Un
ami Français, m’a envoyé, aux bonnes fins d’être publié
dans www.terredisrael.com, la
lettre suivante.
Arnold Lagémi
Cher Arnold,
Tu as soutenu
qu’être Israélien c’était la classe, qu’être Juif, c’était
super classe. Il manquait l’hyper classe pour qualifier
la qualité d’ami d’Israël. Je m’empresse donc de me
saisir du terme avant que quelqu’un d’autre ne le fasse
à ma place !
Oui, je
suis ami d’Israël et c’est vraiment hyper classe parce
que :
Par principe,
je suis avec les plus faibles et, en dépit de la puissance
de frappe de votre armée, je n’imagine pas un Juif appuyer
sur le bouton rouge.
Je suis
ami d’Israël, parce que votre volonté de vivre est si
forte que vous ne voyez pas la menace derrière votre
porte et n’entendez pas les hurlements de la meute sous
vos fenêtres.
Je suis
ami d’Israël, parce que, de toute évidence, vos ennemis
ne cachent plus désormais leur volonté de vous anéantir,
projet qu’ils avaient habilement déguisé jusqu’à maintenant.
Je suis
ami d’Israël, parce que ma famille n’était pas à vos
côtés quand vos bourreaux vous martyrisaient et vous
insultaient dans la langue de Goethe. Et moi, je ne
veux pas ressembler à ma famille.
Je suis
ami d’Israël, parce qu’il est patent que l’antisémitisme
est le motif, le seul motif qui anime vos détracteurs.
Je suis
ami d’Israël, parce que Dimanche dernier, je suis allé
à la messe et la figure du Christ sur le maître hôtel,
me disait toute la tristesse de la solitude d’Israël.
Je suis
ami d’Israël, parce que dans vos hôpitaux, vous soignez
vos ennemis et leurs enfants.
Je suis
ami d’Israël, parce qu’ on parle de vous et qu’on s’attaque
à vous comme si vous étiez aussi puissants que les USA
et que, cela veut dire que vos ennemis savent que vous
portez un destin dont l’accomplissement sauvera le monde.
Je suis
ami d’Israël, parce que je n’aime pas avoir honte et,
ne pas vous soutenir maintenant reviendrait se couvrir
de flétrissures.
Je suis
ami d’Israël, parce que dans la barbarie qui vous cerne,
vous persévérez à croire que le droit est plus puissant
que la force.
Je suis
ami d’Israël, parce que tout votre peuple était contenu
dans le visage rayonnant de la fille policier qui, contrôlant
mon passeport à l’aéroport Ben Gourion me dit comme
l’aveu d’un sentiment contenu : « Baroukh Aba béIsraël,
» soyez le bienvenu en Israël !
Je suis
ami d’Israël parce que tout en connaissant la colère
et la révolte, vous n’arrivez pas à transformer en haine
votre désir de justice.
Je suis
ami d’Israël, parce vous ne savez pas vous défendre
face à une presse qui se déshonore.
Je suis
ami d’Israël, parce que la démocratie n’a pas été chez
vous précédée d’une consultation populaire mais qu’elle
figure naturellement dans la Déclaration d’Indépendance,
comme si toute autre alternative n’était pas envisageable.
Je suis
ami d’Israël, parce que je voyage souvent dans les pays
qui vous environnent et que, du point de vue des libertés,
comme l’on dit, dans la langue populaire, « y’a pas
photo ! »
Et, pour
des motifs plus privés mais que je dévoile malgré tout,
je vous confie que, dans ma relation à vous, il y a
plus que l’amitié. Aussi, au risque d’être impudique
:
Je t’aime,
peuple d’Israël, parce que tu es devenu la proie de
toutes les extrêmes, je t’aime, peuple d’Israël, parce
que je sais que tu portes un lourd fardeau, et que,
tu finis par m’énerver en ne cessant de répéter comme
un exorcisme : « yihéyé bésséder, ça s’arrangera ! »
Et puis
enfin, je t’avoue une faute à tes yeux, peut être, je
n’aime pas perdre, et je t’aime, vraiment, car le combat
qui t’est imposé est tellement injuste, que tu finiras
par l’emporter, et moi, ton ami goy, je veux être fier
d’être à tes côtés, quand le monde reconnaîtra qu’il
s’est fourvoyé.
Oui, vraiment,
être ton ami, Israël, c’est hyper classe ! Et si la
prière d’un goy a quelque valeur à tes yeux, je veux
dire, face à face, au créateur, en employant l’impératif
:
« Tu dois
bénir ce peuple, peut être et d’abord, parce que Tu
l’as élu, mais surtout, parce que c’est l’un des rares
à être encore…hyper classe !!! |