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Quelques similitudes entre les Hébreux et les Bantu
Par Muna IWIYE


Carte des langues bantoues

Il est important de partager avec les autres, et de mieux se connaître, pour mieux vivre ensemble.

Je viens d’Afrique, et j’appartiens à la grande population bantoue, vivant dans les régions équatoriales et méridionales de l'Afrique et parlant des langues apparentées. Ils font plus de 65% de la population africaine. Du Cameroun à l’Afrique du sud, du Centrafrique aux Comores. Les peuples bantous sont : Zulu, Shona, Swahili, Ewondo, Duala, Bassa, Ngala, Kongo, Luba, sango, lunganda, etc. Un peu comme on a en Europe des slaves, latins, scandinaves…

La langue bantu la plus parlée est le Swahili (kiswahili) avec près de 100 millions de locuteurs en : Tanzanie, Kenya, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda, Burundi, Comores, Mozambique, Somalie, Afrique du Sud (le shimaore parlé à Mayotte en est une variante).

Cette pluralité linguistique est apparente, car si même en Europe, on comptait chacune des variantes régionales, en France-Allemagne-Italie-Espagne, on arriverait facilement à plus de 200 langues, au lieu de 4, dite «  officielles ». Un Français ne comprend pas l’Espagnol, mais c’est par étymologie qu’il peut décrypter des mots, Or chez nous, quelque fois, chacun parle dans « sa » langue, mais les gens conversent. Cela a été très détruit par le fait d’utiliser des langues étrangères comme « officielles » dans nos pays, en résultat de la colonisation, et je profite pour dire qu’il faut mettre un terme à cela, nous même. Les uns empruntent du vocabulaire au portugais, d’autres à l’anglais, d’autre à l’arabe, ou à je ne sais qui, et résultat, la langue ne ressemble plus à sa sœur. Je veux dire que le Yiddish n’est ni l’Hébreu, ni l’Allemand, ni le Polonais.

On gagnerait à mieux échanger à ce sujet, ça éclairerait beaucoup de points flous

La signification du nom «bantou »

Le terme Bantou a été utilisé au milieu du XIXème siècle par le linguiste Allemand Wilhem C. Bleck, pour qualifier les peuples chez lesquels ba-ntu sert en général à nommer les populations (singulier : mu-ntu), et cela signifie HOMME (Être Humain). Chez nous en général on se désigne soit par le nom de l’ancêtre éponyme, le fondateur du village, ou même selon l’environnement où on vit, ou le métier dominant dans sa région à une époque. On a donc aussi bien : «les gens de la tribu de… », « les fils de… », «  les descendants de… » et aussi : «  les enfants de l’eau…», « les habitants de la forêt…», « les habitants du pied de la montagne… », etc.

L'ensemble des langues bantoues partage un vocabulaire commun, et elles sont caractérisées par l’utilisation des préfixes. Le préfixe « ba » est relatif aux personnes, exemple : BaTswana, la population, la langue s’appelle le SeTswana, et le pays le BoTswana, près de l’Afrique du Sud.

« Hommes » en plusieurs langues bantu.

langue

 

singulier

pluriel

herero

Afr. du S., Namibie

omu·ndu

ova·ndu

kinyarwanda

Rwanda

umu·ntu

aba·ntu

kikongo

Congo, Angola

mu·ntu

ba·ntu

lingala

Congo RDC/ Brazza, Centrafr.

mo·to

ba·to

bassa

Cameroun

mut

bot

duala

Cameroun

mo.to

ba.to

luganda

Ouganda

omu·ntu

aban·tu

shona

Zimbabwé

mu·nhu

va·nhu

swahili

Afr. Orientale et Australe

m·tu

wa·tu

xhosa

Afr. du S.

um·ntu

aba·ntu

zulu

Afr. du S.

umu·ntu

uba·ntu

tswana

Afr. du S.

motho

batho

RESSEMBLANCE LINGUISTIQUE AVEC L’HEBREUX

 Etant donné que je ne parle pas du tout l’Hébreux, mes comparaisons linguistiques seront limitées aux quelques rares mots que je connais, je m’excuse d’avance si quelquefois ce que j’écrirai en Hébreux est approximatif.

L’enfant dans nos langues se dit MUNA (ou mwana en swahili), et le pluriel de ce mot est BANA. Or en Hébreu, d’après ce que j’ai cru comprendre le mot BNAI, a aussi de sens de « Enfants, Fils », bien que le singulier soit différent du nôtre. Selon les variantes des langues enfants peut se dire Mo= Mu= Mon= Mun= Man= Mèn= Muan= Mwana=Muna= Mone, etc.

BANA (bantou) = BNAI (Hébreu) = ENFANTS, FILS de

Pour parler des enfants d’Israël, on dira BANA BA ISRAEL. Les Juifs sont aussi désignés pas BONAYUDA, « bona » signifiant famille, comme dans Bonabato, l’Humanité. Le terme « Muju » (lire moudjou, pluriel « Baju ») est quant à lui un anglicisme, Jew. Les Juifs Ougandais sont appelés les « Abayudaya ».

BANA BA ISRAEL (bantou) = BNAI ISRAEL (Hébreu) = FILS d’Israël

BONAYUDA (bantou) = BEN-YEHUDA (Hébreu)

L’EAU :

* le terme « EAU » dans nos langues est toujours au pluriel, car les liquides sont indénombrables, donc il commence par le préfixe « MA », relatifs aux choses (ma=mè=me=mi, etc. selon la variante)

- lingala (RDC) : MAI, MAYI

- swahili : MAJI

-duala (Cameroun) : MADIBA

- mokpè (Cameroun) : MALIVA

- bassa (Cameroun) : MALEP

- bô (Cameroun) : MALEO

- kikongo (RDC): MAZA, MASA

- tswana (Afr. du S) : METSI

- ewondo (Cameroun) : MENDIM

-luba (RDC): MAYI

- luganda (Ouganda) : AMAZZI

- Zulu (Afr. du S) : AMANZI

ETC. La liste est longue….En Hébreu, l’eau se dit MAYIM !

Pour dire « enfants de l’eau », en RDC, on dit BANA MAI (Bnai mayim ??). C’est d’ailleurs ainsi qu’on désigne les populations riveraines le long du fleuve Congo.

Les liquides, qui sont « indénombrables » sont souvent au pluriel : madiba (eau) malodi (salive), mañongo (lait), mañèngu (sève), misanji (urine), mabombo (move), misodi (larmes), maya (sang) etc.

Les CHIFFRES

* Chez moi, le chiffre UN se dit «  EWO », je ne suis pas sûre de la traduction du mot hébreu EHUD, mais peut être qu’il a une signification proche.

Les chiffres 3, 7, et 9 par exemple sont considérés comme sacrés. Pour faire un feu, pour cuisiner, on utilisait autrefois 3 pierres (diyo), ceux qui n’ont pas de gazinières les utilisent d’ailleurs toujours de nos jours. Le fait de jeûner se dit « ja dibua la da » (ja= rester ; dibua= 9 ; da=nourriture), la traduction littérale, n’a pas tellement de sens en Français, je ne sais pas si c’est jeûner le 9ème mois, jeûner pendant 9 jours, puisque même si quelqu’un jeûne un seul jour, on utilisera cette expression là.

En tout cas, on compte ainsi : 1-ewo, 2-beba, 3-belalo, 4-benèi, 5-betanu, 6-mutoba, 7-samba, 8-lombi, 9-dibua, 10-dom… Et puis on a les dizaines 11- dom na ewo (10 et 1) , 12- dom na beba ( 10 et 2), etc. 20-mwaba, 30-mwalalo, 40-mwanèi, 50-mwatanu, etc.

Dans beaucoup de langue du monde, le chiffre 7 commence par la lettre S, dans les langues bantu, on a des sons nasalisés, donc on peut avoir le NS, NZ, NJ, NY, TS… ou S, Z, tout court. Voir le site : http://www.zompist.com/benu.htm (bantu)

Compter c’est une des plus anciennes choses que l’humanité ait faite. Notre : saamba, sambia, sambodia, saba, li-Sama, etc. n’a rien à voir avec l’arabe. L’Os Ishango et son système de calcul par douzaine est antérieur des millénaires aux mathématiques arabes. Mais c’est à César d’arracher son du aussi, le monde est très obscurantiste. […] Mais bon, là n’est pas le débat.

Dire « MOI »

Pour désigner sa personne, dans nos langues bantu, et même ouest-africaines, on dit en général : ma, mba, mè, mai, mam, meu, mi, myè, etc. Si dans les langues européennes c’est pareil aussi, c’est une coïncidence, ou plutôt c’est normal parce que ce sont les mots les plus anciens de l’humanité. Ceux qui ont une fausse tendance à affirmer dès qu’il y a similitude entre les européens et le reste du monde, on a forcément « copié » chez eux, cherchent à décrire les choses comme ils auraient aimé qu’elles soient. Si ces derniers avaient pu déterrer Jérusalem de là où elle se trouve pour l’implanter au cœur de l’Europe, il l’aurait fait depuis fort longtemps, hélas. Pour se déclarer propriétaire on veut toujours tuer le propriétaire.

Pour avoir la conscience de soi, le sentiment d’Être, fallait-il attendre la colonisation au XIXème sièle? Depuis combien de temps l’Homme vit sur terre, où sont les fossiles les plus vieux ? On a assis tellement de fausseté dans le subconscient de beaucoup, par obscurantisme, si bien que la vérité leur est désagréable.

Bien que les langues ne se ressemblent pas du tout à l’oreille, ni les peuples en culture, il y a toujours une petite similitude. La case en Wolof (Sénégal) se dit Kèr, sa case c’est le chez soi, et ce terme rappelle drôlement le Breton, où KER a aussi de sens du chez soi, de sa maison. En Bambara (Mali), la paix se dit Hèrè, (Hèrè bè : que la paix soit), comme Hirini en copte (Venu de Grèce ??), et pourtant le Mali et la Grèce, ça fait 2.

 On dit donc chez moi, « il y a des oiseaux qui volent, et d’autres qui ne volent point, mais c’est par les plumes qu’on reconnaît qu’ils sont oiseaux ».

Le COQ, dans les langues asiatiques, le vietnamien peut être, se dit GHUP (goup), dans nos langues, c’est similaire GHAP/KAP/KUP (bamiléké), KOB (Bassa), aKUB (ewondo), WUBA (duala), etc.

Seng=song = songa = la dent, comme shen en hébreu.

Or, en linguistique P=B, comme W=K= G ou encore D=L=T=R, et V=B=F= P, etc. d’une langue à l’autre on a ces équivalences là entre les sons. Le son sh/ch équivaut à au son s.

Chez nous, « Je suis » se dit « ni » (swahili), ou «  » ; en Hébreu, je crois que « ani » veut dire je suis, ou moi, mais j’en suis pas sûre.

En beaucoup de langues africaines, être se dit : be, ban, bè, bi, bé, bawa, ibawak, etc.

Pour dire par exemple « Je suis en France » en Mooré du Burkina, on dit «  Mam bé France ». En Wolof, MA nye firèt = JE vais bien. En Ewondo, JE SUIS = ME NE.

 Ce ( « Etre », l’Être) vient de Ba « Âme » en Egyptien Ancien (qui n’est point l’Arabe), YORUBA signifie Ame d’Horus. Les Yoruba sont un peuple du Nigéria/Bénin.

Les Anglais disent aussi to be, comme les serbes disent biti. Ce qui est curieux pour les Anglais puisque aucune langue qui leur est voisine ou parente ne dit être comme cela.

Au BUrundi, les BArundi, des bantu dont la langue s’appelle le Kirundi, l’on a beaucoup de restrictions alimentaires dites IMIZIRO (comme le Mitsvot chez les Hébreux).

Quand on tue une poule par exemple, on l’égorge d’une certaine façon, et son sang coule, et on le
recouvre de terre.

LES LANGUES : mère et filles

Beaucoup de nos écrivains-égyptologues, comme Cheikh Anta Diop par exemple, ont établi une parenté claire entre nos langues et l’Egyptien Ancien (je répète QUI N’EST POINT L’ARABE). C’est après l’invasion de notre pays par les Arabes venus en masse de l’est que les bantu et leurs frères se sont enfuis et éparpillé dans l’Afrique et ailleurs, mais le long du NIL, il y a les pyramides, que les arabes détruisaient au départ, avant de comprendre qu’ils peuvent faire du fric sur la culture des autres. Au Soudan actuel, plus grand pays africains en superficie, les arabes refont la même chose qu’il y a des siècles, Mais le pays s’appelle BLED ES SUDAN, le pays des Noirs. […] je ne veux pas changer de sujet, mais… !

Quand on est traqué des siècles durant, on n’a pas tellement de temps de bâtir des édifices. Jusqu’en Afrique du Sud, il y avait les pyramides, mais quelques unes ont été détruite par les colons, pour « effacer » l’Histoire, nier la Vérité. Regardez bien tous nos visages et leurs diversités. Ils ont cassé le nez et la bouche des statuts qui les trahiraient un peu trop, la honte. Aujourd’hui il y a l’ADN. On connaît les « races » de toutes les civilisations antiques, sauf d’une, l’Egypte, on la connaît, mais on ne veut pas se l’avouer. Il n’y a pas de génération spontanée et une langue ne surgit pas à un endroit sans que le peuple qui la parle y ait été.

Zimbabwe, signifie « Grande Pierre », une construction inspirée de l’architecture ancestrale des pyramides, au cœur de l’ancien Empire de Monomotapa.

Les photos des ruines de la Grande Pierre (Google images, wikipedia)

Tombeau de Mamadou Touré dit ASKIA Mohammed, (1443-1528). Empereur du Songhaï, au Mali

Pyramide à degré de Meidoun en Egypte

La vérité devrait être la Vérité, et pas autre chose. Il n’est pas bon de vivre en pays obscurantiste, car la Vérité fera des arrêts cardiaques inutiles. Dans l’exode durant des siècles, dans la pérégrination, succédés par l’asservissement des siècles durant, même un Molière y perdrait son latin. Quand de nos jours on voir par exemple une personne sans domicile fixe, qui erre dans les rue depuis des années, pense t-on que c’est impossible qu’il soit né dans une famille ? Avec des parents qui travaillaient et qui le nourrissaient ? N’a-t-il de cousins, oncles, grandes tantes ? Non il n’est pas une génération spontanée. C’est juste que la vie est quelquefois ce qu’elle est. Tout ça pour dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences, la Terre Tourne.

LE SAMEDI

Le samedi, est appelé dans notre langue ESABA, (éssaba), ou Esabasu, or ce mot est une contraction IDIBA’ ESA, c'est-à-dire le matin consacré au Rite ESA (éssa), un rite d’adjuration, pour se purifier, purifier sa maison, son pays, guérir, demander pardon, etc... Je ne connais pas la signification exacte du mot SHABBAT, qui correspond à SAMEDI, peut être Shabbat signifie prière, mais en tout cas c’est un jour de prière pour les Juifs. On a aussi d’autre rite, comme celui de la Paix (Musango), la pacification, la purification (sangisè), la réconciliation (Sangilanè), qui signifie aussi se purifier mutuellement, se pardonner mutuellement les fautes, car pardonner purifie.

La circoncision

Nos ancêtres viennent d'Egypte pharaonique. Il y a des similitudes entre les cultures bantou et juive, cela reflète peut être une cohabitation antérieure, puisque d’après la Bible les hébreux qui ont vécu. A propos de la circoncision par exemple, chez les juifs, c’est Dieu qui a demandé à Abraham de le faire. Nos peuples sont aujourd’hui pour la plupart christianisés, et pour certains islamisés. Mais la circoncision (bwendi) chez nous existe depuis la nuit des temps, donc pas par rapport à la recommandation de Dieu à Abraham, puisque ceux qui ont apporté la religion chrétienne chez nous, les pays colonisateurs (France, Grande Bretagne, Belgique, Espagne…) ne pratiquent pas eux-mêmes la circoncision dans leur culture de base, et se reposent sur le message de l’Apôtre Paul par exemple, qui la relativise, concernant les Romains. Or pour les bantous, ce rite est obligatoire chez les garçons.

Et d’ailleurs, complexe de « supériorité » oblige, peu de ces colons ont avoué avoir trouvé à leur arrivée du Monothéisme. Dans une croisade, on se donne des arguments de façade. Mais il est bien de s’ouvrir l’esprit et de s’intéresser à autre chose que ce qu’on nous sert tout le temps, un peu d’honnêteté de temps en temps ça ne fait pas de mal.

Le nom du Divin

Dieu s’appelle chez les bantou NYAMBE, ou Njambè. Et ceci est une phrase contractée  « nja nu bè » ou par contraction  « nja’m bè », soit Njambè, c'est-à-dire «  Qui Est », ou alors « Celui Qui Est », car on dit que Dieu Est Celui Qui Est, il y a aussi la question «  A quelle question l’Homme ne sait-il pas répondre ? Qui a crée Nyambé ». En langue Ewondo, c’est « Za’m be », donc Dieu se dit Zambe, On a la même chose en lingala Nzambé, en Kikongo Zambi, en Akan Nyamè, etc. selon les variantes linguistique.

Ewondo

Zambe

Bassa

Nyambè, Njambè

Lingala

Nzambé

Kikongo

Nzambi, Nzambé

Duala

Nyambé,Njambè

Akan (Ashanti)

Nyamè

Myènè

Nzambé

etc.

etc.

Dans nos langues on a des sons nasalisés, comme : mb, mp, ng, nt, nz, nj…

Si on décompose le nom de Dieu donné à Moise, Yahveh (Nyambé), cela a surement le sens d’Être Celui Qui Est, ou alors c’est proche. Ce qui prouve que Dieu Unique, et qu’il révèle son nom à tout peuple que le lui demande, ou qui cherche son visage.

 

Le nom de Dieu peut aussi être prononcé Yambé = Ya’m be. C’est pourquoi les Hommes sont aussi appelés Soyambé, c'est-à-dire, les antilopes de Dieu, les êtres d’essence divine.

On ne peut pas avoir le son « n » devant de « b » donc il devient un « m », on a des sons nasalisés comme mb au lieu de b, comme c’est le cas dans le chiffre 7 saamba= saaba… Et beaucoup de langues utilisent le v ou le f à la place du b. Mais dans les langues d’Europe, le nom de Dieu ( Dios, « Zeus », God, Gott) n’est pas proche de Yahveh du tout.

 

Et que veut dire Moïse en Hébreu au juste ? Au cas où il a une signification en cette langue, ou alors ca pourrait être Mo Isis = Fils d’Isis, puisqu’ayant vécu en Egypte, Comme Paris est Per Isis. Et puis les liens de parenté attribués aux gens ne sont pas toujours ceux que l’on croit, pas forcément des liens de sang.

Le Fils du Père :

Dieu est subtil, c’est le plus grand scénariste, metteur en scène. Il écrit son scénario, on est ses acteurs, et il nous regarde jouer.

Israel est « celui qui lutte avec Dieu » (Jacob lutta avec un envoyé de Dieu, un Ange). Mais il y a tellement de « jeu de mot » et de subtilité dans les noms. Qui peut lutter avec Dieu ??

Regardons ceci : IS = Isis, RA = Amon Rê, EL = Elohim. Qu’est ce que ceci renferme ?

Selon les Chrétiens, JESUS est le Fils du Père, donc le CHRIST. Dans la Bible par exemple, devant Ponce Pilate, quand il fallait relâcher prisonnier, le peuple avait le choix entre libérer BARABBAS (le «fils du père », charnel, celui que l’on voit) ; et JESUS-CHRIST le « Fils du Père » (spirituel, celui que l’on ne voit pas).

Bar = fils de , Abbas = Père. Tu dois choisir entre le fils du père… et le fils du père…

Quand tu as le choix entre l’EAU et l’EAU, tu choisis quoi ? Eh bien l’EAU, mais laquelle des deux EAU, celle qui selon toi est la bonne, mais encore faut il savoir ce qui différencie l’EAU de l’EAU. Je te répète ceci DIEU EST SUBTIL !!!

Chez les Bantou, on a la « notion » ou le principe du « Fils de Dieu » aussi, qui est appelé Jèki la Njambè Inono = Fils du Dieu Eternel. Il incarne la justice.

Et le principe de « Sa Mère », qui est appelée Issè, Comme Isis chez les Egyptiens Anciens, déesse de la Terre, ou Marie Chez les Catholiques. Mais Ceci est beaucoup plus antérieur à l’arrivée du Christianisme dans nos diverses contrées.

On ne prie que Dieu, mais les catholiques par exemple, très attachés à l’intercession, prient une grande quantité de Saints, des Anges, etc. Jamais il ne viendrait à l’idée à quelqu’un de dire qu’ils n’ont pas un seul Dieu. Tout est question de compréhension et d’interprétation, et de BONNE FOI. La preuve, combien de « genre » d’Eglises Chrétiennes il existe, pour interpréter le message d’UN seul Christ ?

Le fait donc de qualifier quelqu’un de déesse ou de divin, ne le fait point égal au Dieu Unique et Tout-Puissant, attention !! Dans le Nouveau Testament, Jésus a dit : « vous êtes des dieux ».

Femme et Lune :

Femme et Lune sont indissociables chez les bantou. Modi (mwezi en swahili) signifie tout aussi bien le mois, la lune, la femelle. La lune (ngondo, ngonda, ngondè, etc.) est aussi synonyme de jeune fille, ou vierge (ngondedi). Tout ce qui a une forme sphérique (les rondeurs) chez nous est le plus souvent féminisé. Isis se dit chez nous Issè. Et on appelle la terre : SI, wase, sika, sikè, issè, missè, minyanGADu etc.

Le rapprochement entre les deux est du aussi au fonctionnement par cycles (cycle des femmes, cycle de la lune, cycle de l’eau, cycle de la vie même. Quand on se déplace sur un cercle, on retourne toujours à un moment donné sur son point de départ, et on recommence le même trajet, c’est pourquoi quand on laisse quelque chose sur le « chemin », de bien ou de mal, comme on est obligé de passer par là, on le recroisera un jour !!

Un proverbe ewondo dit : mininga ane mendim = la femme est eau. C’est pourquoi on vit dans l’eau avant de vivre sur terre, et la vie de l’homme est impossible sans eau. C’est pourquoi les Hommes sont aussi BANA MAYI = Enfants de l’Eau.

Issè donc, la mère de Jeki la Njambe Inono, est la déesse de la Terre, elle s’appelle aussi  Sa ou : elle  représente le Savoir, l’Ingéniosité, l’Intelligence, la Culture, la Connaissance. C'est d'elle que viennent par exemple les verbes Sô : trouver, découvrir, détecter ; Sa : semer, cultiver, labourer ; waSa : chercher ; waSèlè : explorer. Etant la créativité et l'art, signifie aussi danser. Or Issè est également justicière, donc Sa renvoie à blamer, réprimander ; en effet, la justice enfante la justice. Une personne sage, intelligente, importante, est dite Samoto ou Kamoto (Sa + Moto=Homme).

La vie sur Terre est considérée comme un séjour. La TERRE est considérée comme une MERE, c’est celle qui nous nourrit, qui nous abrite, qui nous porte le temps d’un « séjour ». Toute femme a donc une part de Issè en elle, dans le sens où elle peut porter la vie ; en égyptien ancien Mut signifie : deésse mère, et chez nous Muto signifie femme. (Mutan, Mutu, Muto, Muso, Mwasi, Mwala, Muda, Mura, Minjuè, Menzui, Minga, Mininga etc.). Comme la Terre contient l’Homme en son sein, durant son « séjour » ; c’est ainsi que la mère nous porte en elle jusqu’à ce que l’on naisse.

Munja = épouse de = la mer (les grandes eaux)

Dieu « utilise » la mère (la femme), pour mettre au monde l’Homme, Comme il a utilisé la Terre pour mettre au monde son Fils. Donc, Tu viens de la Terre comme tu viens de ta Mère. Le respect qu’on doit donc à la Terre, est manifesté par le respect et la préservation le la nature. Ceci a encore été déformé par les colons, qui tenaient coûte que coûte à nier la religiosité des gens à qui ils prétendaient apporter la « lumière », pour ne pas dire que c’est le sous sol qui suscite leur convoitise, en prétendant qu’on attribue une âme humaine à tout élément de la nature. Le refus de connaître l’autre tel qu’il est, donc d’essayer de le comprendre, de se rendre compte qu’il n’est pas si « bizarre » qu’on ne le croit, pousse les humains à se conduire stupidement.

J’avais vu un reportage sur France 2 le dimanche, Judaïca je crois, où j’ai entendu Josy Eisenberg dire que chez les Juifs, la lune évoquait aussi le féminin, ça m’a étonné, enfin marqué donc je l’ai noté. Et c’est aussi connu que dans la Bible, on dit que Dieu a créé l’Homme à partir de la terre (Adama).

Quand Dieu nous crée donc, quand on nait de sa Mère, un fil, une corde qui nous liait à elle, VISIBLE, est coupée : le ngodi (cordon ombilical), qui est enterré (Rendu, remis, restitué à la TERRE), on vient dans un monde visible, donc le fil se voit. Et lorsque nous mourrons, un fil, une corde est à nouveau coupée, (musinga mwa longè ; musinga=nsinga=nzinga= nsing, etc) mais INVISIBLE car nous retournons vers le monde INVISIBLE, d’où on est venu.

Le fait de dire qu’on est à l’Image de Dieu veut dire qu’il nous a crée comme lui, pour vivre éternellement auprès de lui. Ce qu’on ne voit pas est beaucoup plus grand et puissant que ce qu’on voit. Ceux qui se demandent pourquoi on ne « voit » pas Dieu, si seulement ils savaient Combien IL est Grand, ils ne se poseraient même pas la question, on n’a même pas de terme adéquat pour qualifier sa Grandeur.

Le monde est riche, en effaçant certains […], on appauvrit ce monde. Il faut accepter les autres tels qu’ils sont, imposer sa façon d’être, sa vision des choses, sa langue, sa religion, sa culture, est une grande preuve d’intolérance profonde. Combien ont du sang sur les mains à propos de tous ses sujets !!! Pourquoi tuer l’autre parce qu’il n’est pas ce que tu aurais aimé qu’il soit ?

C’est dommage que je ne parle pas l’Hébreu, ça aurait été plus facile encore d’établir d’autres parallèle linguistico-culturel. Je voudrais bien au passage apprendre l’Hébreu, dommage que ce site ne propose pas de cours. Ils faut s’édifier les uns les autres. Les Bantu disent : «  c’est une main qui lave l’autre. Diya= la main = Yad.

Merci de m’avoir lu.

Très fraternellement.

Muna IWIYE.

 
   
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