pub2011

Ce dimanche, un choix décisif pour l’avenir de la France attend chacun d’entre nous. Au-delà des hommes, Nicolas Sarkozy et François Hollande, c’est avant tout deux camps qui s’opposeront le 6 mai prochain. Les électeurs franco-israéliens, une majorité des membres de la communauté juive française et l’ensemble des amis d’Israël ont l’habitude de prendre en considération les prises de positions relatives à Israël des différents candidats à l’élection présidentielle avant d’accorder à l’un -ou plusieurs- d’entre eux, leur confiance.

Faisons le point.

Nicolas Sarkozy s’est toujours présenté comme étant un ami d’Israël. Malgré la pression du Quai d’Orsay et des puissants réseaux pro-palestiniens, son discours en faveur d’Israël n’a jamais évolué négativement. Il y a quelques semaines encore, durant le Dîner du Crif, il prononçait avec beaucoup de convictions la phrase suivante : « Je voudrais dire que dans toute ma vie politique, vous le savez, j’ai défendu Israël ». Dire ce n’est pas faire, certes, force et de constater que rares sont les personnalités politiques françaises de premier plan capables de parler ainsi à l’heure actuelle. En dehors des discours, il est donc utile de juger un homme politique sur ses actes et nous avons le devoir de reconnaitre que nombreuses sont les décisions et pressions adoptées par la France durant ces cinq dernières années allant à l’encontre des intérêts israéliens.

Le vote français en faveur de la demande d’admission de la Palestine à l’UNESCO, les propos désobligeants de l’actuel président de la République à l’égard du premier ministre israélien Binyamin Netanyahou, la condamnation de « l’Opération Plomb durci » ou encore celle de l’arraisonnement de la flottille terroriste de l’IHH turque en 2010 sont autant d’exemples qui permettent de démontrer que Nicolas Sarkozy n’a pas été durant son mandat le grand ami d’Israël qu’on pouvait espérer à l’image des Reagan, Harper, Aznar et Thatcher.

Enfin, Claude Goasguen, président du groupe parlementaire d’amitié France-Israël, s’est adressé cette semaine aux français d’Israël afin de les rassurer quant à l’amitié sincère qu’éprouve le chef de l’État envers Israël et de rappeler que « le seul qui a su tenir tête aux diplomates [du Quai d’Orsay] et permis qu’on ne revienne pas aux errements du passé, c’est Nicolas Sarkozy ». Sans répondre parfaitement aux attentes légitimes des électeurs attachés à la sécurité et aux intérêts de l’État d’Israël, il faut reconnaitre que le président sortant, de par le discours qu’il a l’habitude de tenir et son refus de reconnaitre unilatéralement et sans condition un État palestinien, est davantage favorable à Israël que ses prédécesseurs.

Les rapports entretenus par François Hollande, candidat du PS, avec la communauté juive et l’Etat d’Israël ont pour le moins toujours été cordiaux. Il n’est en rien un habitué des discours enflammés incitant à la haine contre Israël et la communauté juive. Cependant, le pouvoir se partage et dans l’hypothèse où le candidat socialiste accèderait à la présidence, nous sommes en mesure d’avoir une certitude : il s’appuiera sur une large coalition qui rassemblera notamment les formations politiques d’Eva Joly (EELV) et de Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) dont les positions radicalement anti-sionistes sont notoires. Le caractère de François Hollande, lui-aussi, est bien connu de tous : cet homme est dans l’incapacité de prendre des décisions, donc de s’imposer et cède trop facilement à la pression, en d’autres mots, il ne sait pas dire « non ». De cette faiblesse, son entourage en est bien conscient.Il suffit d’ailleurs de prendre connaissance des différents jugements émis par ses « amis » à l’encontre de sa personne. Par conséquent, et c’est malheureusement une évidence, son entourage aura, à n’en pas douter, une influence décisive sur la politique qui sera la sienne. Aussi, la haine viscérale d’Israël ne s’arrête malheureusement pas aux verts et aux communistes, elle est avant tout présente au cœur même du Parti Socialiste.

En effet, Martine Aubry (qui était pour la reconnaissance unilatérale de la « Palestine »), pressentie à Matignon, et dont nous pouvons constater qu’elle n a pas jouée un rôle majeur lors de cette élection. Surement est ce a cause des diatribes échangées lors des primaires socialistes. Arnaud Montebourg (dont le score aux primaires socialistes lui confère un poids considérable) et Benoit Hamon (porte-parole de l’actuel du PS) sont autant de personnalités socialistes dont les propos et l’action n’ont jamais été en faveur d’Israël.

On peut également citer le cas d’un autre leader du PS, le maire de Paris Bertrand Delanoë, qui est allé jusqu’à recevoir à l’Hôtel de Ville, le terroriste franco-palestinien Salah Hamouri après sa libération. Enfin, le rapport de Jean Glavany (député PS) accusant Israël d’apartheid ou le communiqué du parti de François Hollande osant mettre au même niveau Guilad Shalit, un otage israélien, et les terroristes palestiniens libérés suite à un accord avec le Hamas(1) sont autant de preuves démontrant une prise de position violemment anti-israélienne, celle-ci caractérisant de plus en plus l’ensemble de la gauche française. Par contre, notons que François Hollande, lors de sa rencontre avec Mahmoud Abas, n a pas l’air de désavouer non plus(2), le  « OUI » de la France a l’UNESCO dicté par Nicolas Sarkozy.

Enfin pour finir, lors du défilé traditionnel  du 1er Mai, organisé par les syndicats comme chaque année, était célébré aussi le « vrai » travail, et quelques revendications les plus importantes…

Ces derniers jours, la politique et la personnalité de Nicolas Sarkozy ont été victimes d’un amalgame inacceptable en provenance de différents médias et personnalités de gauche.
En effet, le fait de mettre sur le même plan le quinquennat du président sortant avec la barbarie qui caractérise le régime de Vichy relève du relativisme historique le plus detestable et constitue une insulte aux victimes de la Shoah.
Faudrait-il rappeler à cette même gauche que les radicaux-socialistes étaient pour beaucoup de fidèles soutiens au régime de Vichy… à commencer par François Mitterrand et sa Francisque, cette dernière n’étant rien de moins que la plus haute décoration attribuée par le régime de Pétain à ses partisans les plus dévoués. N’oublions pas non plus le fidèle engagement pétainiste (3) d’un certain Georges Hollande avec lequel l’actuel candidat socialiste, son fils, n’a jamais pris ses distances publiquement. Hollande n’est en rien responsable des errements politiques de son père, certes, mais il est d’autant plus inconvenable d’exiger de Marine ce qu’on n’ose pas demander à François…

Jonathan Curiel – JSSNews
Les articles publiés en Tribune Libre n’engagent que leurs auteurs.
Sources :
1/http://www.parti-socialiste.fr/communiques/liberation-de-gilad-shalit-0
2/http://www.parti-socialiste.fr/articles/francois-hollande-rencontre-mahmoud-abbas-jamplifierai-les-efforts-pour-quun-accord-de-paix
3/ http://www.francesoir.fr/actualite/societe/hollande-tombe-masque-134580.html

Source : http://jssnews.com/2012/05/02/la-france-forte-contre-la-francisque/#comment-237579

Articles similaires

Tags: , , , , , ,

Une Reponse to “La France Forte contre la Francisque… Par Jonathan Curiel – JSSNews”

  1. Tamara dit :

    La fête du 1er mai est la fête du travail et non la fête de la Haine, mais il est des personnes qui n’ont pas les mêmes valeurs que les vrais démocrates, alors bof, laissons tomber ou justement ne laissons pas tomber, votons pour le moindre mal… le moindre mal qui malheureusement, ne condamne pas ces manifestions qui en rappellent d’autres époques pas très lointaines, au nom de la liberté d’expression ? mais ces gens là ne savent pas cela, ils en usent et en abusent tout simplement. France Forte, nous attendons. Tamara

Laisser une reponse

Vous pouvez utiliser ces balises: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>