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Rav Chlomo Aviner

Rav Chlomo Aviner

Question – Sincèrement, je m’efforce d’aimer tout le monde, qu’ils soient de gauche ou de droite, mais, en échange, je reçois un feu croisé. Rav, je ne saurais rapporter les insultes et les calomnies qu’ils profèrent à mon égard. Ils voient en moi l’ennemi public n° 1. Patiemment, je les écoute, leur réponds, que l’amour finira par triompher, que Jérusalem, détruite par la haine gratuite, sera reconstruite par l’amour gratuit, autant d’arguments qui les exaspèrent davantage encore, et ils me répondent toujours à côté !

Réponse – Ne prenez pas à cœur et ne tombez pas, vous aussi, dans la dialectique du Verbe, actuellement si répandue. Chaque tendance a ses fanatiques mais, ne l’oubliez pas, nous sommes tous frères, malgré les humiliations. Ces attaques dirigées contre vous qui passent à côté des questions véritables sont positives car, en réalité, elles montrent que vos détracteurs n’ont rien à dire.

Vous devez être heureux d’être ainsi assaillis pour une bonne cause, l’amour de la Thora. Ceux qui comprennent les deux points de vue s’exposent toujours au feu croisé, comme le disait le Rav Kook de sa propre personne (« Or Mishpat », page 254), ceux qui aiment sont meurtris. N’y prêtez pas attention, ils s’arrêteront lorsqu’ils seront fatigués. Quant à vous, continuez à parler avec pondération, amour et foi.

Un jour, on dit à Rabbi Nahman de Braslav : « Certains – qui se croient sages – débitent des inepties ». « Bientôt, ils n’auront plus rien à dire car ce qui est insignifiant se dissipe rapidement ».

L’exemple suivant illustre bien ces propos. Un homme allait en chemin lorsqu’il fut accosté par un brigand qui lui vola tout son argent. « Comment retournerais-je chez moi dépouillé de tout quand, depuis si longtemps, je suis sur les routes? Tire, je t’en prie, une balle sur mon chapeau pour montrer que j’ai été agressé en chemin », ce qu’il fit. Puis il lui demanda de tirer aussi sur ses vêtements etc. « Je suis à court de munitions », lui dit le brigand. A ces mots, l’homme le saisit à la gorge, le terrassa et reprit son bien. La parabole se comprend d’elle-même. Quant à vous, cher ami, ne vous épuisez pas non plus en vains combats, attendez qu’ils soient à court de munitions. Alors, ils s’arrêteront d’eux-mêmes, et l’amour et l’unité réapparaîtront.

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