Le
Yom Hashoah est la journée officielle dédiée
au souvenir des victimes de la Shoa et des actes de
bravoure et d’héroïsme qui ont eu
lieu au cours de la Seconde Guerre Mondiale.
Cette journée est célébrée
chaque année le 27 du mois de Nissan conformément
à la Loi du Souvenir votée par la Knesset
en 1959.
Lors
des débats parlementaires sur l’adoption
de cette loi, il avait été proposé
de commémorer cette Journée du Souvenir
le 14 Nissan qui est la date du début du Soulèvement
du Ghetto de Varsovie mais compte tenu de la proximité
avec la Fête du Calendrier Hébraïque
de Pessah (la Pâque juive), cette journée
a été repoussée de quelques jours
à l’issue de cette solennité religieuse.
A 20:00 précises, une cérémonie
officielle organisée sur la Place du Ghetto
de Varsovie à l’Institut Yad Vashem de
Jérusalem ouvre les commémorations du
Yom Hashoah sous la présidence du Président
de l’Etat d’Israël et en présence
du Premier ministre, avec la participation de rescapés
de la Shoah et de leurs familles.
Outre les discours officiels, des prières du
souvenir sont prononcées par le Grand Rabbinat
d’Israël et des textes de témoignages
sont récités.
La Cérémonie débute avec l’allumage
par des rescapés de 6 flambeaux à la
mémoire des six millions de victimes de la
Shoa.
Ehud
Loeb, survivant de la Shoah, né à
Buehl en Allemagne allume la torche pendant
la cérémonie avec les mouvements
de jeunesse. (Photo: Yad Vashem)
Les
cérémonies centrales du Jour du Souvenir
des martyrs et héros de la Shoah ont lieu à
Yad Vashem et sont diffusées à la télévision.
En présence du Président de l’Etat
d’Israël Shimon Peres et du Premier ministre,
de dignitaires, enfants de survivants et de leurs
familles rassemblées avec le public pour prendre
part la cérémonie commémorative
à Yad Vashem où six torches, représentant
les six millions de Juifs assassinés, sont
allumées. Le matin suivant, la cérémonie
à Yad Vashem commence avec la sirène
de 2 minutes qui retentit à travers tout le
pays.
Pendant
toute la durée de la sonnerie,
tout travail est interrompu, les gens
qui marchent dans la rue s’arrêtent,
les voitures se garent sur le côté
de la route et tout le monde se tient
debout en silence en souvenir des
victimes de la Shoah.
Enfants
juifs réfugiés d’Allemagne
déportés en décembre
1938 pour une zone démilitarisée
entre la Hongrie et la Tchécoslovaquie.
(Photo: Yad Vashem)
Discours
de Shimon Peres, Président
de l’Etat d’Israël, à
la cérémonie d’ouverture
du jour du souvenir des martyrs et héros
de la Shoah. - 20 avril 2009
Six millions de Juifs furent assassinés
par les nazis et leurs collaborateurs, simplement
parce qu’ils étaient juifs.
Un million et demi d’enfants ont été
annihilés juste parce qu’ils
appartenaient au peuple juif.
Ils s’appelaient Moshe, Avraham, Rivka
et Léah – même si ils
étaient trop jeunes pour comprendre
la signification de leur nom.
Un membre sur trois de notre peuple a été
assassiné pendant ces six années.
Chaque victime avait un nom.
Chaque Juif assassiné avait un avenir.
Le génocide commit par les assassins
nazis était un crime historique sans
proportion.
Six
millions de Juifs furent assassinés par
les nazis et leurs collaborateurs, simplement
parce qu’ils étaient juifs.
Un million et demi d’enfants ont été
annihilés juste parce qu’ils appartenaient
au peuple juif.
Ils s’appelaient Moshe, Avraham, Rivka
et Léah – même si ils étaient
trop jeunes pour comprendre la signification
de leur nom.
Un membre sur trois de notre peuple a été
assassiné pendant ces six années.
Chaque victime avait un nom.
Chaque Juif assassiné avait un avenir.
Le génocide commit par les assassins
nazis était un crime historique sans
proportion.
Le Rav Israël Méïr Lau, Grand Rabbin d'Israel, est né en 1937 en Pologne. Son père était le rav Moshé Haïm, fils de rabbins célèbres et réputés. Le rav Lau fut le quatrième fils de la famille. Ses trois grands frères étaient Yeochoua (Chiko), qui monta en Israël avant la Shoa, Naftali (Toulik), qui veilla sur lui durant la Shoa et Schmouel Itshak (Melik) qui périt durant la Shoa.
Pendant la deuxième guerre mondiale, le rav Lau fut déporté avec son frère Naftali au camp d’extermination Buchenwald et lors de la libération, il avait l’âge de huit ans et était le prisonnier le plus jeune du camp.
«A sept ans et demi, Lolak savait que ses parents n’étaient plus en vie. Il avait été séparé de force de son frère Naftali. Un matin, les Nazis ordonnèrent au groupe de Naftali d’aller travailler à l’extérieur du camp. Il comprit vite ce que cela signifiait : la mort certaine. Il se précipita vers le grillage et chercha désespérément des yeux son petit frère de l’autre côté.
Dès qu’il l’aperçut, il lui dit de s’approcher : il étendit sa main à travers les barbelés comme pour le bénir une dernière fois puis, les larmes aux yeux, il lui dit : “Mon petit Lolak, nous ne nous reverrons jamais. Si tu parviens à survivre, rappelle-toi qu’il y a un endroit qui s’appelle Erets Israël. Vas-y et dis seulement que tu es le fils du Rav de Pietrokov. Nous avons un oncle là-bas qui te retrouvera certainement…”
Au prix d’innombrables souffrances et grâce à des miracles incroyables, Naftali réussit à survivre et à retrouver son petit frère.
Ils arrivèrent enfin en Erets Israël en 1946 et retrouvèrent leur oncle.
Source : http://www.actu.co.il - d' apres un texte d'Aline Sultan
Yom
Hashoah - Jour du Souvenir des Martyrs et des
Héros de la Shoah
Le
Jour du Souvenir des Martyrs et des Héros
de la Shoah est un jour national de commémoration
en Israël pendant lequel la mémoire
des six millions de Juifs assassinés
durant la Shoah est honorée.
Une
minute de silence –
(Hanah Nir)
En mémoire d’un sourire innocent
qui s’est éteint face à
la mort
En mémoire des yeux doux qui se sont
fermés devant les scènes atroces
En mémoire de tresses fines rasées
sans merci
En mémoire d’un cou frêle
qui s’est courbé devant l’horreur
du sang
En mémoire de mains pales qui ont
appris à mendier la nourriture
En mémoire de jambes minces qui se
sont dérobées par leur maigreur
En mémoire du corps menu, rétréci,
malade et torturé
En mémoire du petit cœur brisé
par les forces du mal
En mémoire du jeune sang abandonné
En mémoire d’une enfant juive
Une minute de silence.
Traduction
Stéphanie Karni - Ambassade d'Israël
en Belgique et au Luxembourg
un
grand moment d'émotion avec Haïm et Esther
REFAEL
J'ai
vécu, hier, un grand moment d'émotion,
que je voudrais faire partager aux lecteurs
de "Terredisrael":
Hier matin, 16-04-07, Jour du Souvenir de la
Shoa, Salle de Conférences de l'Hopital
Ichilov, Tel Aviv.
Invités: Haim et Esther REFAEL, rescapés
des camps de la mort, invités à
témoigner de ces deux années d'horreur,
au terme desquelles, ils se sont rencontrés
et ne se sont plus quittés ...
Haim Refael, est un personnage haut en couleurs,
né à Salonique et qui, à
l'âge de 18 ans, a eu le "tort"
de se trouver "au mauvais endroit".
Il a été pris (sans qu'il n'y
comprenne rien...), dans un tourbillon infernal,
«descente aux Enfers», qui s'est
terminée par la perte de connaissance
(pendant la Marche de la Mort) et par son réveil
dans un lit d'hôpital, dix jours après
la libération du camp par l'Armée
Russe.
Son récit, entrecoupé d'interruptions
(dues à l'émotion qu'il ne peut
maitriser, après 62 ans), est "hallucinant»,
«irréel», tellement la réalité
décrite est inimaginable pour l'auditoire,
composé en grande partie d'étudiants.
Quand il ne peut plus parler, c’est son
épouse, Esther, qui prend le relais:
Elle avait passé les 15 premières
années de sa vie dans le décor
enchanteur de l'Ile de Corfou, au sein d'une
de ces familles installées là
depuis l'Expulsion des Juifs d'Espagne en 1492,
et avait été, elle aussi, «jetée"
dans la "fournaise" d'Auschwitz, sans
non plus ne rien comprendre, à part le
fait que tous les membres de sa famille lui
avaient été arrachés, à
leur descente d'un wagon à bestiaux,
sur la "tristement fameuse Rampe»,
après huit jours d'un voyage d'Horreur...
Les détails de ces deux récits
sont véritablement "INSOUTENABLES»,
mais, heureusement, il y eut la suite, après
leur Libération.
Là commence une belle Histoire d'Amour,
entre deux adolescents, brisés, blessés,
cachectiques, mais avec une formidable volonté
de survivre, d’un optimisme absolu, «envers
et contre tout».
Puis le récit de leur arrivée
en Israël en 1946, seuls au monde,"pieds-nus"
,stricto sensu, sans savoir où aller...
Leur
récit se termine par les chants "Eli,
Eli» et la Hatikva.
Aujourd'hui, Haim dirige une affaire d'alimentation
de produits "Balkans», il chante
et joue de son accordéon des mélodies
ladino, grecques, turques, bulgares, et surtout...
israéliennes!
Il accueille ses clients et amis dans son magasin
de la rue Lewinsky à Tel Aviv, bien connue
des amateurs de filets de Mathias ou de Kachkaval
et il accourt lorsqu'on lui demande de faire
des conférences dans les écoles,
les casernes et ailleurs.
Depuis
une vingtaine d'années, Haim et Ether
ont accompagné 19 délégations
de jeunes et moins jeunes à Auschwitz.
Ils
ont 8 arrière-petits-enfants, qui représentent,
à leurs yeux, la plus belle réponse
qu'ils pouvaient faire à la Barbarie
Nazie, qui elle, n'avait pour but, que de faire
disparaitre toute trace de notre Peuple sur
la Terre. Haim, Esther REFAEL,"VOUS
ETES NOS KEDOSHIM"!
Georges
AMSHALOM
La Marche des Vivants
entre Auschwitz et Birkenau
Claire
Dana Picard
mardi 25 avril 2006 - 17:33
Le
régime nazi, dirigé par Hitler, voulait
exterminer le peuple juif et pour parvenir à
ses fins, il a commis des atrocités innommables
et a massacré six millions des nôtres.
En instituant la Marche des Vivants, à la place
de la Marche de la Mort des rescapés des camps
de concentration d’Auschwitz en janvier 1945,
les initiateurs ont tenu à marquer le renouveau
du peuple juif qui, malgré les terribles sévices
qu’il a subis, a relevé la tête
pour reprendre vie avec espoir et courage.
La
première Marche des Vivants a été
organisée en 1988 pour apporter notamment une
réponse aux négationnistes qui entamaient
alors une campagne de propagande visant à nier
l’existence de la Shoah.
Cette
année, plus de huit mille jeunes, venus d’une
cinquantaine de pays, dont le Maroc, Cuba et le Kazakhstan,
ont participé à cette Marche solennelle
qui a débuté à 16h30, heure israélienne.
Ils ont parcouru les quatre kilomètres qui
séparent le camp de concentration d’Auschwitz
de celui de Birkenau avant d’assister à
la cérémonie devant les fours crématoires,
en présence du député Shimon
Pérès, du ministre Avraham Hirschsohn
et du rabbin Israël Méir Lau, ancien grand
rabbin d’Israël et rescapé de la
Shoah.
Près
de 2000 jeunes non juifs, polonais pour la plupart,
ont tenu à se joindre à cette procession
afin de marquer leur solidarité avec le peuple
juif qui a subi, lors de la Deuxième Guerre
mondiale, l’une des plus grandes tragédies
de son histoire.
Le
ministre Avraham Hirschsohn, l’un des initiateurs
de la Marche des Vivants, a pris la parole à
l’issue de la procession, sur une tribune placée
entre les chambres à gaz d’Auschwitz
et de Birkenau. Il a rappelé qu’il était
important d’enseigner l’histoire de la
Shoah, qu’il ne fallait pas oublier et qu’il
était primordial de lutter contre l’antisémitisme
et le négationnisme.
Le
vice-président du parlement polonais a pris
ensuite la parole pour exprimer sa solidarité
en soulignant la sympathie d'une partie de la jeunesse
de son pays. Il a ensuite évoqué les
bonnes relations diplomatiques instaurées entre
la Pologne et Israël et a souligné qu’il
représentait personnellement la nouvelle génération
de la Pologne qui avait su instituer la démocratie
dans le pays.
L’ancien
grand rabbin d’Israël, actuellement à
la tête du rabbinat de Tel Aviv, a ensuite prononcé
un discours magistral, sans notes. Le rabbin Israël
Meïr Lau a rappelé qu’Hitler s’était
fixé comme objectif d’éliminer
tout le peuple juif. Il a souligné que les
intentions d’Hitler, pourtant clairement exprimées
dans son livre Mein Kampf, n’avaient pas été
prises au sérieux. Le rav Lau a mis en garde
contre des propos semblables tenus aujourd’hui
par le président iranien ou par Ben Laden.
Il a finalement loué l’existence de l’Etat
d’Israël et a invité les touristes
juifs à "embrasser la terre" lors
de leur prochaine visite dans le pays, en signe de
reconnaissance.
Le
député Shimon Pérès a
pris place ensuite à la tribune pour s'exprimer
à son tour devant l'assistance nombreuse. Il
a rappelé l’histoire de la création
d’Israël qui devait accueillir les rescapés
de la Shoah, relatant notamment le vote de l'Onu en
1947 et l'hostilité des Arabes qui ont immédiatement
attaqué le jeune Etat. Il a ajouté que
les Juifs ne devaient plus jamais être faibles,
soulignant notamment le courage des soldats de Tsahal
prêts à sacrifier leur vie pour la défense
du pays, et précisant qu’Israël
avait "une armée excellente". Pérès
a ensuite rappelé les menaces actuelles et
les propos négationnistes du président
iranien et a affirmé qu’Israël avait
le droit d’exister. "La différence
entre l’époque de la Shoah et aujourd’hui,
c’est que nous avons un Etat et que nous pouvons
nous défendre", a-t-il conclu.
Après
les discours, six personnes ont allumé les
flambeaux en souvenir des six millions de Juifs massacrés
par les Nazis pendant la Shoah.
Source
: aroutz 7
Pour plus
de témoignages et d'informations, voir
un
site bien documenté sur la Shoa : Mémoire
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