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Shimon PERES - (1923)

Shimon Peres, un des derniers pères fondateurs d’Israël, présent sur le devant de la scène politique depuis plus d’un demi-siècle, accède à 83 ans à la présidence, point d’orgue d’un destin hors du commun.

Shimon Peres, (de son nom original Shimon Perske) est né à Vishniev en Pologne (maintenant en Biélorussie) le 2 août 1923, est un homme politique israélien de gauche. Il a dirigé le parti travailliste israélien et a été le huitième premier ministre d'Israël de 1984 à 1986 puis de 1995 à 1996, et vice-premier ministre et ministre du développement régional depuis 2006. Il est élu président de l'État d'Israël le 13 juin 2007.

Sa famille émigre vers Tel Aviv en 1934 et il suit des études à l'école de Geula à Tel Aviv puis à l'école agricole de Ben Shemen.

En 1947, Peres s'enrôle dans le Haganah (prédécesseur des forces israéliennes de défense) et est nommé par David Ben Gourion comme chef des ressources matérielles et humaines.

En 1952, il est élu pour la première fois député à la Knesset (parlement israélien) et est réélu en 1959, en tant que membre du parti Mapai (travailliste).

En 1953, il est nommé directeur général du ministère de la défense. Dans cette fonction, il s'implique particulièrement dans l'achat d'armes pour le jeune État d'Israël. Il se rend en France en 1954 et fait la rencontre d'Abel Thomas, directeur général du ministère de l'Intérieur, qui lui présente son ministre Maurice Bourgès-Maunoury. Ensemble, ils mettent en place une coopération entre les services de renseignements dans la lutte contre l'ennemi commun égyptien accusé par la France de soutenir les indépendantistes algériens. En 1956, Bourgès-Maunoury devient ministre de la Défense dans le gouvernement de Guy Mollet. Une étroite coopération franco-israélienne s'amorce. Les efforts de Peres sont efficaces et il réussit à acquérir, auprès de la France, le premier réacteur nucléaire de Dimona et, auprès de l'avionneur français Dassault, le Mirage III, un avion de combat à réaction.

Il sert au ministère de la défense jusqu'en 1965 au moment de son implication dans l'affaire Lavon avec Moshe Dayan. Peres et Dayan quittent le Mapai de David Ben Gourion pour former un nouveau parti, le Rafi qui se réconcilie finalement avec le Mapai en 1968 (mais sans Ben Gourion).

En 1969, Peres est à nouveau nommé ministre et, en 1970, il devient ministre des transports et des communications. En 1974, après une période comme ministre de l'information, il est nommé ministre de la défense dans le gouvernement de Yitzhak Rabin.

Shimon Peres a occupé le poste de premier ministre par deux fois : une première fois de 1984 à 1986 dans le cadre d'une rotation liée à l'accord avec le Likoud d'Yitzhak Shamir, et une seconde fois entre 1995 et 1996, en remplacement du premier ministre Yitzhak Rabin assassiné.

En 1994, suite aux accords d'Oslo, Shimon Peres se voit décerné le prix Nobel de la paix avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat.

Peres est battu aux élections de 1996 par Benjamin Netanyahou et le Likoud. Shimon Peres continue d'agir en tant qu' « ambassadeur » non officiel d'Israël (même lorsqu'il est dans l'opposition), grâce au prestige et au respect dont il jouit dans l'opinion publique internationale et dans les cercles diplomatiques. Il s'efforce de contrecarrer l'activité de propagande des cercles internationaux pro-palestiniens.

En 1997, il fonde le « Centre Peres pour la paix ». Peres reste un défenseur résolu des accords d'Oslo et de l'autorité palestinienne depuis le début, en dépit des deux Intifadas.

Il revient à un poste ministériel dans le gouvernement Sharon. Il défend le droit pour Israël à une politique de sécurité, répond aux critiques internationales contre la "barrière de sécurité" élevée par l'État israélien.

Il soutient la politique d'Ariel Sharon dans sa volonté d'utiliser les forces armées israéliennes pour contrecarrer la "guerre de la terreur", engendrée par les nombreux martyrs palestiniens transformés en bombes humaines, et pour déraciner l'infrastructure politique et militaire du terrorisme palestinien et de ses réseaux. Il a très longtemps tardé à admettre l'idée d'un État palestinien souverain et ne reconnaît pas le fait de l'occupation israélienne, restant sur la position officielle ("territoires disputés"), ni l'idée d'un retrait de la totalité des territoires occupés.

En 2005, Peres est battu à l'élection interne du parti travailliste qui désigne Amir Peretz comme son nouveau dirigeant. Celui-ci précipite des élections législatives anticipées en annonçant le départ des travaillistes de la coalition composée par Ariel Sharon.

Le 5 janvier 2006, moins de 24 heures après l'hospitalisation du Premier ministre Ariel Sharon suite à une "grave" hémorragie cérébrale, un des responsables du parti Kadima affirme sous certaines conditions que Shimon Peres devrait être nommé Premier ministre. Il annonce sur Channel 1, le 9 janvier, qu'il n'a pas l'intention de redevenir Premier ministre, même si cela lui était proposé.

Par contre, Shimon Peres devient le numéro 2 (derrière Ehud Olmert) de Kadima, le parti à vocation centriste créé par Sharon pour préparer les élections anticipées de mars 2006. Le 15 janvier, il démissionne de son poste de député pour lever les obstacles juridiques à la poursuite de sa carrière au sein de Kadima.

Après la victoire de Kadima en 2006, il devient Vice-premier ministre du gouvernement de coalition que Ehud Olmert forme avec l'ancien parti de Peres (travaillistes). Il a également le porte-feuille de ministre du développement régional chargé de la Galilée et du désert du Néguev.

Le 13 juin 2007, candidat de Kadima, soutenu par le premier ministre Ehud Olmert, il arrive en tête du premier tour de scrutin organisé au Parlement pour élire son président. Il obtient 58 voix, contre 37 pour Reuven Rivlin, du Likoud et 21 pour Colette Avital du Parti travailliste. Aucun des trois candidats n'ayant obtenu la majorité absolue de 61 voix requise pour être élu dès le premier tour. Dès l'annonce des résultats, ses deux concurrents se retirent de la course laissant la voix libre au vice-premier ministre. Un second tour a ensuite eu lieu, le même jour, et l'a déclaré président par 86 voix contre 23 (sur 120 députés à la Knesset). Il devient le 9e Président de l'État d'Israël.

Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels “L’étape suivante” (1965), “Le journal d’Enntébé” (1991), “La fronde de David” (1970), et “Le Nouveau Moyen-Orient” (1993).

Shimon Peres est marié à Sonya Gelman, et a une fille, Tzvia (Tziki) Walden-Peres, une linguiste, et deux fils, Yoni (né 1952) et Chemi, président de Pitango, une importante société israélienne de capital risque.

Il s'intéresse particulièrement à la nano-électronique.

 

Sources : Wikipedia, Ministere des affaires etrangeres d'Israel


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