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2 Reponses to “Cérémonie du souvenir en Israël le 18/4/2012 : lecture d’une lettre jetée du convoi 51 parti de Drancy pour Maïdanek”

  1. Martine dit :

    silence silence…..pour faire toute la place au douloureux souvenir de la valeur de la vie…………………chaleureusement Merci

  2. enoch dit :

    C’est par une nuit éclaboussée d’étoiles,
    Faisant pleurer le firmament,
    Que la haine sortant les voiles,
    Enlacée à la bannière d’un Tout Puissant,
    Fit naître sur ma poitrine une étoile.

    Je n’avais pas encore treize ans,
    Parqué dans un wagon en nombre,
    Couvert d’un silence à glacer les sangs,
    Où les âmes se confondent avec les ombres,
    Et se mélange au râle d’un vomissement.

    Les visages sertis du masque de la peur,
    Annoncent des jours encore plus sombres,
    Du programme de l’ange destructeur,
    Où les corps seront les décombres,
    D’un peuple de libre penseurs.

    Derrière les barbelés, on sépare
    Hommes, Femmes et Enfants,
    Rien n’est laissé au hasard,
    Pour rendre impuissant,
    L’espoir d’un regard.

    La mère déchirée de souffrance,
    Cherche un souffle de vie,
    Parmi ces fantômes en errance,
    La main tendue de son petit,
    Qui lui donnerait un sou d’espérance.

    Mais quelle espérance peut-on trouver ?
    Parmi les corps qui s’amoncellent,
    L’odeur écoeurante des charniers,
    Les petites filles qu’on dépucelle,
    Sans jamais les entendre crier.

    Et rien n’est plus assourdissant,
    Que le silence des cris retenus,
    De la dignité du Juif errant,
    Brisé, exposé le corps nu,
    Aux yeux barbares conquérant.

    Quelles fautes ont-ils commises ?
    Pour qu’on décide à tout jamais,
    De les priver d’une terre promise,
    Se servant d’eux comme remblai,
    Au fond du trou des terres démises.

    Et moi, pourquoi je vois ça ?
    Mourir une Maman,
    Torturer un Papa,
    Qu’hier encore, désespérément,
    Je serrais dans mes bras.

    Mes larmes se tarissent,
    Mes sentiments s’assèchent,
    Devant tant de corps qui pourrissent,
    Et plus rien ne m’empêche,
    Qu’à jamais, l’Homme, je maudisse.

    Mais à quoi bon maudire,
    Si personne ne les empêche,
    A nouveau de brandir,
    La Haine de leurs prêches,
    Faisant d’eux des martyres.

    C’est par une nuit éclaboussée d’étoiles,
    Que je pense à toi Maman,
    Peignant l’amour sur ma toile,
    Avec l’aide du Tout Puissant,
    Afin que sur notre Promise brille l’Etoile.

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