L’association
U.P.I. SAR EL offre aux Juifs et sympathisants de la
diaspora une occasion unique d’apporter un soutien
concret à Israël. Il s’agit d’aider
les soldats de Tsahal à des tâches civiles,
dans les bases, durant deux ou trois semaines. Cette
action permet à l’Etat d’Israël
de réaliser d’importantes économies
en lui évitant de recruter plus de réservistes.
Elle apporte aussi un soutien moral aux soldats.
J’ai
fait partie des volontaires francophones du 22 octobre
au 5 novembre 2006.
Affecté à la base de Tseelim, près
de Beer Sheva, je peux témoigner de l’intérêt
de cette expérience. En uniforme et soumis au
même régime que les soldats, guidés
par une madreha (jeune soldate francophone qui nous
encadre - voir photo), nous avons participé à
des travaux de rangement de hangars et de nettoyage
de locaux, à la préparation de paquetages,
à la vérification de matériels,
au chargement de véhicules…
Ce
fut deux semaines d’une intensité émotionnelle
et relationnelle inoubliable. Outre la bonne ambiance
qui unissait le groupe, nous avons eu le sentiment d’avoir
été utiles.
Je
recommande cette formule de solidarité, principalement
aux jeunes qui auront l’opportunité de
connaître la réalité israélienne,
de créer des liens et de redécouvrir leurs
racines. Mais chacun peut y trouver sa place : notre
groupe se composait de femmes et d’hommes de 25
à 78 ans, venus de tous les milieux sociaux.
LES
MOTS SION (l'émotion)
Le
temps est à la pluie, le temps est à
l’orage
Et novembre déploie sa traîne de nuages,
La nuit tombe très vite sur les sables du
Néguev
Mais la lumière flamboie dès que le
jour se lève.
A portée de missiles, près
de contrées hostiles,
La base de Tseelim est un havre de paix
Où la guerre se terre en des hangars plombés.
Là, au temps présent, passent de
trop jeunes soldats
A la jeunesse spoliée par l’écho
des combats.
J’ai partagé ici
entre amis volontaires
Le désir d’être utile aux frères
de notre terre,
La passion ineffable pour eretz Israël
Dans le cadre solidaire des actions de SAREL.
Amis, mes compagnons, aux couleurs
de France,
Amis de tous les âges unis dans l’espérance,
Je veux trouver pour vous les mots du cœur,
Les mots qui rient, les mots qui pleurent,
Les mots justes qui transcendent l’amour,
Les mots vrais d’émotions qui irisent
ce séjour,
Les mots comme Hatikva et comme Ménorah,
Et tels Jérusalem, le Cottel, le mont Sion,
Théodore Herzl et David Ben Gourion…
Mais aussi ces mots tendres pour
notre madreha,
Authentique, exemplaire et touchante Sandra
Qui nous a guidés sur le chemin étoilé,
Nous les amants de Sion à l’écu
d’olivier.