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INFO’SION, Jérusalem-capitale ( Eretz Israël) – Pierre Cain

Nous venons de fêter Yom Yeroushalayim, 46 ans après que Yerushalaim a été libéré et réunifié ( 28 yiar 5728 ( 7 juin 1967). La commémoration de cet événement a été l’apothéose d’un mois exceptionnel

Un mois intermédiaire entre Nissan et Sivan et dans lequel se sont inscrits dans le calendrier plusieurs jours de commémoration: le 27 Nissan , le jour de la Choah, consacré au souvenir des victimes du nazisme ;

le 4 iyar , le jour du souvenir des victimes de la Guerre d’indépendance et de toutes les guerres menées par l’Etat d’Israel jusqu’à aujourd’hui, le 5 iyar Yom Ha’atsmaouth, jour de l’Indépendance et enfin le 28 iyar, jour de la prise de la ville de Jerusalem.

Toutes ces dates se situent se trouvent tous dans la période du Omer. et toutes celles , importantes, du jeune Etat juif sont célébrées dans le mois de Yiar.

Un accident de l’Histoire ? Des dates fortuites ?

Non c’est la matérialisation de processus déjà inscrits dans l’origine » (1)

Nissan est le mois de la sortie d’Egypte, le mois du renoncement à l’identité égyptienne comme modèle pour Israël.

L’Egypte incarnait la grande puissance politique, économique, militaire et culturelle de son temps. C’est son identité qui se répandait sur tout le monde civilisé de l’époque. Israël aussi était totalement assimilé à cette identité(DYNO) et assujetti jusque-là à l’identité culturelle et sociologique dominante de ce temps..(2)

En sortant d’Egypte, il la refusa définitivement. Il comprit que le modèle des nations ne pouvait être le sien. Cependant, il lui fallait à présent trouver sa propre identité qui lui conférerait son caractère propre et qui justifierait sa mission en tant que nation différente des autres.

Cette identité ne lui fut conférée qu’au mois de Sivan à Chavouoth, moment de sa promotion spirituelle, de l’accès à son identité spécifique par le don de la Tora. Tora qui est avant toute chose la seule et véritable charte d’identité du peuple d’Israel. (2 et 9)

Une identité qui se lit avec une carte toute nouvelle dans un calendrier établi depuis des millénaires mais complété depuis 61ans et auquel Léon Ashkenazi (Manitou) donne un nom

Après le calendrier hébraIque (où sont commémorés les événements fondateurs de la nation d’Israel aux temps bibliques dela génération de la sortie d’Egypte.

Et après le calendrier juif ( où sont marqués les événements clés de la diaspora judéenne –comme Pourim- ou du temps du deuxième royaume de Juda –comme Hanoukah-

Voici le troisième calendrier, le calendrier israélien

Inscrivons le bien dans nos repères Nous ne reviendrons plus en arrière

La fête

Qui n’ a pas vu le jour de Yom Yerushalaim la ville en liesse, les rues inondées de drapeaux bleu et blanc brandis à bout de bras par les marées de filles et de garçons de tous âges arrivés en masse, à pieds ou en bus de tout le pays, qui dansent et chantent dans les rues et les avenues laissées libres de toute circulation .

Quel est le pays qui fête avec autant d’ardeur et de joie la libération de sa capitale réunifiée ? (photos, merci Yael )

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Une singularité

L’histoire d’Israël est étrangement différente de celle des nations. Tous les peuples commencent par se choisir une capitale, haut lieu de leur royauté et de leur culte, puis s’élargissent et s’étendent à partir de cet endroit.

Ils sont d’ailleurs appelés du nom de leur capitale : Rome, Babel, Athènes…

Israël a dû attendre presque 500 ans sur sa propre terre avant que Jérusalem ne devienne sa capitale, et le mont du Temple l’endroit sacré de sa foi.

Plus étrange encore, le mont du Temple resta sous domination non juive jusqu’à l’époque de David, 500 ans après qu’Israël ait déjà conquis toute sa terre.

C’est David qui libéra Tsion et qui fit de Jérusalem la capitale éternelle d’Israël. Comment un peuple peut-il vivre 500 ans sans capitale et sans le haut lieu de sa foi ? Et ceci, alors qu’il est installé sur sa propre terre.

Dit d’une autre manière, on peut poser la question suivante : tous les dieux et tous les rois ont leur palais, leur royaume et leur empire. Tous sont glorifiés, admirés, respectés.

Et le Dieu des dieux, le Créateur et Maître du monde, le Roi des rois, sans lequel rien ne pourrait exister, n’a qu’un mur, une ruine, mouillé par les larmes et les lamentations de millions d’hommes et de femmes. 2

Jerusalem c’est aussi un vécu

Jérusalem n’est pas dans les nuages ou seulement dans une spiritualité ou dans des rêves historiques ou de vacances, ou de voyage pour barmitsva ou enterrement C‘est un vécu intense , permanent . (3)

Nous sommes 7.373.000 habitants en Israël et 760 800 habitants soit environ le 1/10e heureux de « VIVRE » réellement à Jérusalem, C’est la ville la plus peuplée d’Israël.

3 525 habitants au kilomètre carré (chiffre Wikipedia 2008 ), 159 habitants en 1948 !.
La tranche d’âge de loin la plus importante est les 5-14 ans.

Ville juive

Jerusalem c’est le centre de la sainteté de tout le peuple, la ville de la Présence divine (la Chékhina ) !
La ville vers laquelle tous les Juifs du monde se tournent 3 fois par jour pour prier.
Les Musulmans de Jérusalem et du monde se tournent vers La Mecque, et Jérusalem n’est jamais citée dans le Coran, donc pas de problème de double revendication!
Et Jérusalem était juive depuis des siècles et des siècles avant la chrétienté et l’islam.
Ainsi est la base de la paix non mensongère.
Nulle nation ni coalition de nations n’ a pouvoir aujourd’hui sur Jérusalem, ville juive,
et [capitale], ville du royaume juif depuis David, 16 siècles avant la création de l’Islam.
Il n’y a jamais eu de discontinuité du judaïsme sur la terre d’Israël malgré toutes les péripéties ou occupations étrangères.(3)

C’est lors d’une guerre défensive, celle de la guerre « des Six-jours », qu’attaqué sur plusieurs fronts à la fois, Israël a pu le 6 juin 1967, soit le 28 Iyar 5728 du calendrier hébreu, délivrer Jérusalem et le Kotel de l’occupation illégale des forces jordaniennes. (4 )

Tsahal au Kotel , une mutation d’identité et la force de se battre pour Jérusalem

Quand les parachutistes de Tsahal arrivent devant le Kotel Hamaaravi (le Mur occidental), nous avons tous en mémoire ces paroles historiques : « Har Habayit bé yadénou » (Le Mont du Temple est entre nos mains) prononcée par le général Motta Gur, et ces images des soldats arrivant dans la vielle ville, au pied du Mur Occidental, écoutant le Shoffar sonné par le Rabbin Goren au Kotel. ( 5)

Les Juifs du monde entier ont retenu leur souffle, mais pas leurs larmes. L’émotion est intense. Au terme de plus de 2000 ans d’exil ils viennent de reconquérir leur capitale éternelle.

A ce moment là un sentiment d’exaltation extraordinaire nous animait et la phrase célèbre du genéral Motta Gur résume à elle seule la sythèse » qui s’ [ est ] opèrée à ce moment précis

Cette déclaration a galvanisé des millions de Juifs, en Israel comme dans le monde (6 )

De nombreux commentateurs ‘laïcs’ soulignent que cette victoire militaire est un miracle.

Pour la première fois dans l’Histoire une armée laïque (Tsahal – forces de défense d’Israel) a produit un événement biblique : le retour à Jerusalem, au Mont du Temple et au Kotel. ( 1 ) : la Guerre des Six Jours en juin 67 a [eu pour effet] de créer une profonde mutation d’identité

Mais nos voisins, ennemis et les Nations n’ont pas accepté facilement que le Mont du Temple et Jérusalem soient entre nos mains

Constamment dès lors ils font tout pour nous chasser, à Dieu ne plaise, de Jérusalem par la guerre, comme celle de Kippour , l’Intifada, ou ce qui est bien plus dangereux n par les « offensives de paix », en exploitant les faiblesses d’une partie de nos dirgeants .( 6)

En réalité , les changements ne sont que tactiques , l’objectif étant toujours le même , usurper par la force notre Ville sainte.

Le combat pour Jérusalem n’a jamais cessé .Il s’exprime par la lutte pour notre maintien sur l’ensemble d’Eretz Israel , la Judée Samarie , la Galilée , le Neguev etc… Défendre notre Terre , l’édifier, la fortifier, se battre pour elle et la préserver , tout cela a valeur d’impératif catégorique.

Lorsque l’on comprend véritablement la signification historique cosmopolite de Jérusalem, on puise la force de se battre pour elle, coeur de notre Nation et du monde tout entier

Par notre Peuple et notre Ville se dévoile le Bien divin dans le monde Moise demande à Dieu : laisse moi passer , je t’en prie r la bonne terre de l’autre côté du Jourdain, la bonne montagne et le Liban (Devarim , III, 25) La bonne montagne –il s’agit de Jérusalem , Le Liban –du Temple ( 6)

L’âme collective

Un point de réflexion.
Tout le monde se souvient de ces images de parachutistes arrivant au Kotel et se mettant à pleurer . Ce moment historique a été diffusé à la radio et on entendait clairement les larmes des soldats près du Kotel.

Or quelques uns de ces soldats , interviewés à la télévision ont dit : nous n’avons pas pleuré . Ce qui pourrait apparaître comme une contradiction correspond pourtant bien à la réalité de l’événement. En effet il est fort possible que ces soldats n’aient pas conscience d’avoir pleuré, chacun pris individuellement Mais c’était l’âme collective du peuple juif qui se manifestait à travers eux , qui faisait verser ces larmes.

Donc individuellement, chacun peut se dire : « mais enfin pas du tout, je n’ai pas pleuré » et ces larmes qui sortaient de ses yeux étaient celles du Klal Israel, de la collectivité d’Israel représentée par cette compagnie de parachutistes. D’une certaine façon ce n’était pas eux , en tant qu’individus qui étaient présents à cet endroit-là, ce moment –là, mais l’être collectif d’Israël qui vibrait en ce 28 iyar, la libération de Yerushalaim.

Yom Yeroushalaïm, 28 iyar 5728 , 6 Juin 1967, le jour de la Libération de Jérusalem n’est donc pas seulement une réjouissance en l’honneur d’une victoire militaire , mais c’est surtout le souvenir et le témoignage d’un moment précis de l’Histoire de l’Etat d’Israël où l’identité collective d’Israel a été ressentie par chaque individu en particulier. (1)

Si cette notion du collectif s’est manifestée à son maximum précisément le 28 yiar 5728, 6 juin 1967, c’est que l’unité était là, édifiée en 19 années , et qu’elle est apparue dans toute sa force.

La Force (en hébreu , Koa’h) de l’unité.

La valeur numérique des lettres de Koa’h (kaf =20, plus ‘Het = huit ) c’est 28 . Ce n’est pas par hasard que Jérusalem a été libérée le 28 iyar 5728. C’est la Providence qui l’ a voulu.

Le 28 de ce mois incarne donc la toute puissance de toute la royauté qui brille en Eretz Israel

Cette royauté, cette force du pouvoir de Jérusalem c’est le Roi David qui l’ a instaurée, en faisant de Jérusalem la capitale du Royaume d’Israel

Jérusalem, ville de la royauté éternelle de D. où se dévoile cette force surnaturelle qui défie toutes les lois de la logique et de l’humanisme

C’est ce qui fait que Yerushalaïm conserve aujourd’hui cette capacité, cette potentialité spécifique de rassembler tout le peuple juif, notamment sa jeunesse. (1)

Jerusalem-capitale

Tous les peuples convoitent cette ville et tous la voient, au moins, comme étant leur « capitale spirituelle ».(6)

Il n’y a pas de peuples et de religions qui n’aient une « représentation » dans cette ville et elle est la seule que les nations voudraient transformer en « capitale internationale ».

Selon les prophètes, le dernier grand conflit mondial avant la Délivrance finale se déroulera « aux portes de Jérusalem », car tous les peuples viendront se battre pour se l’approprier.

Quel est donc le « mystère » de cette ville qui attire tous les peuples, plus que Rome, Paris, Londres ou New York?

Toute créature aspire à revenir à sa source et à « réintégrer le ventre de sa mère ».

Chaque chose qui s’éloigne de la terre est attirée vers elle par le principe de la gravité.

Ce principe physique n’est que l’incarnation matérielle d’une vérité spirituelle.

La terre est la « mère » (la mère patrie) et les peuples sont ses « enfants » et comme l’enfant qui aspire à « retourner » dans sa mère, les peuples aspirent à revenir sur leur « terre créatrice ».

Or Jérusalem est la vraie « mère patrie » de tous les peuples puisque Adam, le premier des hommes qui contenait en lui tous les peuples et toutes les nations, a été formé « à partir de la terre de Jérusalem » (selon l’explication des Maîtres).

Il est donc normal que cette ville agisse sur les peuples comme la force de gravité et en la convoitant, ils font l’aveu inconscient de la véracité des enseignements de nos Maîtres.(7)

Les deux piliers

Dans quelques jours ce sera Chavouoth , le jour de Matan Tora qui est aussi celui de la Hiloula (jour du décès) de David Hamelech, le Roi David .(8)

Ce jour est donc placé sous le signe des deux piliers d’Israël : Moshé et David.

Moshé nous a donné la Tora d’Israël et David la royauté d’Israël. La Tora et la royauté sont indissociables l’un de l’autre, et c’est pour cela qu’un même jour leur fait allusion.

Nos Maîtres enseignent dans le Midrash : « Au moment de la Gueoula, D-ieu dira aux Justes des générations : Mes enfants, pendant tout le temps de l’exil, vous vous êtes préoccupés de Ma Tora, mais pourquoi ne vous êtes-vous pas intéressés aussi à Ma Royauté ? »

La royauté est , à la Tora ce que le corps est à l’âme. La royauté de D-ieu et d’Israël ne peut s’exprimer et se dévoiler qu’en Eretz Israël.

Tans qu’il est en exil, Israël est comme une âme sans corps et sa Tora est encore dans le Ciel, mais non sur sa terre.

La Tora de l’exil est essentiellement une religion qui n’a aucune prise sur la réalité et sur le vécu puisque le corps, lui, est soumis aux nations et à leur influence.

Et de la même manière que le monde matériel n’a été créé qu’afin que l’âme descende dans le corps pour que puisse briller la lumière spirituelle à l’intérieur de l’obscurité matérielle, la Tora doit s’incarner et se dévoiler sur une terre, dans une nation, un pays et un Etat afin de transformer les dimensions sociales, politiques, économiques et militaires en réceptacles du divin.

Et c’est ce que disent nos Maîtres dans le Midrash : « Mes enfants, vous vous êtes préoccupés de Ma Tora mais non de Ma Royauté. » C’est-à-dire : vous n’avez pas suffisamment fait l’effort de transformer les différentes dimensions en réceptacles de Ma parole.

Vous avez trop facilement accepté la séparation entre l’Etat et la synagogue, soit parce que vous étiez en exil, où l’Etat était non juif, soit parce que même en Eretz Israël vous avez reproduit le modèle de l’Etat occidental où la religion n’a aucune prise sur la réalité.

Aussi, à Chavouot, nous devons nous rappeler qu’il n’y a pas de vraie Tora sans la dimension de la royauté incarnée par David.

Ces deux Tora, la Tora de Moshé, au-dessus du « corps », et celle de David, incarnée dans le corps, sont la Tora du Sinaï et celle de Tsion.

Nous avons reçu la Tora de Moshé dans le désert, à l’extérieur d’un pays lorsque nous n’étions qu’un peuple mais pas encore une nation.

Au moment de la Gueoula nous recevrons la Tora de Tsion, sur notre terre après que nous ayons reconstruit notre nation et soyons redevenus un pays.

« A la fin des temps », tous les peuples diront (Isaïe) : « Allons, montons sur la montagne de D-ieu car c’est de Tsion que sort la Tora… » (Ki mitsion tetse torah )

La Tora ne sera plus celle du Sinaï, donnée dans le désert et capable d’exister comme une âme sans corps, mais celle de Tsion, incarnée à l’intérieur d’un Etat et capable d’illuminer les dimensions sociales et politiques de notre nation.

C’est alors et seulement alors que toutes les nations reconnaîtront la véritable grandeur de notre Tora, car pour la première fois dans l’histoire, tous verront que le ciel et la terre peuvent s’unir et se compléter dans une harmonie totale. « En ce jour D-ieu sera Un et Son Nom Un. » (8)

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CANTIQUE, Psaume 48, des fils de Coré

( lu chaque lundi matin)

Grand est l’Eternel et justement glorifié, dans la ville de notre Dieu,

sa sainte montagne. Comme elle se dresse magnifique, joie de toute la terre,

la montagne de Sion, aux flancs dirigés vers le Nord, la cité d’un roi puissant !

Dieu réside en ses palais, il s’est fait connaître comme leur vrai rempart(… )

Qu’elle se réjouisse la montagne de Sion, qu’elles se livrent à l’allégresse, les filles de Juda,en raison de tes jugements !

Faites le tour de Sion , parcourez-la à la ronde, comptez ses tourelles . Fixez votre attention sur ses remparts, admirez ses palais , pour que vous puissiez raconter aux générations futures que ce Dieu est notre Dieu pour l’éternité!(… )

Pierre Caïn, Jérusalem, 26 mai 2009 3 sivan 5769

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2 Reponses to “De Yom Yeroushalaïm à Chavouoth – La Torah du Sinaï et la Torah de Sion”

  1. bensegnor dit :

    et c`est le jour de mon anniversaire

  2. BRAMI charles dit :

    j’ose espérer que JERUSALEM SERA EN FËTE LE 6 JUIN 2012 ET QUE NOUS AURONS DE BELLES PHOTOS VIA VOTRE RUBRIQUE .CURIEUX RAPPROCHEMENT SI JE NE ME TROMPE LE DEBARQUEMENT DES FORCES ALLIES POUR LIBERE L’EUROPE DU NAZISME ……………

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