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YOM HASHOA
Yom Hashoah - Jour du Souvenir des Martyrs et des Héros de la Shoah
Le Jour du Souvenir des Martyrs et des Héros de la Shoah est un jour national de commémoration en Israël pendant lequel la mémoire des six millions de Juifs assassinés durant la Shoah est honorée. 
  Une minute de silence – (Hanah Nir)
En mémoire d’un sourire innocent qui s’est éteint face à la mort
En mémoire des yeux doux qui se sont fermés devant les scènes atroces
En mémoire de tresses fines rasées sans merci
En mémoire d’un cou frêle qui s’est courbé devant l’horreur du sang
En mémoire de mains pales qui ont appris à mendier la nourriture
En mémoire de jambes minces qui se sont dérobées par leur maigreur
En mémoire du corps menu, rétréci, malade et torturé
En mémoire du petit cœur brisé par les forces du mal
En mémoire du jeune sang abandonné
En mémoire d’une enfant juive
Une minute de silence.
 

Traduction Stéphanie Karni - Ambassade d'Israël en Belgique et au Luxembourg

   
un grand moment d'émotion avec Haïm et Esther REFAEL

J'ai vécu, hier, un grand moment d'émotion, que je voudrais faire partager aux lecteurs de "Terredisrael":

Hier matin, 16-04-07, Jour du Souvenir de la Shoa, Salle de Conférences de l'Hopital Ichilov, Tel Aviv.
Invités: Haim et Esther REFAEL, rescapés des camps de la mort, invités à témoigner de ces deux années d'horreur, au terme desquelles, ils se sont rencontrés et ne se sont plus quittés ...

Haim Refael, est un personnage haut en couleurs, né à Salonique et qui, à l'âge de 18 ans, a eu le "tort" de se trouver "au mauvais endroit". Il a été pris (sans qu'il n'y comprenne rien...), dans un tourbillon infernal, «descente aux Enfers», qui s'est terminée par la perte de connaissance (pendant la Marche de la Mort) et par son réveil dans un lit d'hôpital, dix jours après la libération du camp par l'Armée Russe.
Son récit, entrecoupé d'interruptions (dues à l'émotion qu'il ne peut maitriser, après 62 ans), est "hallucinant», «irréel», tellement la réalité décrite est inimaginable pour l'auditoire, composé en grande partie d'étudiants.
Quand il ne peut plus parler, c’est son épouse, Esther, qui prend le relais:
Elle avait passé les 15 premières années de sa vie dans le décor enchanteur de l'Ile de Corfou, au sein d'une de ces familles installées là depuis l'Expulsion des Juifs d'Espagne en 1492, et avait été, elle aussi, «jetée" dans la "fournaise" d'Auschwitz, sans non plus ne rien comprendre, à part le fait que tous les membres de sa famille lui avaient été arrachés, à leur descente d'un wagon à bestiaux, sur la "tristement fameuse Rampe», après huit jours d'un voyage d'Horreur...

Les détails de ces deux récits sont véritablement "INSOUTENABLES», mais, heureusement, il y eut la suite, après leur Libération.
Là commence une belle Histoire d'Amour, entre deux adolescents, brisés, blessés, cachectiques, mais avec une formidable volonté de survivre, d’un optimisme absolu, «envers et contre tout».
Puis le récit de leur arrivée en Israël en 1946, seuls au monde,"pieds-nus" ,stricto sensu, sans savoir où aller...

Leur récit se termine par les chants "Eli, Eli» et la Hatikva.
Aujourd'hui, Haim dirige une affaire d'alimentation de produits "Balkans», il chante et joue de son accordéon des mélodies ladino, grecques, turques, bulgares, et surtout... israéliennes!
Il accueille ses clients et amis dans son magasin de la rue Lewinsky à Tel Aviv, bien connue des amateurs de filets de Mathias ou de Kachkaval et il accourt lorsqu'on lui demande de faire des conférences dans les écoles, les casernes et ailleurs.

Depuis une vingtaine d'années, Haim et Ether ont accompagné 19 délégations de jeunes et moins jeunes à Auschwitz.

Ils ont 8 arrière-petits-enfants, qui représentent, à leurs yeux, la plus belle réponse qu'ils pouvaient faire à la Barbarie Nazie, qui elle, n'avait pour but, que de faire disparaitre toute trace de notre Peuple sur la Terre.
Haim, Esther REFAEL,"VOUS ETES NOS KEDOSHIM"!

Georges AMSHALOM

La Marche des Vivants entre Auschwitz et Birkenau

Claire Dana Picard
mardi 25 avril 2006 - 17:33

Le régime nazi, dirigé par Hitler, voulait exterminer le peuple juif et pour parvenir à ses fins, il a commis des atrocités innommables et a massacré six millions des nôtres. En instituant la Marche des Vivants, à la place de la Marche de la Mort des rescapés des camps de concentration d’Auschwitz en janvier 1945, les initiateurs ont tenu à marquer le renouveau du peuple juif qui, malgré les terribles sévices qu’il a subis, a relevé la tête pour reprendre vie avec espoir et courage.

La première Marche des Vivants a été organisée en 1988 pour apporter notamment une réponse aux négationnistes qui entamaient alors une campagne de propagande visant à nier l’existence de la Shoah.

Cette année, plus de huit mille jeunes, venus d’une cinquantaine de pays, dont le Maroc, Cuba et le Kazakhstan, ont participé à cette Marche solennelle qui a débuté à 16h30, heure israélienne. Ils ont parcouru les quatre kilomètres qui séparent le camp de concentration d’Auschwitz de celui de Birkenau avant d’assister à la cérémonie devant les fours crématoires, en présence du député Shimon Pérès, du ministre Avraham Hirschsohn et du rabbin Israël Méir Lau, ancien grand rabbin d’Israël et rescapé de la Shoah.

Près de 2000 jeunes non juifs, polonais pour la plupart, ont tenu à se joindre à cette procession afin de marquer leur solidarité avec le peuple juif qui a subi, lors de la Deuxième Guerre mondiale, l’une des plus grandes tragédies de son histoire.

Le ministre Avraham Hirschsohn, l’un des initiateurs de la Marche des Vivants, a pris la parole à l’issue de la procession, sur une tribune placée entre les chambres à gaz d’Auschwitz et de Birkenau. Il a rappelé qu’il était important d’enseigner l’histoire de la Shoah, qu’il ne fallait pas oublier et qu’il était primordial de lutter contre l’antisémitisme et le négationnisme.

Le vice-président du parlement polonais a pris ensuite la parole pour exprimer sa solidarité en soulignant la sympathie d'une partie de la jeunesse de son pays. Il a ensuite évoqué les bonnes relations diplomatiques instaurées entre la Pologne et Israël et a souligné qu’il représentait personnellement la nouvelle génération de la Pologne qui avait su instituer la démocratie dans le pays.

L’ancien grand rabbin d’Israël, actuellement à la tête du rabbinat de Tel Aviv, a ensuite prononcé un discours magistral, sans notes. Le rabbin Israël Meïr Lau a rappelé qu’Hitler s’était fixé comme objectif d’éliminer tout le peuple juif. Il a souligné que les intentions d’Hitler, pourtant clairement exprimées dans son livre Mein Kampf, n’avaient pas été prises au sérieux. Le rav Lau a mis en garde contre des propos semblables tenus aujourd’hui par le président iranien ou par Ben Laden. Il a finalement loué l’existence de l’Etat d’Israël et a invité les touristes juifs à "embrasser la terre" lors de leur prochaine visite dans le pays, en signe de reconnaissance.

Le député Shimon Pérès a pris place ensuite à la tribune pour s'exprimer à son tour devant l'assistance nombreuse. Il a rappelé l’histoire de la création d’Israël qui devait accueillir les rescapés de la Shoah, relatant notamment le vote de l'Onu en 1947 et l'hostilité des Arabes qui ont immédiatement attaqué le jeune Etat. Il a ajouté que les Juifs ne devaient plus jamais être faibles, soulignant notamment le courage des soldats de Tsahal prêts à sacrifier leur vie pour la défense du pays, et précisant qu’Israël avait "une armée excellente". Pérès a ensuite rappelé les menaces actuelles et les propos négationnistes du président iranien et a affirmé qu’Israël avait le droit d’exister. "La différence entre l’époque de la Shoah et aujourd’hui, c’est que nous avons un Etat et que nous pouvons nous défendre", a-t-il conclu.

Après les discours, six personnes ont allumé les flambeaux en souvenir des six millions de Juifs massacrés par les Nazis pendant la Shoah.

Source : site Aroutz 7

Pour plus de témoignages et d'informations, voir un site bien documenté sur la Shoa : Mémoire Juive et éducation cliquez ici

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