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Souccot,
c'est quoi ?
Souccot
est la fête des Cabanes est
l'une des fêtes les plus joyeuses de la tradition
juive; elle est d'ailleurs appelée Époque
du Réjouissement dans la prière. La fête
de Souccot débute le 15 du mois juif de Tishri
(octobre) et dure sept jours, dont les deux premiers
sont chômés. Elle est immédiatement
suivie par la fête de Chemini Atseret.
Elle
rappelle : La protection particulière que l'Eternel
accorda pendant quarante ans aux enfants d'Israël,
depuis leur sortie d'Egypte jusqu'à l'arrivée
en terre promise.
Les cabanes que construisirent les Hébreux dans
le désert.
Ces deux explications soulignent à la fois la
protection générale qui s'exerce sur Israël,
en tant que peuple témoin de la Révélation
divine, et la valeur de chaque maison d'Israël
au sens propre, comme au sens des différences
approches identitaires.
Lors
de leur traversée du désert, après
la sortie d'Égypte, les Hébreux étaient
protégés en permanence par D... sous la
forme de colonnes de feu la nuit et de nuées
le jour. Ils pouvaient et devaient s'en remettre entièrement
à lui de façon sincère et confiante,
ce qui était en fait la condition pour que Dieu
leur fournisse cette protection tandis qu'ils étaient
vulnérables.
Dès
lors, il a institué la fête de Souccot,
Fête des Cabanes, qui est la proclamation de l'abandon
de soi à Dieu par la reconnaissance que la vie
terrestre n'est qu'un épisode de l'âme,
et que les biens matériels ne sont accordés
que par le Créateur.
Aussi, pendant les sept jours de la fête, la Torah
prescrit d'habiter dans des cabanes construites de feuillages
et de bois, en signe de confiance en Dieu et d'indifférence
au confort matériel. Toutefois la Halakha (loi)
préconise de prendre les repas dans la Soucca,
mais de n'y passer plus de temps que si le climat le
permet, afin de ne pas dénaturer l'esprit de
joie et de fête qui doit présider pendant
cette semaine.
Pendant
Souccot, à l'époque du Temple, on offrait
70 taureaux pour faire expiation des fautes des 70 traditionnelles
nations de la terre. Une manière d'associer l'humanité
au jour de Kippour d'Israël.
Les
symboles de Souccot : la soucca et le Loulav
Aussitôt
après le Yom Kippour, toute la famille commence
dans un esprit de réjouissance la construction
de la Soucca, dans le jardin, sur le balcon ou
dans tout autre lieu décent à ciel ouvert.
La
Soucca
doit être construite selon des règles et
des proportions précises, et le toît en
est l'élément le plus important. A défaut,
une caravane sera utilisée. Il est de coutume
de décorer la Soucca, en y accrochant des fruits
par exemple et en l'arrangeant de manière à
la considérer comme un lieu d'habitation.
Le
deuxième point clé de la fête de
Souccot est le Loulav,
ou rituel des Quatre Espèces (arba minim) : le
saule, la myrte, la palme de dattier et le cédrat.
Il
est ordonné de prendre en main ces quatre végétaux
et de les utiliser pour se réjouir devant Dieu
chaque jour de la fête (sauf le Shabbat), c'est-à-dire
de les agiter dans les quatre directions et vers le
haut et le bas, en symbole de l'omniprésence
de Dieu. Les quatre espèces représentent
les quatre caractères de l'ensemble des membres
du Peuple d'Israël :
· le palmier, sans parfum mais
aux fruits savoureux ;
· la myrte, odorante mais sans
fruit ;
· le saule, sans odeur ni fruit
;
· le cédrat ou étrog,
fruit savoureux au parfum délicieux,
où les fruits symbolisent l'étude de la
Torah, dont le goût est dit comparable à
celui du miel, et le parfum fait allusion à l'observance
des mitzvot, dont l'odeur est agréable à
l'Éternel (dixit la Thorah). Elle dit aussi de
réunir ensemble ces quatre espèces dans
un élan de solidarité et d'unité
complète du peuple d'Israël pour déclarer
son attachement à Dieu.
De
plus, ces quatre espèces évoquent les
membres du corps humain : le cédrat,
étrog, rappelle le cœur lieu de
l'intellect (pour la Bible, c'est le cœur, et non
le cerveau, qui est le siège des pensées)
afin de mettre l'intelligence au service du Créateur,
qu'Il soit béni; la branche de palmier
évoque la colonne vertébrale qui soutient
l'homme, afin que l'homme tende toujours vers Son service,
béni soit-Il ; le myrte ressemble
aux yeux, pour signifier de ne pas s'égarer après
les désirs de son regard au moment des festivités;
quant au saule, il symbolise les lèvres,
car par la bouche l'homme pose la touche finale à
son action, d'où la nécessité de
mettre une bride pour ne pas se laisser aller au moment
de la joie.»
La
Soucca
le
Loulav et l'etrog
le
cédrat ou etrog
Quelques
principes fondamentaux
On
a l'obligation de manger dans la Soucca chaque fois
qu'on prend un repas ou une collation constitué
de céréales cuits (à l'exception
des fruits et des boissons).
En
accomplissant cette Mitsva, la personne doit réciter
la bénédiction appropriée : "
leychev bassoucca " : " Bénis sois
tu , Eternel roi de l'Univers qui nous a sanctifiés
par ses commandements et nous a donné l'ordre
de nous asseoir dans la Soucca ".
Chacun
de nous a l'obligation de manger du pain dans la Soucca
le premier soir de la fête. Il faut qu'il y ait
au moins Kebetsa de pain ; environ 30 grammes. On doit
aussi s'efforcer d'y étudier la Thora chaque
jour et de dormir uniquement dans la Soucca même
si on ne fait que somnoler.
LES
EXCEPTIONS
La loi étant que " la Soucca est comme notre
propre maison ", il est des cas où on sera
dispensé d'habiter dans la Soucca. Par exemple,
une personne légèrement souffrante n'a
pas besoin de dormir dans une Soucca. En effet, une
telle personne n'aurait pas envie de rester dans sa
propre maison si un endroit plus confortable lui était
proposé. (O.H 640 :3, MB640 :6)
De
la même manière, une personne incommodée
par le froid ne doit pas dormir dans la Soucca. (Rama
O.H 639 :2) On appliquera des mesures analogues aux
autres inconforts tels que des insectes, une mauvaise
odeur, bien qu'à priori il ne faille pas construire
une Soucca dans un endroit où cela est susceptible
d'arriver. (M.B 639 :31, O.H 640 :4)
La
question qui se pose le plus fréquemment est
: que faire s'il pleut pendant Souccot ?
Tant que la personne n'aurait pas quitté son
propre domicile si la pluie y pénétrait,
elle ne quittera pas non plus sa Soucca (Rama O.H 639
:5)
Toutefois
la pluie, quelle qu'en soit la quantité, dispense
de la Mitsva de dormir dans la Soucca car même
un léger écoulement d'eau agace celui
qui cherche à se reposer. A ce propos, une personne
qui est à priori dispensée par la Hala'ha
de rester dans la Soucca et y reste malgré tout
n'accomplit aucune Mitsva et ne reçoit par conséquent
aucune récompense. Elle est plutôt considéré
comme un sot (Rama O.H 639 :7)
Les
prières au Kotel à Hol Hamoed Souccot -
Photos : Myriam
Les
prières
KIDDOUCH
du 1er soir de SOUCCOT
Ele moade Ado-naï mikrae kodech
acher tikreou otame bemoadame.
Savri maranane.
Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam
bore peri haguefen.
Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam
acher ba’har banou mikol am veromemanou mikol
lachone vekidechanou bemitsvotav. vatitene lanou Ado-naï
elo-hénou moadime lesim’ha ‘haguime
lessassone ett hag hassouccot haze
veete yom tov mikra kodech haze zmane sim’hatenou
mikra kodech zekher litsiat mitsraim, ki vanou ba’harta
veotanou kidachta mikol aamim, oumoade kodchekha besim’ha
ouvessassone hin’haltanou.
Baroukh Ata Ado-naï mekadech israel vehazemanime.
(si on mange dans la souccah, on dira : Baroukh Ata
Ado-naï elo-hénou melekh haolam acher kidechanou
bemitvotav vetsivanou lechev bassouccah.)
Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam
chee’heyanou vekiyemanou vehiguianou lizmane hazé.
Nétilat
yadaïm :
on se lave les mains en se versant trois fois de l’eau
sur toute la main droite, puis trois fois sur toute
la gauche. on dit la bénédiction avant
de les essuyer.
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh
haolam achèr kidéchanou bémitsvotav
vétsivanou al nétilat yadaïm.
motsi :
le chef de famille dit la bénédiction
avant de couper le pain et le distribue à l’assistance.
chaque personne présente répond amen.
on trempe le pain dans le miel avant de le manger.
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh
haolam hamotsi lé’hèm min haarèts.
Souccah
:
Pendant les sept jours de la fête, on se doit
de ne prendre ses repas que dans la souccah. Si l’on
consomme plus de 30g de pain ou de gâteau, on
dira avant de s'y asseoir la bénédiction
:
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh
haolam achèr kidéchanou bémitsvotav
vétsivanou lechève bassouccah.
Loulav
: Pendant toute la semaine de Souccot,
sauf Chabbat, chaque homme, femme et enfant s’efforcera
d’accomplir cette Mitsvah exceptionnelle. On doit
chaque jour agiter les "quatre espèces"
ensemble durant la journée. On récite
la bénédiction suivante. La première
fois on dira également la prière de Chéhé’héyanou.
Bénédictions du Loulav : Baroukh Ata Ado-naï
élo-hénou mélèkh haolam
achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou
al netilat loulav.Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou
mélèkh haolam chéhé’héyanou
vékiyémanou véhiguianou lizmane
hazé.
SIM’HAT
TORAH
Sim’hat
Torah est l’aboutissement d’un mois qui
a enrichi toutes les dimensions de notre être.
Nous nous sommes tenus dans la crainte, devant le Roi
de l’univers et nous avons accepté Sa souveraineté.
Nous avons reçu Son pardon et nous avons été
purifiés par l’effet de Sa miséricorde.
Nous avons alors éprouvé la joie de l’union
avec la Divinité dans l’accomplissement
de Ses Commandements.
Maintenant,
c’est avec Sa Torah que nous nous réjouissons.
Il est dit que la Torah elle-même se réjouit
lorsque nous prenons dans nos bras les rouleaux sacrés
et qu’avec eux nous dansons, l’érudit
comme l’ignorant, ensemble, sans distinction aucune.
Et pendant la danse, les rouleaux demeurent dans leur
enveloppe de tissu traditionnelle. Car le temps alors
n’est pas à l’étude.
La
joie de Sim’hat Torah est bien au-delà
de celle que nous pourrions retirer d’une compréhension
intellectuelle. Ici encore, nous éprouvons le
niveau sublime qu’atteint notre âme juive
lorsque, réunis tous ensemble, nous ne faisons
qu’un.
Le
7ème jour de Souccot est Hoshana Raba.
Le lendemain le peuple juif célèbre la
fête de Shmini Atseret.
Shmini Atseret et Simha Thora ont lieu le même
jour en Israel, mais en diaspora elles sont l'une après
l'autre. Shmini atseret est le 8ème jour de clôture.
QUELQUES
LOIS : Chemini Atsérèt (hors
d'Israel), nous prenons encore nos repas dans la Souccah,
mais sans prononcer la bénédiction "Léchèv
Bassoucah".
Sim’hat
Torah, nous ne mangeons plus dans la Souccah
mais dans nos maisons.
Le soir de Sim’hat Torah, nous accomplissons sept
tours de la synagogue en dansant et chantant autour
de la Bimah (table) avec les rouleaux de la Torah.
Le matin de Sim’hat Torah, on achève la
lecture du cycle annuel de la Torah. Alors, immédiatement,
est lue la première section, Béréchit,
qui inaugure le cycle de la nouvelle année. Ainsi,
demeurons-nous attachés de tout notre être
à l’infinie sagesse de la Torah de D.ieu,
la force éternelle qui nous porte depuis plus
des milliers d'années.
source : Rav
Yehoshua Ra'hamim Dufour,
Wikimédia, Site du Consistoire de Paris, Ministère
des Affaires Etrangères d'Israel.