Israël
produit des algues rouges dans le désert pour combattre
des maladies
Le désert n'est pas forcément
la première image qui nous vient à l'esprit
quand on nous parle de culture d'algues. Pourtant, le désert
du Néguev en Israël est devenu fertile et l'aquaculture
s'y est même implantée, pour le bénéfice
de tous.
Le kibboutz Ketura est situé dans le coeur de la vallée
de d'Arava, à environ 50 km au Nord d'Eilat, dans le
désert du Néguev. Là, dans de longs tubes
clos et transparents, avec juste de l'eau purifiée
et du soleil, la société Algatechnologies Ltd
(Algatech) y élève une micro-algue rouge, Haematococcus
pluvialis, plutôt connue pour être la «
mauvaise herbe » de la mer. Les recherches du Prof.
Sammy Boussiba, de l'Université Ben-Gourion du Néguev
(BGU), ont montré que cette algue produit l'astaxanthine,
un caroténoïde qui est un puissant anti-oxydant.
Outre que cette algue sert de nourriture aux saumons, homards
et autres crustacés, leur donnant cette couleur orangée,
l'anti-oxydant qu'elle contient, le plus haut taux d'astaxanthine
jamais trouvé dans la nature, a des propriétés
médicales importantes : il permet d'améliorer
le système immunitaire et de neutraliser les radicaux
libres qui jouent un rôle néfaste dans le développement
des cellules cancéreuses. En outre, l'astaxanthine
protège des radiations UV et est aussi utilisé
en cosmétique.
Israël, grâce à la production au kibboutz
Ketura, est maintenant le plus grand producteur mondial d'astaxanthine
destiné à la consommation humaine.
Un laboratoire de Beersheva produit, grâce à
une technologie israélienne développée
également par l'Universitré Ben-Gourion, une
autre algue rouge qui constitue la base de certains cosmétiques,
notamment de la marque Estée Lauder.
Découverte d'une structure moléculaire unique
qui reproduit exactement l'Etoile de David
Le
désert refleurira. Récemment découverte
au microscope par le professeur Rina Kamenetsky directrice
de l'Institut Volcani de recherches agricoles et botaniques
en Israël la structure cellulaire du bulbe de la plante
appelée communément en hébreu: nourit,
et en latin Ranunculus asiaticus - également la plante
de la résurrection car elle peut survivre à
une grande sécheresse et revivre avec un peu d'eau.
En
étudiant le mécanisme de survie de cette
plante dont les parois membraneuses cellulaires servent
de boucliers naturels qui la protègent à
la fois de la déshydratation et de l'excès
d'eau, elle a découvert la forme exceptionnelle
de cette structure en forme symbolique d' étoile
de david, qui on s'en souvient ornait le bouclier du
roi David.
D'après
le Dr. Kamenetsky, cette structure cellulaire jusqu'à
présent inédite est peut-être unique.
Le Dr. Kamenetsky envisage de poursuivre cette recherche
en collaboration avec des scientifiques de France, d'Italie,
et d'Afrique du Sud, recherche qui pourra permettre,
d'après elle, de fournir cette propriété
à d'autres plantes et les rendre ainsi plus aptes
à supporter des conditions climatiques extrêmes
dans un monde qui subi une désertification progressive.
Un
Kaki par Jour...
Des recherches montrent qu'en mangeant chaque
jour un kaki de taille moyenne - environ 100 g - on éloigne
le médecin encore plus efficacement qu'avec la pomme
traditionnelle.
un document de Judy Siegel-Itzkovich
Le docteur Shela Gorinstein, membre du département
de chimie médicinale de la faculté de pharmacie
de l'Université hébraïque à Jérusalem,
affirme que les kakis contiennent un cocktail d'ingrédients
bénéfiques susceptibles de réduire considérablement
les risques d'athérosclérose - une forme d'artériosclérose
- l'encrassement des artères du coeur et du cerveau.
La plaquemine - un fruit doux ressemblant à
une tomate orange à la peau luisante - était
cultivée, il y a plusieurs milliers d'années
en Chine où son nom était : le kaki. Elle fut
introduite en France et dans d'autres pays méditerranéens
au XIXe siècle, mais son existence était déjà
bien connue au Moyen Orient ; elle est mentionnée à
plusieurs reprises dans des textes juifs traditionnels datant
du IIIe au Ve siècle. Israël possède aujourd'hui
une industrie de ce fruit en plein essor, notamment dans la
région du Sharon, au nord de Tel Aviv, et à
l'étranger, le kaki est aussi appelé sharon.
Le docteur Gorinstein a mené cette recherche en collaboration
avec le professeur Simon Trakhtenberg du département
de cardiologie de l'hôpital Kaplan à Rehovot,
ainsi qu'avec un groupe de spécialistes de chimie organique,
des nutritionnistes et des biologistes de Pologne, Bulgarie
et Espagne. La recherche a été réalisée
sur 12 échantillons différents de kakis et de
pommes cultivés dans le pays ; l'équipe a découvert
que les kakis contiennent des concentrations nettement plus
élevées que les pommes en cellulose végétale
(notamment dans la peau), minéraux, polyphénols
(antioxydants) et micro-éléments. Tous ces éléments
sont importants pour lutter contre l'encrassement des artères
cérébrales et coronaires qui peut provoquer
des crises et attaques cardiaques - principale cause des décès
dans le monde occidental. Les résultats de cette étude
ont été publiés le 1er février
2001 dans l'édition sur Internet du Journal of Agricultural
and Food Chemistry, un hebdomadaire publié par l'Association
américaine de chimie.
Dans une étude antérieure, le professeur Trakhtenberg
avait prouvé que les kakis améliorent le métabolisme
des lipides (graisses) chez les rats ; il prévoit aujourd'hui
de tester le fruit sur des patients cardiaques à l'hôpital
Kaplan.
La crainte qu'une consommation excessive de kakis ne provoque
des occlusions intestinales est en grande partie infondée,
d'après le spécialiste de la culture des kakis,
le docteur Amos Rosenfeld de l'Institut Volcani de recherches
agricoles à Beit Dagan. La consommation des kakis ne
présente aucun danger sauf pour un très petit
groupe de personnes qui ont été opérées
pour un ulcère à l'estomac , soutient le docteur
Rosenfeld. Chez ces patients, un nerf de l'estomac est atteint,
ce qui réduit la quantité d'acidité gastrique.
Le kaki contient des substances chimiques appelées
tannins qu'on trouve également dans d'autres plantes
comme le thé. Comme l'estomac contient moins d'acidité,
la consommation des kakis riches en tannin risque de provoquer
des blocages du colon. Mais pour toute autre personne, il
n'y a aucun danger. Ces fruits peuvent être consommés
frais - durs ou mous - en compote ouséchés.
Le docteur Gorinstein affirme que sa recherche a été
la première étude comparative des kakis et des
pommes évaluant leurs vertus anti-athérosclérose.
Mais , souligne-t-elle, il est important d'inclure dans l'alimentation
quotidienne d'autres fruits susceptibles eux aussi de protéger
l'individu contre les maladies.
La
recherche israélienne cible l'appétit des
obèses diabétiques
Un petit appareil semblable à un pacemaker qui envoie
des stimulations électriques à l'estomac,
a été présenté lors d'un symposium
sur la science cardiovasculaire et la biotechnologie en
Israël par le Pr Eddy KARNIELI, directeur du centre
médical Rambam à l'institut d'endocrinologie,
diabète et métabolisme, à Haïfa.
Cet appareil permet de réduire l'appétit de
patients atteints conjointement d'une obésité
importante et d'un diabète de type II. Le Pr KARNIELI
a également noté que 55 à 60% des Israéliens
sont en surcharge pondérale (avec un index de masse
corporelle de 25 ou plus) et qu'un tiers de ces derniers
sont obèses.
L'obésité est un réel problème
de santé. Elle augmente grandement les risques de
maladies du coeur, de diabète de type II, d'accidents
vasculaires cérébraux, etc. Les tentatives
d'exercices et de diètes sont souvent infructueuses,
amenant les patients à la prise de médicaments
ou à recourir à la chirurgie pour réduire
le volume de leur estomac et diminuer leur appétit.
Les tentatives de stimulations gastriques se sont montrées
fructueuses pour réduire l'appétit de chiens.
Cette technique est désormais adaptée en clinique
pour des essais sur des sujets humains. Quelques patients
dangereusement obèses et diabétiques se sont
déjà vus implanter un fil conducteur dans
l'estomac, par laparochirurgie. Après trois mois
de stimulations, les sujets ont perdu en moyenne de 7% de
leur poids ; leur glycémie s'est également
améliorée. Cette importante innovation nécessite
cependant des expérimentations supplémentaires.
L'entreprise
israélienne Atlantium développe une technologie
innovante pour désinfecter l'eau
Il
existe trois grandes méthodes pour désinfecter
l'eau. La plus connue (qui représente plus de 50% du
marché mondial) utilise différents produits
chimiques tels que le chlore qui tue les agents biologiques.
Mais le chlorure présente de nombreux inconvénients,
dont sa toxicité et son incapacité à
tuer certaines formes de bactéries dangereuses. Un
autre inconvénient est que ces produits chimiques sont
dangereux à manipuler.
Une autre méthode de traitement de l'eau est la microfiltration
qui bloque le passage de certaines bactéries. Bien
que cette méthode soit plutôt efficace, son coût
d'utilisation reste considérable (les filtres doivent
être nettoyés ou remplacés très
souvent). De plus, de nombreux systèmes de filtres
nécessitent une pression très forte afin de
forcer le passage de l'eau à travers le filtre : les
coûts d'énergie rendent ce système d'autant
moins attractif.
Enfin, la troisième méthode de désinfection
de l'eau utilise la lumière UV. Les UV ne tuent pas
ou ne retiennent pas les bactéries mais ils inactivent
leur ADN, les empêchant ainsi de se reproduire. En général,
les systèmes à UV ne consomment pas de grandes
quantités d'énergie et sont considérés
comme écologiques. Les systèmes actuels utilisent
des lampes à UV qui sont plongées dans l'eau.
Ceci entraîne plusieurs problèmes dont la mauvaise
répartition des rayons UV, et donc des inactivations
faibles et une augmentation de la température à
proximité de la lampe, d'où des coûts
de maintenance élevés (détartrage).
Atlantium, une entreprise israélienne, a trouvé
une alternative à ces inconvénients en développant
un nouveau système à UV plus avancé,
le "Rayo" : une source lumineuse externe est appliquée
sur le flux d'eau. Afin d'obtenir une inactivation efficace,
l'eau s'écoule dans un tube de quartz : selon le même
principe que la technique des fibres optiques, les parois
de quartz du tube réfléchissent la lumière
UV qui atteint ainsi efficacement chaque goutte d'eau. De
plus, la présence de chaleur locale et donc le dépôt
de tartre et l'encrassement sont évités. Il
est également possible de contrôler la température
de la lampe UV, ce qui réduit les coûts de maintenance
et de fonctionnement.
Au cours de plusieurs tests réalisés par l'entreprise
sur différentes espèces de microbes, spores
et autres formes de vie microscopique, le système a
été capable d'inactiver la reproduction d'organismes
quatre fois plus efficacement que les systèmes UV existants,
ce qui signifie qu'en moyenne, seulement un sur 10.000.000
organismes échappe à l'inactivation.
Le système proposé par Atlantium possède
de nombreux marchés potentiels : les sociétés
nationales d'eau à travers le monde, les industries
agroalimentaires qui nécessitent de grandes quantités
d'eau désinfectée, etc.
Le marché actuel des systèmes de purification
à UV ne représente que 30% du marché
total des technologies de traitement de l'eau potable. Ce
chiffre devrait augmenter considérablement dans les
prochaines années.
IAI
signe un contrat de plus de 50 millions de dollars avec IAF
Israel Aircraft Industries (IAI) a été choisi
par le ministère de la Défense pour fournir
le drone Heron aux forces aériennes israéliennes
(IAF, Israel Air Force). Le premier appareil devrait être
livré très prochainement.
Le poids maximum du Heron au décollage est de 1100
kg et sa charge utile peut atteindre 250 kg. L'envergure du
drone est de 16,60 m pour une longueur totale de 8,50 m.
Le Heron sera vendu à l'IAF sous le nom de "Machatz1"
: il possèdera des caractéristiques uniques
: capacité à voler à l'altitude de 30.000
pieds et autonomie de vol de plus de 40 heures. Le Machatz1
pourra également être équipé de
plusieurs capteurs tels qu'un radar maritime, un radar à
synthèse d'ouverture, des systèmes COMINT et
ELINT.
Israéliens,
Palestiniens et Français propose une solution de
gestion de l'eau pour la bande de Gaza
Un groupe de scientifique israéliens,
palestiniens et français a proposé une solution
à la crise actuelle qui touche la qualité
de l'eau de la bande de Gaza, privant ainsi ses habitants
d'eau potable. Leur étude a été publiée
dans le numéro de septembre-octobre du Journal Ground
Water.
La surexploitation de l'aquifère côtier partagé
entre Israël et l'Autorité Palestinienne a entraîné
une diminution des nappes phréatiques accompagnée
d'un déclin de la qualité de l'eau dans la
bande de Gaza.
Les auteurs de cette étude (Pr Avner VENGOSH de l'Université
Ben-Gourion et le Pr Erika WEINTHAL de l'Université
de Tel-Aviv et de l'Université Duke (Etats-Unis)
ont souligné que les nappes phréatiques de
la bande de Gaza, l'unique source d'eau pour la population,
est impropre à la consommation en raison des niveaux
élevés en sels et en nitrates et de la pollution
au bore (par rapport aux standards internationaux).
Selon les chercheurs, le plan de management proposé
fournirait une situation confortable pour les deux parties,
israéliens et palestiniens.
La première étape du projet a requis la recherche
des sources de salinité et les motifs de contamination
dans la région. Puis, des modèles ont été
utilisés pour simuler les différents flux
d'eau le long de la frontière entre Israël et
Gaza. La troisième étape du projet a fourni
des scénarios de gestion testés par des modèles
mathématiques.
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