Weizmann-France-Europe
s’est donné comme objectif de promouvoir la coopération
scientifique entre la France, l’Europe et Israël.
Les
relations scientifiques entre les savants de l’Institut
Weizmann des Sciences et leurs collègues français
et européens sont très importantes pour le développement
d’une science dont la dimension est devenue telle qu’elle
ne peut se concevoir en dehors d’une étroite
collaboration internationale.
Conseillé
dans l’ordre des réalisations concrètes
par des responsables hautement qualifiés du monde scientifique,
de l’industrie et de la finance, groupé au sein
d’un Conseil scientifique et d’un Conseil national,
Weizmann-France-Europe a aujourd’hui la satisfaction
d’avoir atteint les objectifs qu’il s’était
assigné.
Il
a notamment poursuivi sans relâche, depuis sa création,
le regroupement d’un nombre toujours croissant de membres
dont les cotisations, les subventions servent à augmenter
le potentiel de recherche de l’Institut, à organiser
des confrontations scientifiques entre chercheurs israéliens
et savants français et européens ou à
intensifier la coopération qui existe déjà
entre eux dans un certain nombre de secteurs publics ou privés.
En
Europe, Weizmann-France-Europe a implanté des délégations
en province, notamment à Marseille, à Montpellier,
à Strasbourg, à Lyon, à Bordeaux, Nîmes,
à Nice et Grenoble. Dans la Principauté de Monaco,
Milan, Rome, Genève, Lausanne, Madrid, Barcelone.
Robert PARIENTI
L’Institut
Weizmann des Sciences à l’écoute du monde
L’association
de longue date entre l’Institut Weizmann des Sciences
d’Israël et l’Institut Pasteur et les Universités
et centres de recherches européens est le modèle
de ce type de collaboration étroite et amicale. Bien
au-delà d’alliances de circonstance, l’Institut
met en place avec ses partenaires des projets collaboratifs
de long terme, parce qu’il veut défendre l’idée
que, plus que la réussite de quelques-uns, c’est
le travail commun de tous qu’il faut mettre en valeur.
L’Institut Weizmann des Sciences C’est la convergence
des bonnes volontés, le partage des connaissances et
des compétences, la mise en commun des moyens techniques
et financiers, et surtout la rencontre et l’échange
entre les hommes de science qui font avancer la recherche. Pour
Simone Veil, Présidente Fondatrice de Pasteur-Weizmann
cette démarche symbolise "une concertation au plus
haut niveau entre scientifiques, pour l’Amour de la Science
et pour le Bien de l’Homme, au-delà des frontières".
Elle procède d’un désir d’élever
la science, pour ce qu’elle apporte à l’ensemble
de l’humanité, au rang de valeur universelle, méritant
un engagement profond et sincère de la part de ceux qui
la servent, une constance et un courage à l’épreuve
des évènements souvent malheureux qui ont traversé
et traversent encore notre histoire.
Plus qu’un objectif, c’est un
impératif. Les équipes de l’Institut Weizmann
des Sciences, comme celles de ses partenaires, ont une conviction
qu’elles entendent communiquer : la recherche scientifique
doit être préservée et encouragée
en dépit des circonstances, même les plus dramatiques,
parce qu’elle continue de représenter l’avenir
de l’humanité.
Pour toutes ces raisons, l’Institut
Weizmann des Sciences, comme les autres centres de recherche
de pointe qui lui sont associés, considère que
c’est sa vocation, son devoir et sa mission que de prolonger
toujours, et avec persévérance, ses efforts
pour le mieux-être de tous les hommes.
Car la maladie et la souffrance touchent tous
les hommes sans exception, quelles que soient leur identité,
leur nationalité ou leur religion. A ces maux universels,
la recherche scientifique doit opposer une mobilisation universelle
: les remèdes sont à ce prix. Par ailleurs,
la société Yeda Research & Development Co
Ltd., fondée par l’Institut en 1959, est chargée
de convertir ces avancées scientifiques en avancées
technologiques, aux fins d’applications industrielles.
Yeda ("connaissance" en hébreu) multiplie
les dépôts de brevets et les fondations de sociétés
d’applications secondaires. Cette politique ambitieuse
s’est traduite en particulier par l’établissement
du premier parc industriel de pointe israélien, Kiriat
Weizmann, dans la ville voisine de Ness Ziona, doublé
d’un second attenant au campus même. D’autre
part, pour concrétiser le plus grand nombre possible
d’initiatives, un fonds de capital-risque - PAMOT -
permet désormais de financer, dès les premiers
stades de développement à l’Institut,
des projets d’applications commerciales.
Présentation
et histoire
L’Institut
WEIZMANN des Sciences, centre de recherche scientifique et d’études
supérieures, s’étend sur un campus de 1,2
kilomètres carrés, agrémenté de
pelouses et de jardins subtropicaux, situé dans la ville
de Rehovot, sur la plaine côtière d’Israël,
à 22 km au sud de Tel Aviv et 42 km à l’ouest
de Jérusalem. 2659 personnes parmi lesquelles des scientifiques,
des personnels techniques, de jeunes chercheurs titulaires du
doctorat, des étudiants en doctorat et en maîtrise,
ainsi que des agents administratifs. En 2001, l’Institut
a accueilli 595 scientifiques visiteurs et leurs familles, originaires
de 32 pays différents, a organisé plusieurs conférences
et symposiums scientifiques internationaux, et a mené
toute une série d’autres d’activités
culturelles et pédagogiques. Le campus verdoyant d’aujourd’hui
s’est étendu à partir du modeste Institut
de recherche Daniel SIEFF, établi en 1934 à la
mémoire de leur fils Daniel par Rébecca et Israël
SIEFF, du Royaume-Uni.
En 1944, en hommage au Dr. WEIZMANN, une vaste
campagne est lancée à l’occasion de son
70ème anniversaire, afin de transformer l’Institut
SIEFF en un vaste organisme pluridisciplinaire. À la
création de l’Etat d’Israël, en mai
1948, Chaïm WEIZMANN en est nommé le premier président.
Le 2 novembre 1949, avec l’accord de la famille SIEFF,
le nouveau complexe est officiellement inauguré sous
le nom de l’Institut WEIZMANN des Sciences. Son programme
de recherche, qui aujourd’hui comporte plus d’un
millier de projets couvrant l’éventail des sciences
contemporaines, va de l’étude de l’environnement
aux nouveaux remèdes et matériaux, à
la génétique et au cancer sous tous ces aspects,
à la quête de sources d’énergies
de substitution et de particules de matières les plus
élémentaires. Constamment tourné vers
l’avenir, l’Institut fonda le Département
d’enseignement des sciences, qui s’est lui-même
beaucoup impliqué professionnellement dans les réformes
de l’enseignement supérieur en Israël. Young@Science
(anciennement section Youth Activities) est une organisation
dynamique et créative, développée dans
le but d’encourager les jeunes passionnés par
la science.
Cette section touche chaque année plus
de 21 000 élèves avec un vaste choix de programmes,
incluant des clubs hebdomadaires et camps d’été
scientifiques organisés sur le campus, mais également
de nouveaux concepts pédagogiques basés sur
des programmes scientifiques extrascolaires à l’échelle
nationale. Le Glore Garden of Science, premier musée
des sciences totalement aménagé en plein air,
a ouvert ses portes au public en 1999, et propose plus de
50 expositions interactives au sein d’un cadre naturel
splendide. Il a immédiatement séduit le public
israélien et obtenu une reconnaissance internationale.
Aujourd’hui, près de cinquante ans après
le décès du docteur WEIZMANN, l’Institut
comprend 17 départements regroupés en cinq Facultés
: Mathématiques et sciences informatiques, Physique,
Chimie, Biochimie et Biologie, ainsi qu’un département
associé à l’Ecole Supérieure de
FEINBERG. Ces dernières années, suite à
l’évolution des exigences de la recherche moderne,
des centres interdisciplinaires ont été créés
afin de favoriser la collaboration, à travers l’ensemble
de l’Institut, en matière de traitement des grands
problèmes contemporains. Trente neuf de ces centres
ont déjà été créés
à ce jour.