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André Nahum

Semaine diplomatique très importante pour Israel avec le voyage aux USA de Shimon Perès et Benyamin Nathanyaou qui ont tous deux participé à une réunion de l’AIPAC, le lobby de soutien à Israél et ont tous deux eu des rencontres cruciales avec Barak Obama.
L’objet de ces discussions : l’Iran, qui constitue actuellement le premier sujet de préoccupation de l’état juif.
Le président américain a répété avec force son ferme soutien à Israél en affirmant sa détermination d’empêcher par tous les moyens le pays des Ayatollahs de disposer de l’arme atomique.
Bref, une déclaration d’amour dont on peut se réjouir quand on se souvient des aléas antérieurs de ses relations avec le premier ministre israélien.
Comment expliquer ce soudain regain de passion du président Obama pour l’état hébreu ?
Pourquoi cette « techouva » au demeurant fort bien venue ?


En fait, il considère à tort ou à raison que les voix juives sont indispensables à sa réélection en Novembre prochain et il ne doit à aucun prix mécontenter les organisations juives américaines.
Mais il ne veut pas non plus se laisser entrainer dans un conflit avec l’Iran qui de son point de vue et avec quelque apparence de raison, pourrait avoir des conséquences désastreuses y compris pour Israél et serait bien mal perçu par son opinion en cette période préélectorale.
Il a donc choisi de caresser Israél dans le sens du poil pour tempérer ses tentations d’intervenir militairement en lui laissant espérer une efficacité accrue des sanctions qui pourrait faire fléchir l’Iran et le faire renoncer à son projet.
L’essentiel pour lui étant d’assurer son élection et gagner du temps , sachant qu’au cours de ce second mandat, il aurait les mans libres pour appliquer la politique de son choix sans se soucier des inquiétudes israéliennes ni de l’opinion des organisations juives de son pays.
Rien ne dit cependant que son souci de la sécurité d’Israél n’est pas sincère et il n’y a pas de raisons d’en douter.
Mais, vous savez, la réal politique a des raisons que la raison que la raison ne connait souvent pas .
Ce n’est pas la première fois qu’un dirigeant politique aura fait des promesses dont il ne tient pas compte par la suite.
Souvenez vous du fameux « Je vous ai compris » du général De Gaulle à Alger devant des pieds-noirs enthousiastes et confiants qu’il allait laisser tomber sans états d’âme quelques mois plus tard.
Une fois éteints les lampions de ces retrouvailles chaleureuses entre Obama et Nathanyaou, on risque de réaliser que le temps passe, que Ahmadinejad n’a que faire de sanctions auxquelles n’adhèrent ni la Russie et la Chine et qu’il poursuit allègrement la réalisation de son programme.
Que peut faire Israél dans cette conjoncture, sinon accepter les règles du jeu telles qu’elles ont été définies par son puissant allié et nolens volens, lui faire confiance .
Et si par incroyable,
Obama n’était pas sincère ?
Eh bien comme le dit un vieux proverbe de chez moi « Suis le menteur jusqu’à la porte de la maison »
Israél n’a pas le choix!

André Nahum
Radio judaiques fm

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Une Reponse to “Billet d’André Nahum : Israel et l’Amérique”

  1. simonviolet dit :

    c’est quoi la taille de l’Iran par rapport à Israel?
    du 50/1 environ?
    david contre goliath
    sans compter que toute la région mettrait ses divisions de coté et prendrait fait et cause pour l’Iran,s’il y avait une attaque israélienne.
    c’est ce qu’on appelle une situation cornélienne.
    de toute façon,netanhyaou est le meilleur premier ministre qu’ait eu israel depuis longtemps,vu de l’extérieur,il est courageux et déterminé,se fiche des calomnies du monde,et n’a qu’un seul but en tete

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