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La Knesset a créé hier un précédent : Pour la première fois dans l’histoire du pays, les Israéliens pourront opposer leur veto à la décision du gouvernement et de la Knesset d’approuver un accord diplomatique impliquant une renonciation à des territoires. La Knesset a approuvé hier par 65 voix contre 33 et sans abstentions la loi sur le référendum.

Selon cette loi, tout accord impliquant un retrait de territoires placés sous souveraineté israélienne, y compris ceux du Golan et de Jérusalem-est, qui sera approuvé par le gouvernement puis par une majorité de 61 députés de la Knesset, nécessitera également une validation par la majorité des Israéliens.

« C’est un jour historique. Cette nouvelle loi obligera les dirigeants à parvenir à des accords qui sont bons pour Israël et à ne pas s’appuyer sur des combines politiques à la Knesset. Je suis convaincu que déléguer une telle décision au peuple est la meilleure façon de protéger

Jérusalem et le Golan », s’est réjoui juste après le vote le président de la commission des affaires parlementaires de la Knesset, Yariv Levin du Likoud, qui a mené ce projet de loi.

Durant toute la journée d’hier, la coalition a essayé de mobiliser le plus grand nombre de voix, y compris de Kadima, pour obtenir le soutien d’au moins 61 députés, ce qui lui devrait lui permettre de contrecarrer d’éventuels recours devant la Cour suprême au motif que cette loi n’a pas bénéficié du soutien suffisant.

Mais les efforts de la coalition ont rencontré des difficultés suite à la décision du parti travailliste de laisser à ses députés la liberté de vote, et à celle de Kadima d’obliger les siens à voter contre.

Au sein du parti travailliste il s’est vite avéré que la plupart des députés s’opposent à la loi. Ehud Barak s’est alors adressé au Premier ministre pour tenter de reporter le vote mais cela était impossible et il a été décidé de laisser aux députés travaillistes la liberté de vote.

En fin de compte, les ministres Ehud Barak, Binyamin Ben Eliezer, Avishaï Braverman et Yitzhak Herzog étaient absents du vote. Le ministre de l’Agriculture Shalom Simhon et le vice-ministre de la Défense, Matan Vilnaï, ont voté pour. Les députés Eitan Kabel, Shelly Yehimovitz, Daniel Bensimon, Ghaleb Majadleh, Einat Wilf et Amir Péretz ont voté contre. Au parti Kadima, seuls les députés Otniel Shneller et Eli Aflalo ont voté pour.

La présidente de Kadima, Tzipi Livni, a déclaré : « Le peuple n’est pas là pour remplacer le leadership. Nous avons un Premier ministre faible pour qui il est confortable d’être limité dans ses actions. Il ne s’agit pas là de consulter le peuple mais de lui accorder un droit de veto face aux décisions d’un gouvernement et d’une Knesset élus. Cette proposition limite la capacité des dirigeants de décider et on attend du peuple qu’il prenne des décisions qu’il n’a pas les moyens de prendre ».

Le Premier ministre Netanyahu s’est félicité de cette loi : « Tout accord de paix nécessite un large consensus national et cette loi le garantit ».

Bien que cette loi modifie le système, ce n’est pas une loi fondamentale mais une loi ordinaire qui pourra être abrogée par une simple majorité à la Knesset.

Source Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël

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2 Reponses to “Demandons au peuple de prendre la décision Par Arik Bender Pour Maariv”

  1. baruk dit :

    Je pense que c’est une décision intelligente.

  2. Esaïe dit :

    Cest tellement rare que la knésset prenne une décision intelligente mais isuffisante car elle n’inclue pas la Judée et la Samarie terre intégrale du peuple juif.

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