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Charles Meyer, avocat, et Philippe Juza, historien, rejoints par Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire général de l’ONU, qui a accepté de préfacer le volume, publient un ouvrage intitulé « Réfugiés palestiniens. Otages de la diplomatie ».

Le livre, en revenant sur l’histoire du conflit et en rappelant les différentes tentatives internationales pour le résoudre, montre qu’il y a, tout au long de son histoire, une question qui semble résolument omise : celle des réfugiés palestiniens. Proposant, pays par pays (Irak, Liban, Syrie, Jordanie), ce qu’ils appellent « une radiographie de la situation des réfugiés palestiniens », les auteurs dénoncent leurs conditions de vie intolérables depuis 62 ans et s’insurgent contre la politique menée par l’ONU qui, en créant une agence spécifique pour leur venir en aide, l’UNRWA (agence des Nations Unies pour l’assistance et le travail des réfugiés palestiniens au Proche Orient), les maintient paradoxalement dans une situation inacceptable de misère morale et matérielle au lieu de favoriser leur intégration et d’améliorer leurs conditions de vie dans leur pays d’accueil respectif.

Pour eux, le statut juridique spécifique des réfugiés palestiniens, qui, rappelons-le, est dérogatoire par rapport au statut universel des réfugiés, en institutionnalisant, d’une certaine façon, leur précarité, ne fait que renforcer la violence du conflit. Il est grand temps, à leur avis, d’aider ces générations de Palestiniens, devenus, au fur et à mesure des années, des sortes de réfugiés à perpétuité, à échapper à ce statut, et d’adopter, au niveau international, une nouvelle façon de penser la question.

Pour Boutros Boutros-Ghali, dans sa préface, à l’instar des auteurs, il ne fait pas de doute que « le problème des réfugiés palestiniens est une situation oubliée qui laisse la plupart des habitants de notre planète relativement indifférents ».

Il fait remarquer que « la misère des Palestiniens, leurs conditions de vie difficiles sont très peu médiatisées » et que, de facto, « l’amélioration de leur sort n’entre pas dans la liste des priorités de la communauté internationale » qui ignore délibérément, selon lui, la question et préfère en suspendre sa résolution à celle du conflit.

Il est évident, à son avis, qu’ « il n’y a pas de volonté politique pour trouver une solution au problème », et que, dans ces conditions, l’UNRWA ne peut être rien d’autre qu’ « une coquille vide ». Quant au statut des réfugiés palestiniens, il est, pour lui, « tout bonnement discriminatoire »

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Une Reponse to “Dr Zvi Tenney : Le statut dérogatoire des réfugiés palestiniens, l’ouvrage de Charles Meyer et Philippe Juza”

  1. Elie dit :

    C’EST TELLEMENT PLUS COMMODE POUR L’ONULE DE PAYER DES

    MILLIONS DE DOLLARS A UNE BANDE D’ASSISTES ASSASSINS ET

    TUEURS ET DE BLAMER ISRAEL , SUPER BOUC EMISSAIRE !!!!!

    MERCI M.BOUTOS POUR VOTRE CLAIRVOYANCE !!!!

    SI SEULEMENT LE SECRETAIRE ACTUEL POUVAIT « SE BOUGER « 

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