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Joseph-Cedar Le réalisateur et scénariste Joseph Cedar a remporté le prix du meilleur scénario au Festival de Cannes pour son film « Footnote ». Le film a été encensé par la critique au cours du festival.

« Footnote » (« Hearat Shulayim »), film d’une 1h45 est réalisé avec Lior Ashkenazi, Shlomo Bar Aba, Alisa Rosen, Alma Zak, Yuval Scharf, Nevo Kimchi, Micah Lewensohn et Daniel Markovich.

Le Talmud. Le recueil des textes de la tradition orale hébraïque. Les Shkolnik l’étudient de génération en génération au sein de l’université de Jérusalem. Mais pour Eliezer et son fils Uriel, il sera source de discorde. Alors que le jeune Shkolnik est reconnu par ses pairs, son père, un professeur puriste et misanthrope, le jalouse et reste spectateur de son succès. Cette rivalité donnera naissance à quelques scènes d’humour : « Les spectateurs peuvent rire et sourire sans complexe, ne pas tout prendre au premier degré. »

Cette comédie grinçante sur les pièges de la filiation, met en scène Uriel et Eliezer Shkolnik, tous deux spécialistes du Talmud. Mais le fils est célèbre et pas le père, déséspérément en quête de reconnaissance. Le vieil Eliezer, spécialiste des différentes versions du Talmud, est chercheur depuis des décennies. Erudit, austère, rigoureux jusqu’à la névrose, ses travaux ne lui ont pas apporté la consécration. Son fils en revanche est un intellectuel de renom, promis aux plus hautes distinctions académiques. A l’opposé de son père, il est bon vivant, charmeur, plein d’entregent.

Pourtant, c’est Eliezer qui reçoit un appel du ministère de l’Education: un prix très prestigieux lui est décerné pour ses recherches. Seul problème, une secrétaire s’est trompé de Shkolnik. Le prix devait aller au fils.Sur cette terrible méprise, Joseph Cedar construit un récit tragi-comique très enlevé et construit, ponctué par des effets graphiques inspirés des lecteurs de micro-films d’archives.

La rivalité pourtant, qui oppose ce père issu de la vieille école, chercheur et enseignant sur des théories bien pointues concernant le Talmud, à son fils, qui a choisi d’exercer la même profession tout en ayant des méthodes diamétralement opposées, aurait pu se révéler savoureuse. Après une introduction bavarde, ésotérique et opaque, notre intérêt s’éveille lorsque l’on sent poindre la haine entre les deux protagonistes.

Les deux premiers films de Joseph Cedar « Time of favor » en 2001 et « Campfire » en 2004, grands succès en Israël et distribués en Europe et en Amérique de Nord, etaient choisis pour représenter Israël pour la catégorie du meilleur film étranger aux Oscars. Mais c’est son troisième film « Beaufort », consacré à un épisode de la guerre du Liban, qui, en 2007, le faît connaître dans le monde entier.

Le réalisateur, qui a lui-même passé neuf mois au Liban pendant son service militaire, expliquait vouloir « traiter la guerre comme une catastrophe naturelle: les obus tombent au hasard, ils sont inévitables. C’est une histoire de survie ». Le film reçoit l’Ours d’argent à Berlin, devenant l’un des films israéliens les plus acclamés de ce jeune cinéma. Il est aussi nommé aux Oscars, ce qui n’était pas arrivé à un film israélien depuis plus de vingt ans.

Le cinéaste et scénariste Joseph Cedar, 42 ans, qui a remporté dimanche le prix du scénario pour son quatrième film « The Footnote », est l’un des plus prometteurs de la nouvelle vague du cinéma israélien.

Né à New York le 31 août 1968, Joseph Cedar a grandi à Jérusalem, où sa famille s’installe quand il a six ans. Il a fait son service militaire chez les parachutistes avant d’étudier la philosophie et l’histoire du théâtre à l’Université hébraïque de Jérusalem. Il s’inscrit ensuite à la prestigieuse école de cinéma de l’Université de New York (NYU), qui a notamment formé Martin Scorsese, Jim Jarmusch ou Spike Lee.

Ftouh Souhail

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2 Reponses to “Festival de Cannes : Prix du meilleur scénario à Footnote du réalisateur israélien Joseph Cedar”

  1. HUMBLé Françoise dit :

    Tout d’abord, merci à Terre d’Israel ; quelle mine d’informations de qualité…
    Ensuite, quelle constante créativité que celle du cinéma israélien !
    Ce film de Cedar, comme j’attends de le voir à Bruxelles.
    Par exemple le 16 octobre 2011 à l’Institut de Sociologie de l’ULB, lors du colloque de présentation de ma petite fondation ???
    Bravo, toda & kol touv !
    Françoise

  2. CHEN dit :

    Bravo ! C’est une grande joie que partage avec lui toute la diaspora. Souhaitons lui un bel avenir dans ce grand art.

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