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Selon la légende rapportée par mon arrière grand-père, le  Rabbin Haim Bliah, la Ville de Tlemcen fut transformée par l’arrivée d’un réfugié d’Espagne du nom d’Ephraïm Enkaoua.
Ce jeune médecin fuyait l’Espagne après le pogrom de Tolède, en 1391, où périt, sur le bûcher, son père Rabbi Israël Enkaoua célèbre auteur du « Menorat Ha Maor« .
En chemin sur la route de Tlemcen, Rabbi Ephraïm Enkaoua aurait refusé de poursuivre le voyage avec la caravane pour ne pas enfreindre le Shabbat. Il était seul. Un lion surgit d’un buisson au coucher du soleil.
Le fauve s’approche, s’accroupit devant le rav et tient les autres bêtes féroces en respect tout le Shabbat tant est grande la crainte que le Rav lui inspire.
A l’issue du Shabbat, le lion tient entre ses mâchoires un serpent dont les extrémités se rejoignent, formant un licou sur sa nuque. Il fera ainsi son entrée dans Tlemcen. Les musulmans interdisaient alors aux juifs d’y habiter.
Rav Ephraïm Enkaoua résidait comme ses frères dans un faubourg de Tlemcen.


Un jour, la fille unique du gouverneur de Tlemcen tomba gravement malade.
Les médecins de la ville impuissants font appel à lui.
« Sauve-la, et je te donnerai tout», implore son père. R. Ephraïm la guérit et dit au gouverneur:
« Je ne veux ni or ni argent! Simplement l’autorisation pour mes frères de s’établir à l’intérieur de la ville, dans un quartier qui leur sera propre».
Satisfaction lui est donnée. Les Juifs y vécurent de nombreux siècles. Ma famille y résidait aussi.
Second miracle plus grand encore que le premier; le Rav Ephraim Nkaoua reçut la visite de trois visiteurs, une nuit où il était resté seul dans sa Yechiva, plongé dans son étude.
Devant lui se tenaient trois hommes, empreints de sainteté. Salut à toi, Maître, lui dirent-ils. Sache que nous sommes le Rif, le Rambam et Rabi Youssef ibn Migach (père du Rambam).
«Nous sommes venus te remercier pour ton travail, et pour le livre «Chaar Kevod Hachem»! ».
Ils étudièrent avec lui jusqu’à l’aube et disparurent aussi soudainement qu’ils étaient apparus!
Le Rav Ephraim vécut à Tlemcen jusqu’à son décès en 1442.
Son œuvre fut très importante. On lui attribue la création de tous les Centres d’études d’Afrique du nord (Yechivot), la création de nombreux livres et responsa.
Malheureusement tous ses écrits disparurent. Mon arrière grand-père consacra une grande partie de sa vie à la recherche de ces manuscrits.
Grâce au père de Martin Buber, il découvre enfin à la bibliothèque d’Oxford l’unique écrit du Rav miraculeusement conservé, une lettre écrite à son fils à laquelle il avait donné le nom de «Chaar Kevod Hachem» qu’il jugeait indispensable d’écrire pour défendre Maimonide des attaques du philosophe Rabbin Nahmanide.
L’œuvre, d’importance capitale pour la pensée juive, parut pour la première fois avec le commentaire de Rabbi Hayim Bliah, le « Petach HaShaar » avec un traité sur les rêves de prophétie.
Pour marquer cette importance, le rav Bliah n’hésitait pas à dire :
« celui qui possède ce livre dans sa maison est assuré d’avoir droit au Olam Haba! ».
Le rav Léon ashkenazi zatsa »l  (Manitou) me sermonnait en permanence dans ma jeunesse: « Tu dois t’occuper de l’œuvre de ton aïeul et quand tu viendras en Israël, je te donnerai son Chofar».
Je ne comprenais rien à ce qu’il me disait jusqu’au jour où je reçus une lettre d’un ami (qui avait oublié de la signer) qui m’écrivait pour me raconter une histoire qui l’avait fortement impressionné; vers 1890, le Waqf de Tlemcen avait racheté du sultan de Turquie la mosquée d’Omar à Jérusalem pour empêcher les Juifs de s’en emparer.
A l’annonce de cette nouvelle, Rabbi Hayim Bliah organisa une journée de réflexion et de prières à Tlemcen autour du thème du Beit HaMikdach (le Temple de Jérusalem) et de son importance pour l’avenir du peuple d’Israel.
Au terme de cette journée, il sonna du chofar.(Corne de bélier)
«Voyez-vous ce Chofar? dit-il?
Dans soixante-dix ans, ce Chofar sonnera devant le Beit HaMikdach». (Les murs du Temple de Jérusalem dit « Kotel »).
L’histoire tomba dans l’oubli. Longtemps après, le rav Tsvi Yehouda kook zatsa »l tomba gravement malade; un étudiant de sa yechiva fut invité à se rendre avec les autres étudiants au « Kotel HaMaaravi » en vue de prier pour sa guérison.
Il prit avec lui un Chofar qu’il possédait et en sonna devant le Kotel.
Lorsqu’il rendit visite à ses parents en France, il leur raconta l’histoire, et son père lui demanda de lui montrer ce fameux Chofar.
Il constata ému que son fils avait pris avec lui le Chofar du Rav Haim Bliah et qu’il l’avait fait sonner soixante-dix ans, jour pour jour après la promesse du rav Bliah, au moment de la libération de Jérusalem par les forces de Tsahal.
Cet étudiant n’était autre que le rav Léon Ashkenazi zatsa »l (Manitou).
-«C’est vrai lui demandai-je? »
-«Dans les moindres détails » me répondit-il!
Cette fois, je compris mon engouement pour le Beit HaMikdach et pourquoi je m’étais autant consacré à la réalisation d’un autre ouvrage intitulé « l’Aggadah de Kippour ».
Il me fallait m’atteler au « Chaar Kevod Hachem », l’étudier, le comprendre avant même de penser à sa réédition!
Peu avant cette réédition, je me trouvais par hasard en villégiature au kibboutz de Rosh Hanikra, situé dans le nord d’Israel, lors de l’inauguration d’un sefer torah.
La communauté avait invité le Rav de la région nord du pays, le Rav Shlomo Ben Elyahou et moi-même; j’avais apporté en cadeau des livres de prières de Kippour « hotmenou le hayim » que venais d’éditer.
Le Rav demanda qui était Abraham Bliah.
-Je me présentais à lui.
- »Alors laissez moi vous raconter cette histoire qui s’est passée il y a de cela trente ans:
J’étais allé restituer un ouvrage ancien que mon oncle le Rav Mordechai Elyahou ( Grand Rabbin de Rishon LeTsion) avait jugé banal à un antiquaire de Jérusalem.
Il y avait là un vieillard qui me dit:
« Je possède un livre ancien qui démontre que Rambam (Maimonide) était un Mékoubal (kabbaliste) ». Je demande à voir cet ouvrage.
 »Viens chez moi pour en prendre connaissance, mais ce livre ne sortira pas de ma maison. »
Dévoré par la curiosité, je me rends tout de même chez lui.
L’édition est ancienne et porte le nom de «Chaar Kevod Hachem».
Une lecture sommaire me persuade que j’ai affaire à un livre écrit par un grand Hakham (Sage de la Tora) dont le nom m’était alors totalement inconnu.
Je lui demande alors de me le prêter une nuit au moins.
- »Impossible me répond-il. »
Finalement je le persuade de me laisser l’ouvrage contre le dépôt de ma carte d’identité. Je file à l’université pour en faire une photocopie…
et le soir je suis plongé dans sa lecture passionnante jusqu’à ce que la fatigue me gagne.
C’est alors que dans mon sommeil, un vieillard m’apparaît en rêve et me dit:
« je suis Rabbi Haim Bliah.
Le livre que tu as lu ce soir est très important pour le Peuple d’Israël, le Am Israël.
Tu dois le rééditer et le diffuser au plus grand nombre ».
Je me réveille en sursaut et j’attends le matin pour courir chez le Rav Mordechai Eliahou. Je lui raconte ce qui m’est arrivé dans les moindres détails.
Rompant sa réflexion le rav Mordechai Eliahou me dit:  » il faut que tu consultes les trois plus grands spécialistes du Rambam et qu’ils te donnent leur avis sur cette œuvre qui serait alors extraordinaire
(A l’exception du Rav Kapah et du Rav Chilat, je n’ai plus souvenir du  nom du troisième).
Tous trois me confirment l’importance du Chaar Kevod Hachem. Je me sens désormais investi de cette mission.
Peu de temps après, je trouve ce livre réédité en copie simple dans une librairie!
Qui a donc pu prendre cette initiative? Le Rav Elnekave du « Gouch Katif », descendant du Rav Ephraïm!!! Je le contacte, je lui raconte tout ce qui s’est passé et je propose que nous fassions ensemble un travail sérieux de réédition.
« Inutile, me dit-il, l’arrière petit-fils du rav Haim Bliah s’en est déjà chargé. »
J’ai donc cessé de m’en occuper et voilà qu’aujourd’hui je vous rencontre, vous son petit-fils!
Je suis tellement heureux de pouvoir vous  raconter cette histoire! »

Si vous ne pouvez pas vous rendre lundi à la soirée et desirez commander ce livre,
contactez Avraham Bliah: bliaha@gmail.com  +972(0)50 224 06 60

Plan d’accès: cliquez ici 

Lire aussi : L’histoire du Rav de Tlemcen

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