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Les soldats qui servent en Judée Samarie décrivent une réalité journalière complexe qui n’a rien de juste ou d’injuste, de vrai ou de faux. A leurs yeux, c’est à ça que ressemble la troisième intifada.

צילום: אי-פי-אי

Ce genre de temoignages, rapportés par des soldats qui servent sur « la ligne » en Judée Samarie ne sont pas uniques. Ces dernières semaines, des dizaines de témoignages arrivent de la part de soldats qui servent en Judée Samarie, réservistes ou appelés  quand ils rentrent en permission. Et ils racontent tous la meme chose : lors des dizaines, voire des centaines d’incidents de provocation de la part des palestiniens, ils jettent des pierres et des cocktails molotov sur les soldats. La réaction de Tsahal se traduit par le silence, l’ignorance, le repli et la fuite.

Ces temoignages sont reccueillis avec soin, ils sont croises avec d’autres et relies les uns aux autres. Les temoins representent une large fourchette de la population israelienne : des soldats de tout le pays, des laics et des religieux, des gens d’avis politiques differents, des gens de droite comme de gauche. Les soldats sont de secteurs et d’unites differentes. Le plus jeune a 19 ans et il fait son service obligatoire. Le plus age a 44 ans. Tous ont servi en Judee-Samarie durant ces derniers mois, et une partie d’entre-eux sont encore en train d’y faire une periode de reserve ou de faire leur service militaire obligatoire.

Tous les temoins parlent de cas ou ils etaient impliques directement, ou d’incidents auxquels ils ont assiste. Il ne s’agit pas de bruits ou d’histoires racontees. Quand il leur a ete demande de decrire ce qui leur est arrive, ils ont tous utilise les memes expressions : « honte »,  »humiliation »,  »castration » et « impuissance ». Ils ont parle de situations ou ils ont du fuire devant les palestiniens, ou se cacher. « Nous sommes partis monter un barrage de controle, entre deux villages, a une heure du matin », raconte M. Il est chef de peloton, age de 28 ans, et est reserviste dans un regiment d’infanterie dans la region de Ramallah. « Apres quinze minutes passees sur le terrain nous avons commence a entendre des sifflets venant du village voisin », explique-t-il. « Nous avons compris qu’ils venaient pour troubler l’ordre. Nous etions 8 en tout et pour tout. J’etais le commandant. Je savais que cela prendrait du temps si je demandais des renforts, alors j’ai dis ‘ca ne va pas’. Nous nous sommes replies de suite et nous sommes partis. Nous avons disparu, nous nous sommes enfuis. Je dis clairement le mot ‘fuite’ ».

 

Qu’as-tu ressenti ?

« J’ai ete tres enerve. Je me suis senti vaincu. Mes soldats m’ont dit : nous fuyons encore ? C’est du defaitisme de la part de Tsahal. J’ai l’impression qu’on m’a amene la-bas que pour etre ‘un soldat sur un jeu d’echec’. Me montrer et ne pas agir ».

Il s’agit des meilleurs garcons, des meilleurs soldats, du ‘melah haaretz’. M., par exemple, fait partie des excellents officiers. Il a ete forme a l’ecole de formation d’officiers n.1, et pendant son service, il a servi dans une unite combattante. Tous ces soldats ont du faire face, a leur detriment, a des situations impossibles. Les consignes d’ouverture du feu qui existent actuellement en Judee-Samarie sont floues, ambigues, incomprehensibles et peu claires. « Nous ne les comprenons pas » nous ont explique les dizaines de soldats avec lesquels nous nous sommes entretenus. D’ailleurs, aucun d’entre-eux n’a ces consignes sous la main.

Les soldats expliquent que l’on ne les laissent pas s’occuper des troubles de l’ordre, des jets de pierres et de cocktails molotov, alors que ce genre d’incident ne fait qu’augmenter ces derniers mois. « Tu te tiens la-bas comme un idiot et tu ne peux rien faire », raconte L., age de 25 ans, officier dans les blindes et qui a fini recemment son service dans Tsahal et qui etait base en Judee-Samarie. « La politique actuelle c’est la patience, on y met plein de mots differents mais c’est de la connerie. Nous sommes completement neutralises. Nous sommes des soldats avec une arme, cinq chargeurs, et nos mains sont attachees dans le dos. Nous ne sommes pas autorises a nous defendre de la maniere la plus basique. Qu’est-ce que ca veut dire ? Quelqu’un leve la main sur un soldat de Tsahal et il faut rester sur place et sourire ? Et pourtant c’est l’ambiance actuelle ».

 

« Je suis d’accord avec la politique qui dit qu’il faut agir intelligemment et eviter la degradation », declare L., « mais il y a une grosse difference entre ca et la situation ou la vie des soldats est en jeu ».

 

Ces dernieres semaines, des soldats du rang et des reservistes ont cree un nouveau groupe sur Facebook appele « Laissez Tsahal gagner » (« תנו לצה »ל לנצח »), dont le but est d’informer le grand public et d’arriver a faire des changements de facon consequente sur les consignes d’ouverture du feu. Les membres de ce groupe nous ont aide a obtenir d’autres temoignages et d’elargir notre champ de vision. « Notre honneur est bafoue », nous a-t-on repondu quand nous avons demande pourquoi ce groupe a ete cree. « Nous ne pouvons pas reagir, nous n’avons pas de moyens de dissuasion, nous n’avons pas les moyens d’etre une armee. Nous voulons que tout le monde le sache ».

 

פלסטיני מיידה אבן ליד כוחות הביטחון

 

Chaque reaction contre les palestiniens depend d’une liste de conditions (distance, age, actions, impressions, et ainsi de suite), qui donnent lieu a de longues discussions, des recherches d’alternatives, de nombreuses autorisations emanantes de differents officiers qui souvent ne sont pas sur le terrain. Dans de nombreux cas, par exemple, nous avons rapporte des cas de soldats blesses par des jets de pierres, mais aucune autorisation n’est arrivee. Il n’y a rien a faire. Les soldats parlent de peur, de repli, de perte de contact ».

 

Les officiers superieurs pretendent qu’il n’y a pas de probleme avec les consignes d’ouverture du feu. Eux aussi sont d’accord pour dire qu’il y a un ecart entre les officiers et ce que comprennent et savent les soldats sur le terrain. Chez les grades qui encadrent les soldats, presque tout le monde est d’accord pour reconnaitre que la confusion regne souvent, ainsi que l’incomprehension et l’impuissance. Les soldats preferent ne pas repondre plutot que d’agir, de faire des erreurs et de se retrouver devant une enquete. « Tu reagis et tout de suite on te demande pourquoi », explique L. « Nous essayons de tout faire pour eviter le contact. Le vent a change, on evite d’agir. Notre sentiment, a nous les officiers sur le terrain, c’est que meme s’il y a possibilite d’agir, il faut eviter. Si tu agis, tu vas t’amener des interrogatoires et du bordel ».

 

« Comme dit le commandant d’unite », cite L. en parlant du fait que toutes les actions de Tsahal en Judee-Samarie sont filmees par les palestiniens et les gauchistes, « une photo peut tout detruire ». « C’est-a-dire, ne vous mettez pas dans ce genre de situation, ce serait dommage pour vous. Tout ira bien, a la fin, on finit tous notre service. Faites plutot un voyage en Amerique du Sud, promenez-vous et reposez-vous, ca ne vaut pas la peine de passer devant un tribunal ».

 

Il y a deux semaines, un film a ete rendu public, il montre une unite de blindes au sud de Hebron et des palestiniens qui montent sur les jeeps et jettent des pierres. Les soldats ont decide de rester enfermes dans les jeeps. Aucun d’entre-eux n’est sorti des jeeps. Ce genre d’incident peut arriver, nous a-t-on raconte, a chaque soldat qui sert en Judee-Samarie.

 

Suite a cet incident, une enquete a ete ouverte, et celui qui va surement en payer le prix, comme toujours, sera apparemment le commandant de section, celui qui etait sur le terrain. « A chaque fois un officier de terrain est renvoye a la maison parce qu’il n’a pas respecte les consignes. Sauf que les consignes ne sont pas claires », declare M. en colere, lui l’excellent officier. « Je ne comprends pas les consignes d’ouverture du feu, et je ne suis pas le seul. C’est simple, a chaque fois, on coupe la tete de l’officier sur le terrain ».

 

« Il faut peu de chose pour passer la ligne rouge », previent M. « quelqu’un finira par enlever un soldat, ou par tirer un des notres dans son vehicule ».

 

C’est un voyage sur une autre planete, sur la planete de la troisieme intifada. Cette derniere, racontent les soldats dans leurs temoignages, a deja commence. Nous n’y avons pas fait attention. Pour des raisons de place, nous ne publions qu’une partie des temoignages, et des resumes. Les noms complets des temoins sont preserves car selon la loi militaire, il leur est interdit d’etre interviewes sans autorisation prealable.

 

Ce sont les voix claires et limpides, moderees, retenues et sobres, de ceux qui sont sur la ligne de front, sur les collines et dans les villages, en plein milieu des troubles de l’ordre. Ils sont face aux jets de pierres et de cocktails molotov. Ce sont des gens qui font face a une realite journaliere complexe, souvent grise plutot que toute noire ou toute blanche, qui n’est pas toujours juste ou injuste. Ils sont revenus de la-bas confus et humilies.

 

Maintenant ils rompent le silence.

 

L’hopital ou le tribunal

 

« Tu arrives sur un incident de jets de pierres », raconte le sergent S. « En face de toi il y a deux cents personnes. Tu commences a recevoir des pierres. Tu entends tac, tac, tac. Tu vois des pierres, des pierres et des pierres. Tu essaies de comprendre d’ou elles viennent. Tu entends les boums, tu vois les bosses sur la jeep. Les pierres te mettent en pieces. Ce n’est pas du gravier, mais de vraies pierres ».

 

« Tu te dis, les gars, dispersez-vous, faisons quelque chose. Il y en a un qui te dit : ecoute, j’ai des enfants, laisse-moi en arriere. Le deuxieme me dit : moi aussi j’ai un petit enfant. Il me demande : laisse-moi dans la jeep. Alors tu dis, les gars, malgre tout, peut-etre qu’on va encore avancer un peu ? Et ils te disent : les pierres vont nous toucher, nous ne bougeons pas. Alors tu sors dehors, tu essaies de tirer un peu de gaz lacrymogene, si tu en as recu l’autorisation. Tu comprends alors que cela ne sert a rien, mais tu n’as pas le choix. Tu restes la et et tu regardes les pierres qui volent. Tu te dis, yallah, elle ne m’a pas touche, ca m’a presque touche ou ca m’a touche, c’est la loterie ».

 

Et tu reagis ?

« Tu ne peux pas reagir. Tu n’as pas d’abri, tu es sur la route. On nous a appris a etre des combattants, on ne nous a pas appris a venir et faire les canards. Tu te mets derriere la jeep et tu te caches ».

 

S. a 40 ans et il habite a Raanana. Il a fait son service militaire dans les garde-frontieres pendant la premiere intifada. Depuis les 20 dernieres annees, il fait ses periodes de reserve dans une unite d’artillerie dans la region de Ramallah. C’est le soldat le plus age de son unite. Sa derniere periode de reserve remonte au mois de decembre, et l’incident dont il parle a eu lieu a l’endroit surnomme ‘la colline des pneus brules’, parce que les palestiniens font rouler depuis son sommet des pneus en feu. Cette colline se situe entre Navi Selah et Teveh Tsof.

 

מפגין פלסטיני ליד כלא עופר

 

Ils etaient 4 soldats. S., le commandant, avec deux autres soldats et le chauffeur. « Je me suis senti degrade, comme un homme impuissant qui ne peut rien faire », raconte-t-il quand il explique qu’il a du se cacher derriere la jeep. « Cela fait 20 ans que je suis reserviste. J’en ai mange des manifestations dans ma vie de la jusqu’au bon D.ieu, mais pendant cette derniere periode de reserve, j’ai eu peur de sortir sur le terrain. Je suis reste impuissant. Ils vont me toucher ? Et si non, ne pas reagir. Peur de reagir. On te castre, on te dit : c’est interdit. Tu as peur de bouger. L’officier qui nous a donne les ordres sur le terrain nous a dit : ne vous inquietez pas, tout ira bien. Le lendemain, il a recu une pierre qui lui a casse la main. L’adjoint du commandant de l’unite m’a dit : je prefere rendre visite aux soldats a l’hopital que de le faire au tribunal ».

 

« Le commandant se tenait a cote de nous. Les palestiniens ont des cocktails molotov. Ils les allument. Il etait a cote de deux tireurs d’elite. Tirez-leur dessus a-t-il dit la premiere fois, mais ils n’ont pas tire. Tirez dessus a t-il dit la deuxieme fois, mais ils n’ont pas tire. Ce n’est que la troisieme fois qu’ils ont tire. Apres, ils ont ete convoques par le commandant ».

 

« Nous ne sommes pas venus a cette periode de reserve. Nous nous sommes sauves. Tu ne peux pas travailler apres. Nous sommes repartis tres effrayes. Tous ceux qui etaient avec moi en sont ressortis effrayes. J’ai peur. Tu reviens a la maison en miettes. Tu as honte de mettre l’uniforme. Je suis rentre humilie. Wallah, on me jette des pierres, je suis comme une sorte de canard, avec une arme, des chargeurs, avec tout, avec des moyens pour disperser les manifestations, j’ai tout entre les mains, et j’ai honte de te dire que je ne peux par repliquer ».

 

Les soldats en Judee-Samarie sont tres bien equipes : des moyens pour disperser les manifestations qui comprennent entre autres des grenades anti-emeutes et des grenades a gaz lacrymogenes, des balles en caoutchouc de differentes sortes, et bien sur la possibilite de tirer a balle reelle. Chacun de ces moyens peut entrainer des complications, et necessite une autorisation prealable. Les grades qui donnent ces autorisations, parfois ce sont des commandants ou plus, sont differents selon les moyens utilises, et l’utilisation du tir a balle reelle n’est autorisee qu’en cas de « danger de mort reel », notion compliquee et vague. Le jet de pierres ne sera jamais considere comme un danger de mort.

 

Y., age de 31 ans, est un reserviste qui a servi dans la region de Hebron. Pendant son service il etait parachutiste, et aujourd’hui il sert dans l’infanterie, dans une unite de blindes de l’infanterie. « Nous voyageons vers une operation, tard dans la nuit. Je vois un adolescent qui leve un rocher avec ses deux mains tellement il est lourd. J’ai ete surpris de voir qu’il puisse lever un rocher aussi gros. Il se rapproche a un metre de la voiture, et le jette. Nous sommes deja en fin d’operation quand ca se passe ».

 

Et vous faites quoi ?

« Je ne fais rien. Ce sont mes ordres ».

Et qu’est-ce que tu resssens ?

« De la frustration. Il y a d’autres choses choquantes : les cocktails molotov. Les ordres sur ce sujet ne sont pas clairs. Je suis quelqu’un qui comprend les choses, mais la je n’ai rien compris. Il nous est arrive de reperer un homme avec un cocktail molotov allume. Nous n’avons pas su quoi faire ».

Et vous avez fait quoi ?

« Rien. Quand j’ai vu un arabe apporter une cigarette a un soldat du barrage, malgre qu’il etait plus ancien que moi, je lui ai dit « rends-lui cette cigarette ». D’apres moi ce n’etait pas moral. Mais je pense que sur ces lanceurs de pierres, je n’aurais aucun probleme pour tirer. Et surement pas avec une balle en caoutchouc si c’etait autorise ».

 

Il n’y a personne

 

Les temoignages sont durs. Les rumeurs passent de bouche a oreille, et les soldats sont contents de parler. Nous arrivons meme a contacter des soldats qui sont en plein voyage a l’etranger apres leur service. Pour eux aussi il est important de parler, de temoigner, de raconter. Ils font abstraction des distances et du decalage horaire, mais aussi de la gene et de la honte. Nous sommes etonnes de voir, chez tout ceux-la, combien ils sont reconnaissants. Un de ces soldats nous raconte qu’il a voulu organiser un mouvement de protestation quand il est rentre a la maison. Il a fini sa periode de reserve en Judee-Samarie fin mai. Il ne veut pas protester contre les conditions de son service, il ne parle pas des pierres, juste de l’insulte.

 

L., il a fini son service au sein de Tsahal il y a quelques mois, un service militaire reussi dans les blindes. Il a servi a Bil’in et Ni’lin, a Jenin, a Herodion et dans le sud de Gaza. « Quand tu franchis la ligne, la premiere chose qui arrive c’est que tu as un entretien avec le commandant. Il te donne ses consignes du jour sur comment passer la ligne ». « On te dit : la ligne doit etre passee le plus calmement possible pour ne pas enerver le terrain ».

 

« Je peux parler de moi, des situations ou j’ai ete le plus humilie », raconte-t-il. « On te jette dessus des pierres, et nous on reste la et on regarde, et ils savent que l’on ne fera rien. Et alors il y en a un qui baisse son pantalon et commence a jouer avec son sexe en face de moi. Face a nous. La, tu comprends qu’il te pisse dessus. Tu n’es rien pour lui. Mon honneur importe peu, mais pas l’honneur de Tsahal, ce qui ne veut rien dire pour eux. Ceux qui sont censes etre entre l’ennemi et les israeliens, ce sont les soldats. quand les soldats ne servent a rien alors il n’y a personne ».

 

« Il a le sexe a l’air et m’insulte. J’etais en poste, et mon role etait de calmer la situation. Quand quelqu’un fait ca en face de toi, la reponse devrait etre agressive. Mais tu es un soldat, tu ne peux pas faire ca. Dans le fond, il n’a rien fait, il ne t’a pas blesse. Il a quand meme jete des pierres par la meme occasion, mais elles sont tombees devant nous, sans nous toucher. Alors tu es la et tu regardes, et tu te dis ‘Bekhiat rab’bak’, qu’est-ce que je fais ici dans cette situation surrealiste. Tu es soldat, tu as une arme, tu es protege. Il est cense avoir peur de toi, mais il te montre exactement ce qu’il pense de toi. Je te le dis : il baisse son pantalon, tient son sexe dans sa main, et comme ca, il le bouge en face de toi ».

 

Et qu’est-ce que disent tes soldats au meme moment ?

« Ils me disent : laisse-moi lui tirer dessus, laisse-moi juste lui tirer dessus. Pas avec des balles reelles, avec des balles en caoutchouc, avec du gaz, avec quelque chose quoi ! »

Et qu’est-ce que tu reponds?

« Non, calmez vous. Et pourquoi je ne tire pas ? Parce que si on me demande apres pourquoi j’ai tire, et que je dis que je me suis senti humilie, ce n’est pas une reponse qui sera acceptee ».

 

L. continue : « les arabes ont ce qui s’appelle ‘la fronde de David’. Une pierre a de la force, mais quand elle est lancee avec une fronde – ils la font tourner avec un tissu – le poids de cette pierre est encore plus fort. Un de mes soldats a recu comme ca une pierre de la taille d’un poing, en plein visage. Ca a ete tres impressionnant. Il a perdu le controle, il a crie « assez, j’en ai marre, je mets un chargeur et je leur tire dessus, Halas. D’un cote on te jette des pierres, tu as un soldat blesse, mais tu dois t’occuper de lui dire de retirer son chargeur et de lui expliquer que nous ne sommes pas censes leur tirer dessus ».

 

« Si tu peux entrer dans une banque, il n’y a ni policiers, ni gardiens, combien de chances y a t-il que tu ne prennes pas d’argent ? C’est comme ca que les arabes de Judee-Samarie se sentent aujourd’hui ».

 

Interdit, impossible

 

« A., age de 34 ans, il est sergent-major reserviste dans les blindes. Fin avril, il a termine une periode de reserve a cote d’Hebron. « Tous les soirs, il y a un briefing qui rappelle les conditions d’ouverture du feu. On nous dit : pour des pierres, il n’y a aucune raison d’ouvrir le feu. On a demande ce qu’il faut faire si quelqu’un vient et nous jette un rocher, a quel moment on peut tirer. On nous a repondu : c’est interdit. On a dit : on le voit avec un rocher dans les mains, il ne l’a pas encore jete. On nous a repondu : dans tous les cas il est interdit de tirer ».

 

« On a demande quand est-il possible de tirer ? On nous a repondu : « c’est impossible ». On a dit qu’il jette maintenant le rocher sur la route ou des voitures passent, on ne peut pas l’arreter comme ca, on ne peut rien faire. On nous a repondu : si vous le voyez vraiment tenir ce rocher vous vous en tenez aux consignes sur l’arrestation d’un suspect, et alors vous pouvez lui tirer dans les jambes. Mais s’il est a plus de cent metres de vous, alors c’est interdit. Cela veut dire que dans 99,9% des cas, c’est interdit. Cela veut dire que le mec arrive avec un rocher, il le jette, le rocher vole et alors tu dois le poursuivre a pieds. Les premiers jours je protestais. Apres j’ai compris que c’etait comme parler avec un mur ».

 

N. est sergent, il a 29 ans, il a servi pendant son service au sein de l’unite Nahshon, du regiment Kfir. Aujourd’hui, il est reserviste dans l’infanterie et est base dans la region de Gush-Etsion : « a chaque sortie pour une operation et meme pendant, on t’explique de ne pas faire ceci et cela. Tout ce que tu fais doit etre soumis a autorisation. Si tu fais quelque chose sans autorisation, tu recois des cris. Une fois, j’ai tire du gaz lacrymogene par erreur, sans autorisation, alors qu’on nous lancait des pierres et des billes. Il faut comprendre que ce genre de billes a detruit l’oeil d’un de mes amis. On nous a dit ‘attendez un peu avant de tirer’, et j’ai tire tout de suite. J’ai ete convoque et on m’a engueule ».

 

N. a recemment fini sa periode de reserve dans la region de Gush-Etsion. Il decrit ce qu’il se passe a cote du Yishouv Efrat, un endroit qualifie de chaud par les soldats : « on etait en poste la-bas toute la journee. En face de nous, il y avait des dizaines d’adolescents, entre 10 et 20 ans. C’est leur activite peri-scolaire. Ils te jettent des pierres et t’insultent, en hebreu et en arabe. Ils sont a deux cents metres de toi, et te font des gestes obscenes ».

 

Et tu fais quoi ?

« Je ne peux rien faire. Il y a un mec, a 20 metres de moi, il me jette des pierres. La seule autorisation que j’ai, c’est de lui jeter des gaz lacrymogenes, ce qui le derange a peine. Ils attrapent les grenades de gaz et nous les renvoient. Ils viennent avec des masques a gaz, des casques, mettent des tee-shirts mouilles sur leurs visages. Les gaz ne les derangent pas, nous en souffrons plus qu’eux, nous avons du mal a respirer. Ils n’ont pas peur, ils savent que l’on ne peut rien faire. Ils s’approchent, nous lancent des grenades lacrymogenes dans les jeeps et se marrent, ‘c’est un grand exploit’. Les habitants du village les guident, et quand ils atteignent leur but, ils les aplaudissent ».

 

« Une fois, j’ai attrape des pierres, des petites, et j’ai commence a leur lancer en retour. Un soldat m’a dit : « Laisse les tranquilles, laisse-nous rentrer a la maison ».

 

Et les cocktails molotov ?

« Une fois, on nous a lance un cocktail molotov avec une fronde, a 80 metres de nous. Il y avait vraiment danger de mort. Le commandant d’unite a tire a balles reelles sur le lanceur, sans le toucher, il a applique les consignes d’arrestation d’un suspect. Il a tout respecte, tout. Apres il a ete convoque pour interrogatoire et on lui a dit : que cela ne se reproduise pas ».

 

« Le vent a tourne », raconte N. « Pendant les cours sur les troubles de l’ordre, par exemple, on nous dit ‘il n’est pas necessaire de disperser les troubles de l’ordre, il faut juste les controler’. J’ai ete surpris, cela ne semble pas normal. L’idee est de prendre des coups, de controler l’incident, ‘cela s’arretera, quand arrivera l’obscurite ils rentreront chez eux et on continuera’ ».

 

Et il est impossible de reagir ?

« Non. J’ai beaucoup filme ces evenements, et on voit bien que nous sommes sur la defensive ».

 

La queue entre les jambes

 

L’arrivee sur les lignes avancees. Les soldats passent une serie de « incidents et reponses », des simulations. Apparemment Tsahal n’economise pas les moyens, et malgre tout, d’apres les resultats, il manque quelque chose. Meme apres cette formation, les soldats et leurs officiers sont envoyes sur le terrain et sont confus, perdus et impuissants.

 

M. est sergent, il est age de 28 ans et est originaire de Rehovot, il est reserviste dans une unite d’infanterie. « Trois fois de suite, on nous a presente les consignes d’ouverture du feu. Cela a ete fait deux jours avant d’etre envoyes au front. Ils ont reuni tout le monde. Au debut, ils nous ont presente toute sortes de cas, puis un officier est arrive et a presente une situation : « arrive un type avec un cocktail molotov et il le lance, tu tires ou non ? ». Chacun a repondu quelque chose de different, il nous a completement embrouilles ».

 

« Nous avons repondu pour la plupart, « dis-nous toi ce que tu fais dans ce genre de situation, nous voulons savoir le fond de l’histoire ». Et il a repondu : ah, ca je vous le dirai la prochaine fois. Alors est arrive le commandant, il nous a montre des films. Tout est bien, mais nous voulons connaitre les consignes d’ouverture du feu. Je n’ai rien compris, et je ne suis pas le seul ».

 

 

« A la sortie nous sommes alles le voir, je lui ai dit : que fait-on si par exemple, on nous jette une pierre sur le vehicule ? Il nous a repondu que ce n’etait pas un cas de vie ou de mort et que donc on ne tirait pas. Je lui ai dit : et dans le cas ou la pierre nous a deja atteint ? Le commandant a repondu : non, sauf si le vehicule roule vers un autre vehicule, et que de ce meme vehicule, on jette une pierre, et qu’elle arrive dans un angle particulier du vehicule, alors dans ce cas seulement, il y a danger de mort ».

« Nous avons fait venir deux acteurs qui travaillent avec l’armee pour faire des simulations. Supposons un cas de jet de cocktail molotov. Un homme se rapproche, 300 metres, 150 metres, jusqu’a ce qu’il finisse par arriver. Un palestinien et un soldat. Nous avons pris un grade parmi ceux qui nous on presente les simulations pour voir quels seraient ses ordres. Il n’a donne l’ordre de tirer pour tuer que lorsque le palestinien est arrive a 25 metres du soldat, et apres a commence la discussion – pas les explications – sur tout ce qu’il devait faire a chaque instant, et est-ce que c’etait juste. Chacun de nous a specule, personne n’a explique le fond des choses. Nous sommes sortis de la completement confus ».

 

« On te dit, s’il a moins de 13 ans, on fait comme ca, et s’il a plus de 14 ans, on fait comme ca. Moi je n’arrive pas a evaluer l’age d’un type, bien sur que non a de telles distances, et surtout je dois decider rapidement si je tire ou non. Quand j’etais soldat, les consignes d’ouverture du feu tenaient sur une page, ecrite sur deux faces. Cette feuille etait plastiquee et rentrait dans la poche de chaque soldat. Aujourd’hui, c’est une brochure qu’il faut sortir en plein affrontement et commencer a la lire ».

 

M. continue, sa voix est rauque. « Apres nous sommes montes au front », raconte-t-il. « Je n’ai pas eu honte, j’ai dit a mes soldats et a mes officiers : ecoutez, je n’ai pas compris les consignes d’ouverture du feu. J’ai pris la responsabilite sur moi, en tant que commandant, de ne pas entrainer mes soldats dans des situations ou ils devraient ouvrir le feu ».

 

Si on s’approche de toi et de ta jeep tu ne tires pas ? Si on te jette un cocktail molotov tu ne tires pas ?

« Je peux dire aujourd’hui que je ne sais pas quand il faut tirer. Les palestiniens se sont approches d’une de nos jeeps. Ils ont jete une grosse pierre sur la tete d’un garde-frontieres qui etait assis dans un vehicule equipe d’un canon a eau. C’etait en pleine manifestation. Alors tu recois un ordre par la radio : faites attention a ne pas tirer, restez dans la retenue. En gros, ne perdez pas votre sang-froid a cause de ca ».

 

 

« Apres il a ete fait un bilan de l’incident. Ils ont dit au chauffeur qu’il etait responsable car il n’avait pas ferme la porte. Personne n’a demande comment il se fait que les palestiniens se soient approches si pres du vehicule, ouvert la porte et blesse un soldat ».

 

« Chez nous, un soldat a ete blesse et est tombe. Il etait, bien sur, avec d’autres soldats. Ils ont jete des pierres sur eux, ainsi que des batons et des clous. J’etais a 50 ou 100 metres de la, avec mes soldats. Nous n’avions aucun moyen de les proteger, d’empecher cela. J’ai demande l’autorisation de tirer a balles reelles, a partir des genoux et en dessous. On ne nous a pas donne l’autorisation, nous avons attendu, j’ai precise qu’il s’agissait de provocateurs. Il n’a ete pris aucune decision. Apres, nous avons decide de faire battre en retraite nos forces. Nous etions comme des canards sur le terrain, avec un brancard et pratiquement rien d’autre. Et nous sommes partis, je te le dis serieusement, avec la queue entre les jambes, recevant des pierres et se taisant, parce qu’on ne pouvait rien faire, jusqu’a ce que nous nous soyons enfuis de la-bas ».

 

« Je suis alle voir le commandant du bataillon. Je lui ai demande pourquoi nous n’avions pas recu les consignes sur le terrain, pourquoi nous ne savions pas quoi faire, et ou etaient les ordres – meme la-bas nous avons recu des ordres ambigus – et ou en etait la deterioration sur le terrain ».

 

Qu’est-ce qu’il a repondu ?

« Il m’a dit : ‘ce n’est pas le Liban ici, d’accord ? Et meme du Liban, on est repartis avec des blesses’. Comme si « ce n’est pas si grave’ ».

 

Ils cherchent tout le temps des solutions. De donner des reponses a ce qu’il se passe sur le terrain. « Nous devions veiller a garder la voie libre, c’etait ca notre mission », raconte M. « Nous avons commence a appliquer les regles de bon voisinage, dans une version un peu differente », pour memoire, cela a ete interdit par la cour supreme. « Nous avons arrete des vehicules, que des vehicules de palestiniens en circulation sur cette voie. Il y aussi des vehicules de juifs qui circulent sur cette route. A chaque fois qu’il y avait des jets de pierres sur la route, nous faisions des files de voitures palestiniennes, et alors si les pierres arrivaient sur la route, elles touchaient aussi leurs voitures. On arrivait a des situations ou les conducteurs palestiniens montaient sur les collines et engueulaient les jeteurs de pierres. Nous devions choisir quelles voitures arreter ou non. Ce n’etait pas agreable. Les voitures avec des enfants, on les laissait passer, nous ne voulions pas que des enfants soient blesses, pas plus que d’autres personnes bien sur ».

 

« Je pense qu’il a eu honte »

 

A. est premier sergent, originaire de la region de Hatsor hagalilit, il a fini son service il y a un an et demi au sein du Nahal. « Je me souviens qu’apres toutes les manifestations, je repartais frustre, humilie. Les arabes venaient, ils nous humiliaient, nous jettaient des pierres, se moquaient de nous, nous crachaient dessus, et on n’avait meme pas le droit de leur repondre ».

 

« On te dit « soldat fils de pute’, des choses comme ca. Tu n’as pas le droit de repondre, mais interieurement, tu bous. Je me souviens d’un soldat ethiopien, un ole hadash. Ils l’appelaient koushi (negrot). Il s’est enerve, il a presque pris son arme pour tirer. Le commandant l’a arrete au dernier moment ».

 

A. a ete pour son dernier poste base dans la region de Halamish. Il prend une situation a nous donner en exemple : « plusieurs arabes nous jetaient des pierres avec des frondes et des lance-pierres. Petit a petit, ils se rapprochaient de la route. Nous avons essaye de les arreter. Les arabes savent que l’on n’a pas le droit de tirer, alors ils ont continue de jeter des pierres. Comprends bien, il s’agissait de quelques dizaines de mecs, des fois ils sont plus d’une centaine a nous lancer des pierres. Je me souviens d’un commandant de brigade de chez nous, quand il a vu qu’il n’y avait rien a faire, il a decide de se replier. Au commandement, ils ont carrement dit qu’il s’etait enfui. Le commandant a decide de l’evincer. Et c’est tout. Nous avons ete tres en colere, ca a ete frustrant. Qu’est-ce qu’ils attendaient de lui ? Y a 100 arabes qui arrivent, qui nous jetent des pierres, on n’a pas le droit de tirer, de repondre, on ne peut rien faire. Alors qu’est-ce qu’ils attendaient de lui, qu’il reste juste comme ca ? Comment peut-il etre possible de l’accuser d’avoir fui ? ».

 

Apres, les soldats ont eu un entretien avec le commandant d’unite, raconte A. « Il nous a dit que le commandant de brigade avait termine son service dans l’unite, et qu’il avait ete decide de l’evincer. On nous a dit ce qu’on attendait de lui ? Ce qu’il aurait du faire ? Il etait la-bas, sans autorisation d’ouvrir le feu, sans autorisation de quoi que ce soit. Il devait rester la-bas et prendre des pierres sur la tete jusqu’a la mort ? Ca nous a fait mal. Le commandant de brigade qui avait amene ses soldats au combat etait evince comme ca, parce qu’il aurait fuit ? Il ne nous a meme pas dit au revoir, il est tout simplement parti. Je pense qu’il a eu honte ».

 

D. habite Jerusalem et est age de 23 ans, il est premier sergent. Il a commence son service plus tard que la normale et a fini il y a peu. Il servait dans une unite Kfir. « Les grenades anti-emeutes et les grenades a gaz ne servent plus a rien sur les emeutiers. Ca ne les derange pas. Ils connaissent les consignes d’ouverture du feu mieux que nous. Ils nous disent ‘ca vous n’avez pas le droit’, et ‘ca non plus’ ».

 

« Nous etions dans une emeute qui etait en cours dans un village de la region de Hebron. Nous avons du fuir vers la route, on ne pouvait rien faire. Est arrive un groupe de 20 a 30 arabes. Ils nous ont jete des pierres, nous avons eu l’autorisation de jeter du gaz. Apres, nous avons eu l’autorisation d’utiliser les grenades anti-emeutes. Cela ne les a pas empeche de continuer. Nous avons fini par reculer, par se rapprocher de la route, et ils nous suivaient en reduisant l’ecart entre eux et nous. Ils n’ont pas peur. C’est comme de jouer a chat, pour eux c’est un jeu. Pour nous, c’est une humiliation. Nous ne pouvons rien faire, juste la possibilite de fuir. Si tu ne veux pas dire que tu fuis alors tu dis que tu te « replies ».

 

« C’est different en fonction des endroits. En general, ils jettent de grosses pierres. Si tu passes en vehicule pour faire des patrouilles dans les villages, cela peut-etre des parpaings, des carcasses d’animaux, des refrigirateurs. Meme dans ces cas-la, il vaut mieux tracer la route. Tu preferes ne rien faire, si tu t’arretes, c’est encore plus dangereux ».

 

« Dans tous les cas, chez nous, au sein de l’unite, les gens preferaient ne rien faire pour ne pas se retrouver avec des procedures disciplinaires et judiciaires. Les soldats savent que des que l’on se sert de nos moyens de dispersion, apres c’est le bordel, les interrogatoires et ce genre de choses, et ils ont peur de ca. Si tu es dehors et qu’on te jette des pierres, la consigne c’est de rester sur place et c’est tout. On ne fait rien. Une fois toutes les une a deux semaines, tu entends qu’un tel a ete blesse, ou qu’un autre a recu des coups. Une fois c’est l’oeil, une fois c’est la jambe. A chaque fois c’est quelqu’un d’autre ».

 

« L’annee derniere, pendant le jour de la nakba, on nous a annonce que les consignes d’ouverture du feu etaient encore plus strictes. En jour normal, tu peux tirer sur quelqu’un qui te met en danger de mort, et tu peux tirer pour tuer, mais pour cette journee, ils nous ont dit : vous ne pouvez tirer que si vous voyez les genoux de celui qui vous menace, alors seulement vous pouvez lui tirer dessus. Si vous ne voyez pas ses genoux, alors vous ne pouvez pas lui tirer dessus. Afin de chauffer encore plus les esprits, l’absurdite a voulu que nous sortions sur le terrain en etat d’alerte « niveau guerre », avec une mitrailleuse dans le dos, des munitions, des grenades. Tu ressors de ces histoires completement deboussole ».

 

« La regle du jeu »

 

Nous essayons de comprendre les consignes d’ouverture de feu. Nous demandons a tous ceux avec qui nous discutons de nous expliquer une situation assez simple, ce qu’il doit faire dans un cas precis. Les reponses sont complexes comme la realite. Les officiers nous promettent de verifier et de nous repondre, de chercher les formulaires qui contiennent les consignes, de chercher, de prendre conseil, d’essayer de parler ».

 

L’un d’eux m’ecrit ceci : « je n’ai rien d’ecrit la-dessus. En gros, en cas de danger de mort lie a un lanceur de cocktail molotov : tirer pour tuer. Dans les cas qui ne sont pas des dangers de mort : tirer dans les jambes et en dessous, et dans tous les cas apres que le lanceur ait lance son cocktail molotov.

 

Et de nouveau cette notion de danger de mort porte a reflexion.

 

B., age de 36 ans, il a servi dans une unite d’elite. Aujourd’hui, il fait des periodes de reserve dans l’infanterie en Judee-Samarie. Lors de sa derniere convocation, il etait a Hebron, c’etait pendant l’operation ‘Hamoud anane’. B. habite en Samarie.

 

Il surnomme les consignes d’ouverture du feu « La regle du jeu », une longue serie de « si » et « alors » et une multitude de possibilites et de notions differentes. « Je me suis retrouve a Hebron dans une situation ou un lanceur de cocktail molotov a touche une soldate des garde-frontieres. Il l’a touchee a la jambe et a continue son chemin. Je n’ai rien fait. A une epoque, un lanceur de cocktail molotov etait considere comme un danger de mort reel. Nous avons passe un cap particulier dans l’humanite et la purete des armes ».

 

Qu’est-ce que tu ressens quand tu ne repliques pas ?.

« De la cruaute. C’est toujours un « examen du resultat final ». Si la soldate avait ete brulee, j’aurais passe le reste de ma vie avec un sentiment de culpabilite. J’ai vu le palestinien jeter son cocktail molotov, mais je ne pouvais pas tirer parce que je ne voyais que la partie superieure de son corps, et lui tirer dessus, c’etait le condamner a une morte certaine, et c’etait contraire aux ordres. Tu es tout le temps entre la decoration et la degradation. Si je l’avais vu en entier, bien sur que je lui aurais tire dessus, dans les jambes. Mais si on ne voit que la partie superieure, alors tu sais qu’il va mourir et c’est interdit ».

 

« Apres, la soldate des garde-frontieres est venue me voir et m’a demande : ’tu as vu ?’, je lui ai repondu : ‘ecoute, c’est un probleme, et je n’ai pas de reponse’. Elle ne m’a pas demande ‘pourquoi tu n’as pas tire ?’, elle m’a juste dit ‘qu’est-ce que ca fait peur, c’est grave’ ».

 

« J’en suis ressorti avec un sentiment mitige. D’un cote, tu n’as pas envie de tuer un enfant de 12 ans. C’est quelque chose que je ne veux pas faire. J’ai un enfant de 12 ans. D’un autre cote, qu’est-ce qu’il se serait passe si elle avait ete touchee ? ».

 

 

Plusieurs soldats ont raconte qu’avant de partir en reserve, ils regardent des films sur Youtube, des films qui montrent des activistes de gauche, et parfois des palestiniens. L’idee est de memoriser des cas et des reponses donnees par ceux qui y ont ete confrontes. Comment ne pas y penser, disent-ils, c’est un sujet constant sur le terrain. Et surtout, que va en penser le reste du monde. « Tu es filme en permanence, on te met la camera dans la figure pour verifier que tu ne perdes pas le controle », me raconte un des soldats. « On se moque de toi, on te cherche, ‘on va voir si tu es un homme’, ‘qu’est-ce que tu racontes a tes enfants avant qu’ils aillent se coucher?’. Voila le genre de reflexions qui viennent de la part des palestiniens, mais aussi de la part des extremistes de gauche qui sont sur le terrain ».

 

« Pourquoi ils ne nous filmeraient pas, ils se marrent, on passe pour les mechants.Ou on passe pour des voyoux parce qu’on n’a pas respecte les consignes d’ouverture du feu, ou pour des faibles ».

 

H. est age de 37 ans. Il est reserviste dans l’infanterie. Il y a quatre mois, il a fini une periode de reserve. « Les ordres du commandement sont « je ne veux pas que vous sortiez de la avec des photos ». On est arrives sur le terrain apres qu’ait ete publiee la photo de la petite fille qui a crache sur l’officier. Cet officier n’a pas replique. On nous a dit que le commandant a declare : « Vous voyez ? C’est une bonne photo, l’officier s’est retenu ».
הילדה נשלחה להתעמת גם עם מפקד האוגדה (צילום: אהוד אמיתון, סוכנות תצפית)
« Quelqu’un a dit qu’il fallait tirer sur cette petite fille ? N’importe quoi ! Il etait interdit de faire quoi que ce soit a cette petite fille, elle a l’age de ma fille, oi vavoi. Mais de la a dire que c’est une bonne image ? Presenter cela comme  une reussite de la retenue ? La reussite, c’est de ne pas arriver a ce genre de situation. Comment peut-on en arriver a une situation ou une petite fille crache sur un soldat ? L’honneur national est une notion qui ne se remet meme pas en question ».

 

H. raconte un incident qui lui est arrive dans le village de Silwad, a cote de Ramallah : « Nous sommes entres a l’interieur a bord de deux belles jeeps, le premier jour de ma periode de reserve. On a entendu des sifflets, et alors ca a commence. Tu passes, et tu recois une quantite impressionnante de pierres. D’un coup, on nous a jete un frigidaire du deuxieme etage d’une maison. Le pare-brise a explose, on ne voyait plus rien. On est rentre dans un mur, et alors on a recu une pluie de pierres. La jeep de derriere nous a guide. On a traverse le village a 20 km/h. On tirait en l’air mais ca ne les arrete pas. Ils n’ont pas du tout peur ».

 

« A cause de ca, lors de ma derniere periode de reserve, j’ai decide, pour la premiere fois, de ne pas sortir du tout sur le terrain, de rester en salle d’operations ».

 

Des soldats de carton

 

Nous recevons des temoignages de soldats blesses par des pierres. Arcade sourcilliere ouverte, nez casse, jambe, main, plein de blessures que personne ne compte pas. Une pierre dans la figure, une autre, puis une autre. Un des soldats me raconte avoir lui-meme appele le service d’information d’une radio pour dire qu’il etait blesse. « Comment se fait-il que personne n’en parle ? », demande-t-il.

 

Y. est sergent. Il a ete blesse par des jets de pierres a Bnei Selah, pendant cet hiver. Habitant de Jerusalem, age de 33 ans, il est arrive seul de France a l’age de 16 ans, et il s’est porte volontaire dans Tsahal. Il est reserviste dans une unite d’infanterie. « J’etais allonge, et au-dessus de moi, on jetait des pierres. Pas des pierres de la taille d’une balle de tennis : des parpaings, des morceaux de beton, du carrelage, des objets de vingt kilogs. Et personne ne reagissait. Mes amis me disaient : ‘nous demandons une autorisation’. Alors j’ai attendu, puis rien ».

 

Qu’est-ce que tu as ressenti ?

« Comme un objet a descendre, une figurine en carton. La meme chose. En fait, on te dit tout le temps que s’il y a un danger de mort evident et immediat, alors tu peux tirer. Et d’un coup ca devient un jeu de mots. Ce n’est pas une armee, c’est de la philosophie ».

 

I. est aussi sergent. Il a 28 ans et habite Haifa. Il est aussi reserviste dans une unite d’infanterie. Il a fini sa periode de reserviste il y a moins d’un mois. Il etait a Gush Etsion. Il a recu une grenade anti-emeute.

 

« Il y a un poste a cote d’Efrat, ou chaque jour, ils jettent des pierres, a des heures fixes, de midi jusqu’au coucher du soleil. Les arabes bloquent la route avec des rochers, nous devons descendre de la jeep, pour degager les rochers, et alors ils nous jettent des pierres. Alors on monte vers le village, et pendant des heures, on reste la-bas. Ils nous jettent des pierres, de la taille de deux balles de tennis, avec des lance-pierres ».

 

« Ce qu’il s’est passe, c’est qu’un jour, au debut de ma periode de reserve, ils etaient entre 30 et 50 et nous seulement 3 (il y avait encore 7 autres soldats en renfort, mais disperses ailleurs). A un certain moment, ils se sont approches a 30 metres de nous, ce qui est tres pres, et ils continuaient de nous jeter des pierres. Nous avons demande par radio l’autorisation de repliquer. Pas d’autorisation. Ils se sont approches encore plus. Nous avons demande de nouveau l’autorisation, rien. Alors d’un coup,     j’ai vu quelque chose lance dans ma direction, et ca ressemblait a une pierre. Je n’ai pas vraiment compris ce que c’etait, mais c’est tombe a un centimetre de moi. D’un coup il y a eu une forte explosion, au debut j’ai cru que c’etait une vraie grenade. On s’est tous jetes a terre. J’etais sous le choc. Apres quelques secondes on a compris qu’il n’y avait rien de grave, que c’etait qu’une grenade anti-emeute. Une grenade de Tsahal. Nous avons pris contact par radio et on nous a de nouveau refuse l’autorisation de repliquer. Rien. Incroyable. Cette grenade aurait pu etre une vraie grenade, et alors nous etions morts tous les trois. Et toujours pas d’autorisation ».

 

Qu’est-ce que tu as pense ?

« Impuissant. J’ai eu l’impression d’etre un jouet, une cible sur lequel les arabes pouvaient jeter des pierres. L’expression qui revient tout le temps ici c’est « endigue ». Cette expression n’existait pas quand j’ai fait mon service ».

 

« Quand nous sommes retournes le soir a la base, j’ai crie sur le commandant d’unite. Je lui ai dis « c’est pas normal, je ne veux pas retourner la-bas comme ca, je mets ma vie en danger pour rien. On n’a aucune autorisation pour rien ». Le lendemain, ils ont allege les consignes, ils nous ont autorise a tirer des grenades a gaz lacrymogene. On est arrive a etre dans une situation ou trois soldats, en six heures, tiraient 200 grenades. C’est quelque chose d’incroyable, une somme d’argent importante gaspillee chaque jour. Une fortune. Et ce ne sont que trois soldats parmi cent autres. Et ca ne derange pas les arabes ».

 

Tous les incidents n’arrivent pas jusqu’aux medias. Il y a des barrages techniques, mais le barrage de la honte bloque tout le monde. Et pourtant, les soldats et les officiers de terrain parlent ouvertement. Ils en ont marre, disent-ils, d’etre de la chair a canon pour la politique d’endiguement. Le prix physique, on est prets a le supporter, mais cette politique a aussi un prix mental. Ils veulent les honneurs, l’honneur de Tsahal et l’honneur du pays. Encore et encore, ils ont decide que la politique serait de poster des gardes de ce genre, sur les collines, face a des dizaines de manifestants, et que nous prenions des pierres sans fin et des humiliations ».

 

Les officiers superieurs reconnaissent que la situation est complexe, et ces histoires sont vues completement differemment par eux. Comme, par exemple, tous les incidents qui se sont deroules pendant l’operation ‘Hamoud anane’. Les soldats reservistes de l’unite ont ete mobilises en recevant le ‘tsav 8′, afin de servir dans la region de Hebron. Les palestiniens se sont approches de la tour de garde (amdate pillbox), et on commence a l’escalader, nous raconte un des soldats de l’unite. Les soldats n’ont rien fait, mais ils ont demande des renforts qui sont arrives et ont regle l’incident en quelques minutes. « Nous devions faire ce qui est appele dans le nouveau language, ‘endiguer l’incident’ », raconte un soldat. « Et cela malgre que les arabes avaient deja pris d’assaut la tour de garde ».

 

Un des officiers superieurs de terrain est d’accord pour dire que le travail des soldats est problematique, mais par contre, il pretend que le probleme n’est pas chronique, et qu’il ne vient pas des consignes d’ouverture du feu. « Les soldats etaient dans la tour, et les civils manifestaient. Ils sont venus et ont touche a la tour, et les soldats n’ont pas repondu comme leur permettaient les consignes d’ouverture du feu. La lecon de tout cela est que, pour les soldats, ces consignes n’etaient pas claires. Pour chaque soldat dans une tour de garde ou en poste a un endroit fixe et permanent, des lignes a ne pas depasser sont fixees, et le soldat sait que personne n’a le droit de les passer. Chaque ligne franchie par un intrus amene une action differente. Ces lignes sont clairement expliquees aux soldats dans les tours. Meme si elles ont ete expliquees, concretement elles n’ont pas ete comprises. C’est un fait ».

 

« Dans chaque tour de garde il y a du materiel pour disperser les manifestations. Ils etaient censes commencer a agir, a disperser cette manifestation, et cela n’a pas ete fait. Je ne les accuse pas. Ils sont arrives avec un ‘tsav 8′, et non pas eu le temps de se preparer. Ils ont rendu compte par radio, les garde-frontieres et d’autres renforts sont arrives, et en une seconde et demi tout est rentre dans l’ordre. Ca s’est termine avec des cameras cassees, et de nombreuses autres choses, ce qui prouve une atteinte a notre souverainete. Dans les faits, ces soldats ont continue de servir pendant encore trente jours de reserve et un cas de ce genre ne s’est pas renouvele ».

 

La semaine derniere E. a fini sa periode de reserve. Il a 29 ans, et est premier sergent. Il a fini une activite operationnelle dans la region de Macabim (Bil’in). Il est soldat dans une unite d’artillerie et habite a Tel-Aviv. Son temoignage nous est arrive peu de temps apres qu’il soit rentre chez lui, furieux, blesse et frustre. Lors d’un repas de shabbat, il a raconte a des amis ce qu’il a vecu. « Rien ne te prepare a ca. A l’impuissance, au sentiment que tu ne peux rien faire. Tu ne fais qu’etre la-bas et te proteger. Tu n’as rien d’autre a faire que ca. Ils te traitent de ‘criminel’, de ‘nazi’, en hebreu. Tu te demandes : qu’est-ce que je fais la ? En fait, meme comme ca, on ne te donne rien a faire ».

 

« La premiere chose que tu fais quand tu entres sur le secteur, c’est de te remettre dans le bain avec ta precedente unite. Les premieres consignes que l’on te donne concernent les conditions d’ouverture du feu. Il y a la-bas, ce qu’il s’appelle « on the record » et « off the record ». C’est-a-dire, ce que l’on te dit qu’il se passe et ce qu’il se passe en realite. « Off the record », on t’explique tout simplement combien tu es limite ».

 

« On a des moyens pour disperser les emeutes. Il y a aussi le tir a la balle caoutchouc, ou a balle reelle. Interdit, interdit, interdit. Le caoutchouc, ce n’est qu’avec l’autorisation d’une haute autorite. Meme quand tu tires au caoutchouc, ce n’est que dans les jambes. Les moyens de dispersions se resument en trois choses : grenades anti-emeutes, fumee et gaz. Le probleme, c’est que les mecs la-bas ne sont pas des pigeons,  ils viennent proteges. Ils se mettent en face de toi et te rient a la figure. Tu es a petite distance d’eux, 15 metres environ, et tu les entends t’encourager : ‘Yallah, yallah, jettes, on te le renverra, yallah’ ».

 

« Pour eux c’est un jeu. C’est leur activite sportive. Comme nous, on va jouer au basket le vendredi, eux ils viennent jeter des pierres sur les soldats. J’en ai recu des dizaines, peut-etre meme des centaines pendant ces deux semaines. Les pierres lancees sur toi avec des lance-pierres, si elles te touchent de la distance ou ils les tirent, tu n’as aucune chance de survivre. Ils visent pour toucher, ils ne tirent pas dans le vide. J’en ai repere un comme ca avec une fronde. Les pierres qu’il jetait… D.ieu ca fait peur. Nous avons demande l’autorisation de lui tirer dessus a la balle au caoutchouc, bien sur dans les jambes, conformement aux consignes de tir. Ca prend plusieurs minutes ce genre de truc ».

 

« Des fois quand ils voient que tu vas tirer au caoutchouc, alors ils se baissent. S’ils sont baisses tu n’as pas le droit de tirer. Finalement nous avons recu l’autorisation. Je cherche le mec, et je ne le trouve pas. Je monte face a l’observatrice et elle me dit qu’il est juste en dessous de moi. En angle mort. Je ne peux pas le voir, ni lui tirer dessus. Soudain je vois un parpaing voler vers moi - pas une pierre, un parpaing. L’observatrice m’a raconte apres, qu’il l’a lance « comme une grand-mere » tellement il etait lourd. Par chance le parpaing a touche ma protection ».

 

« Nous sommes rentres avec trois blesses : un a la poitrine, et deux aux jambes. Ils etaient blesses legerement, mais ce n’est qu’une question de temps jusqu’a ce qu’il se passe une catastrophe. Tu vois tes amis blesses et tu as envie de les trouer, ces palestiniens. Tu ne le fais pas parce que tu as peur pour toi, pas parce que tu penses a eux. Il est clair qu’il feraient de toi un bouc emissaire. Ils ne les protegent pas moins qu’ils nous protegent ».

 

C’est qui eux ?

« Le chef de brigade et celui qui ecrit les consignes de tir. Tu fais ta periode de reserve en tant que clown pour les palestiniens. C’est humiliant. Tu as le sentiment de servir de decor. Tu leur donne le moyen de se defouler, et quand ils en ont marre ou qu’ils ont trop chaud, ils rentrent tout simplement chez eux ».

Et toi ?  

« Moi je me sens castre ».

 

Il n’y a pas de dissuasion

 

Nous decidons de finir avec ce que nous raconte B., il a 37 ans et il est avocat a Tel-Aviv. Il y a quatre mois, il a fini sa periode de reserve dans la region de Ramallah. Premier sergent, il est commandant de force. B. est cynique, humilie et en colere.

 

« L’armee nous donne le sentiment d’etre insultes », temoigne-t-il. « J’arrivais a Bnei Selah a six heures trente du matin, tous les vendredis. Je voyais notre niveau de preparation, les jeeps, les soldats, les garde-frontieres, chacun arrivait comme s’il etait une sorte de Rambo et quart, commando par-ci ou commando par-la. Nous sortions sur le terrain de combat, et nous n’allions nous battre contre personne. Apres quatre heures sur le terrain, nous repartions avec la queue entre les jambes, nous rentrions honteux a la maison et comptions nos blesses. Un soldat a pris une pierre en plein visage. Un autre soldat a essaye de tirer une grenade et elle lui a explose entre les mains. Un autre a essaye de descendre de la montagne et s’est casse le pied pendant sa descente. Un soldat a eu le nez casse par une pierre. Et nous sommes tellement contents d’avoir tire une grenade a gaz entre deux palestiniens, ou parfois, incroyable, on a meme reussi a arreter l’un d’entre-eux, ce qui donne une satisfaction supreme ».

 

« Nous vivons au ‘la-la-land’. Nous n’avons aucun effet de dissuasion. Nous allons sur le terrain avec un kit d’idees de moyens : des balles en caoutchouc, du gaz lacrymogene – et meme la, il y a differentes sortes : 60 ou 50 metres – des grenades anti-emeute. Les palestiniens connaissent tous ces moyens de dispersion. Quand ils voient un soldat prendre quelque chose de sa panoplie, ils savent a quelle distance se tenir afin que ce moyen de dispersion ne soit pas effectif. Je me tenais la-bas et je regardais en attendant que quelqu’un de nous perde patience. Et je sais que c’est toujours nous qui la perdons les premiers ».

 

« Il y a des limites tres importantes a notre capacite de dissuasion. Un palestinien peut arriver au contact d’un soldat, et nous ne repliquons pas toujours. Lors de ma derniere periode de reserve, nous etions a moins d’un metre d’eux. Je voyais des palestiniens sur la colline, et qui me jetaient des pierres avec des frondes, des pierres qui volent a plus de 100 km/h, et qui peuvent tuer quelqu’un ».

 

Et ce n’etait pas un danger de mort ?

« Pour l’armee ? non. Les consequences de la decision que je peux prendre au meme moment me fait peur. Le fait qu’apres je doive comparaitre devant un enqueteur de la police militaire age de 21 ans, sans experience du terrain, qui essaiera de prouver qu’il n’y avait pas de danger pour ma vie, ou que j’aurais pu siffler pour faire fuir le palestinien, ou encore faire moins que ce que j’ai fait oui ca fait peur. Si Tsahal nous laisse faire notre travail, il est impossible qu’ils nous disent ‘dans tous les cas revenez a la base avec zero faute’. Une faute pour l’armee c’est un palestinien tue, un palestinien grievement blesse. Ils ne prennent pas en compte les soldats blesses ».

 

« Je ne commande pas au sens classique du terme. J’ai un gilet pare-balles et une arme, j’ai des soldats et des officiers autour de moi, des commandants. Je ne suis pas seul. L’aventure vient de la facon de diriger, des ordres que l’on recoit. Les consignes d’ouverture du feu ? Qu’est-ce qu’il faut faire ou ne pas faire ? Pour comprendre ca il faut etre diplome du Technion ».

 

« Je n’ai pas de probleme avec la politique, mais avec les zigzags. J’ai un probleme avec le fait qu’on attend de moi de porter l’uniforme, d’arriver sur le terrain et d’effectuer une mission securitaire ou de garde en ne mettant que ma vie en danger, sans risquer celle des palestiniens. On me limite, me dissuade, me fait peur. Fait attention si tu te sers de ton arme, tu vas devoir expliquer pour tu l’as fait. Je ne suis pas pour l’exageration, je ne suis pas pour le fait que chaque soldat ressente le besoin de mettre un chargeur dans son arme et tire. D’ailleurs, cela n’a jamais ete comme ca, par contre toutes les limitations actuelles creent une situation qui met en danger la vie des soldats, et seulement celle des soldats de Tsahal. Ah, et aussi de l’humiliation ».

 

« Nous allons etudier les incidents exceptionnels et les traiter », a declare en fin de semaine un officier superieur du commandant du centre, qui a pris connaissance d’une partie des temoignages. « Nous ameliorerons la maniere de transmettre les choses, en particulier aux commandants sur le terrain. Les consignes d’ouverture du feu permettent de remplir nos missions en Judee-Samarie. Il n’y a aucune raison professionnelle, ni dans la pensee ni dans l’analyse, d’arriver a des situations ou les soldats de Tsahal aient a fuir, ou qu’ils aient le sentiment de ne pas avoir les moyens de repliquer. Ce que revele cet article renforce le sentiment qu’il y a un ecart entre la facon dont nous transmettons les choses, et la facon dont cela est fait au niveau des officiers superieurs et des commandants qui se trouvent sur le terrain. Nous allons corriger cela, c’est cela que nous devons faire, et non pas changer les consignes de tir ».

 

C’est-a-dire ?

« La comprehension des ordres des commandants est erronee. Il est vrai qu’il faut eviter l’escalade de la violence sur le terrain, eviter les situations ou nous ouvrons le feu et tuons des palestiniens, mais il y a une mauvaise interpretation de ces faits qui mene a ce sentiment de ne pas avoir les moyens de repliquer, et c’est injustifie ».

 

Alors d’ou vient ce sentiment eprouve par les soldats ?

« Les consignes d’ouverture du feu, pour moi, sont larges et permettent d’agir dans de nombreux cas et dans une large possibilite d’action – a partir de l’utilisation des moyens de dispersion et jusqu’au tir a balle reelle. Cette impression de manque de moyens vient d’un probleme professionnel et d’une incomprehension, mais pas d’un probleme provenant de ces consignes. Je ne nie pas notre responsabilite, c’est la notre. Il vaut mieux expliquer ces consignes, mais pas les changer. Il faut les mettre en exercice. L’es explications ne sont pas toujours claires ». L’officier s’est exprime sur les exemples donnes par les temoignages donnes dans cet article. « Je peux aussi apporter des exemples contraires », declare t-il. « Depuis le debut de l’annee nous avons tue un nombre important de palestiniens en consequence de l’importance de la menace et de tirs a balles reelles, meme quand cela n’etait pas necessaire. Par contre, aucun soldat n’a ete blesse grievement, juste parce qu’il n’a pas ouvert le feu ».

 

Les soldats parlent d’impuissance, de castration. Ils sentent qu’ils ont les mains liees.

« J’accepte cette critique, et je pense que nous devons mieux transmettre notre politique. Il faut expliquer qu’il n’y a pas de contradiction entre l’usage de la force de maniere proportionnee, pour eviter la mort de personnes qui ne ferait qu’aggraver la situation, et le fait qu’il faut agir de maniere resolue et ferme, et veillez a faire respecter l’honneur des soldats de Tsahal. J’accepte aussi la critique selon laquelle nous devons former de maniere plus professionnelle comment agir, et changer ce blocage mental, ce sentiment d’incapacite de repliquer, qui existe chez certains, qui sont selon moi une minorite. Nous faisons cela ces derniers temps ».

 

C’est-a-dire ?

 

« Notre maniere d’agir passe par la formation, par l’exercice fasse a ce genre de situations. Le but n’est pas que l’exercice verbal, mais aussi l’exercice concret. Nous etudions des incidents, bons et mauvais, et nous en tirons des lecons. C’est comme cela que nous faisons correspondre des consignes professionnelles et des capacites professionnelles, et que nous pouvons influer sur la perception mentale ».

 

Sur les consignes d’ouverture du feu, l’officier superieur precise qu’aucun changement important n’a ete effectue. « On a peut-etre change un point par ci et un point par la. Les consignes permettent d’ouvrir le feu et de tuer tous ceux qui mettent la vie des soldats en danger », declare l’officier. « Mais les consignes correspondent aux situations. Nous ne sommes pas en pleine periode de terrorisme suicidaire comme il y a dix ans. Nous ne tirons pas de 150 metres sur chaque enfant qui leve un cocktail molotov. Ce n’etaient pas non plus les consignes donnees par le passe, mais leur interpretation qui a amene a de nombreux morts inutiles ».

 

Alors d’ou vient le sentiment sur le terrain que ces consignes ont change ?

« La aussi je reconnais l’ecart qu’il y a entre nous et les soldats et officiers sur le terrain, qui surinterpretent ces consignes d’une maniere que nous n’attendions pas. La politique dit ‘agissons de maniere proportionnee, evitons d’ouvrir le feu a balle reelle qui ferait des morts’. Au niveau des commndants d’unite il y a une bonne comprehension, l’ecart se fait avec les commandants sur le terrain et les soldats. Le probleme ne vient pas des consignes mais de leur interpretation. Les consignes permettent d’agir de facon professionnelle et ferme, et de repondre aux menaces. Il y a une tendance a dire qu’il faut changer ces consignes, moi je dis que non ».

 

« Nous faisons face a des dizaines de troubles de l’ordre chaque semaine. Dans la majorite des cas les soldats agissent correctement. Ils emploient les moyens de dispersion, agissent comme il faut, ne sont pas humilies et rien de tout cela ».

 

Et quand les soldats parlent de la culture du silence ?

« Il n’y a aucune volonte que les soldats sur lesquels on jette des pierres et des grenades ne puissent pas repliquer. La volonte est que les soldats reagissent, et dans la majorite des cas ils reagissent fortement. Nous arretons des dizaines de lanceurs de pierres, y compris des enfants, qui sont apres mis aux arrets. Le sentiment que nous ne faisons rien est eronnee, pas objective ».

 

C’est un sentiment retrouve chez de nombreux civils.

« Cela ne changera les donnees relles, et nous agirons pour changer ce sentiment. Tout d’abord avec les soldats, parce que c’est notre obligation. Nous sommes actuellement dans une situation securitaire acceptable. Il y a des attentes et nous nous sommes habitues a une situation bien plus calme, alors chaque pierre lancee prend une proportion exageree. Et nous ne negligeons pas les blessures legeres. Notre responsabilite est d’assurer la securite maximale des civils ».

 

Quand on lance des pierres sur les civils et que vos consignes sont de ne pas tirer, c’est ‘assurer la securite maximale des civils’ ?

« Des milliers de pierres sont jetes en Judee-Samarie, et la grande majorite d’entre elles le sont sur des soldats, sans mettre leurs vies en danger. Les soldats font face aux menaces et au danger, et ne tirent pas toujours. Si nous tirions a balle reelle a chaque occasion nous aurions une dizaine de morts par jour, et nous arriverions a une escalade de la violence bien plus importante avec encore plus de victimes civiles. On dit que nous nous inquietons plus de la securite des palestiniens que de nos soldats, ce n’est base sur rien. Nos veillons sur la vie de nos soldats et de nos civils, et parfois nous tuons aussi des palestiniens trop agressifs. Parfois par erreur, et parfois non. Nous agissons dans un environnement violent, et nous utilisons la force. Ce genre de propos est parfois l’expression d’un sentiment de frustration, il exprime parfois un sentiment subjectif qu’il faut prendre en compte, mais je ne pense pas qu’il y ait quelque chose de reel la dedans, d’un point de vue professionnel ».

 

Et que dire du commandant qui a declare que quand une petite fille crache sur un officier de Tsahal et qu’il ne repond pas c’est « une excellente image » ?

« Je ne pense pas qu’il soit juste de dire qu’une telle image est bonne, mais si le soldat l’avait gifle ou l’avait tire par les cheveux cela aurait ete bien plus mauvais. La realite est complexe, et nous devons faire du mieux possible en comprenant que nous nous trouvons dans un environnement mediatise. Je ne pense pas qu’il soit juste de dire qu’une telle image est bonne, mais peut-etre qu’elle est la moins mauvaise dans la realite ou nous nous trouvons ».

 

Et que dire sur les soldats qui ont peur de repliquer, par crainte de complications ?

« Les soldats qui repliquent, meme s’ils font une erreur de jugement, sont completement couverts. Le mythe selon lequel un soldat a besoin d’un avocat n’a aucun fondement ».

 

L’officier superieur ne parle pas de ‘l’endiguement’, mais ‘d’actions proportionnees’. L’officier superieur est d’accord pour dire que les soldats de Tsahal ne doivent pas se retrouver dans des situations comme celles decritent dans ces temoignages. « Chaque incident de ce genre est un disfonctionnement », declare t-il. « Il faut faire attention au contexte. Le terrain est a l’origine de dizaines et de centaines d’incidents par jour. Ici et la il y a des disfonctionnements, et il faut agir pour les eviter, et non pas en ressortir frustre ».

 

« Il est important que les soldats de Tsahal, et Tsahal, ne soient pas humilies. Nous avons les outils. Quand on se retrouve humilie,  ou quand on a des sentiments de ce genre, au lieu de pleurer nous devons tout simplement s’occuper des problemes, expliquer les choses, s’entrainer ». Sur ces dizaines de temoignages il declare « je pense que ce sont des exceptions, et meme des exceptions graves, et qu’il faut s’en occuper ».

 

La reponse du porte-parole de Tsahal :

« Les forces de Tsahal qui agissent en Judee-Samarie font face tous les jours a une realite complexe et a des defis que exigent professionnalisme et fermete, ainsi que de la reflexion. Les consignes d’ouverture du feu permettent une large possibilite d’actions face a des menaces diverses, et elles sont reetudiees en fonction de l’estimation de la situation ».

 

« Il faut preciser que la prise de mesures proportionnees face a des fouteurs de troubles et des terroristes ne viennent pas en contradiction a une action ferme et effective, et qui est basee sur la comprehension qu’un nombre reduit de victimes aidera a preserver l’equilibre securitaire dans la region. Avant de commencer les operations en Judee-Samarie les soldats sont prepares operationnellement et mentalement a faire face aux incidents complexes tout en respectant les ordres et les valeurs de l’armee. J’ajouterai que chaque incident est etudie et que nous en tirons tous des lecons, soldats et officiers, et que celles-ci sont apprises au niveau operationnel. Tsahal continuera d’agir pour mieux expliquer les consignes d’ouverture du feu ».

 

Traduit de l’hebreu par David Goldstein pour Haabir-haisraeli.

Source : http://haabir-haisraeli.over-blog.com/article-exclusif-les-soldats-de-tsahal-en-poste-en-judee-samarie-brisent-le-silence-117880529.html

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Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

charlie-chaplin

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nosnondits

L’UE proche d’inscrire le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes en juin.

Israël en France.
L’actualité israélienne est aujourd’hui encore trop peu présentée dans les médias français pour être analysée d’un point de vue éditorial représentatif.

 A Noter. Affaire Al-Doura. Le président du Crif Richard Prasquier demande à France télévisions de mettre en place une commission d’enquête. France 2 avait accepté en 2008 le principe d’une telle commission avant de revenir sur cet engagement selon les Confidentiels du Figaro.

Moyen- Orient.

Syrie. La bataille de Qousseir. Le Hezbollah envoie de nouvelles troupes en Syrie. Pour reprendre aux insurgés la ville stratégique de Qousseir, le Hezbollah aurait décidé d’envoyer de nouvelles troupes d’élites en Syrie (Les Echos). La Turquie a condamné très vivement l’appui du Hezbollah aux troupes du régime syrien (Metro)

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J’ai postulé pour travailler dans un pressing et ils m’ont dit de repasser demain. Je ne sais pas comment le prendre.
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Mieux vaut être une vraie croyante qu’une fosse septique.
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Il est impossible de faire 1 000 pompes par jour… sauf si vous êtes un enfant chinois dans une usine Nike.
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Une lesbienne qui n’a pas de seins, c’est une homo plate ?
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Le problème au moyen orient, c’est qu’ils ont mis la charia avant l’hébreu
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Un milliardaire change de Ferrari tous les jours, et un SDF change de porche tous les jours.
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J’ai l’intention de vivre éternellement, pour le moment, tout se passe comme prévu.
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Je me demande si à moyen terme, le changement climatique finira par avoir des conséquences irréversibles sur les pizzas 4 saisons.

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andré nahum

André Nahum

Mercredi 22 Mai 2013 – Guerre froide ?
Sommes nous revenus au temps de la guerre froide ?
Ca en a tout l’air avec les derniers événements de Syrie.
Après la destruction par Israél de l‘imposant matériel militaire que Bachar Al Assad destinait à ses alliés du Hezbollah, la Russie envoie une flotte au large de sa base syrienne de Tartous; les Américains envoient un de navire de guerre à Eilat et l’on s’affronte à fleuret moucheté.
Bachar, regaillardi par la confirmation du soutien Russe; sort de son silence et prévient l’état hébreu qu’en cas de nouvelles attaques sur son territoire, sa réaction serait immédiate.
Un journal américain affirme que des dizaines de missiles syriens sont déjà pointés sur Tel Aviv et les centres vitaux israéliens.
A la veille de Chavouot, Benyamin Nathanyaou a fait un rapide aller et retour en Crimée pour y rencontrer Poutine et tenter de le convaincre de ne pas livrer à Damas des missiles sol-air, dont la Syrie n’a nul besoin pour combattre la rebellion , mais qui constituent un réél danger pour Israél en menaçant sa suprématie aérienne
Peine perdue.
Ce voyage fut un echec.

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terredisrael on mai 22nd, 2013

Daniel Pipes

Daniel Pipes

Quels sont les motifs à la base des attentats du mois dernier à Boston et du projet d’attentat contre un train canadien de la compagnie Via Rail ?
Les gens de gauche et l’establishment offrent diverses réponses imprécises et éculées – telles que « l’extrémisme violent » ou encore la colère envers l’impérialisme occidental – indignes de toute discussion sérieuse. Les conservateurs, au contraire, s’engagent dans un débat interne animé et sérieux : alors que certains pensent que l’élément déclencheur est l’islam comme religion, d’autres avancent que la cause réside dans une variante extrémiste de la religion connue sous le nom d’islam radical ou islamisme.
En tant que participant à ce débat, je présente ici mon argumentation qui vise l’islamisme.


La mosquée Al-Azhar, au Caire. Achevée en 972, elle représente l’un des hauts lieux de la culture islamique.

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terredisrael on mai 21st, 2013

Prof Albert Bensoussan

Prof Albert Bensoussan

J’aime à lire le petit bout de Torah qui tombe chaque semaine. Même si je ne vais pas à la synagogue, ce fil de lecture me rattache au judaïsme et à la foi balancée – le balancement est rite de purification, lit-on, sans qu’on sache exactement en quoi il consistait. Alors, dans le doute, le croyant se prend pour un roseau pensant – ou plutôt orant – et se balance d’avant en arrière et d’arrière en avant. Mais mon père, lui, qui lisait le Téhilim chaque après-midi après sa sieste, assis dans la véranda, ses beaux pieds nus et blancs posés sur des belghas de cuir jaune, lui se balançait latéralement, et peut-être cela lui avait-il été transmis par son père qui était si pieux et descendait d’une longue lignée de sofrim de Debdou (au Maroc), eux qui traçaient au roseau les lettres ineffables de la Torah sur le parchemin du Sépher. Alors je parcours, cette semaine, la paracha de Beha’alotkha, dans Bamidbar, et je passe sur la description de la Ménora, sur les Lévites balancés et sur le second Pessah, sur les trompettes guerrières qui annoncent déjà la victoire de Josué à Jéricho, sur la lèpre de Myriam, qui a osé critiquer son frère, et cette mauvaise langue d’Aaron. Moi, je m’en tiens à Moshé, dont la dernière phrase de la Torah nous dira qu’il ne s’est jamais levé un autre prophète de comparable dans toute l’histoire d’Israël.

le buisson ardent
Sarel : le buisson ardent

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terredisrael on mai 21st, 2013

Efrate Schreiber

Efrate Schreiber

Le téléphone sonna Gabriel alla répondre – « allo !puis je parler Madame Glazer SVP « - » Mme Glazer est sortie, vous pouvez laisser un message. »- » Je suis maitre Muriel, l’avocat de son ex -mari, j’ai une lettre pour elle « - « Bien! Je ferai la commission. Je suis son mari, Gabriel Chestov ». Devorah rentra tard dans la matinée et Gabriel lui transmit le message. Elle se demanda que pouvait être cette lettre, elle suggéra à Gabriel d’aller chez l’avocat.
Une fois chez Maitre Muriel, Gabriel ouvrit la lettre qu’il lut à haute voix, puis la repliant dans son enveloppe il dit » nous vous ferons part de notre décision dans quelques jours. Bonsoir Maitre Muriel ». En arrivant, Gabriel remit la lettre à Dévorah et s’assit auprès d’elle.
Devorah:
Cette lettre va te surprendre, mais je n’ai plus de choix. Avant de partir au Etats-Unis je me suis marié avec Suzy, la vie ne fut pas facile, je ne suis pas un homme qui sait communiquer. Toi et les enfants en avaient souffert, mais je croyais que Suzy étant une femme à carrière et très indépendante n’aurait pas besoin de l’attention et de l’affection dont je vous ai privés. Nous vivions comme deux collègues, chacun occupé par sa profession, sans réel rapprochement, cela m’était suffisant. Odelia naquit, Suzy exigeait de moi de rester prés de la petite de m’occuper d’elle, quant elle partait pour ses congrès. Avoir à faire tout ce qui m’était inconnu et même ennuyeux, tout cela m’agaçait, donc je refusais et peu à peu Suzy se vit obliger d’abandonner en partie, son travail pour s’occuper de la petite .

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rapport-aldura
Le Premier ministre Netanyahou reçoit le Rapport des mains du Ministre Youval Steinitz

Le rapport de la Commission gouvernementale d’examen de l’affaire A-Dura, un document de 44 pages, a été remis aujourd’hui dimanche 19 mai au Premier ministre Netanyahou. Ce qui suit est le communiqué du porte-parole du Bureau du Premier ministre publié aujourd’hui en hébreu et en anglais. Nous proposons à chaud une traduction en français à partir de la version en hébreu.

Ce rapport est le coup de grâce pour France Télévision, pour France 2 et pour le prétendu professionnalisme de son correspondant en Israël, Charles Enderlin, et par voie de ricochet au corporatisme mafieux des journalistes français qui ont soutenu contre toute évidence le bidonnage de leur confrère. Egalement, pour une partie de l’Alyah de France dont des intellectuels médiatisés qui faisaient partie du cercle de fréquentations de Charles Enderlin et qui depuis 13 ans ont refusé de dire ce qu’ils savaient et ont gardé un silence lâche de honte indélébile qui les accusera à tout jamais.  Et pour finir sur une note positive, félicitations à tous ceux qui se sont battus sans relâche pour faire éclater la vérité, ils sont nombreux, mais notamment et surtout notre ami Philippe Karsenty.
Texte et traduction par Méir Ben-Hayoun

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al-dura-faux

Un rapport du comite de revision gouvernementale
Sommaire
Les origines de l’affaire Al-Durrah remontent à un reportage diffusé sur France 2 le 30 septembre 2000. Ce reportage prétendait monter la mort d’un enfant palestinien visé – selon ce reportage, par le feu de l’armée israélienne. Ce reportage fut retransmis immédiatement par les medias internationaux, qui de leur part répétaient les revendications avancées par le journaliste de France 2 qui avait présenté ce reportage.

Les scènes de Jamal Al-Durrah et de l’enfant – ultérieurement identifié comme Muhamed Al-Durrah, avait une implication immédiate : nuire au statut international de l’état d’Israël en éventant les flammes de la terreur et de la haine.

Depuis, le récit dérivant du reportage de France 2, sert comme une inspiration et une justification pour le terrorisme, l’antisémitisme et pour la délégitimation de l’état d’Israël. Les échos du reportage d’Al-Durrah, par ses accusations contre Israël ainsi que par la conduite médiatique de l’Occident et ses pigistes locaux, ont continué à résonner dans la couverture médiatique des opérations d’Israël contre les organisations terroristes. En même temps, les examens et interrogations plus critiques de l’événement, ont présenté quelque nouveaux éléments clés concernant ce reportage – ils se sont révélés comme étant faux, tandis que d’autres faits ses sont révélés fort redoutables.

Certains ont espérés que cette histoire se terminerait comme un épisode négligeant dans les pages de l’histoire, et que le dommage causé disparaitrait ; pourtant il est devenu de plus en plus claire que ce n’était pas le cas.

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terredisrael on mai 20th, 2013

Lettre d’Élisabeth Kedem à une amie en France
lire aussi : Elisabeth Kedem, Une comédienne qui associe en toute harmonie langage gestuel et émotionnel et qui a créé « l’Atelier théâtre en français »

Nombre d’entre vous connaissez Élisabeth Kedem, professeur de théâtre, notamment à Tel Aviv, elle a dirigé nos acteurs amateurs de Nthanya en différents spectacles que vous avez sûrement appréciés
Et pour répondre à une amie de France qui lui demandait en quoi elle se trouvait heureuse en Israël.
Voici la lettre réponse d’Élisabeth que je vous offre en partage :

Parce qu’il fait beau et qu’il y’ a la mer
Que tu te promènes dans la rue la nuit sans avoir peur
Que tu es dans un pays si jeune et si dynamique que tu construis aussi son histoire
Que tu es chez toi
Que ce que tu ressens quand tout le pays est en deuil et que les sirènes retentissent tu ne l’as jamais ressenti ailleurs
Que lorsque tu as passé un seul Yom Kippour ici tu ne veux plus jamais être ailleurs ce jour-là
Que lorsque le pays traverse des moments durs tu ne peux envisager de fuir
Elisabeth-Kedem

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Dore Gold

Dore Gold

Un haut responsable israélien a expliqué à Mark Landler du New York Times que son gouvernement était déterminé à empêcher le transfert d’armes sophistiquées au Hezbollah. Par ce geste exceptionnel, et tout en gardant l’anonymat, le responsable israélien a affirmé que toute riposte de la part du président syrien Bachar el-Assad contre Israël, quelle soit directe ou par le biais d’une autre force, risquerait de faire perdre le pouvoir à Assad.

La politique israélienne visant à empêcher l’approvisionnement d’armes modernes au Hezbollah n’est pas nouvelle et à maintes reprises la marine de Tsahal a intercepté au large de la Méditerranée des navires transportant de l’armement iranien. Selon des sources américaines, Israël a concentré récemment ses efforts, principalement en territoire syrien. Il est évident que les Syriens ne souhaitent pas que certaines armes sophistiquées tombent dans les mains de groupes extrémistes sunnites liés à Al-Qaïda, telle que la force Jabhat al-Nosra. Toutefois, nous constatons que l’Iran est déterminé à sauvegarder son emprise sur la Syrie, considérée par les ayatollahs comme la « 35ième province de l’Iran ». Dans le cas où Assad tomberait, l’Iran ferait tout ce qui est en son pouvoir pour intervenir. Il a déjà déployé sur le sol syrien ses propres forces au sein des Gardiens de la révolution et prévoit de former une armée expéditionnaire composée du Hezbollah libanais et d’autres milices chiites.

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Freddy Eytan

Freddy Eytan

La dernière rencontre de Benjamin Netanyahou avec Vladimir Poutine n’a pas réussi à dissiper les graves préoccupations israéliennes et il semble que la Russie soit déterminée à poursuivre ses livraisons d’armes sophistiquées à la Syrie et à soutenir, coûte que coûte, le régime de Bachar el-Assad.

Depuis la « Guerre Froide », la politique étrangère du Kremlin n’a pas vraiment évolué. L’ex-Union soviétique possède l’art de faire monter les enchères et de raviver la tension dans le monde, mais à ce jour, elle n’a pas disposé de moyens opérationnels pour mettre un terme aux crises régionales ou faire progresser un processus de paix équitable. Rappelons pour mémoire les conflits armés dans notre région : la campagne de Suez en 1956, la guerre des Six Jours en 1967, la guerre du Kippour de 1973, les invasions américaines en Irak, et les célèbres discours belliqueux des chefs du Kremlin brandissant sempiternellement l’arme nucléaire.

Les Russes menacent à chaque fois d’intervenir directement mais reculent devant les complications éventuelles d’un conflit armé et se replient toujours face à l’intransigeance de certains présidents américains, tels que J.F. Kennedy, Richard Nixon ou Ronald Reagan.

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terredisrael on mai 18th, 2013

Shavoua Tov à toutes et à tous nos visiteurs
nous vous souhaitons une semaine de bonnes nouvelles.
Bessoroth Tovoth !
La Rédaction

Shavoua Tov avec nos cartes de voeux
Envoyez vos voeux, c’est facile, ça fait plaisir et c’est gratuit !

 

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ambassade-france Le premier tour des élections législatives 2013
aura lieu dimanche 26 mai.
C’est l’occasion de rappeler les différentes modalités de vote ainsi que l’adresse des bureaux de vote qui seront mis à votre disposition à travers le pays.

Comment voter?

 Par vote électronique :

Vidéo – guide du vote électronique
http://www.dailymotion.com/video/xzgq2o

Vous recevrez une lettre et/ou un SMS (si vous avez communiqué votre numéro de téléphone) vous indiquant votre identifiant de vote qui sera le même pour les deux tours. Les mots de passe (un pour chaque tour) vous seront communiqués par courrier électronique.
Le vote électronique sera ouverts aux dates suivantes :
1er tour : du mercredi 15 mai 12h au mardi 21 mai 12h (heure de Paris)
2ème tour : du mercredi 29 mai 12h au mardi 4 juin 12h (heure de Paris)

Attention – dates limites pour mettre à jour votre adresse électronique :

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terredisrael on mai 17th, 2013

rony akrich

rony akrich

Nous sommes souvent résignés à l’immobilisme du spirituel, une inertie qui est relative à notre projection aux compositions psychiques de notre propre esprit. Généralement nous ne pouvons nous défendre de croire en notre manière de penser.

L’immobilisme du spirituel fait que l’apathie peut ankyloser l’intellect, de sorte qu’au lieu d’avoir à l’esprit des pensées légitimes, fermement établies en conscience, nous conservons par habitude des pensées embrouillées et pas forcément nécessaire qui n’ont guère d’explication.

La routine entretient le spirituel dans des ornières dont on ne sort que très péniblement. Cela requiert une prodigieuse acuité d’esprit, un vif éblouissement, une perpétuelle appétence intellectuelle et spirituelle pour que l’esprit reste inlassablement acéré. Sinon, il oserait appréhender ce qui lui est purement familier comme une certitude sans appel, ce qui est communément perçu comme ce qui devrait être intellectuellement acceptable.

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terredisrael on mai 17th, 2013

une animation de Nicolas Devaux
Produit par Cube Creative Productions & Orange.
Avec la participation d’Arte, la Ville de Paris & le CNC.

Merci a Miri Koren de Netanya

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nicolas-maduro

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, niant que son gouvernement a un penchant antisémite, a dit aujourd’hui que ses parents étaient d’origine juive séfarade.

«Mes grands-parents étaient juifs, tant de Maduro ont été converti au catholicisme au Venezuela », a expliqué le Président chaveziste à Apporea, un média pro-gouvernemental.

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Shmuel Trigano

Shmuel Trigano

Shmuel Trigano mai 2013
L’affaire du « mur des cons » constitue un indice extrêmement important sur le plan de la compréhension du phénomène du nouvel antisémitisme et notamment à ses débuts, qui remontent au tournant du troisième millénaire.
Elle permet de corroborer des hypothèses qui avaient été émises au plus fort de sa montée en puissance.

L’un des principaux constats faits, alors (1), fut l’étonnement devant l’uniformité – et le caractère massivement idéologique – du discours « informatif » des médias concernant Israël. Nous croyions vivre dans une société pluraliste où les conflits d’opinion faisaient rage et où tout pouvait se dire et nous nous retrouvions soudain dans un pays où la même opinion s’affichait de partout, d’un bout à l’autre du spectre idéologique et où nous n’arrivions pas à faire entendre notre voix malgré des efforts de probation, de démonstration. Nous avions du mal à accepter l’idée, que nous jugions trop facile, que cette uniformité pouvait découler d’une directive et d’une doctrine officielles.

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Shmuel Trigano

Shmuel Trigano

Paru dans Actualité Juive du 10 mai 2013

Treize ministres des affaires étrangères, dont Laurent Fabius, viennent de demander à Catherine Ashton, commissaire aux Affaires étrangères de l’U.E., de procéder au plus vite à l’étiquetage, dans les pays de l’Union, des productions agricoles et industrielles des « colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem- Est ». Cette demande pressante relaie en fait la pétition publiée dans tous les pays européens d’un groupe d’anciens fonctionnaires et ministres des affaires étrangères européens, qui s’auto-intitule, sans craindre le ridicule, « groupe d’éminentes personnalités », et qui a pour objectif de placer la Palestine au sommet de l’agenda politique de l’UE. N’hésitant pas à prendre des postures grandiloquentes, elle intime l’urgence de condamner « l’expansion des colonies, y compris à Jérusalem-Est, et l’emprise israélienne sur les Territoires occupés, en violation du droit international ». C’est la deuxième fois (2009) que ces « éminentes personnalités » appellent à prendre, toutes affaires cessantes, des sanctions contre Israël.

Il faut faire un sort, tout d’abord, à l’invocation pathétique du « droit international » que les ennemis d’Israël agitent de partout pour prétendre que « les colonies israéliennes au-delà des frontières de 1967 sont illégales».

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terredisrael on mai 17th, 2013

Marc FemsohnSalut à tous,
J’adore la presse étrangère, sans même parler de la prose qu’on trouve sur internet, j’adore ceux qui évoquent la puissance d’Israël et des Juifs, cela me donne un moral d’acier, mais je regrette que les auteurs de la théorie du complot judéo-sioniste se trompent et ne nous prêtent malheureusement un pouvoir que nous ne détenons pas.

C’est la raison pour laquelle je vous invite à lire mon édito préshabbatique : « La théorie du complot« /

La théorie du complot

Guit Shabbès, Shabbat Shalom

Marc FEMSOHN, Journaliste, rédacteur, éditorialiste i24News
i24News מרק פמסון עיתונאי, עורך, בעל טור

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andre namiechRéflexions sur les changements et l’évolution
En 1859, le naturaliste et biologiste britannique Charles Robert Darwin publia un ouvrage majeur qu’il a intitulé : « de l’origine des espèces par voie de la sélection naturelle ».
Cet ouvrage allait révolutionner toutes les conceptions que l’on avait développées auparavant, concernant la variabilité et l’évolution des espèces vivantes. Pour Charles Darwin, la « sélection naturelle » s’imposait « naturellement » comme nécessité d’adaptation aux changements de l’environnement, pour assurer l’évolution et la survie des espèces.
En ce qui concerne l’humanité, ce concept pouvait aussi expliquer en partie, les différents types d’individus répartis sur notre planète, liés à leur environnement respectif ; mais d’autres facteurs plus complexes interviennent dans leur différenciation. Ces autres facteurs concernent en particulier le rapport de l’homme avec la moralité et la spiritualité, car c’est principalement cela, que l’on appelle aussi la conscience, qui différencie l’homme de l’animal.

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Dr Zvi Tenney

Dr Zvi Tenney

Le statut juridique du « Mandat pour la Palestine » est-il encore actuel ?
La revue américaine « Mythes et réalités », un guide du conflit arabo israélien a pour slogan: « The truth may not always win, but it is always right « . Dans l’esprit de cette approche son Président Eli E. Hertz, a dernièrement publié une analyse détaillée du statut juridique international du « Mandat pour la Palestine » publié par la Société des Nations en 1922 et qui ,à son avis ,reste encore aujourd’hui un document juridiquement contraignant.

L’origine de ce Mandat remonte à la Déclaration Balfour de Novembre 1917.Mais alors que cette Déclaration a simplement exprimé le point de vue de la Grande-Bretagne en faveur de « l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif », le Mandat lui en revanche, est un accord multilatéral contraignant qui établit le droit légal des juifs à s’installer n’importe où dans la zone géographique appelée la Palestine comprise entre le Jourdain et la mer méditerranée, une légitimité inchangée en droit international.

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blog-tsahal Les points de passage et les points de contrôle de Tsahal en Judée-Samarie ont été la source de nombreux débats et de protestations dans le monde entier.

Les médias internationaux n’ont toujours vu dans ces postes qu’un instrument d’atteinte à la liberté de mouvement des Palestiniens, de restriction des droits civils, de blocage de besoins humanitaires et ont été décrits comme inhumains.
Qu’en est-il vraiment ?
Combien de points de contrôle sont encore actifs ?
Quels types de vérifications y fait-on ?
Les Palestiniens peuvent-ils circuler librement ?

Enquête sur le terrain.

Il faut d’abord distinguer les points de passage et les points de contrôle. Aujourd’hui, il existe une quinzaine de points de passage entre la Judée-Samarie et d’autres régions d’Israël que les Palestiniens peuvent utiliser. Certains sont destinés au passage de marchandises, d’autres au passage de populations. Les Palestiniens utilisent ceux-ci principalement pour des raisons humanitaires ou de commerce. A distinguer des points de passage, les points de contrôle sont placés aux endroits stratégiques du Commandement de la Région Centre et servent à maintenir le calme sécuritaire. Il y a aujourd’hui 12 points de contrôle utilisés seulement partiellement et non en continu, quelques heures par jour. Ils sont malheureusement toujours nécessaires. En 2012, il y a eu 475 tentatives de contrebande d’armes et 224 infiltrations.

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terredisrael on mai 16th, 2013
blog-tsahal Plus de la moitié des 8 millions d’Israéliens habite les plaines côtières du pays.

Dire que la Marine israélienne a une immense responsabilité dans la protection des habitants du pays n’est certainement pas exagéré. La Marine est notamment responsable de la frontière maritime avec le Liban, de la sécurité des plateformes de forage de gaz en mer et fait face aux tentatives de contrebandes d’armes et aux menaces constantes du Hezbollah.

La défense des 190 kilomètres de côte maritime est sous l’unique responsabilité de la Marine israélienne. L’impressionnante flotte de patrouilleurs, bateaux et sous-marins sont parmi les outils les plus importants pour contrer les attaques et tentatives d’infiltrations du territoire souverain d’Israël.

Au cours des dernières années, la Marine a intercepté à la frontière Nord des cargos chargés d’armes et destinés aux organisations terroristes de la région :

  • En 2009, les combattants de la Shayetet 13 interceptent le cargo Francop au large des côtes de Chypre. Le bateau contient 500 tonnes d’armes dont des roquettes à moyenne portée, des grenades et munitions destinés au Hezbollah.
  • En 2001, la Marine israélienne intercepte le Santorini, un bateau de pêche qui naviguait depuis Beyrouth vers Israël. A bord du navire, les soldats de la Marine découvrent une importante cache d’armes dont 50 roquettes, 20 lance-roquettes et de nombreuses munitions. Ces armes avaient été commandées par Ahmed Jibril du Front Populaire pour la Libération de la Palestine.

Armes saisies à bord du Francop

Armes saisies à bord du Francop

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pauvrete-israel-2013

Les données montrent que le taux de pauvreté en Israël touche plus de 21% de la population totale, comparativement aux 13,8% en 1995.
Le rapport indique aussi qu’Israël est l’un des cinq pays où le fossé entre riches et pauvres est le plus élevé.

Le rapport publié aujourd’hui par l’OCDE montre que le taux de pauvreté en Israël est le plus élevé parmi les 34 pays membres.
  
Israël a dépassé le Mexique cette année et est devenu le premier.
Le taux de pauvreté au Mexique est d’environ 20,4%. Il y a un an, Israël avait été classé deuxième après le Mexique.
 
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Patrick Banon est l’invité de Josy Eisenberg sur France 2 pour son livre «Moïse, l’homme qui devint un héros » (Editeur Michel Lafon).
Emission du 16 octobre 2011 « La traversée du désert »

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terredisrael on mai 14th, 2013

Rubrique animée par Georges Chouraqui, Patrick Attal, Gameline Tahar, etc ..

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Cérémonie secrète de marranes
Cérémonie secrète de marranes – tableau de Moshe Maimon

Le marranisme est un phénomène unique par son ampleur et sa durée dans toute l’histoire du judaïsme. Il est l’aboutissement d’une suite d’événements et de situations inhérentes à l’histoire du judaïsme ibérique.

Une histoire agitée depuis l’origine

Arrivés au 1er siècle comme esclaves à la suite des armées romaines, après la chute de Jérusalem, les juifs sont affranchis en l’an 212 par l’empereur Caracalla. Au IVème siècle, les Wisigoths envahissent la région. Lors de la conversion de leur Roi Recared au catholicisme, au VIIème siècle, toute la population est sommée d’embrasser la foi chrétienne. Les juifs ayant refusé, ils connaissent les premières grandes persécutions. Menacés d’avoir les deux yeux crevés, (symbole de leur aveuglement devant la vérité de la croyance chrétienne), les historiens estiment à 90.000 le nombre de ceux qui auraient accepté la conversion. Les autres se réfugient dans les montagnes jusqu’à l’invasion des Maures au VIIIème siècle.

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Rav Chlomo Aviner

Rav Chlomo Aviner

Question – J’en ai plus qu’assez de cet état et de ce gouvernement ! Gouvernement de renégats qui, par idéologie, trahit le Judaïsme et se coupe de la foi. D’ailleurs le Sionisme n’est-il pas une forme déguisée du Nationalisme ? Dans sa jeunesse, Herzl voulait protéger le peuple juif, mais comme il n’y arrivait pas, il a conçu le Sionisme. Nous, nationaux religieux, nous nous vouons corps et âme à l’armée et, en échange, ils enrôlent des jeunes filles et veulent démanteler les unités de « Yéshivot Hesder » (cadre où les soldats religieux partagent leur temps entre l’étude de la Thora et le service militaire). Dans les manifestations, nous recevons des coups sous le prétexte erroné qu’elles sont violentes, nous sommes constamment bafoués et servons de boucs émissaires à tous les maux de l’Etat. Je me passe totalement de ce gouvernement anti sémite, chacun de son côté ! Je quitte l’armée, ils se débrouilleront bien sans moi.

Réponse – Tout d’abord, la Thora ne parle pas de « nationaux religieux » mais de « culte à rendre à l’Eternel », de « peuple d’Israël » comme un tout, etc. Nous ne recherchons pas ce qui est bien pour le public national religieux mais ce qui est positif pour le peuple tout entier.

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Pour fêter les 46 ans de la libération de Jérusalem, LATMA nous offre une chanson sioniste et pétillante
Le journal de LATMA, qui s’intitule en hébreu maadurat ashevet, (que j’ai traduit par Editorial des tribus) est un journal satyrique de très haute qualité, très drôle et très subtil (de droite, pour une fois) sur l’actualite et la politique israélienne que j’ai décidé de traduire en français bénévolement. Je pense qu’il pourrait énormément vous plaire.
Laurent Ichai

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terredisrael on mai 14th, 2013

rony akrich

rony akrich

Le livre de Ruth nous introduit dès son début dans l’antichambre du récit: l’action se situe à l’époque de la judicature, une famine oblige une célèbre famille de Bethléem à émigrer vers le pays de Moav.
Le père, Elimelech, se morfond de douleurs lorsque ses deux fils lui annoncent leur intention d’épouser des filles moabites.
Cette tragédie familiale coutera non seulement la vie à Elimelech, mais sera suivi très rapidement aussi par la disparition de ses deux garçons en terre étrangère.
Nos sages s’interrogent sur les raisons d’un tel drame : leur réponse est sans appel, ils ont abandonné la terre d’Israël ! L’introduction de ce livre célèbre met face à face Israël et sa responsabilité unique de mettre en valeur et de faire valoir la terre offerte par l’Eternel D.ieu d’Israël.
Le midrash explicite le sujet et raconte que jamais au grand jamais l’Eternel de miséricorde n’exige de ses enfants une prise de conscience immédiate. Elimelech et ces deux garçons, Mahlon et Kahlon avaient reçu un certain nombre de signes avant-coureurs, leurs chevaux avaient péri, puis leurs chameaux, leurs ânes, ce n’est qu’ensuite que la mort survint et encore pas tous ensemble mais bien l’un après l’autre.

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En Israel on ne manque pas d’humour, d’humour juif bien sur .
Voici un statut trouve sur le profil Facebook d’un commandant d’unité de Tsahal, une lettre à un cousin à nous, le premier ministre du gouvernement Hamas de la bande de Gaza.
Profitez !

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Lettre au premier du Hamas Ismael Haniyeh,

Vu que tu appartiens à la dynastie d’Ismael et moi à celle d’Itzhak, alors cela fait de nous des cousins. Alors comment ça va cousin ?

Je vois que tu as recommencé à tirer des roquettes sur le sud d’Israel en pleine cérémonie de ‘Yom hashoah’.
Tu moi espèce de nul !!!
Tu es une personne éduquée, tu ne veux pas relire les livres d’histoire et voir quelle a été la fin de ceux qui n’arrêtent pas de nous embêter ?

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Chavouot

« Nous sommes Juifs grâce à nôtre acceptation de la Torah »
La Meguilat Ruth

La Meguilat Ruth fait partie des cinq Meguilot.
Pourquoi lit- on la Meguilat Ruth à Chavouot ?
Parce que l’événement s’est passé à la période de la moisson, que Ruth est arrivée à Bet Lehem, qu’elle a accepté les lois de la Torah comme les Bne Israël qui ont reçu la Torah à Chavouot, Nos maitres ont dit « pour nous enseigner que la Torah s’acquiert avec difficultés « (Yalkout Chemoni) et aussi parce que David Hameleh est né et mort à Chavouot .
La tradition de lire la Meguilat Ruth à Chavouot a été instaurée au 8ieme siècle à Bavel .
Résumé très bref
L’histoire se passe en Israël, Elimeleh, un notable de la tribu de Yudah, quitte Bet Lehem avec sa femme et ses deux fils Mahlon et Hilion, à cause de la famine qui afflige le peuple Ils habitent un certain temps à Moav.

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terredisrael on mai 13th, 2013

Le peuple  est  tenu de se  réunir devant  le  Mont  SinaiLe  peuple  craint mais  Moise  insiste .C’est là qu’ils  déclarent tous ensemble  « NAASSE VENISHMA »On verra LES LUMIERES  et  l’on écoutera  LES  BRUITS!!On  distingue  Moise faire face à cette scène  unique

Hag  Shavouot Sameah 

Elie Sarfati – SAREL

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