Strabon avait témoigné à l’époque romaine que les juifs étaient nombreux en Afrique du Nord. Certains y étaient venus librement au fil des siècles avec les phéniciens, dès le temps des Carthaginois, tandis que d’autres y avaient été déportés par Trajan, après avoir tenu tête en Cyrénaïque aux légions romaines. Ainsi avaient-ils participé à la conversion de nombreuses tribus berbères.

    Certains pensent que Dihya était chrétienne parce qu’elle était la fille de « Matya » lui-même fils de Tifan. Des noms qui seraient les déformations de Matthieu (comme l’Apôtre) et Théophane (repris par de nombreux Saints chrétiens). Mais on connaît l histoire juive et le rôle joué par Matthytiaou Cohen Gadol, père de Juda Macchabée qui a bouté les syriens de Judée.(Hannoucca) D’autres laissent entendre que Dihya aurait pû être animiste sans pouvoir pour autant préciser de quel culte il s’agirait, les Berbères ayant été païens avant l’arrivée du christianisme.

    Ainsi, la signification prêtresse et être pure de son nom Kahena, correspondrait à une tradition animiste en Afrique du Nord, selon laquelle les prêtresses subiraient un rituel de purification. En prenant pour exemple la reine touareg Tin Hinan que l’on supposait, de la même manière, chrétienne, alors que la découverte récente de son tombeau laisse penser qu’elle était animiste. Politique de la terre brûlée

    L’historiographie a également mis l’accent sur la politique de la terre brûlée qui aurait été pratiquée sous la Kahena, d’après Ibn Khaldoun, Ibn El Athir et Le Bayan, ce qui aurait motivé le mécontentement des cultivateurs de la côte.

    Cette version est contestée par certains selon lesquels, il se serait agi, pour les historiens musulmans, de discréditer la reine berbère hostile à l’expansion musulmane : des villes et des villages auraient certes effectivement été brûlés, mais cela s’expliquerait non par l’invasion arabe, mais par le fait que l’Afrique du Nord, depuis la chute de l’empire romain d’Occident, était le théâtre d’affrontements entre Byzantins et autochtones, voire entre Berbères nomades et sédentaires.

    Anecdotes Entre l’antique Thevest romaine (aujourd’hui Tebessa) et l’agglomération de Bir El Ater se trouve un puits appelé « Bir el kahina » (le puits de la kahina), en référence ou en souvenir du lieu où elle aurait été tuée. À Baghaï, actuellement petit village à une vingtaine de kilomètres de Khenchela, les habitants désignent certaines ruines anciennes comme étant les ruines du « palais de la Kahina »

    Le nom de la rivière Meskian, où Kahina y remporta sa première victoire contre le général Ibn Numan, ainsi que celui du village de Meskiana qu’elle traverse, viendrait des mots berbères Mis n Kahina qui signifie « les fils de Kahina ».

    Certains berbères chaouis des Aurès disent qu’ils ont le « nez de la Kahina » qui d’une grande beauté aurait eu, un peu comme Cleopâtre, un nez particulier, mais cette fois non pas long mais doté d’une petite bosse.

    Dans toute la region d’Arris jusqu’à la vallée de Ighzer Abdi le nom Diyya est assez courant chez les chaouis « Djebailia ». Aussi, le personnage historique de Dihya est devenue de nos jours un symbole, aux cotés de Massinissa et Jugurtha, du mouvement berbériste. Notes et références 1. ↑

    L’Anaïa était accordée obligatoirement à toute personne qui en faisait la demande. Par exemple, le roi Massinissa l’avait accordée à ceux qui furent au départ ses ennemis (Meztul, Lacumazes, Sophonisbe, etc).

    Voir aussi

    Histoire de l’Algérie • Histoire des Berbères

    Berbères • Chaouis

    Aurès Bibliographie Voir références sur Dihya/Dimya (Kahina) sur http://www.mondeberbere.com/

    Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères (traduit de l’arabe par le Baron de Slane), Tome I, Alger, 1852-1856, p.208.

    Émile Félix Gauthier, Les Siècles obscurs du Maghreb, Payot, Paris, 1927, p.245. 

    André Chouraqui, « Histoire des Juifs d’Afrique du Nord » PUF, Paris, 1952.  Nabile Farès, Mémoire de l’absent, Éditions du Seuil, Paris, 1974.

    Tahar Djaout, L’Invention du désert, Éditions du Seuil, Paris, 1987, pp. 31-33. 

    Gisèle Halimi, La Kahina (roman), Plon, 5 octobre 2006

  2. 2

    BRAMI CHARLES

    les forces françaises opérant dans cet immense territoire dvrait trouver une traçabilité de cette fameuse période .il me semble avoir lu un commentaire c POUoncernant une tribu juive en cote d’IVOIRE ….
    DES RESCAPES LES TRDE TOUS SES PROGROMMES QUI N’ONT QUE TROP DURES..
    ENFIN L’ETAT D’ ISRAEL EST LA….ET NOUS FERONS TOUT AFIN QU’IL SOIT UNE LUMIERE POUR LES DECENNIES A VENIR……

  3. 1

    BRAMI charles

    tous mes compliments pour cet état des lieus
    on ne peut imginé ce que nos ancàtres ont souffert aprés les massacres des ROMAINS D’UNE PART ET DES MASSACRES PAR LES CATHOLIQUES ..les PERSES (POUR FETER POURIM ET LE DRAME D’HESTER ),et son roi cela résume beaucoup de choses ajouter a cela les arabes ..et les nazis ..D MERCI IL RESTE DES DESCENDANTS QUI NE DEMANDENT QU’A CONNAITRE LEURS ASCENDANTS POUR LEUR RENDRE HOMMAGE …
    ON M’A DIT UN JOUR QUE LES KABYLES RESPECTAIENT UNE «  » KAENA «  »
    une reine ou princesse de kabylie????????

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