Note
de l'auteur de cette étude: Ce document est issu
d'une étude profonde et complétée
pour une partie des fruits de mon imagination.
Références:
1. La Bible – Premier Livre des Rois Chapitre
VII, Paragraphe 13 à22
2. Les Colonnes : H = 18 cavités = 9 mètres
Circonférence 12 coudées = 6 mètres
= O 1.90mètre
Si on suppose l'épaisseur des colonnes à
12/15cm
Le volume du métal mis en œuvre pour une
colonne
Seule = 7m3
Entourée d'un treillis en forme de 'Het
Les Chapiteaux : H = 5 couvées = 2m50 total
Soit les LYS = 4 couvées = 2 mètres
Sous
les Lys : 2 rangées de 100 grenades chacune
7 festons en forme de chaînettes
Volume mis en œuvre = 1m3
Les chapiteaux placés sur les colonnes s'élèvent
immédiatement avec le renflement qui précède
le treillis.
Se
dressent donc les colonnes au portique du Temple, au
seuil de la Porte d'Occident.
Il (Hiram) nomma celle de droite Yakin et celle de gauche
Boaz
Stabilité, fermeté force
Le volume total du volume de métal mis en œuvre
pour chaque colonne est de 8.5m3.
Pourquoi
des colonnes en Airain?
Alors
qu'il est plus facile de les tailler dans la pierre
ou dans le marbre de toutes les couleurs désirées,
et drapées ans des tissus de pourpre et d'argent,
tissés par les meilleurs artisans.
L'airain,
appelé maintenant Bronze a des propriétés
physiques très étendues.
Sa composition : 80 à 85 % cuivre
15 à 20 % étain
Le cuivre avec le zinc donne le laiton.
Le bronze, l'airain mis en œuvre pour ces colonnes
est composé de 80% de cuivre et de 20% d'étain,
composé intermétallique très fragile
mais qui a des frottements internes très faibles
et procure une sonorité maximum avec effet d'écho.
C'est
cet alliage qui sert à la fabrication des cloches
de grosses dimensions.
L'airain est un alliage qui se coule à faible
température entre 1100 et 1150°C, d'une densité
de 84 à 92, donne un grain très fin et
se polit facilement. Il est inaltérable aux agents
atmosphériques.
Si l'on considère le volume du métal mis
en œuvre par chaque colonne, soit 8.5m3, le poids
de chacune d'elles sera de l'ordre de 76 à 80
tonnes.
Entre
autres propriétés, celles acoustiques:
en effet, l'airain rentre en résonnance (vibrations)
aux basses fréquences qui sont audibles par l'oreille
humaine, soit 20 à 22 000 vibrations/seconde.
Les fréquences de la voix varient entre 300 et
3000 – rappelons que seuls les prêtres,
la noblesse religieuse et militaire étaient admis
dans l'enceinte du Temple.
Rappelons
que seuls le Grand Prêtre, les prêtres désignés,
le Chef des armées et le président du
Grand Sanhédrin étaient admis dans l'enceinte
du Temple.
Le
Peuple était assemblé sur le parvis du
Temple. Et pourtant dans les prières du Yom Kippour,
entre autres, nous racontons combien les fidèles
tremblaient en entendant la voix fondante du Grand Prêtre.
Il
est donc à supposer que la voix du Grand Prêtre
avait des vibrations sur les 2 colonnes situées
au porche du Temple et leur résonnance, effet
de cave, et effet d'écho, arrivait jusqu'au peuple
prosterné.
Je
crois pouvoir affirmer que c'est là la raison
principale, si non unique, du choix de l'airain pour
la fabrication des colonnes.
Cet
effet d'écho était amplifié du
fait que les 2 colonnes proches l'une de l'autre se
transmettaient leurs vibrations jusqu'à amplitude
maximum.
Les
symboles
A.
Les chapiteaux :
surmontés d'une fleur de Lys, à
l'inverse de ce que l'on pourrait croire n'a pas
symbolisé en 1er lieu la royauté
capétienne sous Louis VI vers 1147.
La
décoration florales souvent symbolique,
est utilisée depuis la plus haute antiquité—Le
Lys est symbole de sainteté et pureté.
Il est, d'après la Bible, la fleur du Roi
Salomon.
Ce n'est que bien plus tard que les rois de France
l'ont brodé sur leur blasons, leurs robes
et écharpes d'hermine en 3 pétales
symboliques. Puis ce fut le tour de tous les monarques
d'Europe de s'emparer de ce symbole.
Les
symboles
B.
Les grenades :
Ce fruit ornait également le bas des tuniques
de Aaron et de ses fils qu'ils revêtaient
avant d'entrer dans le sanctuaire, les pommes
de grenades étaient alternées avec
des clochettes.
La grenade est un fruit du bassin méditerranéen
qui peut pousser à l'état sauvage
et ne demande pas de soins spéciaux.
Elle est composée d'un corps presque rond
de 12 à 15 cm de diamètre, formée
d'une peau assez épaisse, carapace, d'un
rouge pourpre orange, surmontée d'une couronne
qui était la corolle de la fleur. Cette
couronne à 6 pétales représente
le Magen David, le sceau du Roi Salomon.
L'intérieur de la grenade est composé
de plusieurs dizaines d'alvéoles, de loges,
recouvertes d'une fine peau translucide.
Dans chaque alvéole; les grains s'y pressent
sur 5 faces, le point d'attache à la pellicule
mère, et la tête arrondie dégagée
cela nous fait 7 faces par grain.
5.
Mise en Œuvre:
Du fait de l'importance en volume et en poids des
colonnes, celles-ci comme c'est actuellement le
cas pour les grosses pièces, sont coulées
sur l'emplacement même du Temple, pour ne
pas avoir à les déplacer ou les manipuler.
A.
Moules des colonnes :
Hiram,
expert en matière de travail du bronze,
de l'airain, s'est joué de la difficulté
de la façon suivante :
• Un faisceau de troncs d'arbres de 12 à
15 mètres de haut, attachés ensemble
sur l'emplacement définitif des colonnes
enduites de bitume.
• Ils forment le centre creux des colonnes
d'un diamètre de 1m30
• Là-dessus, une couche d'argile
de 10 cm d'épaisseur nous donnera les dimensions
intérieures de la colonne, si l'on tient
compte du retrait du métal en se refroidissant,
soit 1,50 de diamètre.
Nous
recouvrons le tout d'une couche de cire naturelle
mélangée à de la poix, lissée,
qui donnera la surface extérieure de la
colonne. Epaisseur de la cire/poix – environ
17cm si l'on tient compte du retrait.
Nous y ajoutons un treillis de cordage et les
7 festons en chaînettes.
L'ensemble
est recouvert d'une couche de 20 à 25 cm
de sable fin, enduite de mélasse de sucre.
Le sable sera du type silico-argileux constitué
de grains de silice assemblés entre eux
par une pellicule d'argile. Le sable doit être
rendu homogène par broyage, frottage, tamisage,
et arrosage.
Enfin,
un cône de sable fin est tassé tout
autour pour maintenir le moule en place et résister
aux pressions du métal en fusion.
On enflamme la cire/poix et l'intérieur
de la colonne, en bois bitumé.
D'un
côté, la cire chaude coule, tout
en chauffant le parvis de sable enduit de mélasse,
le durcissant et l'argile intérieure qui
entoure le faisceau de bois.
Nous venons de procéder au moulage de cire
perdue, pratiquer encore aujourd'hui pour les
grosses pièces en petites quantités
telles que cloches importantes, roues de turbine,
etc….
De
son côté, le bois bitumé brule
et cuit l'intérieur de l'argile.
Le moule est prêt.
Il a cet avantage que l'air et les gaz occlus
dans le métal en fusion peuvent échapper
à travers les grains de sable et l'état
extérieur de la pièce est d'un grain
très fin, facile à polir.
La place vide laissée par la cire qui a
coulé ou brûlé, sera remplacée,
naturellement par le métal en fusion.
Pour
les chapiteaux, le processus reste le même,
seulement quelques artistes viendront mouler en
cire les pommes de grenade et la fleur de Lys.
Le
Four
Comme
nous venons de le voir, Hiram s'est vu dans l'obligation
de couler ces 2 colonnes d'airain sur place. Il faut
donc que le four qui va permettre de fondre cet alliage,
soit, proximité immédiate et au dessus
du niveau du haut des colonnes pour permettre une coulée
de métal en fusion par gravitation.
Nous
savons que la topographie des lieux le permet –
Rappelons nous qu'avant la réunification de Jérusalem,
la colline qui juxtaposait le Kotel était bien
plus haute que l'esplanade où est censé
avoir été construit le Temple.
Nous allons donc construire le four comme suit: (figure
VI)
Tout d'abord, il devra avoir une capacité d'au
moins 10m3 compte tenu de la dilatation des métaux
en fusion qui peuvent arriver jusqu'à 20% dans
notre alliage.
Le
corps du four sera en briques et enduits réfractaires,
circulant, d'un diamètre de 1m50 environ et d'une
hauteur de 6 à 7 mètres.
Il sera en hauteur pour obtenir une surface latérale
la plus grande possible puisque c'est par là
que le carburant fondra les métaux.
Le four se terminera en cône avec un appendice
fermé de 15 à 20 cm de diamètre
d'où s'écoulera le métal en fusion.
Une
fosse entoure le four d'une cinquantaine de cm de large
avec ouvertures d'aération.
Un surplomb de sable étayé permettra de
surveiller l'opération.
La
fosse est remplie à mi hauteur d'huile de pierre
–le pétrole brut—de Petra, Pierre
et oléum (huile).
L'huile minérale est très anciennement
connue sous forme de bitume, de boues bitumineuses;
on en fait mention dans la Sainte Bible. Le Berceau
de Moise et l'Arche de Noé en étaient
enduits pour les rendre étanches. Vers 520 avant
J.C., on l'employait déjà couramment comme
combustible.
Donc les métaux sont dans le four aux proportions
ajustées par Hiram.
Le
four est mis au bitume et une rigole l'alimente en permanence.
Après plusieurs jours, la masse de métal
en fusion est prête à être coulée.
La coulée se fera tout autour du moule par plusieurs
rigoles en terre réfractaires, qui partent de
la giclée centrale.
Reste
le point délicat de cette opération:
Casser l'appendice qui permettra un écoulement
libre du métal en fusion.
L'appendice
se trouve sous le four et une fausse manœuvre risquerait
de mettre en danger la vie de plusieurs ouvriers et
la réussite de cette opération.
Donc,
pour cette opération délicate, Hiram a
imaginé un système qui évitera
tout danger. Il aurait pu naturellement fabriquer un
bouclier de terre cuite de l'intérieur et par
un système de levier soulever celui-ci au moment
opportun. C'est le four actuel, mais ce bouclier et
le système de levage sont en métal réfractaire
qui résiste non seulement à la chaleur
mais également aux coups.
Hiram
ne disposait pas de cette matière sophistiquée
aussi a-t-il imaginé ceci:
….
Et le métal s'écoule par plusieurs rigoles.
Source
: 3.000 ans d'histoire - Le Temple Jerusalem : cliquez
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