pub2011

Ce matin sur le Mt du Temple, sur le lieu le plus sacré du judaïsme, là où furent érigés le Premier et le Second Temple de Jérusalem, le muezzin a hurlé si fort que dans tout Jérusalem, dans la capitale éternelle d’Israël, on a entendu les appels assourdissants de « Allah Houa Kbar ». Je me suis dit que pour une fois, nous les Israéliens devrions prendre exemple sur les Suisses avec leur référendum sur les minarets.

Sur le Mont du Temple, des Arabes pieux priaient en s’agenouillant, en se prosternant et en donnant le dos à l’endroit présumé du Saint des Saints pour se tenir en direction de La Mecque. En faisant cela, ils attestent d’eux-mêmes en saine géographie que les Arabes sont d’Arabie – à Jérusalem et sur la Terre d’Israël, ils ne sont que des étrangers en transit. De la même manière que nous Juifs étions en exil, en transit parfois long, en Afrique du Nord, en Pologne ou en France.

J’ai voulu m’introduire sur le Mont du Temple, le plus haut site du judaïsme. J’étais enveloppé du Talith, le châle de prière et avec les Tephilin, les phylactères dont l’un est enroulé au bras et l’autre posé sur le haut du front. La police d’Israël, la police de mon pays dont je suis fier d’être citoyen et d’en détenir carte d’identité et passeport, la police de l’Etat juif des Juifs m’a interdit l’accès du Mont du Temple alors qu’une foule de touristes du monde entier avec insignes de croix et d’autres fois religieuses y étaient autorisés, équipés d’appareils photos et en tenues vestimentaires pas très conformes aux normes universelles dans des lieux de culte. J’ai protesté en invoquant ma liberté de culte en tant que Juif sur la Terre d’Israel, à Jérusalem, sur le site le plus sacré du judaïsme depuis plus de 3000 ans, vainement.

En revanche, cette interdiction de me laisser entrer aurait été cohérente si sur la Place de la Caaba, de la pierre noire à La Mecque, il y aurait une synagogue gigantesque et qu’il serait permis à tous d’y entrer sauf aux Musulmans pieux – et si sur la Place St Pierre au Vatican, l’accès y était prohibé uniquement aux Catholiques pieux et si au Taj Mahal, on y interdisait l’entrée au Hindouistes.
Un des policiers m’a fait comprendre que si un Juif s’introduisait avec Talith et Tephilin sur le Mont du Temple, cela risquerait de déclencher des émeutes d’arabo-musulmans sur tout le globe et de dégénérer en déflagration nucléaire à l’échelle planétaire, la fin du monde quoi. Je l’ai regardé droit dans les yeux avec un sourire amusé et plein d’amertume en même temps. Il était très sérieux et certain que c’était la paix qu’il n’y a pas dans le monde qu’il protégeait en empêchant un Juif isolé, équipé du terrible armement du Talith et des Tephilin, d’entrer dans l’endroit qui est le sommet de tous les espoirs et prières juives. Incapable de saisir l’absurdité de ce qui en d’autres circonstances aurait été considéré comme un blague de très mauvais goût. Ce policier israélien n’est certes pas un mauvais bougre. En bon fonctionnaire, il applique scrupuleusement les directives de personnes dont la capacité de compréhension du processus historique inouï que nous vivons à Jérusalem est très, très limitée.

Ce qui est absurde, c’est qu’encore nombre d’entre nous ne saisissent pas encore totalement que nous sommes revenus à la Maison en Israel, que nous sommes revenus pour renouer avec notre histoire et la poursuivre, que nous sommes revenus pour le Bet Hamikdash, la Maison de Sainteté – à cette Maison pour laquelle nous avons tant versé des larmes et tant prié, pour laquelle chacun brise un verre le jour du mariage sous le dais nuptial afin de ne pas oublier même dans la circonstance la plus réjouissante de la vie, la peine du Bet Hamikdash détruit par Titus en l’an 70.
C’est ici, sur le Mont du Temple que sera décidé de l’issue du conflit qui nous oppose à l’univers arabo-musulman. Si nous continuons à lui abandonner le Mt du Temple, Dieu préserve, nous risquons d’être balayés.

Jérusalem dont parlent nos sources, c’est le Mt du Temple. Il serait temps que nous nous en souvenions pour de vrai, que cela soit imprimé dans nos cœurs, pas juste un vœu de pseudo piété prononcé du bout des lèvres. Cela doit se traduire dans nos actes. Cela doit devenir le thème central de débat dans la politique juive – que nos dirigeants se prononcent là-dessus pour être élus, que nos Sages, nos Rabbins reviennent à nous enseigner ce qui fait l’essentiel du culte de la Torah, à savoir les instructions sur la construction et sur le culte du Bet Hamikdash. (Ceux qui en doutent n’ont qu’à ouvrir leur livre de prière de Yom Kippour.) Que ne soit pas vain le serment du Premier des Rois d’Israel ayant régné à Jérusalem – Psaumes (137, 5): « Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite me refuse son service. »

Méir Ben-Hayoun

Articles similaires

Une Reponse to “En descendant de la montagne Par Méir Ben-Hayoun”

  1. houtmann isabell dit :

    toutes les prophéties de ntr Torah sont en concentré ds ce texte!!!mataii??

Laisser une reponse

Vous pouvez utiliser ces balises: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>