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La Bataille de Jerusalem - juin 1967
Sources : Tsahal - La Colline aux munitions - Ministere des affaires etrangeres d'Israel
Le Jour de Jérusalem est aussi l'occasion de commémorer la Bataille de Jérusalem au cours de laquelle de violents combats ont été menés et qui ont conduit à la réunification de la Ville Sainte coupée en deux depuis la Guerre d'Indépendance. La bataille la plus rude fut conduite pour libérer le Mount Scopus sur la Colline aux Munitions, véritable camp fortifié par la Légion jordanienne qui y avait édifié des tranchées regorgeantes de munitions et de matériel militaire sophistiqué. Cette bataille, plus encore que celle qui a conduit à la libération de la Vieille Ville et du Mont du Temple, reste gravée dans la mémoire des Israéliens comme l'une des plus difficiles que Tsahal ait eu à mener. Une celèbre chanson en rappelle par le détail les différentes étapes ainsi qu'un Mémorial érigé sur cette colline qui aujourd'hui accueille l'un des plus beaux parcs de Jérusalem.
La Bataille de Jérusalem lors de la Guerre des Six Jours

Quatre Généraux qui avaient mis en place la stratégie militaire de la Bataille de Jérusalem pendant la Guerre des Six Jours, et avaient préparé minutieusement le plan d'attaque étaient en coordination totale avec le Chef d'État Major de TSAHAL, les commandants des différentes régions et corps d'armées qui devaient prendre part à la libération et réunification de Jérusalem.

L'ordre d'attaquer était prévu pour le 5 juin 1967 à 08.30 heures du matin lorsque le commandant des forces armées égyptiennes déclarait "tous les avions de chasse israéliens ont été abattus, nous entrons en guerre". Cela dura jusqu'au 7 Juin 1967, lorsque le Mont du Temple (Har Habait) fut libéré ( "…Le Mont du Temple est entre nos mains…"), Jéricho passa aux mains des Israéliens et toutes les forces jordaniennes battirent en retraite se retirant de la Judée et Samarie.

Le cessez le feu entra en vigueur à 22.00 heures.

Le tableau décrit les actions et opérations militaires planifiées envers l'ennemi pendant la Bataille de Jérusalem, les décisions gouvernementales, celles de l'ONU, les ordres de l'Etat Major et des Commandements de Tsahal, les mouvements et ordres de la 16eme Division d'Infanterie, la 55ème Division Parachutistes et la 10ème Division de Blindés et les forces de l'Armée de l'Air.

La Division de Jérusalem (Hahativa Ha'Yerushalmit)
Prise du Palais du Gouverneur (Armonn Hanatsiv)

D’après le tracé de la "ligne de démarcation", la zone du Palais du Gouverneur était une zone démilitarisée et partagée entre Israël, la Jordanie et l'ONU. Au Sud-Est du Palais du Gouverneur, s'étalait jusqu'en 1967, sur les versants de la colline, une position jordanienne surnommée "Hanaknik" (Le Saucisson), et un peu plus au Sud d'elle, côté Ouest où se situe le village arabe de Tsour Baher, la position de "La Cloche" (Hapaamon).

La prise du Palais du Gouverneur par les forces de Tsahal mènerait à une coupure d'accès entre les dos de montagne de Hébron et la Samarie, avec la rive Est du Jourdain. Le renforcement de positions militaires arabes au Palais, avait pour but d'ouvrir un champ d'opérations dans la région Sud de la ville, qui était une menace plus grande encore, sur l'axe Hébron-Beer Sheva.

A Jérusalem, au matin du 5 Juin 1967 vers 10.00 heures, un feu nourri fut tiré par les Jordaniens en direction des positions israéliennes, échanges de feu qui se répandirent tout le long de la frontière Israélo-Jordanienne. La 10ème division blindée Harel qui se situait non loin de Ramla, fut rappelée en urgence à Jérusalem. La 55ème Division de réserve parachutiste qui devait sauter sur El Arish dans le Sinaï, fut elle aussi rappelée en urgence en renfort. Toutes ces forces arrivèrent ensemble dans l'après-midi. La veille du premier jour de la Guerre, le plan d'attaque du Palais du Gouverneur fut approuvé par le haut Commandement militaire. La mission fut attribuée à la 16ème Division de Jérusalem (Hahativa ha- 16 Ha Yerushalmit). la seule présente et disponible à ce moment a Jérusalem

Le Commandement Militaire de la Brigade fut appelé à prendre contact non loin du Palais du Gouverneur. Le Chef de la Brigade, Eliezer Amitay, le Commandant du Régiment Asher Dreizin arrivèrent sur les lieux en attendant l'ordre de "bouger".

A 14.10 heures, le Commandant de la Division annonça qu'une compagnie jordanienne occupait le Palais du Gouverneur et s'approchait du collège. Immédiatement la Brigade fut prête à passer à l'attaque et à 14.25 heures, l'ordre d'attaquer fut donné à la Division de Jérusalem. L'on signalait que deux avions de chasse israéliens avaient bombardé la Colline du Radar (Givat Haradar), et allaient effectuer des raids aériens sur le Palais du Gouverneur.

Le peloton "B" du régiment d'Asher Dreizin était le premier sur place. Ce peloton devait s'emparer du collège. Vers 12.00 heures, les soldats du peloton arrivèrent en bus, sous un feu nourri de mortiers sur le collège, et cela quelques instants à peine, après la prise du Palais du Gouverneur, par les Jordaniens. Les soldats israéliens évacuèrent le bus à toute allure pour s'abriter des obus, entre les arbres du collège.

Le commandant de Régiment Asher Dreizin, se rendit sur le pont Allenby. Les forces qui lui avaient été promises pour s'emparer du Palais du Gouverneur avaient du retard. 5 Blindés arrivèrent au camp Allenby et arrêtèrent leur avancée à l'entrée du campement.

A 15.10 heures, les chars se mirent en route, mais seulement trois d'entre eux continuèrent leur percée. Les deux autres s’étaient embourbé dans les champs agricoles et vergers du Kibboutz de Ramat Rahel. Les forces israéliennes commencèrent alors leur avancée vers le collège. Derrière les chars avançait l'unité de reconnaissance de la "Yerushalmit , partie en éclaireurs (Sayerett). Le char d'assaut qui était en tête défonça le portail de la cour du Palais du Gouverneur et derrière lui suivait la colonne de blindés.

L'arrivée de la colonne de blindés surprit la Légion Jordanienne qui occupait les lieux, durement touchée par les bombardements de la chasse israélienne. Dans la cour du Palais on pouvait apercevoir des corps de cadavres et de blessés, ainsi que des Jeeps qui brûlaient. Le commandant du régiment Asher Dreizin les apercevait du haut de son véhicule blindé (half-track). Il prit la mitrailleuse qui était sur le half-track et tira en direction des légionnaires, fit sauter 3 Jeeps montées de canons antichars. Au même instant une rafale toucha le flanc du half-track, blessant au bras le comandant du régiment. L'origine des tirs de feu fut repérée- un petit bunker au fond de la cour- Dreizin malgré sa blessure au bras, visa droit tirant avec sa mitrailleuse une longue rafale automatique, en direction du feu. Le bunker fût réduit au silence. Les Légionnaires s'enfuirent et se réfugièrent aux abords de la forêt proche. Entre temps, les combattants israéliens arrivaient à "la colline des antennes" et s'en emparèrent sans un seul coup de feu.

A ce stade des combats, le commandant de l'unité de reconnaissance (éclaireurs de la Sayeret), le Major Yossi Langotsky, fit sauter le portail du Palais et les forces s'y engouffrèrent à toute allure pour commencer à neutraliser les nids ennemis qui y restaient. Chambre par chambre, salle par salle, le bâtiment fut "nettoyé", et en dernière minute un cri se fit entendre, en anglais, du fond d'une des salles :"…ne tirez pas!..." Dans cette chambre 30 employés et ouvriers civils du Commandement de l'ONU s'y réfugiaient avec femmes et enfants. Ils étaient enfermés là, depuis la prise du Palais par les Jordaniens, deux heures auparavant.

L'un des combattants, Zérah Epstein, pénétra tout seul dans la forêt et commença le "nettoyage" des positions et des bunkers jordaniens. "Ils me tirent dessus et le feu provient des tranchées" raconta Epstein par la suite "… je leur balançai des grenades et je sautai d'une position à une autre..puis je me suis retrouvé seul au beau milieu de la forêt…j'aperçus un soldat de la Légion Jordanienne ….debout deux mètres face a moi…et lui aussi il me regardait droit dans les yeux…ensemble nous avons appuyé sur nos gâchettes…j'ai été plus rapide que lui…"

Epstein arriva au bout de la forêt… c'était le silence complet. Pour avoir agi avec bravoure et courage il fût cité à l'ordre militaire. 25 minutes après le début de cette offensive, le Commandant de la Brigade annonçait ;"… Le palais du Gouverneur est entre nos mains"….Nous avons l'ordre de continuer notre offensive…"

Le Palais du Gouverneur
palais gouverneur
La Position "Naknik" (Le Saucisson")

La position retranchée du "Naknik" (Le Saucisson) contrôlait la région du Palais et du "Collège". Cette position fut élevée sur le versant Sud du de la colline du Palais du Gouverneur, à 800 mètres d'altitude et d'où sa forme de saucisson. La Légion Jordanienne jouissait d'un avantage topographique, car elle observait facilement tous les mouvements de la zone démilitarisée, construisant tout le long des dizaines de bunkers, tranchées communicantes, bétonnages et postes d'observations. Une compagnie gardait cet endroit stratégique, et était constituée de 60 soldats de la Légion Jordanienne.

L'État Major de Tsahal avait donné son approbation pour une offensive sur la position ennemie "Naknik" et l'ordre de mission fut transmis à Dreizin vers 16.00 heures, ce dernier envoya un soldat pour faire avancer le peloton de reconnaissance en éclaireur et qui était resté stationné au collège, avant d'attaquer la position "Naknik".

Le peloton parachutistes de l'unité de reconnaissance se répartit en petites équipes de 5 à 6 combattants avec la couverture de mitrailleuses lourdes et de chars. Il commença à démanteler les fils de fers barbelés, qui séparaient le Palais de la position. Le travail accompli, une course folle commença du haut de « la colline aux antennes » vers la position « Naknik », de tranchée en tranchée et d'un bunker à l'autre, accompagnée de jets de grenades. Le fer de lance des soldats continuait à aller de l'avant, lorsqu'en queue de file, les chars et véhicules de matériel lourd, finissaient le travail de nettoyage. Les échanges de feu de Tsahal ne durèrent pas plus d'une heure, surprenant les soldats de la Légion Jordanienne qui se repliaient, dans leur défaite. A 16.30 heures, le Major et Commandant du régiment annonçait au radio : »… La position du Saucisson est entre nos mains… ».

Cette victoire a eu un impact important et positif sur le moral des troupes de la Brigade de Jérusalem, car c'était en fin de compte leur premier combat réel depuis 19 ans, avec la Légion Jordanienne , réputée depuis la guerre d'Indépendance comme étant la meilleure et la mieux entraînée des armées Arabes. Suite à la prise de cette position, commencèrent des tirs nourris en direction du fortin de « la Cloche- Hapaamonn » pendant le mouvement des troupes vers le village de Tsour Baher.

La Position “Hapaamonn - “( La Cloche”)

Cette position surplombait la région du kibboutz de Ramat Rahel et contrôlait l'axe principal Jérusalem Bethlehem.

Dreizin, le commandant du régiment, s'apprêtait à rassembler les unités combattantes qui venaient de terminer le contrôle et la prise de la position “Naknik”, lorsqu’il aperçut une longue file de soldats qui défilait devant la position. Il s'avèra que ces combattants étaient éparpillés dans le périmètre de cette importante et longue position, épuisés et à court de munitions et qu'il faudrait du temps pour les ravitailler et les réorganiser afin de continuer les combats.

Il continua à avancer avec sa longue file composée de trois tanks, 4 half-tracks et une Jeep. Ils prirent le chemin sinueux qui menait de la position “Naknik”, et qui traversait le village de Tsour Baher en direction de Bethléhem. A ce niveau un feu nourri d'obus de mortiers freina l'avancée des chars en tête de file , et l'un d'entre eux dérapa de la route vers le ravin dans l'oued. Toute l'équipe du char fût blessée. Seulement deux chars continuèrent à mener cette petite colonne vers l'entrée arrière de la position “Paamonn”-La Cloche”. En traversant le village de Ttsour Baher, les chars ouvrirent le feu sur ses maisons.

Dès qu'ils se furent approchés de la position “Ha Paamon- La Cloche”, deux tanks se mirent en position de tir et commencèrent à ouvrir le feu à la mitrailleuse lourde en direction des bunkers. Le half-track du Major arriva immédiatement sur place. L'opération de nettoyage s'effectua sans problèmes majeurs, les soldats de la Légion Jordanienne surpris encore une fois de la présence des forces israéliennes sur ses flancs, battaient en retraite et se repliaient à l'intérieur des tranchées de la colline. Rapidement, Dreizin et ses combattants arrivèrent sur place, au coeur même de la position jordanienne, sur le bunker de commandement jordanien, qui se trouvait au sommet de la colline.

Le bunker fut pris d'assaut et nettoyé à coups de grenades. La force armée se répartit en deux: un premier groupe avec en tête de file Dreizin, et, à la tête du second groupe, le commandant de l'unité de reconnaissance de la Sayeret. Ils entrèrent ‘‘nettoyer” les tranchées communicantes qui se trouvaient sur les versants de la colline. Position par position le bunker tomba aux mains des combattants Israéliens.

Le Major du régiment –Asher Dreizin- fut blessé une deuxième fois à la main. Examinant un court instant la situation il s'aperçut qu'il n'y avait (supprimer « qu' ») avec lui qu’un groupuscule de combattants, les deux half-tracks de l‘unité de reconnaissance n'étant pas arrivés. Il remonta au sommet de la position, sortit sur la route, passa au devant des deux chars qui continuaient à tirer avec leurs mitrailleuses lourdes et se dirigea vers le village de Tsour Baher, où se trouvaient les deux half-track mis hors service après avoir percuté le mur d'une maison, leurs moteurs éteints. Les soldats ne sachant pas dans quelle direction se diriger, se sont regroupés autour des deux half-tracks et attendirent. Dreizen les fit courir jusqu'à la position, répartis en deux groupes d'attaque des tranchées ennemies. Le “nettoyage” reprit de plus belle. Il faisait une obscurité totale. Les soldats avançaient lentement et prudemment examinant position par position, vidée des forces ennemies.

D'autres unités rapportaient que les tranchées et positions étaient vides. Au même moment un appel radio se fit entendre. C'était la voix du Commandant de la Brigade: …” Termine la prise de cette damnée position car, les soldats de Gideon avancent de Ramat Rahel dans ta direction...surtout faites attention de ne pas leur tirer dessus”….Soudain un feu nourri vint en direction d'une des tranchées du bas. Dreizin qui pensait que c'était ses propres soldats qui tiraient sur nos forces amies qui venaient les remplacer, sortit de sa tranchée et se mit à hurler :”…Arrêtez de tirer !”. Ces mots restèrent coincés au fond de sa gorge car de la tranchée 7 légionnaires apparurent armes à la main, et lui tiraient dessus. Ils étaient les derniers défenseurs de cette position Jordanienne. Ils s’étaient cachés dans l'une de ces tranchées et contre attaquaient le bunker du commandement. Un des officiers de Dreizin fut blessé par leurs tirs, ainsi qu'un chef de char. Dreizin fut blessé une troisième fois, encore au bras, mais cette fois- ci ….au deuxième bras…

La Position de la CLOCHE

LA CLOCHE

Ces échanges de feu durèrent une minute sans plus. Le silence qui régna ensuite, fut perturbé par les cris des autres soldats, accompagnés de bruits de tirs aux armes automatiques qui provenaient du bunker. L’effectif de l'unité qui avait pris la position du “Paamonn”, ne comptait qu'une vingtaine de combattants en tout et pour tout, dont 6 furent touchés. La force qui devait les remplacer, et qui arrivait de Ramat Rahel , devait traverser et surmonter des obstacles tels que des champs de mines, et des barbelés. Ce n’est qu’après minuit, lorsque toutes les forces furent rassemblées dans la région du Palais du Gouverneur, que Dreizin fut évacué à l'hôpital sous l'ordre indiscutable f du Chef de Brigade Eliezer Amitay, en personne.

paamon
Les combats d'Abou Tor

Le régiment de Micha Feiks de la Brigade de Jérusalem (Ha Hativa Ha-Yéroushalmit) devait lui, en principe prendre d'assaut la région de Cheikh El Aziz, Nebi Samuel et la Colline du Radar (Givat HaRadar), mais le Commandement de la région centre, Uzi Narkiss envoya sur les lieux la Brigade blindée "Harel". La Vieille ville de Jérusalem était encerclée en plusieurs endroits, et la prise de Abou Tor complétait en fin de compte sa prise en étau. L'on craignait une déclaration proche du cessez-le-feu, avant que tout le côté de la Vieille Ville ne soit libéré. Alors Uzi Narkiss décida d'envoyer la seule force qui restait disponible à ce moment-là – le régiment des réservistes parachutistes sous le commandement de Micha Feiks. Son régiment fut immédiatement remplacé par une unité des communications, et il retourna vers le corridor de Jérusalem, à pied en passant par le quartier de Ein Karem. Dans l'après-midi du 6 Juin 1967 il reçut l'ordre de prendre d'assaut la partie arabe d'Abou Tor. Le régiment fut déplacé en bus vers ses positions de sortie en attaque dans le quartier de Bak'aa. L'organisation des forces prit beaucoup de temps. A Abou Tor il y avait une position jordanienne face à chaque position israélienne. Du Sud au Nord il y avait du côté jordanien –" la position Loulav " (Branche de Palmier)- celle de "la Maison du Moukhtar", "la position du Lion", "la maison de la section" et celle des "Volets jaunes".

Les escadrons "D" et "C" progressaient en direction de la Route de Hébron vers leurs positions d'assaut à côté de l'imprimerie Nationale. L'escadron "B"devait arriver à la position d'assaut israélienne "Du Lion" au centre de la région des combats, l'escadron "A" devait attaquer la "position jordanienne du Loulav" -(Branche de Palmier)- par le flanc Sud. Le fer de lance de l'escadron "D" qui arriva près de l'imprimerie Nationale, fut pris sous une pluie d'obus et fut touché. Il recula pour se réorganiser a nouveau, situation qui retardait une fois encore l'offensive. Dès le début des hostilités et des échanges de feu, les habitants arabes s'étaient réfugiés dans leurs maisons, et pendant l'offensive israélienne, la plupart d'entre eux s’enfuirent du quartier.

L'escadron "B" passa à l'attaque de la position "du Lion Jordanien". Après avoir fait exploser une charge de dynamite détruisant l'étage supérieur, l'escadron réussit à pénétrer et à prendre cette position. Aux forces offensives qui se battaient au centre de la région des opérations de combats, se joignait le Commandant du Régiment Micha Feiks .

L'escadron "A" qui opérait au Sud d'Abou Tor créa un barrage fumigène au pied de la colline, tout en recevant l'appui de l'unité de reconnaissance (Sayeret) de la Brigade Yéroushalmit , qui avait pris auparavant le Palais du Gouverneur (supprimer la virgule) et qui tirait en rase-mottes, aidé par les chars qui avaient pris pour cible la position jordanienne du "Loulav".

L'escadron traversa à découvert et à toute allure le terrain vague, dans un barrage de feu et de fumée, s'emparant de cette position, et continua a avancer vers le Nord, pour prendre d'assaut la position "Beith Hamoukhtar". En chemin, l'avance fut freinée par un franc-tireur jordanien posté qui tua 5 soldats de cet escadron. Après avoir abattu le franc-tireur Jordanien à coups de grenades, les soldats accomplirent leur mission en s'emparant de la position "Beith Hamoukhtar".

L'escadron "C" qui, lui, opérait au centre des opérations de combat, sortit du côté de l'imprimerie Nationale, traversa la rue Ein Rogel , et arriva non loin de la position jordanienne "La Maison de la Section". Il franchit trois barrages de barbelés avant d'arriver à la position en question et de s'en emparer.

L'escadron "D" qui opérait au Nord d'Abou Tor se remit de l'attaque de mortiers lourds et de l'artillerie Jordaniennes et progressa vers la position "Des Volets jaunes". En route il fut pris par un feu nourri qui partait des positions Jordaniennes postées sur le Mont Sion, et ce ne fut que seulement après avoir créé un barrage fumigène qu'il réussit à traverser le terrain à découvert pour nettoyer la position des "Volets jaunes".

Le Commandant du Régiment Micha Feiks qui s’était joint à ces forces et suivait l'escadron "B", se trouvait en fait en terrain hostile. L'escadron qui l'avait traversé ne l'avait pas examiné minutieusement. Suite à un corps-à-corps il fut tué par les soldats de la Légion Jordanienne.

Après la prise de la colline, l'artillerie jordanienne ouvrit un feu particulièrement précis sur nos positions. Il y eut plusieurs soldats touchés. A 00.18 heures, Abou Tor était entièrement aux mains du Bataillon de Micha Feiks (zal). Ce bataillon avait perdu 17 de ses soldats, la plupart touchés par des francs-tireurs jordaniens. Avec la prise d’Abou Tor, toute la vieille ville fut encerclée et tomba le lendemain au mains des Israéliens.

La Brigade Yeroushalmit continuait à avancer vers Bethlehem et Hébron pour enfin rejoindre les forces dans qui combattaient dans le Sud.

 
La 55ème Division Parachutiste

A l'origine, la mission de la Division Parachutiste était de sauter sur El Arish dans le Sinaï, région située au nord de l'Egypte, au cas où nos forces devraient faire face à des obstacles. Le 5 Juin il s'avéra que ce n'était plus nécessaire vu les réussites de l'armée de l'air israélienne et la rapide progression de la Brigade de Tal. À 14.30 heures l'ordre de mission arriva au commandant de la Division 55, précisant le renforcement des troupes du Commandement Centre qui étaient à Jérusalem, et ce, du fait que les Jordaniens avaient commencé a bombarder la ville.

Au début de la soirée les soldats arrivèrent au quartier de Beith Hakerem. L'heure “J” (heure à laquelle devait débuter l'offensive) fut fixée à 02.00 heures, et cela malgré le manque d'informations et de renseignements, mais avec le but de profiter de l'obscurité. Un escadron de chars du bataillon 182 aida pendant une heure et quart, sous une pluie d'obus, à défoncer la première ligne. Avec eux opérait un peloton du Génie de la Division, qui ouvrit la voie aux chars, vers la ville.

Le 66ème Bataillon:

Sa mission était de percer la “ligne de démarcation” dans la zone du quartier de Fadj'I, de contrôler la route de l'oued de DJoz au Nord et l'hôtel Ambassador, puis d’être en attente pour attaquer dans la vieille ville et/ou faire la jonction avec le Mont Scopus. Dès la percée à Fadj'I en direction de la frontière, une surprise attendait nos forces, où se présentaient 4 lignes de barbelés au lieu de 3. Leur démantèlement prit du temps sous un feu intense, et à 03.15 heures le chef du peloton Doudik, entra dans une tranchée communicante reliant l'École de Police à la Colline aux Munitions. Cette longue tranchée était très étroite et ne permettait à l'intérieur qu'une progression en file indienne, situation qui ralentissait la progression des combats, car seul le soldat en tête de file était en position de pouvoir combattre. Lorsque l'un d'eux se faisait blesser ou tuer, il fallait lui marcher dessus et continuer à se battre pour avancer et atteindre les objectifs. Au même moment la compagnie “A” nettoya l'École de Police. Lorsque Doudik arriva à l'arrière de la tranchée communicante et au bout de la tranchée ouest de la Colline aux Munitions, il prit alors conscience qu'il n'avait presque plus de munitions et que ses soldats étaient éparpillés, blessés ou tués. Le Chef du bataillon comprenant que Doudik, n'était pas en mesure de se réorganiser pour prendre la Colline, il envoya Dedi Yakobi, chef de la compagnie “C” remplir cette mission. La Colline aux Munitions avait la forme renversée d'une lettre hébraïque avec une base à 3 bras (lettre Shine en hébreu, mais inversée), avec 3 tranchées côtés Est, Centre et Ouest, reliées par une large tranchée, et dans chacune d'elle des bunkers dans lesquels se cachaient les soldats de la Légion Jordanienne. Le plan était que chaque compagnie prendrait une tranchée différente, mais par erreur et incompréhension deux compagnies se sont retrouvées dans la même tranchée centrale, et une compagnie entra dans les tranchées Est , alors qu’aucune d'entre elles ne pénétra dans la tranchée Ouest qui était la plus bétonnée. Etant donné que les rapports qui arrivaient des forces engagées dans la tranchée Est, signalaient qu'il n'y avait pas de forte opposition de l'ennemi, le Chef de Division donna l'ordre aux escadrons “A” et “D” de continuer d'accomplir la mission suivante- l'hôtel Ambassador. A 04.00 heures l'escadron “D” commençait à avancer vers l'hôtel avec en queue de file, l'escadron “A”. Dans leur avancée l'escadron “A” fut pris sous le feu qui parvenait des maisons et bâtiments de Givat Hamivtar. Gabi Magal, le chef d'escadron donna la responsabilité à son sous chef Ofer Feniger de s'occuper des francs tireurs Jordaniens. L'escadron “D” lui, s'empara de l'hôtel Ambassador, tandis que Gabi lui-même à la tête de ses compagnies restantes, prit l'hôpital Français et l'embranchement tout proche. Il s'avérera que le contrôle de cet embranchement aura un impact décisif par la suite pour la progression des forces en direction du Mont Scopus. Cet endroit assurait le flanc de toute la Division qui combattait dans la ville. Le Chef du Bataillon donna l'ordre à Gabi de prendre position en direction de la Colline Givat Hamivtar et de positionner deux chars d'assaut face à cette colline, dans le but de maintenir une pression constante sur ce complexe jordanien, et donna l'ordre à l'une des compagnies de continuer à nettoyer Cheik Jerrah, en se dirigeant vers l'Oued de Wadi Djoz. Au même instant la bataille sur la Colline aux Munitions prenait de l'ampleur et de la gravité, car la plupart des officiers qui étaient en tête tombèrent ou furent blessés les premiers. Devant cette situation les simples soldats prirent le contrôle du combat et continuèrent à se battre seuls. La compagnie qui se trouvait dans la tranchée Est eut à faire face à de nombreuses difficultés et au fur et à mesure que les combats s'aggravaient, elle subissait encore des pertes. L'escadron “C” fut presque totalement anéanti et son commandant fut transféré à l'une des compagnies de l'escadron “A” pour aider la compagnie d'Ofer qui ne demandait pas mieux. Les rapports signalaient au Commandant du Bataillon Yossi Yaffe une situation grave. S'adressant à l'escadron “B” il leur demanda de monter sur la Colline aux Munitions pour aider les forces qui y combattaient. Ce fut la première fois que des forces entraient dans la tranchée Ouest ! Le grand bunker à proximité du croisement en haut des trois tranchées, était le dernier bunker qu'il fallait faire tomber, et ce ne fut qu'après un quatrième assaut, avec 16 kilos de dynamite, que les soldats parvinrent à le faire tomber. Ils firent exploser le bunker aux environs de 06.15. En fin de compte c'est à ce stade-là, que la bataille sur la colline aux Munitions se termina. Malheureusement le dernier soldat tué fut Ofer Feniger, touché par le tir d'un franc-tireur jordanien de la colline Givat Hamivtar, quelques heures plus tard, pendant l'évacuation des morts et blessés.

Les combats sur la Colline aux Munitions

colline aux munitions
 

La "Colline des Munitions" est située au nord de Jérusalem entre le quartier de Cheikh Jérash dans la ville orientale (arabe) et le quartier Samuel ha Navi (juif). Son surnom lui a été donné car, pendant le Mandat britannique, on y gardait les réserves d’armes de l’école de police toute proche.

En mai 1948, pendant la guerre d’Indépendance, la colline a passé des mains des forces du Etzel aux forces de la Légion jordanienne. Après sa prise, les Jordaniens y ont construit des bunkers et des tranchées, et ceci jusqu’en 1967.

Le 71ème Bataillon:

La mission du Bataillon 71 était de faire une percée près de la zone de l'usine de fabrication de blocs de béton, à côté de la Porte Mandelbaum, d’avancer ensuite vers le quartier de Wadi Djoz, de nettoyer le “quartier de la Colonie Américaine” et celui de Bab-A-Zahar et de bloquer l'axe qui menait à Ramallah au nord, et à la route de Jéricho à l'Est.

L'offensive débuta à 02.30 heures, le peloton “V” défonça la position en 45 minutes et fit une percée des lignes de barbelés et obstacles sous le feu ennemi. Par cette percée pénétra la compagnie du peloton “C”, qui nettoya l'usine de blocs de béton. Elle progressa direction Sud et fit un barrage non loin de la mosquée de Cheikh Jerrah. Suivait le peloton “D” qui avança direction Nord vers l'intersection Wadi Djoz et positionna ses forces afin d'assurer celles qui devaient attaquer en profondeur. L'ennemi qui était posté et équipé d'une mitrailleuse lourde, dans un retranchement surnommé “La Maison Brûlée”, ouvrit le feu sur les soldats qui occupaient ce barrage. Une attaque de front menée par les officiers du Bataillon fut repoussée, faisant des morts et des blessés. Une offensive supplémentaire de la section des saboteurs échoua elle aussi, et la mitrailleuse lourde fut mise au silence en fin de compte, grâce a l'intervention et le tir ciblé de deux Jeeps montées de canons anti-chars sans recul. Les combattants de l'escadron “C” qui avaient défoncé les lignes du flanc Nord, durent faire face à une farouche opposition des soldats de la Légion Jordanienne, qui se trouvaient dans deux autres positions retranchées et bétonnées dans deux maisons surnommées “La Maison Rouge” et “La Maison Blanche”. Une dernière offensive sous le commandement de l'officier responsable des opérations, lui-même blessé, et d'une classe de combattants de l'escadron “C”, permit le nettoyage de ces deux positions. Cette même force continua par la suite de prendre d'assaut d'autres positions ennemies sur son parcours.

En parallèle, les forces qui étaient en position offensive (escadrons “C” et “A”), continuèrent d'avancer sans trop de difficultés. L'escadron “D” opérait en trois têtes de files: la première- avançait vers Wadi Djoz s'accaparant des positions de mortiers qui étaient vides de soldats. La deuxième, progressait sur la route qui surplombait Wadi Djoz sans rencontrer d'opposition ennemie quelconque. La troisième avançait sur la route qui traversait la Colonie Américaine et le quartier de Bab-A-Zahara. La force principale continuait d'avancer vers “le Carrefour des Garages”. Près du Carrefour l'escadron “C” se transformait en fer de lance. Ce dernier arrivera jusqu'au bout de Wadi Djoz et s'organisera non loin du Musée Rockefeller, afin de contrôler et surplomber de cet endroit l’axe routier qui reliait la Vieille Ville. La force aperçut des soldats jordaniens qui se préparaient à descendre du Mont des Oliviers vers la Vieille Ville. Le commandant de l'escadron, Yoram Zamouch, demanda un appui de l'artillerie des mortiers, qui fit obstacle aux intentions de l'ennemi. Ici arriva le chef du Bataillon Ouzi Ilam (au Carrefour des Garages) afin de donner un compte rendu précis, détaillant au Chef de Division, les objectifs et missions accomplies par son bataillon.

En attendant le Chef d'État-Major décida de ne pas entrer encore (supprimer la virgule) dans la vieille ville de Jérusalem, tandis que la Division 55 se préparait sur place à la suite des combats. Le scénario suivant devait être l'encerclement et l'isolation de la Vieille Ville. La Division 55 eut pour mission de passer à l'attaque sur les hauteurs de Augusta Victoria, ancien hospice, et A-Tor, le bataillon 71 devait mener cette offensive avec l'appui d'un escadron de chars du commandement. L'attaque commença à 09.30 du matin par Wadi Djoz. Suite a une erreur d'analyse topographique, les chars et l'unité de reconnaissance de la Division étaient sous le feu ennemi en provenance des murailles causant des pertes lourdes. Malgré cette situation embarrassante, le Chef de division donna l'ordre à son officier de se mettre en tête du reste de ses chars, qui étaient encore en bonne condition technique, de prendre la bonne route qui menait à Augusta Victoria, et au bataillon 71 de continuer sa mission. Plus tard. une fois encore, l'objectif fut changé et Uzi Narkiss, donna l'ordre au Chef de la Division 55 Motta Gour, d'être prêt pour le matin du 7 Juin à attaquer les hauteurs de Augusta Victoria avec un appui de l'artillerie et des forces aériennes.

Craignant un cessez-le-feu proche, cette mission changea elle aussi, et le nouvel ordre était de rentrer dans la Vieille Ville et de la libérer. Le bataillon 71 lui, devait avancer de wadi Djoz vers les hauteurs de Augusta Victoria. Au moment où fut reçu l'ordre de mission de rentrer dans la Vieille Ville, le Bataillon a dû revenir sur ses pas et entrer dans la Vieille Ville par la “Porte des Lions”. Le bataillon commença a grimper sur les hauteurs de Augusta Victoria, mais lorsqu'il arriva sur place, ils se joignirent aux troupes du bataillon 66 qui étaient déjà là, en avance sur eux. Dès cet instant l'escadron “A” (sous le commandement de Zamouch), servit de renfort pour la percée de la Vieille Ville, mission qu'il accomplit avec le chef de Division, qui en fin de compte libéra le Mur des Lamentations et le Mont du Temple.

Le 28ème Bataillon:

Lors de la percée, la mission du Bataillon était de servir de renfort et de couverture de la Division. Le stade suivant était de pénétrer sous les ordres de Yossi Fredkin, par cette percée, créée par le bataillon 71, vers l'usine des blocs de béton, de progresser vers les rues de Salah-A-Din, de s'emparer du Musée Rockefeller et du Carrefour qui contrôlait la Porte des Lions. Il fallait qu'une force restât en état d'alerte pour l'entrée dans la Vieille Ville. Cette mission fut attribuée au bataillon 28, car ses combattants étaient expérimentés et anciens dans la Division, avec à leur palmarès plusieurs actions de représailles en territoires ennemis. Dès le début des hostilités ils furent pris plus d'une fois sous des tirs d'artillerie leur causant des pertes humaines. Le commandant du Bataillon décida de ne plus perdre de temps, de commencer l'offensive et d’exécuter son ordre de mission. Le peloton “A” menait en tête vers la route de Sichem (Dereh Schem), réparti sur les deux côtés de la route. Soudain il fut pris sous le feu ennemi provenant de “La Maison Brûlée”, surnommée comme telle, car son toit fut brûlé par un obus de canon. Le chef du bataillon envoya une classe nettoyer et supprimer cette source de feu. La compagnie 1, menait le bataillon et fut prise sous le feu qui venait de la maison de la Légion Arabe qui était bel et bien retranchée. Le nettoyage fut délicat et dur car plusieurs soldats furent atteints par le feu de l'ennemi. Pendant le nettoyage on découvrit dans la cour une très longue tranchée communicante tout le long de la ville, donnant aux Légionnaires un avantage et une facilité d'observation sans être vu.

D'après le plan initial les forces devaient se diriger de la route de Schem vers la rue Salah-a-Din, où se trouvent aujourd'hui les bureaux de l'administration juridique et le tribunal régional. Le chef de la compagnie 1 se trompa et se dirigea le long de la route de Schem. Cette erreur rallongea le parcours, agrandissant les pertes de ses soldats. Ce fut la raison pour laquelle le Chef du bataillon décida de leur donner des renforts de chars.

A 06.15h. la force arriva au bâtiment de YMCA Est et fut “accueillie” par un feu nourri leur causant de nombreuses pertes. Une mitrailleuse lourde en position sur un balcon, inquiétait les paras. Aidés par les chars qui tiraient en direction du balcon, ils réussirent à nettoyer ce bâtiment, passant chambre par chambre, couloir par couloir et escaliers par escaliers.

Dans leur mouvement les Paras de l'escadron, furent pris sous le feu qui provenait des murailles de la Vieille Ville. Le chef d'escadron “A” donna l'ordre à ses soldats de progresser dos collé aux murs des maisons, afin d'arriver à une traverse (une ruelle) pour aller neutraliser le feu ennemi, tel que la situation l'exigeait. Deux des soldats de l'unité qui entrèrent les premiers furent tués eux aussi. A ce stade le commandant du Bataillon décida de faire avancer l'escadron “C” en fer de lance avec deux soldats supplémentaires (supprimer la virgule) dans cette traverse, ces derniers n'étant pas conscients de ce qui s’était passé auparavant. Ils furent tués eux aussi. En fin de compte cette traverse fut nettoyée à l'aide des chars qui firent exploser le bunker où se trouvait le franc-tireur qui visait (supprimer sur) nos soldats.

Dans cette traverse surnommée la “traverse de la mort” , les combats durèrent plus de deux heures. L’objectif suivant du bataillon fut celui du Musée Rockefeller qui fut nettoyé auparavant par le 71ème bataillon.

Le Musée Rockefeller devint le lieu de rassemblement de tous les escadrons qui y étaient parvenus, des officiers et du commandement qui avaient combattu, ainsi que du chef de la Division. De là, le Bataillon était celui qui devait pénétrer la Vieille Ville par la “Porte du Roi Hérode” ou “Porte des Lions'.

Avec l'ordre de pénétrer dans la Vieille Ville, le bataillon accomplit sa mission en se dirigeant direction Nord vers “La Porte de Schem” et de la vers la “Nouvelle Porte”. Cette mission accomplie, le bataillon termina son rôle dans cette guerre.

   
 
Les Forces Aériennes

L'opération “MOKED” accomplie avec succès, à 09,00h. et, pendant deux heures durant, les armées de l'air syrienne et jordanienne avaient l'intention d'attaquer Israël, sur ce, il fut décidé d'attaquer avec une deuxième vague des objectifs Egyptiens. Les évaluations de pertes et dégâts causés à notre Armée de l'Air prises en consideration, étaient bien moins importantes en comparaison des résultats, et ceux pris en considération avant le début des hostilités. Le personnel technique de la chasse, recevant une description en temps réel de la situation des appareils, se préparaient au sol avec les pièces de rechange adéquates, pour réparer les appareils dès leur atterrissage.

115 raids aériens eurent lieu ayant pour objectif principal l'anéantissement et la neutralization des aéroports égyptiens, dont quelques uns avaient pour but d'anéantir les radars et batteries anti-aériennes enemies. Cette deuxième vague avait en comparaison de la première, comme but, de garder l'espace aérien d'israel propre et net. La deuxième vague elle, fut beaucoup plus facile car il n'était pas nécessaire de voler à basse altitude. La guerre battait son plein.

La réplique arabe ne se fit pas attendre, car les avions de chasse Jordaniens, Syriens et Irakiens se “réveillaient”, pas plus d'une demi-heure après la fin de la deuxième vague. A 11.50h., décollèrent les 12 premiers Mig Syriens pour attaquer Israël. Les Jordaniens eux, avaient préférer pilonner les aéroports israéliens, avant que leur chasse entre en jeu. Dès le matin, les services de renseignements savaient que des Bataillons de Comandos Egyptiens avaient été envoyés en Jordanie dans le but d'attaquer les aéroports de Lod, Ekron, Sirkin, Ein Shemer, Herzlyia et des stations de radars.

Cette mission ne se réalisa jamais, mais à 11.40h. l'artillerie Jordanienne bombardait l'aéroport de Ramat David.

Peu avant, vers 12.00h. des appareils de type hunter Jordaniens attaquaient Netanya. Une demi-heure plus tard, d'autre avions Hunter qui volaient à basse altitude, n'avaient pas été repérés par nos radars, pénétraient l'espace israélien et bombardaient l'aéroport de Sirkin touchant au sol, un avion Israélien du type Nord. L'avion prit feu et causa des pertes à nos soldats. Une heure plus tard la chasse Irakienne passait elle aussi à son tour à l'attaque. Lorsqu'il s'avéra aux Israéliens que les forces aériennes des pays Arabes se préparaient à une offensive aerienne de grande envergure et massive, l'État Major décida d'envoyer la chasse israélienne sur la Syrie, la Jordanie et l'Irak d'une façon concentrée. Pas plus de 22 minutes après que l'aéroport de Sirkin fut attaqué, les avions de chasse israéliens étaient en vol de mission pour attaquer les aéroports Jordaniens.
Dès que les bombardements sur Jérusalem commencèrent, et des informations sur des mouvements de troupes Jordaniennes arrivaient en renfort vers Jérusalem, les avions de chasse israéliens survolèrent les forces Jordaniennes attaquant leurs objectifs militaires qui se trouvaient aux abords de la ville et dans l'axe Jéricho-Jérusalem. Dans l'après-midi les avions Fouga Israéliens furent envoyés en direction du front Jordanien. Dans la vallée du Jourdain, stationnaient au début de la guerre près de 100 chars Patton M-47 jordaniens. Ils avaient pour mission de progresser vers l'ouest en direction de Jérusalem. Les Fougas contribuèrent à stopper l'avancée des chars sur Jérusalem, avec l'aide des escadrons de chasse Ouragan, Vautour et Mister.

A 17.30h. décolla la première formation d'appareils Fouga pour attaquer une colonne de véhicules à Maale Edomim, touchant des batteries anti-aériennes et des canons de longue portée. Durant ce raid l'avion de Shabtai Ben Aharon fut abbatu. Un hélicoptère essaya longuement de le retrouver mais en vain. Il s'avère qu'il fut fait prisonnier par les Jordaniens qui l'exécutèrent.

En plus de cela, arrivaient des informations sur des renforts Jordaniens, et la chasse effectua des patrouilles afin de les repérer et les anéantir. Entre autre, furent pris d'assaut des tanks et camions qui avançaient sur le pont de Damiah qui étaient en situation d'attente. Les avions de chasse attaquèrent des objectifs sur la rive Est y compris des batteries d'artillerie lourde et canons qui avaient bombardé les agglomérations civiles situées dans la plaine côtière. A 19.50h. des batteries furent touchés dans la région de Kalkilya.

Le 6 juin 1967, le Capitaine Dan Givon fut tué, dans un combat aérien au-dessus de Ramat Rahel et l'abbaye Mar Elias. Une stèle en son souvenir se trouve aujourd'hui sur la “colline de l'avion” (Givat Hamatoss), sur la route de Bethléhém.

Pour conclure: le 5 juin 1967, Israël entra en guerre, surnommée Guerre des Six Jours. En trois heures de temps seulement l'Armée de l'Air israélienne anéantissa les appareils Egyptiens au sol, causant des pertes enormes et d'innombrables dégats aux armees de l'air Syrienne, Jordanienne et irakienne. Après avoir prouvé leur suprématie et pris le contrôle des espaces aériens sur tous les fronts, la chasse israélienne participa à des missions et raids d'attaques, reconnaissance, photos, parachutage de matériel, transport de troupes aéroportées et porta secours en évacuant les morts et blessés.

En six jours de combats acharnés, les forces Israéliennes s'emparèrent de la péninsule du Sinai, de la Samarie, du Plateau du Golan, agrandissant ainsi sa superficie 4 fois plus qu'elle ne l'était avant la guerre.

. Traduction de l'hébreu: Yoav Drai-Dror – Federation Israélienne de Parachutisme)-

Site Internet Armee de l'Air pour la colline aux Munitions

www.iaf.org.il

 

Photos guerre de 6 jours

Jerusalem, après la Guerre des 6 Jours

Jerusalem apres la Guerre

La vieille ville, après la Guerre des 6 Jours

Vielle Ville de Jerusalem apres

 
   
 

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