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Ali Mohamad, officier égyptien proche des milieux islamistes, est limogé de l’armée égyptienne après l’attentat contre le président Anouar El Sadate. Il prend contact avec l’embryon d’El Qaeda et devient un des lieutenants d’Oussama Ben Laden. Après avoir émigré aux Etats-Unis, il réussit à s’infiltrer dans les forces spéciales de l’US Army, puis parvient à devenir informateur au sein du FBI et de la CIA.

Ne dissimulant aucunement ses options islamistes à ses supérieurs au sein de l’armée américaine, il leur explique en détail ce en quoi il croit et leur fournit tous les éléments pour éveilleur leurs soupçons mais ils sont sourds à ses avertissements. Ainsi, sans être aucunement inquiété, il poursuit ses activités subversives qui le lient à pratiquement tous les attentats terroristes islamistes de la fin des années 80 et des années 90.

Dans une phrase clé prononcée devant une batterie d’officiers US cherchant à pénétrer la mentalité jihadiste mais structurellement incapables d’en saisir le sens, il résume en quoi constitue le talon d’Achilles des Occidentaux face aux Islamistes: « Un Américain ne voit pas ce que voit un Arabe. Il refuse de l’écouter parce qu’il ne voit que ce qu’il veut voir et n’entend que ce qu’il veut entendre. »

Méir Ben-Hayoun


Source : http://www.drzz.info
Vidéo : L’histoire de l’agent d’Al-Qaeda qui a infiltré les Etats-Unis, Ali Mohamed

Un lecteur a débattu avec la rédaction à propos d’Ali Mohamed, l’agent double d’Al-Qaeda qui a infiltré les Etats-Unis pendant près de 15 ans. D’autres se sont étonnés de n’avoir jamais entendu parler du personnage.

Nous proposons aux lecteurs de drzz.info ce documentaire du National Geographic, l’un des rares médias à avoir traité du sujet. Le résultat est intéressant à plus d’un titre, même s’il n’est pas complet…

Ali Mohamed travaillait toujours pour la CIA lorsqu’il était formé à Fort Bragg, un détail important que ne mentionne pas le documentaire. A force de vouloir plaire à ses sources, le National Geographic évite de se pencher sur l’épisode rocambolesque de 1984, lorsque l’Egyptien séduit une Américaine rencontrée dans un avion, l’épouse six semaines plus tard et obtient ainsi une carte verte – un classique dans la création d’une couverture dans le monde du renseignement. De même, le réalisateur refuse d’expliquer comment Ali Mohamed a pu être recruté dans l’armée américaine à l’âge très avancé de 34 ans, ce qui est rigoureusement impossible à moins d’être salarié d’un autre organisme, dans ce cas la CIA. Erreur plus flagrante encore, le documentaire reprend une histoire racontée par Ali Mohamed lui-même et mettant en scène, négativement, les troupes israéliennes. Quiconque est déjà allé au Moyen Orient connaît l’histoire du petit Arabe dont le troupeau de chèvres a été décimé par Tsahal – un mensonge antisémite et puérile qui circule depuis des décennies dans la région.

Cela dit, et malgré ces quelques faiblesses, le film mérite d’être vu.



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