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A quelques jours de son départ pour Washington et du discours qu’il doit prononcer devant le Congrès américain, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a présenté hier devant la Knesset les principes d’un accord permanent avec les Palestiniens. Un ministre, membre du Forum des sept, a affirmé après le discours qu’il s’agit là d’une véritable métamorphose dans la position du Premier ministre.

Il semble que M. Netanyahu se soit concerté avant son discours avec le gouvernement américain et, surtout, avec certains des ministres du Forum des sept et ait trouvé le juste milieu qui lui permette d’obtenir le soutien de la majorité de ce forum. A tel point qu’aussi bien des « colombes » – telles que Dan Meridor – que des « faucons » – comme Moshé Yaalon – se sont enorgueillis hier du fait que le Premier ministre avait adopté leur plan. Ce n’est pas pour rien si, en ouverture de son discours, M. Netanyahu a indiqué que les principes qu’il présente font l’objet d’un large consensus national.

« Le conflit avec les Palestiniens découle du fait qu’ils ne reconnaissent pas encore l’Etat d’Israël. Ce n’est pas un conflit qui porte sur 1967, mais sur 1948, la création de l’Etat d’Israël. C’est pourquoi les émeutes n’ont pas eu lieu le 5 juin, le jour où a été déclarée la guerre des Six Jours, mais le 15 mai, anniversaire de la création de l’Etat d’Israël », a souligné le Premier ministre en ouverture de son discours.

« Nous devons cesser de nous auto-flageller et de nous accuser nous-mêmes. Nous devons dire les choses telles qu’elles sont : La raison pour laquelle il n’y a pas de paix est que les Palestiniens refusent de reconnaître l’Etat d’Israël comme Etat-nation juif ».

Le Premier ministre a ensuite fait la liste de six principes sur lesquels doit se baser l’accord permanent avec les Palestiniens et qui font, selon lui, l’objet d’un consensus en Israël. Le premier de ces principes est la nécessité que les Palestiniens reconnaissent Israël comme Etat-nation du peuple juif.

« Deuxièmement, l’accord doit mener à la fin du conflit et à la fin des revendications adressées à l’Etat d’Israël. Le problème des réfugiés palestiniens sera résolu en dehors des frontières de l’Etat d’Israël, pas sur son territoire. Un Etat palestinien ne verra le jour que grâce à un accord de paix qui ne portera pas atteinte à la sécurité d’Israël », a souligné M. Netanyahu. Concernant la présence israélienne dans la vallée du Jourdain, le Premier a parlé, pour la première fois, du Jourdain et non de la vallée du Jourdain et a évoqué la présence de Tsahal, ce qui pourrait signifier que des localités de la région pourraient être évacuées. Il a également souligné le fait que cette présence militaire serait temporaire.

D’autres propos du Premier ministre ont provoqué l’inquiétude chez les « faucons » du Likoud : « Nous sommes d’accord sur le fait que nous devons conserver les grands blocs de colonies. Nous sommes très largement d’accord sur le fait que les grands blocs doivent rester à l’intérieur de l’Etat d’Israël ». Un des ministres du Forum des sept expliquait hier que jusque là, Binyamin Netanyahu avait refusé d’évoquer, même en termes généraux, la future frontière avec les Palestiniens. « Hier », a déclaré ce ministre, « Netanyahu a fait savoir que ces blocs des colonies qui resteront entre les mains d’Israël serviront de base aux négociations avec les Palestiniens. On peut en déduire que ce qu’il n’a pas évoqué ne restera pas entre les mains d’Israël ».

Dans l’entourage du Premier ministre on expliquait hier que M. Netanyahu a voulu dire que ce qui n’est pas situé à l’intérieur des grands blocs peut faire l’objet de négociations.

L’autre point sur lequel le Premier ministre a insisté est que Jérusalem demeurera la capitale souveraine et unie de l’Etat d’Israël. « Ce sont les principes qui constitue ma voie, notre voie », a-t-il conclu.

Le chef de l’opposition, Tzipi Livni, qui s’est exprimée immédiatement après le Premier ministre, l’a vivement critiqué : « Le Premier ministre part aux Etats-Unis pour y mener une bataille défensive. Une bataille contre les Etats-Unis, le plus grand ami de l’Etat d’Israël. Si ce n’est pas l’avenir du pays qui vous préoccupe mais uniquement votre bien-être personnel, vous devez savoir que l’histoire se souviendra de vous comme le Premier ministre à l’époque duquel l’Etat palestinien, peut-être même le Hamastan, a été créé. C’est échec portera votre nom ». Le porte-parole d’Abou Mazen a réagi au discours du Premier ministre Netanyahu, déclarant qu’il prouve à nouveau qu’Israël ne souhaite pas la paix. « Netanyahu a posé des conditions inacceptables et l’Autorité palestinienne s’adressera aux Nations-Unies afin qu’elles reconnaissent un Etat palestinien », a-t-il déclaré.

Source Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël

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2 Reponses to “Netanyahu : «Je suis prêt à renoncer à des parts de notre patrie» Par Eli Berdenstein et Arik Bender Pour Maariv”

  1. Derekhkatan dit :

    Je me pose la question où Tsipi Livni a été cherché que les États Unis étaient les plus grands amis d’Israël. C’était peut-être vrai dans un lointain passé, mais maintenant ce n’est plus le cas.

    Si, comme je l’ai dit à une autre reprise, Obama fait semblant de soutenir Israël c’est parce qu’il a besoin de l’électorat juif démocrate pour le réélire. Après cette élection il n’aura plus rien à perdre de montrera très certainement ce qu’il veut vraiment.

    Attendons pour voir…

  2. HADDAD JACQUES dit :

    je ne sais pas pourquoi , les politiques israeliens ce critiquent ,alors que les palestinniens vont refuser n importe quelles propositions !!!!! ha cette democratie !!!! HADDAD BRESIL

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