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Mickhaël ZYLBERSZTEJN (tel 05.23.16.30.55) est le producteur de ce groupe en Israel.
Il va organiser une tournée en Israël.
Si vous aimez, dites le lui (email: micaelzi@netvision.net.il).

Depuis deux ans, le groupe Faren Khan fait vibrer les mélodies Klezmer dans les salles de concert et les bars parisiens. Reportage dans les coulisses de la création d’une musique toujours en mouvement.Une glaciale nuit d’hiver en région parisienne.
Du petit studio au sol recouvert d’un moelleux tapis oriental, s’échappe la mélodie claire d’un saxophone soprano et le rythme lancinant d’une derbuka.
Les notes vibrantes du violon et les accords tendus du banjo rebondissent sur les murs en pierre où un oud suspendu côtoie un saz à la rondeur chaleureuse.
Un masque rapporté d’Amérique latine observe de son sourire malicieux les quatre musiciens occupés à répéter Fun Taschlik, un morceau traditionnel du répertoire Klezmer. « Ce morceau, il faut le jouer un peu comme du rap. Tatata-tata-tata », lance Benjamin. Tous reprennent en chantant la mélodie. José, gratte les cordes de son banjo, Jennifer accorde son violon. « Ça peut faire joli comme ça aussi », assure Nicolas. Et de souffler quelques notes espiègles.
Bien loin de n’appartenir qu’à une seule époque ou qu’à un seul lieu, la musique Klezmer est toujours en mouvement. C’est aussi pour cela que les musiciens de Faren Khan ont décidé de jouer leur Klezmer. De le réinventer en y mêlant des influences arabes, turques, tziganes ou indiennes, picorées ci et là au gré de leurs voyages… Un cosmopolitisme propre à cette musique nomade, mais aussi au parcours de vie des quatre musiciens.

Né il y a deux ans, de la réunion entre Nicolas, le saxophoniste et de Benjamin, aux percussions, Faren Khan est pétri de la volonté de revenir aux racines de l’exil. Il y a d’abord la rencontre par petite annonce de Jennifer, une Anglo-américaine fraîchement débarquée à Paris de son Connecticut natal, avec son violon et son envie d’apprendre le français. « On sent que cette musique contient l’histoire des Juifs, ce regard en même temps lourd et léger, une façon de vivre, l’humour aussi. Ce qui m’intéresse, c’est d’explorer les ponts entre le Klezmer et la musique arabe et indienne », explique-t-elle dans un sourire. José, muni de sa guitare et son banjo, les rejoindra un peu plus tard pour partager son inépuisable connaissance de la tradition yiddish. Né en France de parents immigrés andalous, José partage avec Jennifer, Nicolas et Benjamin aux origines ashkénazes et sépharades, le goût du voyage et des passerelles entre les cultures. « Ce qui me plaît dans cette musique, c’est son aspect « vivant », c’est qu’on puisse encore la colorer de tout ce que l’on peut aimer par ailleurs, souligne José. Pendant longtemps j’ai joué du Klezmer très traditionnel. Je découvre aujourd’hui qu’on peut jouer cette musique très différemment. Ce qui ne veut pas dire qu’on la trahit… »
Mais peut-être bien que, justement, on lui reste fidèle !
Pour l’heure, Faren Khan vient de sortir son premier disque. Et de plus en plus de spectateurs remplissent les petites salles où le groupe se produit. Comme si le Klezmer venait déposer ses bagages pour un temps dans la capitale française.

Pauline Graulle

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Une Reponse to “Faren Khan chante l’exil”

  1. betty L dit :

    MAZEL TOV EN ISRAEL

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