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Dans le célèbre classement de Shanghai (classement des meilleures universités mondiales établi par des chercheurs de l’université chinoise de Jia-Tong), publié le mois dernier on peut compter parmi les cent meilleures institutions académiques au monde, cette année encore, l’Université hébraïque de Jérusalem.

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Elle monte en effet d’une place par rapport à l’année 2008, accédant ainsi au 64e rang. L’Université hébraïque est la seule université israélienne dans ce classement où Harvard figure en tête, suivi par Stanford et Berkeley.

Les chercheurs de l’université de Shanghai passent chaque année en revue plus de 2000 universités du monde entier et dressent la liste des 500 premières. Ce classement prend en compte des critères académiques comme les prix remportés par les élèves et les professeurs, les articles publiés dans les journaux spécialisés et le nombre de chercheurs mondialement réputés.(1) Il est reconnu internationalement comme étant le plus objectif de tous.(2)

L’Université hébraïque s’est tout particulièrement illustrée pour les sciences de l’informatique où elle se classe 25e ; l’Université de Tel-Aviv et l’Institut de Technologie de Haïfa se classent dans le top 150 ; l’Institut Weizmann dans le top 200, l’université Ben-Gourion du Néguev et l’université Bar-Ilan dans le top 400. Au total nous avons donc six universités israéliennes classées dans la liste des 500 universités mondiales. (Aucune université arabe n’est ne se trouve dans les liste des top 500)

A l’annonce du classement, le président de l’Université hébraïque, Menahem Ben-Sasson, s’est exprimé en ajoutant : « Nous aspirons maintenant à atteindre le top 50 des meilleurs universités mondiales et nous devons continuer à être la meilleure université israélienne. »

L’Université hébraïque de Jérusalem, dont la majorité des campus se trouvent à Jérusalem, est l’un des principaux établissements universitaires en Israël. Elle est historiquement la première des huit universités israéliennes, et est internationalement reconnue comme l’une des cent meilleures institutions académiques au monde.

Le projet d’une université où l’enseignement se ferait en hébreu a pris forme relativement tôt dans la pensée des penseurs du mouvement sioniste. Encore fallut-il attendre que cette langue connaisse un réel renouveau au début du XXe siècle, grâce aux efforts d’Eliezer Ben Yehuda, et d’autres figures importantes du sionisme.

La création de l’université fut proposée en 1884 à la conférence de la société Hibbat Zion de Kattowitz. Un grand supporter de cette idée était Albert Einstein, un physicien Juif qui, plus tard, légua toute son œuvre et ses écrits à l’université. Ils sont aujourd’hui conservés à la bibliothèque Albert-Einstein de l’université.

La « première pierre » de l’université fut posée en 1918, et, sept ans plus tard, le 1er avril 1925, l’ouverture officielle de son premier campus, sur le Mont Scopus de Jérusalem, fut célébrée par une cérémonie de gala où étaient présents, parmi d’autres, des leaders du monde juif, incluant le gouverneur, Chaim Weizmann, académicien distingué, ainsi que des figures municipales, et des dignitaires britanniques, incluant Sir Arthur James Balfour, Allenby, et Sir Herbert Samuel.

Dès 1947, l’Université grandit pour devenir un grand institut d’enseignement et de recherche. Elle comprenait des facultés ou d’autres unités en Humanité, sciences, médecine, éducation et agriculture (la dernière dans un campus à Rehovot). La bibliothèque nationale juive (plus tard devenant la Bibliothèque nationale d’Israël, des presses universitaires (University press) est un centre d’éducation le plus développée dans le monde (3).

Durant la guerre d’indépendance imposée en 1948 au jeune État d’Israël, le site de l’université fit l’objet d’une âpre lutte, car sa situation, au nord-est de la future capitale, le rendait particulièrement vulnérable. Isolé au cours des combats du reste de la ville, le Mont Scopus se trouva, après l’Armistice de 1949, inclus dans la partie de la ville occupé par la Jordanie.(4).

Quand le gouvernement jordanien interdit aux israéliens, contrairement aux Accords d’armistice de 1949, l’accès à l’université, elle fut contrainte de s’installer à Givat Ram (5), dans la partie occidentale de Jérusalem, et ne reprit une activité normale qu’en 1953. Quelques années plus tard, en même temps que l’organisation médicale Hadassah, un campus de sciences médicales fût bâti dans le quartier de Jérusalem d’Ein Kerem dans le Sud-Ouest (6).

Jusqu’en 1967, les étudiants, alors au nombre de 12 500, sont dispersés dans les campus de Jérusalem et de la Faculté d’Agriculture à Rehovot (7). Après la Guerre des six jours, l’université hébraïque retrouve ses locaux initiaux, qui sont reconstruits en 1981, les bâtiments d’origine ayant été endommagés par les combats. L’effectif de cette université a constamment progressé, et passe la barre des 23 000 étudiants en 2003.

L’Université fut de nouveau touchée par la violence le 31 juillet 2002, quand un terroriste palestinien, résident (non-israélien) de Jérusalem-Est et membre d’une cellule du Hamas, fit exploser une bombe dans une cafétéria, bondée à l’heure du déjeuner. Neuf personnes – cinq Israéliens, trois citoyens américains, et un citoyen franco-israélien – furent tuées par l’explosion et beaucoup d’autres blessées. Le Hamas revendiqua la responsabilité de cette attaque, qui intervient à peine quelques jours après l’assassinat du terroriste au nom de Salah Shehadeh par l’armée israélienne.

L’université hébraïque de Jérusalem a développé une réputation de renommée mondiale pour ses études dans les sciences et la religion, un domaine dans lequel elle possède d’abondantes ressources, comprenant la plus grande collection mondiale d’études juives, et a donné naissance à de nombreux enseignants et savants. Ses diplômés comprennent des Prix Nobel en sciences et en économie : Daniel Kahneman (Prix Nobel d’économie 2002), Aaron Ciechanover (Prix Nobel de chimie en 2004), David Gross (prix Nobel de physique en 2004), Avram Hershko (prix Nobel de chimie en 2004), Robert Aumann (Prix Nobel d’économie en 2005) et Ada Yonath, (Prix Nobel de chimie en 2009) (8)

Le Conseil israélien pour l’enseignement supérieur, qui a récemment classé les universités israéliennes selon le critère d’excellence académique, peut être ravi de voir que l’Université hébraïque a reçu le meilleur classement 64e dans le monde selon le classement de Shanghai 2009.

Vives félicitations à son Président Dr Menahem Ben-Sasson (en photo).

Ftouh Souhail, Tunis

(1) La publication de ce classement connaît un important écho mondial. Academic Ranking of top 100 World Universities – 2009

(2) Les Critères du classement :

*Qualité de l’enseignement : Nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les anciens élèves

* Qualité de l’institution : Nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les chercheurs et nombre de chercheurs les plus cités dans leurs disciplines

* Publications : Articles publiés dans Nature et Science et Arts & Humanities

* Taille de l’institution : Performance académique au regard de la taille de l’institution

(3) Historiquement, la Bibliothèque nationale juive était la bibliothèque centrale de l’université ainsi que l’une des plus impressionnantes collections de livres et de manuscrits au monde. C’était aussi la plus vieille section de l’université. Fondée en 1892, en tant que centre mondial pour la préservation des livres relatifs à la pensée juive et à la culture juive, elle joua le rôle d’une bibliothèque universitaire centrale jusqu’en 1920. Ses collections hébraïques et juives sont les plus grandes du monde. Elle contient tous les livres publiés en Israël, et essaye d’acquérir tous les livres en relation avec Israël publiés dans le monde. Elle possède plus de 5 millions de livres et des milliers d’articles dans des sections spéciales, nombre d’entre eux sont uniques. On peut y trouver les Archives d’Albert Einstein, les manuscrits en hébreu, la collection de cartes d’Eran Laor, la collection scientifique d’Edelstein, la collection Gershom Scholem, et une collection unique des manuscrits et écritures précoces de Maïmonide. Cette bibliothèque a désormais pris son autonomie en vertu de la National Library Law.

(4) Le Mont Scopus dans la partie est de Jérusalem, est l’endroit où se trouvent la faculté des sciences humaines, la faculté des sciences sociales, la faculté de droit, l’École internationale Rothberg, le Centre étudiant international Frank Sinatra, l’Institut de recherche pour l’avancement de la paix Harry S. Truman, l’Institut d’études juives Mandel ainsi que l’École de politique publique, récemment créée.

(5) Le campus Givat Ram, situé dans la partie centrale de la ville (Knesset, Bureaux du Premier ministre, etc.), contient les départements scientifiques, ainsi que la Bibliothèque nationale juive et universitaire.

(6) Le campus Ein Kerem est situé dans le même complexe que l’Hôpital Hadassah d’Ein Karem. Même si les principaux objectifs de ce campus sont les départements médicaux et dentaires de l’université, se trouve également le département de biologie moléculaire.

(7) La Faculté d’Agriculture et l’École vétérinaire sont situés dans la ville de Rehovot.

(8) Parmi les élèves de l’académique et l’Université hébraïque on notera aussi des hommes politiques comme Moshe Katsav, ex-Président d’Israël, Ariel Sharon, ex-Premier ministre d’Israël et Ehud Olmert, ex-Premier ministre notamment

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