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Construction d’une barrière avec l’Egypte

Comme d’autres pays européens, Israël connait brutalement une hausse de 40% de la criminalité liée à la présence d’immigrés en situation irrégulière. Tous les mois, plus de 2.000 africains venants d’Érythrée, d’Éthiopie, du Soudan, du Darfour et même d’Afrique noire francophone, traversent illégalement la frontière avec l’Égypte. Ils sont aidés en cela par les passeurs bédouins du Sinaï qui les rançonnent à 3.000 dollars par personne. Il est évident que cette manne de 6 millions de dollars par mois ne risque pas de se tarir.

Frontière passoire

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Immigrés africains après leur passage de la frontière

Les israéliens sont désarmés car ils n’arrivent pas à contrôler ce flot. Nous avions longé la frontière, il y a quelques semaines, sur au moins 50 kms, et elle n’était matérialisée que par quelques barbelés de un mètre de hauteur, non dissuasifs, datant de la guerre de kippour de 1973. Les soldats égyptiens se contentent d’observer, passifs depuis leur tour de contrôle, les immigrés ainsi que les contrebandiers bédouins traverser la frontière sur leurs motos puissantes adaptées au sable du désert.

Quelques rares réfugiés parviennent à se faire embaucher dans les hôtels luxueux d’Eilat. La plupart remontent jusqu’à Tel-Aviv pour occuper des chambres sordides dans l’ancienne gare routière, zone de non-droit où la prostitution et la drogue servent de quotidien à ces affamés de la vie occidentale. Les chanceux trainent dans les arrières boutiques de café ou de restaurants où ils sont exploités tandis que la majorité vit d’expédients et souvent de vols.
Parce que la vie dans les villages arabes est moins coûteuse, beaucoup se mêlent à la population palestinienne. Les israéliens craignent qu’ils ne deviennent la proie d’activistes arabes qui pourraient les exploiter à des fins terroristes car ils peuvent facilement passer dans les villes pour des immigrés en situation régulière ou des immigrants juifs éthiopiens.

Clôture de sécurité

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Barrière à la frontière égyptienne

Le gouvernement a entrepris la construction d’une clôture à la frontière sud avec l’Égypte dont les principaux éléments seront prêts au courant de l’année 2013 et qui sera étendue à la frontière avec la Jordanie. Une barrière de sécurité de 100kms, déjà construite en moins d’un an, a été supervisée par le premier ministre le 27 mars. Il s’agit d’une double rangée de barbelés séparée par un no man’s land réservé aux patrouilles militaires israéliennes. Des postes de contrôle, dotés des derniers développements de la haute technologie israélienne, détecteront toute approche de la frontière. A l’occasion de sa visite sur les chantiers de construction, Benjamin Netanyahou a confirmé que : «Dans moins d’une décennie, nos frontières seront entièrement sûres et nous aurons réexpédié tous les clandestins chez eux. Les israéliens comprendront alors l’importance stratégique de ce qui a été fait.» Le premier ministre voit dans cette barrière un échec dans les relations avec l’Egypte car la paix ne s’accommode pas d’une séparation ainsi matérialisée. Israël voulait une frontière ouverte pour les échanges humains et commerciaux. 

Mais dans l’attente de la finalisation de ce verrou, les services de sécurité ont alerté le gouvernement qu’ils se trouvent désarmés face à des réfugiés souvent anonymes, sans nationalité et sans passeport, qu’ils ne pourront pas expulser. Ils ont par ailleurs confirmé que l’insécurité s’est étendue aux centres des villes parce que ces étrangers sont démunis et qu’ils ont besoin du minimum pour vivre. Ils n’ont pas d’autres moyens de subsistance que la mendicité ou le vol.

Croissance de la délinquance

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Immigrés à Tel-Aviv

Ainsi, le jour de l’indépendance, le 26 avril, trois africains ont pris d’assaut avec une rare violence, une jeune adolescente âgée de 14 ans dans le quartier de Shapira, près de l’ancienne gare centrale d’autobus, et ont essayé de la violer devant les yeux de son petit ami. Le jeune couple a échappé au drame grâce à des passants qui les ont aidés à faire fuir les agresseurs. Deux ont été capturés alors qu’ils se trouvaient avec d’autres exilés : philippins, camerounais, ivoiriens, chinois et thaïs dans le quartier malfamé, souvent abandonné par les services de la voirie.

Les immigrés clandestins sont obligés de vivre d’expédients puisqu’ils ne reçoivent aucune aide et ils s’attaquent à présent à des jeunes pour leur voler leur portable ou un bien négociable qu’ils échangent contre quelques vivres.
Les israéliens s’inquiètent de cette augmentation de la délinquance et tiennent à le faire savoir jusqu’à condamner toute forme d’immigration. Ils ont manifesté en masse dans le quartier Shapira pour protester contre la présence d’étrangers en Israël. Ils s’en sont pris à tous les travailleurs, même ceux qui disposent d’autorisation de séjour. Ils ont compris qu’il s’agit d’un problème sérieux risquant de dégénérer et de prendre les proportions néfastes, identiques à celles qui prévalent en Europe, qui ont fait d’ailleurs l’objet d’âpres débats durant la campagne électorale française.

Lutte contre l’immigration illégale

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Camp de Ketziot au Néguev

Le gouvernement a évalué la menace et a décidé de frapper fort pour lutter contre les immigrants illégaux. En attendant de terminer la barrière de sécurité érigée à la frontière sud avec l’Égypte, les illégaux seront enfermés dans des centres de rétention dans le Néguev, à proximité du pénitencier de Ketziot construit pour les prisonniers palestiniens. Une centaine d’hectares vient d’être attribuée pour héberger les immigrants africains qui s’infiltrent depuis l’Égypte et pour loger au départ au moins 5.000 réfugiés pour atteindre 50.000 si nécessaire. Les constructions en dur comporteront des chambres individuelles ou des petits logements pour famille car de nombreux immigrés arrivent avec femme et enfants.

Une nouvelle loi a été votée le 9 janvier 2012 pour s’appliquer immédiatement. Les migrants clandestins qui disposent d’une identité seront jugés par un tribunal tandis que les autres seront enfermés, pour trois ans au moins, sur simple décision administrative jusqu’à la preuve de leur identité ou l’acceptation de leur retour avec un petit pactole. Cette même loi veut dissuader les marchands de sommeil ou les employeurs au noir en les punissant de 5 à 15 années de détention s’ils aidaient les clandestins.

Les réfugiés clandestins sont évalués entre 30.000 à 70.000 mais leur nombre est plus élevé selon l’ONG HMW (Hotline for Migrant Workers) qui les aide. A Tel-Aviv on les voit errer à la recherche de travail payé au tiers du minimum légal. Très souvent, ils dorment dans les parcs publics ou au bord des plages où ils organisent des barbecues collectifs, en particulier face au plus luxueux hôtel de Tel-Aviv. Quand ils disposent de quelques shekels, ils dorment sur une paillasse dans des caves collectives insalubres, au prix de deux euros la nuit.

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Immigrés à la gare routière de Tel-Aviv

Mais les femmes restent les plus grandes victimes de ces migrations. Les érythréennes en particulier, qui après avoir été violées par les bédouins dans le Sinaï, subissent la loi de leurs hommes à Tel-Aviv. Israël est devenu l’Eldorado des africains mais au prix de la stabilité et de la sécurité des populations qui découvrent le nouveau mal occidental.

Publié par à l’adresse 09:50

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2 Reponses to “Hausse de la criminalité des immigrés en Israel Par Jacques BENILLOUCHE”

  1. milou dit :

    C’est les bédouins qu’il faut punir avec une peine maximum,à ces passeurs,à ces violeurs et racketeurs.ce fléau est mondial Israel doit réagir maintenent et vite avant qu’il ne soit trop tard,nous lui faisant confiance

  2. simonviolet dit :

    je croyais qu’israel était le grand méchant loupqui pratiquait l’apartheid et une violence d’état;
    dans la réalité,le pays attire des gens du monde entier,et qui ne se précipitent pas pour émigrer plutot vers le qatar ou dubai,pourtant plus riches qu’israel

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