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Le cheval nous fait rêver, il est associé aux voyages et au sport à sensation forte.
Au-delà de cette image de loisir, il est également un auxiliaire irremplaçable pour soigner des pathologies très handicapantes comme l’autisme et la schizophrénie.

centre d’équithérapie INTRA

L’équithérapie ou le soin avec le cheval
Le cheval a longtemps été indispensable pour l’homme, notamment pour le transport et le travail. Son utilisation médicale, l’équithérapie, se développe de plus en plus, particulièrement en Israël, aux Royaume-Unis, en Allemagne et aux Etats-Unis.

La progression équestre n’est pas un objectif en soi. Le travail mené avec le cheval est globale. Il vise le bien-être et une progression ou une stabilisation du patient. Cette rééducation par l’équitation est motrice et affective. Le cavalier est actif et il exerce une influence sur le cheval, à terre ou en selle. Il demande, se fait entendre et peut donc prendre mieux conscience de son « moi ».

Comment le cheval soigne
L’équithérapie concerne les personnes souffrant de troubles psychologiques et de handicaps physiques. Ainsi, une liste non exhaustive de maladies comprend l’autisme, la schizophrénie, la sclérose en plaques, le stress post-traumatique, ou encore les aveugles et les sourds. Chaque patient a un traitement adapté à sa pathologie.

Le cheval est utilisé comme vecteur à la fois pour l’aspect psychologique et physique. Ainsi, l’équithérapie reproduit le mouvement de la marche à partir du bassin jusque dans le haut du corps. Il n’existe pas d’appareil pouvant recréer un tel mouvement, le cheval est donc irremplaçable pour les personnes en fauteuil roulant ou avec des difficultés de locomotion.

De plus, le soin intervient aussi sur la psychologie des patients. Les chevaux d’équithérapie sont doux et leur contact calme les cavaliers, tout en les stimulants avec un pas régulier et allant.

Israël, pays pionnier
L’équithérapie est une des réponses pour soigner le stress post-traumatique d’anciens soldats et les civiles victimes d’attentats en Israël. Cette thérapie s’est développée à partir des années 1980, et elle est désormais en plein essor.

Au fil du temps, la thérapie par l’équitation se fait plus professionnelle et la formation des moniteurs plus académique. Ses résultats la rendent également populaire auprès du corps médical qui bien souvent la prescrit, sachant que le cheval réussira à remotiver les patients les plus déprimés ou les plus fatigués par des années de soins. La sécurité sociale israélienne, la Koupat-Holim, reconnaît d’ailleurs l’équithérapie et prend en charge partiellement les coûts pour les anciens soldats victimes de stress post traumatique.

L’exemple et la réussite du centre d’équithérapie INTRA
Laurence Ikan est l’une des fondatrices de l’association à but non lucratif INTRA (Israel National Therapeutic Riding Association). Elle est la Présidente du Comité de thérapie par l’équitation de la Fédération Equestre Nationale d’Israël. Cette franco-israélienne a décidé de mettre sa passion des chevaux au service des handicapés. Ce centre est l’un des plus importants d’Israël avec une vingtaine de chevaux. Il est situé au nord de Netanya, à une trentaine de kilomètres de Tel Aviv.

INTRA reçoit des enfants et des adultes souffrant d’autisme, de schizophrénie, d’hyperactivité, ou de stress post-traumatique. Une ordonnance médicale est nécessaire pour chaque patient qui est pris en charge avec un traitement adapté. De jeunes délinquants sont aussi reçus pour les aider à se réinsérer. Le contact et les exercices à cheval aident également les aveugles à avoir une meilleure perception pour se déplacer.

Le personnel possède de solides connaissances en équitation et a reçu une formation sur les maladies soignées par l’équithérapie. INTRA est également un centre de formation pour les futurs équithérapeutes. Toutes les bonnes volontés sont aussi les bienvenues : le centre accueille les volontaires qui souhaitent donner un peu de leur temps.

Le cheval et le thérapeute, au cœur de la réussite de l’équithérapie
Les chevaux de thérapie sont sélectionnés selon d’exigeants critères physiques et comportementaux. Ils doivent avoir une bonne constitution, être en bonne santé et ne pas présenter de problèmes de boiterie chronique ou d’inégalité dans le mouvement. Ces chevaux sont entrainés à tolérer les spécificités des soins aux handicapés comme les mouvements incontrôlés de certains cavaliers, l’utilisation d’accessoires de thérapie et certaines techniques de mises en selle.

Les chevaux sont sujets à de nombreuses pressions physiques et mentales. Les périodes de travail avec les patients doivent alterner avec du repos et des entraînements effectués par des cavaliers confirmés. Des promenades en extérieur et un régime nutritif équilibré sont également la clé d’une longue et heureuse carrière.

Ce métier fascinant, Laurence Ikan le décrit aussi comme physiquement et mentalement très difficile. Quelle est la motivation des équithérapeutes ? Laurence Ikan explique que c’est la conscience profonde du devoir envers ceux que la vie n’a pas aidé et l’amour et le respect des chevaux qui lui donnent l’énergie nécessaire.

L’équithérapie est une nouvelle forme d’alliance entre l’homme et le cheval. Associé à la médecine traditionnelle, c’est la promesse d’une meilleure prise en charge pour les malades.

Marianne Miguet

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Pour en savoir plus :
Site internet d’INTRA : http://www.intra.org.il/articles.php ?tPath=12_30&language=en
Contact : laurence.ikan@gmail.com

Source : http://www.ambafrance-il.org/Le-cheval-allie-inattendu-et.html

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