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Histoires page 61
de Georges Chouraqui et de Patrick Attal
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La cuisine comme Maman
Deux copains dans un bar à Tel Aviv...
- Dis-moi Joseph, ça fait bien 20 ans qu'on se connaît, t'as eu des filles comme ça et tu ne t'es jamais marié. C'est quoi ton problème?
- Eh bien Maurice je vais te le dire...
Moi je cherche une femme qui fait la cuisine comme ma mère.
- Hô ! Raconte-moi une autre histoire.
- Je te dis, Maurice je cherche une femme qui fait la cuisine comme ma mère.
- Viens pas me dire Albert que tu n'as rien trouvé?!
- Il y a pourtant des femmes qui peuvent faire la cuisine comme ta mère?
- Oui Maurice, des tas, sauf que chaque fois que j'en ai trouvé une, elles voulaient faire chambre à part. Comme ma mère!...
 
Récompense coquine
Une femme rencontre un très bel homme dans un bar.
Ils parlent, ils se plaisent, ils partent ensemble. Ils arrivent chez lui, et il lui fait visiter son appartement.
Elle remarque que sa chambre est remplie de petits nounours.
Une centaine de petites peluches sur des étagères qui font toute la largeur du mur.
Les petits oursons sur l'étagère du bas, les ours moyens, bien rangés, sur l'étagère du milieu, et les très grandes peluches sur l'étagère du haut.
La femme est surprise de voir que cet homme, viril, a une aussi grande collection d'ours en peluche ; elle ne montre pas son étonnement, mais elle est émue par la sensibilité de cet homme.
Elle se retourne vers lui ... Ils s'embrassent ... Ils s'arrachent leurs vêtements et font l'amour passionnément. Après une nuit intense en ébats et en émotions, ils restent couchés là avec l'esprit un peu dans le brouillard.
La femme se retourne dans le lit et lui demande en souriant :
- Alors, heureux ?
Et l'homme lui répond :
- Oui, ça peut aller ... tu peux choisir un lot sur l'étagère du bas.
 
Perles chez le pharmacien, Best of medical !!

Donnez-moi quelque chose, mon nerf asiatique me fait mal

Je ne tiens plus debout.

Surtout marquez-moi bien la posologie sur la boite, car je ne sais pas lire.

Mon mari prend une quantité gastronomique de médicaments.

Vous verrez Madame, un jour on se réveillera mort dans notre lit.

Je n'ai pas pris ma carte vigitale.

J'ai un ongle de pied incarcarne.

lL fait chaud dans votre pharmacie, on se croirait dans un Zona .

La pharmacienne: " A quelle caisse êtes-vous madame ?
".La Cliente : " A la Caisse d’épargne ! "

Depuis que l'ai la preminopause, j'ai des mensualités tous les deux mois.

Mon fils est tombe de mobylette. Il a le bras pleins d'esquimaux.

Je veux un remède de cheval, pour aller a la selle.

Mon cousin a eu un accident de voiture en allant a l'horoscope de Poitiers.

Mon cardiologue va me faire un pince main cœur.

J'ai failli faire une conclusion intestinale.

On va me faire une césarienne, le bébé ne passe pas par voie orale.

On m'a fait une hyposuccion.

Le client : " Donnez-moi des médicaments pour... euh... l'Eisenhower de ma
femme . " Le pharmacien : "Attention ça commence comme ça ".

On m'a fait passer un ULM.

Je vais Bientôt passer une colombos copie.

Je vais me faire opérer d'un christ aux yeux verts. ( kyste aux ovaires )

A l’ hôpital, ils m'ont fait un ketchup complet.

Mon mari sera prochainement opéré d'une hernie fiscale.

Je vous jure, mon médecin m'a parle de douleurs in terpostales !

J'ai mal dans le bas du dos. Je crois que j'ai attrape un Bengalow.
(mais C'est ton expression favorite...ils t'ont découvert!...damned!)

Mon mari a eu un problème respiratoire a l' anesthésie, on a du L’entuber.

Je voudrais un hémophile indien.

Avez-vous le médicament de la pub tele : AOL 9.0 qui Bloque les virus.

La cliente : " De l'aspirine, sil vous plait ? "
Le pharmacien : " Effervescent ou pas ? ".
La cliente réponds : " Euh... Toupas ! ".

On m'a dit que vous aviez de la pommade a l'harmonica.
Je voudrais une paire de bas de contusion.

Avez-vous la pilule du surlendemain ?

On en parle beaucoup de la grippe a vierge.

J'ai vu ma gynécologue, elle ma fait un " tutti-frutti ". Elle a Rien trouve.

Mon fils a des hemorroides. Internes ou externes ? Euh... demi-pensionnaire !

Que dois-je faire, mon fils fait une érection allergique ?

 
 
RAIPONSE de Charles PERRAULT
Il était une fois un mari et sa femme qui avaient depuis longtemps désiré avoir un enfant, quand enfin la femme fut dans l'espérance et pensa que le Bon Dieu avait bien voulu accomplir son vœu le plus cher. Sur le derrière de leur maison, ils avaient une petite fenêtre qui donnait sur un magnifique jardin où poussaient les plantes et les fleurs les plus belles ; mais il était entouré d'un haut mur, et nul n'osait s'aventurer à l'intérieur parce qu'il appartenait à une sorcière douée d'un grand pouvoir et que tout le monde craignait.
Un jour donc que la femme se tenait à cette fenêtre et admirait le jardin en dessous, elle vit un parterre planté de superbes raiponces avec des rosettes de feuilles si vertes et si luisantes, si fraîches et si appétissantes, que l'eau lui en vint à la bouche et qu'elle rêva d'en manger une bonne salade. Cette envie qu'elle en avait ne faisait que croître et grandir de jour en jour ; mais comme elle savait aussi qu'elle ne pourrait pas en avoir, elle tomba en mélancolie et commença à dépérir, maigrissant et pâlissant toujours plus. En la voyant si bas, son mari s'inquiéta et lui demanda :
« Mais que t'arrive-t-il donc, ma chère femme ?
- Ah ! lui répondit-elle, je vais mourir si je ne peux pas manger des raiponces du jardin de derrière chez nous ! »
Le mari aimait fort sa femme et pensa :
« Plutôt que de la laisser mourir, je lui apporterai de ces raiponces, quoi qu'il puisse m'en coûter ! »
Le jour même, après le crépuscule, il escalada le mur du jardin de la sorcière, y prit en toute hâte une, pleine main de raiponces qu'il rapporta à son épouse. La femme s'en prépara immédiatement une salade, qu'elle mangea avec une grande avidité. Mais c'était si bon et cela lui avait tellement plu que le lendemain, au lieu que son envie fût satisfaite, elle avait triplé. Et pour la calmer, il fallut absolument que son mari retournât encore une fois dans le jardin. Au crépuscule, donc, il fit comme la veille, mais quand il sauta du mur dans le jardin, il se figea d'effroi car la sorcière était devant lui !
- Quelle audace de t'introduire dans mon jardin comme un voleur, lui dit-elle avec un regard furibond, et de venir me voler mes raiponces ! Tu vas voir ce qu'il va t'en coûter !
- Oh ! supplia-t-il, ne voulez-vous pas user de clémence et préférer miséricorde à justice ? Si Je l'ai fait, si je me suis décidé à le faire, c'est que j'étais forcé : ma femme a vu vos raiponces par notre petite fenêtre, et elle a été prise d'une telle envie d'en manger qu'elle serait morte si elle n'en avait pas eu.
La sorcière fit taire sa fureur et lui dit :
« Si c'est comme tu le prétends, je veux bien te permettre d'emporter autant de raiponces que tu voudras, mais à une condition : c'est que tu me donnes l'enfant que ta femme va mettre au monde. Tout ira bien pour lui et j'en prendrai soin comme une mère. »
Le mari, dans sa terreur, accepta tout sans discuter. Et quelques semaines plus tard, quand sa femme accoucha, la sorcière arriva aussitôt, donna à l'enfant le nom de Raiponce et l'emporta avec elle.
Raiponce était une fillette, et la plus belle qui fut sous le soleil. Lorsqu'elle eut ses douze ans, la sorcière l'enferma dans une tour qui se dressait, sans escalier ni porte, au milieu d'une forêt. Et comme la tour n'avait pas d'autre ouverture qu'une minuscule fenêtre tout en haut, quand la sorcière voulait y entrer, elle appelait sous la fenêtre et criait :
Raiponce, Raiponce,
Descends-moi tes cheveux.
Raiponce avait de longs et merveilleux cheveux qu'on eût dits de fils d'or. En entendant la voix de la sorcière, elle défaisait sa coiffure, attachait le haut de ses nattes à un crochet de la fenêtre et les laissait se dérouler jusqu'en bas, à vingt aunes au-dessous, si bien que la sorcière pouvait se hisser et entrer.
Quelques années plus tard, il advint qu'un fils de roi qui chevauchait dans la forêt passa près de la tour et entendit un chant si adorable qu'il s'arrêta pour écouter. C'était Raiponce qui se distrayait de sa solitude en laissant filer sa délicieuse voix. Le fils de roi, qui voulait monter vers elle, chercha la porte de la tour et n'en trouva point. Il tourna bride et rentra chez lui ; mais le chant l'avait si fort bouleversé et ému dans son cœur, qu'il ne pouvait plus laisser passer un jour sans chevaucher dans la forêt pour revenir à la tour et écouter. Il était là, un jour, caché derrière un arbre, quand il vit arriver une sorcière qu'il entendit appeler sous la fenêtre :
Raiponce, Raiponce,
Descends-moi tes cheveux.
Alors Raiponce laissa se dérouler ses nattes et la sorcière grimpa.
« Si c'est là l'escalier par lequel on monte, je veux aussi tenter ma chance », se dit-il ; et le lendemain, quand il commença à faire sombre, il alla au pied de la tour et appela :
Raiponce, Raiponce,
Descends-moi tes cheveux.
Les nattes se déroulèrent aussitôt et le fils de roi monta. Sur le premier moment, Raiponce fut très épouvantée en voyant qu'un homme était entré chez elle, un homme comme elle n'en avait jamais vu ; mais il se mit à lui parler gentiment et à lui raconter combien son cœur avait été touché quand il l'avait entendue chanter, et qu'il n'avait plus eu de repos tant qu'il ne l'eût vue en personne. Alors Raiponce perdit son effroi, et quand il lui demanda si elle voulait de lui comme mari, voyant qu'il était jeune et beau, elle pensa :
« Celui-ci m'aimera sûrement mieux que ma vieille mère-marraine, la Taufpatin »,
et elle répondit qu'elle le voulait bien, en mettant sa main dans la sienne. Elle ajouta aussitôt :
- Je voudrais bien partir avec toi, mais je ne saurais pas comment descendre. Si tu viens, alors apporte-moi chaque fois un cordon de soie : j'en ferai une échelle, et quand elle sera finie, je descendrai et tu m'emporteras sur ton cheval.
Ils convinrent que d'ici là il viendrait la voir tous les soirs, puisque pendant la journée venait la vieille. De tout cela, la sorcière n'eût rien deviné si, un jour, Raiponce ne lui avait dit :
« Dites-moi, mère-marraine, comment se fait-il que vous soyez si lourde à monter, alors que le fils du roi, lui, est en haut en un clin d'œil ?
- Ah ! scélérate ! Qu'est-ce que j'entends ? s'exclama la sorcière. Moi qui croyais t'avoir isolée du monde entier, et tu m'as pourtant flouée ! »
Dans la fureur de sa colère, elle empoigna les beaux cheveux de Raiponce et les serra dans sa main gauche en les tournant une fois ou deux, attrapa des ciseaux de sa main droite et cric-crac, les belles nattes tombaient par terre. Mais si impitoyable était sa cruauté, qu'elle s'en alla déposer Raiponce dans une solitude désertique, où elle l'abandonna à une existence misérable et pleine de détresse.
Ce même jour encore, elle revint attacher solidement les nattes au crochet de la fenêtre, et vers le soir, quand le fils de roi arriva et appela :
Raiponce, Raiponce,
Descends-moi tes cheveux.
La sorcière laissa se dérouler les nattes jusqu'en bas. Le fils de roi y monta, mais ce ne fut pas sa bien-aimée Raiponce qu'il trouva en haut, c'était la vieille sorcière qui le fixait d'un regard féroce et empoisonné.
- Ha, ha ! ricana-t-elle, tu viens chercher la dame de ton cœur, mais le bel oiseau n'est plus au nid et il ne chante plus : le chat l'a emporté, comme il va maintenant te crever les yeux. Pour toi, Raiponce est perdue tu ne la verras jamais plus !
Déchiré de douleur et affolé de désespoir, le fils de roi sauta par la fenêtre du haut de la tour : il ne se tua pas ; mais s'il sauva sa vie, il perdit les yeux en tombant au milieu des épines ; et il erra, désormais aveugle, dans la forêt, se nourrissant de fruits sauvages et de racines, pleurant et se lamentant sans cesse sur la perte de sa femme bien-aimée. Le malheureux erra ainsi pendant quelques années, aveugle et misérable, jusqu'au jour que ses pas tâtonnants l'amenèrent dans la solitude où Raiponce vivait elle-même misérablement avec les deux jumeaux qu'elle avait mis au monde : un garçon et une fille. Il avait entendu une voix qu'il lui sembla connaître, et tout en tâtonnant, il s'avança vers elle. Raiponce le reconnut alors et lui sauta au cou en pleurant. Deux de ses larmes ayant touché ses yeux, le fils de roi recouvra complètement la vue, et il ramena sa bien-aimée dans son royaume, où ils furent accueillis avec des transports de joie et vécurent heureux désormais pendant de longues, longues années de bonheur.
 
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