Toutes
les femmes en Israël, indépendamment de
leur appartenance ethnique ou religieuse, jouissent
de larges libertés, droits et protections. Elles
disposent du droit de vote, de celui de se vêtir
comme elles le désirent, de la liberté
d’opinion et du libre choix de leur carrière
professionnelle. Les femmes sont protégées
par la loi contre la discrimination et le harcèlement
sexuel. En effet, la Déclaration d'Indépendance
d'Israël a accordé à "tous les
habitants d'Israël l'égalité des
droits sociaux et politiques indépendamment de
leur religion, leur race ou leur sexe".
Trois
ans après la déclaration d’indépendance
de l'Etat en 1948, Israël a adopté une législation
garantissant aux femmes le droit de vivre en toute dignité,
de disposer d’une pleine égalité
professionnelle, éducative, et sanitaire.
Aujourd'hui,
Israël lance des programmes pour l'amélioration
du statut de la femme dans le monde. Au cours des dix
dernières années, le programme israélien
MASHAV -- un Centre de la Coopération internationale,
dirigé par le ministère des Affaires étrangères
– s'est chargé de l'éducation de
milliers de femmes à travers le monde, y compris
des Palestiniennes, en insistant sur l'importance du
développement des micro entreprises et du leadership
féminin. Au cours de ses 60 années d'existence,
la société israélienne a pris de
nombreuses mesures pour promouvoir la condition féminine.
Les femmes ont progressé dans plusieurs domaines
de la vie en Israël, en politique, en économie,
en éducation, dans la vie domestique et dans
le domaine militaire.
Les
femmes israéliennes dans la vie politique
Depuis
la création de l'Etat d'Israël en 1948, des
dizaines de femmes ont été membres du Parlement
israélien (la Knesset) et ont occupé des
postes clés dans la direction de la vie politique.
• Dix femmes ont depuis été ministres
en Israël, dont le premier ministre Golda Meir, qui
fut la première femme à remplir un tel poste,
en Israël – et la troisième femme premier
ministre au monde;
• Les femmes arabes-israéliennes participent
activement à la vie politique. Nadia Hilou était
la seconde femme arabe-israélienne à être
membre de la Knesset quand elle entra en fonction en 2006;
Nadia
Hilou, seconde femme arabe-israélienne
à être membre de la Knesset quand elle entra
en fonction en 2006
Depuis
la création de l'Etat d'Israël en 1948,
des dizaines de femmes ont été membres
du Parlement israélien (la Knesset) et ont occupé
des postes clés dans la direction de la vie politique.
• Dix femmes ont depuis été ministres
en Israël, dont le premier ministre Golda Meir,
qui fut la première femme à remplir un
tel poste, en Israël – et la troisième
femme premier ministre au monde;
• Les femmes arabes-israéliennes participent
activement à la vie politique. Nadia Hilou était
la seconde femme arabe-israélienne à être
membre de la Knesset quand elle entra en fonction en
2006;
• Aujourd'hui, 14 % des membres de la Knesset
sont des femmes (au total 17 femmes);
• 34 % des juges en Israël sont des femmes.
Actuellement, trois femmes occupent des rôles
politiques importants en Israël : Tzipi Livni,
vice premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères
; Dorit Beinisch, présidente de la Cour suprême
en Israël ; et Dalia Itzik, présidente de
la Knesset.
Les
femmes israéliennes, une force de travail
La
loi israélienne protège l’égalité
des chances professionnelles. Depuis les années
1950, les conditions de travail des femmes sont garanties
par la loi qui prévoit entre autre des allocations
maternité versées par la Sécurité
Sociale, une protection contre le licenciement durant
la grossesse et des congés grossesse payés.
En 1964, fut adoptée la loi sur l’égalité
salariale hommes-femmes.
Aujourd'hui,
les femmes constituent une partie considérable
de la population active israélienne. Bien qu’elles
n'aient pas toujours obtenu un salaire égal à
celui des hommes, le nombre des femmes PDG dans les
500 plus importantes sociétés israéliennes
a augmenté. Par exemple, Dalia Narkiss, PDG de
la plus importante agence de travail et d'emploi en
Israël; et Galia Maor, PDG de l'une des plus importantes
banques commerciales, la Banque Léumi.
Des
initiatives venant du gouvernement israélien
et d'autres non gouvernementales sont sans cesse lancées
dans le but de renforcer l'égalité hommes
- femmes.
Galia
Maor, PDG de la Banque Leumi
Ces
efforts ont abouti à :
•
La loi sur l'obtention de la retraite au même
âge, adoptée en 1987, et la loi sur l'égalité
des chances d'emploi, adoptée en 1988;
• Aux congés maternité payés
pendant une durée de 3 mois, garantis par la
loi;
• Aux amendements à la loi sur l'égalité
des Droits, rajoutés en 2000, qui prescrivent
la représentation des femmes dans tous les organismes
publics. Les femmes sont représentées
à tous niveaux au sein du syndicat national israélien
(la Histadrut). La Histadrut a adopté une résolution
selon laquelle 30 % de son Comité directeur,
soit composé de femmes.
En
outre, le ministère israélien du Commerce
et de l'Industrie a créé une unité
spéciale chargée d'encourager les femmes
à ouvrir de petites et moyennes entreprises.
L'unité a aidé nombres de femmes bédouines
en Israël à créer de petites entreprises
en leur offrant conseils et techniques de planification
et de commercialisation pour maximiser leurs succès.
L'Institut
des stratégies et du développement du
Néguev a également institué un
projet dans le sud d'Israël dont le but est de
fournir aux femmes bédouines une formation professionnelle,
entrepreneuriale et gestionnaire, ainsi qu'un soutien
financier et conseiller.
Raya
Strauss Bendror est la co-fondatrice et Présidente
de la Firme –Conglomérat alimentaire Strauss
–Elite. Leader israélien en responsabilité
sociale, elle est, par sa participation, (partenariat
et appui d'un large éventail de projets et d’organisations
telles que MAALA et l'Institut Reut - conseils stratégiques
sur la sécurité et l'économie sociale-),
une activiste sociale et publique de premier plan. Elle
a également travaillé avec des adolescents
sans abri.
Source:
“Israel Biz at 60: Lessons & Directions in
Israel’s Business & Economy,” American
University’s Center for Israel Studies,”
March 3, 2008
L’éducation
des femmes israéliennes
Le système éducatif israélien dispense
une formation similaire aux filles et garçons.
Il n'existe aucun fossé éducatif mesurable
entre élèves filles et garçons
dans les écoles secondaires.
En
2001, 57 % des diplômes universitaires ont été
décernés à des femmes et 46 % de
femmes ont reçu des diplômes de doctorats.
Le ministère israélien de l'Education
a adopté une politique d'égalité
entre les sexes qui exige les écoles à
:
• Fournir et promouvoir l'égalité
des chances aux membres des deux sexes;
• Introduire des programmes conçus dans
le but de favoriser une culture préconisant l'égalité
des sexes;
• Maintenir un climat de respect, croissance et
confiance en ce qui concerne l'égalité
des sexes.
En
outre, on exige des universités et collèges
israéliens qu'ils maintiennent des comités
chargés de surveiller les progrès des
étudiantes, et qu'ils aient un conseiller auprès
du Recteur pour toutes les questions liées à
la promotion du statut des femmes.
Les
initiatives visant à encourager les femmes dans
des domaines dans lesquels elles sont traditionnellement
sous représentées, comme les sciences,
sont nombreuses. Le prestigieux Institut des Sciences
Weizmann a lancé un programme national "Les
femmes dans les sciences" assurant aux jeunes femmes
scientifiques ayant terminé leur doctorat avec
mention dans plusieurs universités israéliennes
et d'établissements académiques, une bourse
d'environ 20 000 $ par an pendant deux ans. Le ministère
israélien de l'Education a créé
un Conseil pour la promotion des femmes dans le domaine
des sciences et de la technologie, mené par une
scientifique et visant à développer toutes
les initiatives qui pourraient encourager le développement
des femmes dans ces domaines.
Samaher
Zaina fut la première femme directrice d'une
école secondaire arabe. L’école,
Sheikh Danoon en Galilée occidentale est celle
d'où sont issus le plus grand nombre de bacheliers
de tout le nord du pays – taux qui atteint plus
du double de la moyenne des élèves dans
les écoles israélo-arabes et qui dépasse
celui de nombreuses écoles juives.
Les
efforts de Zaina mettent l'accent sur le renforcement
des relations entre Arabes et juifs étudiant
dans la région. Ce qui pousse les élèves
à étudier ensemble; leur apprendre comment
guider des visites au musée de l'Holocauste Beit
Lochamei Hagetaot, et à organiser des projets
de théâtre communs. "Je veux que les
élèves juifs entrent en contact avec leurs
homologues arabes afin qu'ils se rendent compte qu'ils
ne sont pas effrayants et qu'ils peuvent même
être intelligents et optimistes."
—
Bletter, Diana, “A Woman of Integrity,”
The Jerusalem Post, Feb. 13, 2008
La
vie militaire des femmes israéliennes
Le
service militaire dans les Forces de Défense
israéliennes (FDI) est considéré
comme le dénominateur commun entre les sexes
dans la société israélienne. La
Loi sur le Service national, adoptée en 1953,
exigeait des hommes comme des femmes deux années
de service militaire obligatoires. Aujourd'hui, la conscription
s'étend à toutes personnes valides ayant
atteint l'âge de 18 ans. Actuellement, les hommes
doivent servir trois ans et les femmes deux ans.
Les
progrès réalisés par les femmes
dans les Forces de Défense israéliennes
sont nets et importants. Par exemple :
•
Il y a environ trois ans, seulement 60 % des professions
dans l'armée étaient ouvertes aux femmes.
Aujourd'hui, ce nombre atteint presque les 80%.
• Il y a moins de 10 ans, environ 40 % des femmes
soldats étaient employées dans des bureaux;
aujourd'hui, ce nombre a nettement diminué et
il est de 20%.
• Depuis 1999, à la suite d'une décision
de la Cour suprême israélienne, les femmes
sont admises dans les Forces de l'Air et peuvent recevoir
une formation de pilotes ou navigateurs.
• En 2001, la première femme pilote combattante
a été gradée par l'Académie
israélienne des Force armées de l'air.
• Près de 25 % des officiers des FDI sont
des femmes.
Etre
femme par Tsipi Livni
J’ai
toujours ressenti la question de la condition féminine
comme une préoccupation personnelle – jusqu’au
jour où je suis entrée en politique. J’ai
découvert alors l’ampleur de la dimension
sociale du problème.
Pour
moi cette année restera plus que jamais l’année
de la femme.
Lorsque
j’ai pris la décision d’entrer sur
la scène publique, la promotion de la condition
féminine ne figurait pas au nombre des causes
dont je me faisais l’interprète. Comme
toute femme, j’avais rencontré des problèmes
et des difficultés liées au fait que je
suis une femme, mais comme beaucoup de mes paires je
n’y avais pas vu là une question sociale
de premier ordre mais plutôt une préoccupation
personnelle. Une sorte de confrontation personnelle
quotidienne qui est en fait le lot quotidien de toutes
les femmes et les mères qui travaillent.
Ainsi
par exemple, lorsque j’étais enceinte,
le regard anxieux de clients fixant avec attention mon
ventre bombé s’interrogeant intérieurement
« va-t-elle pouvoir poursuivre ou qui donc va
la remplacer ?». Et comme pour leur prouver qu’ils
pouvaient compter sur moi, je suis revenu travailler
dès le lendemain de la circoncision¹ (avec
le nourrisson sous le bras…).
Une
autre expérience me vient à l’esprit,
plus longue et plus personnelle – les affres que
l’on ressent vis-à-vis des enfants et le
déchirement qui nous étreint chaque fois
que la question surgit : mon ambition personnelle n’est-elle
pas en train de se développer sur le dos de mes
enfants, de leur équilibre et de leur bien-être
? Jusqu’à ce jour où il m’est
enfin apparu que les deux sont possibles. Tout comme
le débat permanent sur le prétendu rapport
« qualité/prix » : le revenu qu’une
épouse apporte au foyer est-il supérieur
aux frais que son absence du foyer lui fait supporter
pour la garde des enfants et tout le reste alors que
je sais pertinemment que sortir du foyer et se développer
professionnellement est aussi l’expression du
droit des femmes sans aucune considération économique.
Au
travers de tout cela, au détour de toutes les
autres manifestations de la complexité de la
condition féminine, j’y ai vu une simple
confrontation de ma personne avec cette question. Mais
tout ceci a profondément été modifié
le jour même où je suis entrée en
politique. C’est alors que la dimension sociale
de la question m’a heurté de plein fouet
: depuis les questions polies sur « comment donc
réagissent votre époux et vos enfants
» - toujours bien évidemment sur un ton
inquisiteur et accusateur, en passant par ces hommes
qui ne nomment ou désignent que leurs acolytes
–entendez, des hommes, des vrais, avec qui ils
étaient à l’armée, sur qui
on peut compter, des hommes, des amis, qu’il faut
aider –car après tout on aide toujours
les a-m-i-s, des hommes bien sûr. Voilà
donc comment le cercle infernal s’est formé,
un cercle duquel les femmes sont exclues dès
le commencement, un cercle qui ne réserve que
si peu de place aux femmes pour les postes de responsabilité.
J’ai
aussi rencontré la discrimination salariale,
la difficile condition des femmes devant les juridictions
religieuses, ou encore ces femmes battues mais ô
combien courageuses – celles qui ont eu la force
de se lever et de se battre pour ouvrir une nouvelle
page de leur existence. J’ai croisé également
le chemin des mères célibataires, ces
femmes pour qui l’activité professionnelle
ne signifie pas une carrière mais du pain et
des livres pour leurs enfants.
J’ai
aussi connu les combattantes, les militantes. Elles
mènent la lutte pour promouvoir les femmes à
la Knesset ; membres de partis politiques différents
aux orientations idéologiques souvent totalement
opposées, elles se liguent s’appuyant chacune
sur l’épaule de l’autre pour progresser
et faire avancer la législation au profit des
femmes. J’ai vu aussi les organisations féministes
qui œuvrent inlassablement pour que les esprits
changent, les choses avancent, pour assister les femmes
battues ou victimes d’agression.
Ce
combat je l’ai toujours mené, en toutes
circonstances déjà alors que je n’étais
que simple soldate ; où encore lorsque par la
suite, j’ai conduit la lutte pour que des juges
séculaires puissent entrer dans les tribunaux
religieux où lorsque j’ai agi pour promouvoir
la nomination de femmes à des postes de responsabilité.
Au
cours de la campagne électorale je n’ai
pas demandé que l’on vote pour moi parce
que je suis une femme mais j’ai exigé que
l’on ne m’élimine pas parce que je
suis une femme. C’est alors que j’ai rencontré
la puissance des femmes. Ces femmes qui se sont battues
à mes côtés contre toute discrimination,
ces femmes qui m’ont demandé d’être
fortes pour elles, que je ne renonce pas, que je poursuive
ma tâche tout en comprenant que cette force que
j’accumulais, je la partageais avec elles.
J’ai
rencontré aussi ces femmes qui n’avaient
pas l’assurance d’être capable de
voter pour une femme. Des femmes qui continuent de penser
que la sagesse de la sécurité d’Israël
serait un gène exclusivement masculin. Pour ces
femmes, je ressens une peine profonde. Car au-delà
de tout, elles n’expriment ainsi combien elles
manquent cruellement de confiance d’abord envers
elles-mêmes.
Le
plus merveilleux de tout a été cette rencontre
avec une jeune fille de la communauté éthiopienne
qui en m’étreignant m’a confié
que son rêve est similaire au mien – devenir
Premier ministre. J’ai compris que ce qui apparaît
encore à certains comme impossible est une évidence
pour cette enfant. Cette étreinte a soulevé
en moi une force extraordinaire. Ma candidature au poste
de Premier ministre ne visait pas seulement à
servir la cause des femmes. Mon objectif est de servir
mon pays, car j’ai la conviction des choix qui
doivent être faits et du chemin à accomplir
au service de l’intérêt d’Israël.
Par
ma candidature peut-être ai-je donné de
la force à d’autres femmes de choisir leur
destin par elles-mêmes, ou encore à d’autres
d’exiger salaire égal à leurs pairs,
ou bien à celles qui souffrent de réunir
le courage pour quitter leurs conjoints violents ?
A
mes yeux, être femme entière et égale
c’est d’abord avoir la liberté de
choisir :
Choisir
de vivre seule ou en couple,
Et
si l’on choisit la vie en couple, choisir aussi
comment chacun s’assume selon ses capacités
et ses ambitions,
La
liberté de choisir son activité ou sa
profession,
Le
droit d’exiger le respect de soi et de son statut,Le
droit à un salaire égal,
La
liberté de choisir de devenir mère et
le droit de se sentir entière avec ce choix comme
mère et comme femme active,
Et
puis aussi : être femme c’est également
le droit de peser pour décider de l’avenir
du pays que l’on aime tant, de pouvoir agir pour
forger le futur des enfants que nous lui avons donnés,
le droit de se mettre à la disposition de ce
pays pour le servir au seul poste de responsabilités
qui compte : Premier ministre de l’Etat d’Israël.
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