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Propos de la secrétaire d’État à la Conférence internationale sur la population et le développement
Washington – Investir dans la santé des femmes est non seulement un impératif moral mais aussi une action judicieuse, c’est pourquoi les États-Unis ont intégré les questions relatives à la situation des femmes dans leur Initiative mondiale pour la santé et dans leur Initiative pour la sécurité alimentaire dans le monde, a déclaré la secrétaire d’État, Mme Hillary Rodham Clinton.

Mme Clinton a développé cet argument lors d’un discours prononcé le 8 janvier à l’occasion du 15e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD).

La secrétaire d’État a indiqué qu’elle avait créé le poste d’ambassadeur itinérant pour les questions relatives aux femmes, et y avait nommé Mme Melanne Verveer, parce qu’il était nécessaire d’ajouter l’autonomisation des femmes à l’ordre du jour prioritaire de la politique étrangère des États-Unis. « C’est la raison pour laquelle nous encourageons les femmes à lancer leurs propres commerces grâce au programme « La voie vers la prospérité » en Amérique latine… C’est aussi pourquoi nous ouvrons de concert avec les personnalités religieuses en Afghanistan et au Pakistan pour améliorer l’accès à l’information relative à la planification familiale et aux soins de santé préventifs », a expliqué Mme Clinton.

« Nous faisons tous ces efforts parce que nous avons vu que lorsque les femmes et les filles ont accès aux moyens qui leur permettent de rester en bonne santé, et qu’elles ont la possibilité de contribuer au bien-être de leur famille, elles s’épanouissent de même que les personnes autour d’elles », a déclaré Mme Clinton à son auditoire.

Elle a donné l’exemple d’un programme en Ouganda où l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) ouvre de concert avec la Fédération internationale pour la planification familiale en vue de fournir des services de santé génésique, une instruction et de la formation professionnelle aux femmes à revenus modestes.

« Parmi les clients de ce programme figure un groupe d’adolescentes qui se font appeler « Étoiles du clair de lune ». À la mort de leurs parents, elles étaient seules à subvenir aux besoins de leurs frères et sours. N’ayant aucune autre option, elles s’étaient prostituées. Grâce au programme financé par l’USAID, elles avaient accès à des préservatifs et une éducation sexuelle complète qui leur apprenait à se protéger des maladies et des grossesses. Elles ont aussi commencé à apprendre à coudre, à tricoter et à acquérir d’autres talents qu’elles ont pu utiliser pour subvenir aux besoins de leurs familles sans mettre en danger leur propre bien-être physique ou psychologique. Et grâce à la formation et à l’appui qui leur était offerts, un grand nombre de ces « Étoiles du clair de lune » ont laissé tomber la prostitution pour se lancer sur la voie de nouvelles possibilités pour elles-mêmes et pour leur famille. »

Si on n’investit pas dans l’avenir des femmes, la société en pâtira, a souligné Mme Clinton. « Dans les sociétés où les femmes se voient refuser leurs droits et leurs rôles, il est interdit aux filles d’aller à l’école et elles subissent des répercussions très coûteuses quand elles tentent de s’y rendre… En découlent la pauvreté, la répression politique et même l’extrémisme violent. »

La santé maternelle et infantile est un indicateur particulièrement important des progrès généraux, a-t-elle poursuivi. « Au cours des dernières années, nous avons mieux compris quelles étaient les conditions qui allaient de pair avec les troubles politiques. Il semble que l’un des indices que l’on trouve le plus souvent à la veille de troubles politiques soit le taux de mortalité infantile. Dans les endroits où ce taux est élevé, la qualité de vie est dégradée parce que les investissements dans les soins de santé et l’accès à ces derniers sont souvent hors de portée. Et cette situation donne jour au genre de frustration, de désespoir et de colère que l’on a vus. »

Le gouvernement Obama reconnaît l’importance d’investir dans les femmes et les filles et est conscient de la relation directe qui existe entre la santé génésique et une vie fructueuse et pleinement satisfaisante, a indiqué Mme Clinton. « C’est pourquoi nous renouvelons notre engagement en faveur des efforts internationaux visant à améliorer la santé des femmes et des filles. Sous l’égide du gouvernement Obama, nous sommes déterminés à réaliser les objectifs de la conférence du Caire. »

Ces quatre objectifs, établis à la conférence internationale de l’ONU sur la population et le développement, tenue au Caire en 1994, sont : l’éducation universelle, la réduction des taux de mortalité infantile et juvénile, la réduction de la mortalité maternelle, et l’accès à des services de santé génésique et de planification familiale.

Les États-Unis, a souligné Mme Clinton, se sont engagés à fournir des financements supplémentaires et à lancer de nouveaux programmes, de même qu’à redoubler d’efforts pour parvenir à une réduction de trois quarts du taux mondial de mortalité maternelle et pour assurer un accès universel aux soins génésiques.

Au cours de l’année écoulée, les États-Unis ont renouvelé le financement des soins génésiques par le biais du Fonds des Nations unies pour la population, et des fonds supplémentaires seront fournis, a promis Mme Clinton. Le Congrès des États-Unis a récemment alloué plus de 648 millions de dollars en aide à l’étranger à des programmes de planification familiale et de soins reproductifs dans le monde entier, la somme la plus importante octroyée depuis plus d’une décennie, a-t-elle ajouté.

« Outre ce nouveau financement, nous avons lancé un nouveau programme qui sera l’un des piliers de notre politique étrangère, en l’occurrence, l’Initiative mondiale pour la santé qui nous engage à dépenser 63 milliards de dollars au cours des six prochaines années pour améliorer la santé dans le monde en investissant dans les programmes visant, entre autres, à réduire la mortalité infantile et maternelle, à prévenir des millions de grossesses non désirées et des millions de nouvelles infections par le VIH/sida. »

Cette initiative permettra de fournir à la nouvelle génération de jeunes dans le monde, la plus nombreuse à ce jour, des informations cruciales sur les moyens de rester en bonne santé, a dit Mme Clinton. « L’Initiative mondiale pour la santé mettra aussi l’accent sur le besoin d’aider les pays à renforcer leurs propres systèmes de santé. Nous souhaitons bâtir des systèmes de santé durables dans ces pays. »

Mme Clinton a conclu son discours en racontant l’histoire de Mme Caroline Ditina, de la République démocratique du Congo, « qui pendant des années avait souffert de la honte et de l’ostracisme causée par une fistule obstétrique. Mme Ditina avait finalement pu se rendre dans un centre de soins financé par le Fonds des Nations unies pour la population où elle avait été opérée et où elle avait reçu les soins médicaux et le soutien dont elle avait besoin pour se remettre. Elle avait ensuite commencé à parler en public de son expérience pour lutter contre la stigmatisation et pour faire comprendre à d’autres femmes qu’il était possible de se faire soigner, même dans des régions reculées.

« Le message transmis par Mme Ditina a fait le tour du monde. Il y a deux ans, elle s’était rendue à Washington pour exhorter les membres du Congrès à appuyer les programmes de santé maternelle dans le monde entier. Et aujourd’hui, les États-Unis sont fiers d’appuyer une fois de plus le travail accompli par le Fonds des Nations unies pour la population. »

(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d’information internationale du département d’Etat.

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