pub2011

Depuis l’annonce de la tragédie devant le lycée d’Ozar-Hatorah à Toulouse, depuis que j’ai appris que Myriam, la fille de mon ami le rav Yaacov Monsonégo, comptait parmi les victimes, depuis que j’ai découvert les photos du rav Yonathan Sandler et de ses deux enfants disparus Gabriel et Arié zal, ma gorge reste désespérément nouée et les larmes que je tente de retenir dans mes yeux coulent librement sur mon cœur.

Car depuis ce terrible lundi matin, je suis avant tout redevenu toulousain. Trente-deux ans après avoir quitté la ville rose pour Israël, je ne pensais pas avoir un jour le besoin de l’affirmer ainsi, avec autant d’émotion, mais aussi de fierté. Émotion face à l’ampleur du drame, face à l’immensité de la douleur qui ébranle cette grande et belle communauté, dont mon père a été le grand rabbin pendant près de trente années et qui m’a vu grandir.

Fierté, en redécouvrant la splendide dignité de ces Juifs toulousains qui, écorchés vifs ont une fois de plus délibérément choisi, pour tenter de surmonter leur peine, la seule « arme » qu’ils savent parfaitement manier et que nos ennemis ne peuvent nous ravir : celle de l’unité et de la fraternité. C’est ensemble que les Juifs de Toulouse se sont rassemblés, lundi, dans l’enceinte de la grande synagogue.

C’est ensemble qu’ils sont ensuite allés réciter des Téhilim devant les dépouilles mortelles des victimes déposées dans l’enceinte du Lycée Ozar-Hatorah. C’est ensemble qu’ils ont décidé de traverser cette épreuve. Et, cette solidarité-là est bel et bien la force tranquille de cette communauté, sa véritable carte d’identité et plus encore sa raison d’être, comme elle l’était déjà, il y a plus de trente ans.

Dans cette catastrophe, alors que les corps des victimes sont portés en Terre d’Israël, c’est cette farouche aspiration à l’unité, si traditionnellement chère aux Juifs de Toulouse qui doit forcer notre admiration et servir de modèle à l’ensemble du judaïsme français.

Voilà pourquoi, alors que nous pleurons les victimes de notre peuple, il est de notre devoir de Juifs de France et d’Israéliens francophones, de surmonter les clivages qui d’ordinaire nous divisent, pour ensemble affirmer avec force et amour : « Aujourd’hui, nous sommes tous des Juifs toulousains ».
Que le Tout Puissant apporte réconfort et consolation aux familles endeuillées et à l’ensemble de notre communauté.

Articles similaires

Tags: , , , , ,

2 Reponses to “Aujourd’hui, nous sommes tous des Juifs toulousains Par Daniel Haik Pour Hamodia”

  1. Sergio dit :

    C’est ça, exactement, pleurons tous en choeur et enfermons-nous à la synagogue, regardons-nous dans la glace comme nous sommes « dignes » et photogéniques quand on vient massacrer des enfants juifs et offrons ce spectacle son et lumière d’unanimité de gens prêts à se faire exterminer tous la prochaine fois. Peut-être même, invitons l’exterminateur islamistes à mettre le feu à la synagogue quand nous y sommes tous pour « surmonter les clivages qui d’ordinaire nous divisent »? C’est quoi ce message de démission et de narcissisme? Ce n’est pas des Juifs toulousains que nous devons tous être, mais des Juifs d’Israel dans un pays qui se défend et défend ses citoyens. Quand je pense que ce message de galoutisme provient de quelqu’un installé en Israel avec ses histoires de famille et de copinage enchevétrées dans ce drame.
    On ne peut pas tout simplement lancer un appel aux juifs de Toulouse et de France de faire leur alya? Il y en a en Israel qui vivent encore avec un état d’esprit de galout.

  2. BRAMI charles dit :

    Messieurs .IL ne doit pas avoir de clivages entre nous…
    que l’on soit juif suffit …les NAZIS OU DETRACTEURS DE NOTRE PEUPLE NE NOUS DEMANDENT PAS NOTRE CARTE DE PARTI OU DE NOTRE ORIGINE ….DANS LEUR IDEOLOGIE TOUT JUIF DOIT DISPARAITRE….
    QUE CELA NOUS SERVE DE LECON CHABAT CHALOM A TOUTES NOS COMMUNAUTES MEME CELLE DE PAPOUASIE…..

Laisser une reponse

Vous pouvez utiliser ces balises: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>