Ariel
Sharon est
né à Kfar Malal en 1928.
Son père Shmouel Scheinerman est un technicien agronome
originaire de Brest-Litovsk en Biélorussie ou Russie
blanche. Sa mère Véra est un médecin
originaire de Mohilev en Biélorussie.Tous
deux ont connu dans leur enfance les pogroms antijuifs de
1903-1905 dans la Russie tsariste. Ils émigrent en
Palestine en 1920 et s'installent en 1922 dans le moshav
(village agricole) de Kfar Malal où naît Ariel
Sharon. Il a une sœur aînée, Yehoudit
ou Judith.À
14 ans, il entre dans le mouvement de jeunesse paramilitaire
Gadna puis s'implique dans l'organisation d'autodéfense
Haganah avant qu'elle ne se fonde dans Tsahal après
la guerre d'indépendance d'Israël en 1948-49.
Quelques années plus tard, il participe à
la création du 1er Groupe Local des EEIF à
Tel-Aviv, la troupe Edmond de Rotschild
Au
cours de la guerre d'Indépendance en 1948, il commande
une compagnie d'infanterie dans la brigade Alexandroni.
En 1953, il fonde et dirige l'unité spéciale
de commando "101" spécialisée
dans les opérations de représailles, et dans
laquelle il se distingua particulièrement.
Sharon est nommé commandant de la brigade des parachutistes
en 1956 et combat dans la bataille du Sinaï. En 1957,
il étudie à l'Ecole militaire de Camberley
au Royaume-Uni.
Entre
1958-62, Sharon occupe le poste de Commandant de brigade
d'infanterie puis celui de Commandant de l'Ecole d'infanterie.
En 1964, il est nommé Chef du Commandement Nord de
l'armée israélienne et Chef du Département
de formation militaire en 1966. Il participe à la
guerre des Six Jours en 1967 en tant que Commandant d'une
division blindée.
En 1969, il est nommé Chef du Commandement Sud de
l'armée israélienne.
Sharon
démissionne de l'armée en juin 1972, mais
est rappelé sous les drapeaux dans la guerre de Kippour
en 1973 afin de commander une division blindée et
mener le passage du canal de Suez ;
Le 25 octobre, l’avance israélienne permet
d’isoler la IIIe armée égyptienne et
de menacer la ville de Suez. L’Union soviétique
décide de mettre en alerte ses divisions aéroportées.
Washington place alors sa défense en alerte nucléaire.
En fin de journée, le cessez-le-feu est accepté
par toutes les parties et les combats cessent. (la Guerre
de Kippour, cliquez
ici)
Ariel
Sharon est élu à la Knesset en décembre
1973, mais démissionne un an plus tard, prenant les
fonctions de conseiller pour la sécurité auprès
du Premier ministre Yitzhak Rabin (1975).
Il
est de nouveau élu à la Knesset en 1977 où
il représente le parti Shlomzion. Nommé Ministre
de l'Agriculture dans le premier gouvernement créé
par Menahem Begin, il poursuit la coopération agricole
avec l'Egypte.
En
1981, Sharon est nommé Ministre de la Défense,
poste qu'il occupe durant la Guerre du Liban, qui mène
à la destruction de l'infrastructure terroriste de
l'OLP au Liban. Dans la sphère des relations internationales,
il contribue à la reprise des relations diplomatiques
avec les pays africains qui avaient rompu leur relations
avec Israël durant la guerre de Kippour. En novembre
1981, il est l'artisan du premier accord de coopération
stratégique avec les Etats Unis et élargit
les relations dans le domaine de la défense entre
Israël et de nombreuses nations. Il aide également
à faire venir des milliers de Juifs d'Ethiopie à
travers le Soudan.
En
1990-92, il occupe le poste de Ministre de la Construction
et du Logement. A la suite de la chute de l'Union soviétique
et les vagues d'immigration en provenance de Russie, il
initie et met en oeuvre un programme d'intégration
des immigrants à travers le pays, ceci incluant la
construction de 144.000 appartements.
De
1992 à 1996, il est membre des commissions des Affaires
étrangères et de la Défense à
la Knesset.
En
1996, Ariel Sharon est nommé Ministre des Infrastructures
nationales et contribue à la promotion de partenariats
avec la Jordanie, l'Egypte et les Palestiniens. Il occupe
également les fonctions de Président de la
commission ministérielle pour le bien-être
social des communautés bédouines.
En
1998, Ariel Sharon est nommé Ministre des Affaires
étrangères et est chargé de mener les
négociations en vue d'un règlement permanent
avec l'Autorité palestinienne. Il accompagne le Premier
Minsitre Netanyahou à Wye River Plantation en tant
que chef des négociations.
Suite
à l'élection d'Ehud Barak au poste de Premier
Ministre en mai 1999, Ariel Sharon est appelé au
poste de leader du parti Likoud par intérim et est
élu Président du Likoud en septembre 1999.
Ariel
Sharon est élu Premier Ministre d'Israël le
6 février 2001
En 2001, Ariel Sharon est élu au poste de Premier
ministre de l'État d'Israël sur un programme
portant principalement sur la sécurité contre
le terrorisme palestinien. Il est réélu en
mars 2003, suite à des élections anticipées.
Il
stoppe toute négociation avec Yasser Arafat qu'il
considère responsable de la situation et lance une
campagne de répression très dure contre les
activistes palestiniens. Il entame également la construction
d'une barrière de séparation à l'intérieur
de la Cisjordanie et autour de Jérusalem. Fin 2003,
on estime que l'activité terroriste a chuté
de 90 %, sans que cette baisse puisse être reliée
avec certitude à la construction du mur, qui est
loin d'être achevé.
En
2004, peu après le décès de Yasser
Arafat, il entame des pourparlers de paix avec le nouveau
leader de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Parallèlement,
Sharon annonce sa détermination à effectuer
un retrait unilatéral des colonies israéliennes
de la bande de Gaza suite aux propositions de ses deux conseillers
les plus proches, Arie Elmaleh et Shamgar Ouaknin.
Le
25 octobre 2004, il tient un discours à la Knesset
où il déclare : « En tant que quelqu’un
qui a combattu dans toutes les guerres d’Israël
et appris de ses expériences personnelles que sans
la force appropriée, nous n’avons pas une chance
de survivre dans cette région qui ne montre aucune
pitié envers les faibles, j’ai aussi appris
par expérience que l’épée seule
ne peut résoudre cette dispute amère pour
cette terre.». Le désengagement se déroulera
du 15 août au 11 septembre 2005.
Après
l'opposition d'une partie des membres du Likoud à
ce retrait, Sharon doit composer une alliance avec le parti
travailliste de Shimon Peres. L'élection d'Amir Peretz
à la place de Shimon Peres en novembre 2005 menace
la coalition. Ariel Sharon demande au président Moshe
Katsav de dissoudre le parlement puis il démissionne
du Likoud le 21 novembre 2005. Il crée alors son
propre parti En Avant (Kadima en hébreu) de sensibilité
centre-droite, que Shimon Peres rallie, en vue des élections
générales anticipées prévues
en mars 2006. Il évoque à l'occasion que ce
parti a pour but de suivre la « feuille de route »
et qu'il ne remet pas en cause l'évacuation déjà
réalisée des colonies de la bande de Gaza
(évoquant même l'éventualité
d'évacuations de colonies de Cisjordanie).
Le
14 avril 2006 à minuit, après constatation
3 jours plus tôt de son inaptitude à gouverner
en raison de son coma, il perd officiellement son poste
de Premier ministre conformément à la loi
israélienne qui impose une période d'intérim
de 100 jours. Le poste reste vacant le temps qu'Ehud Olmert
forme un gouvernement et soit investi à son tour
le même jour.
Sharon
possède une licence en droit et en études
du Moyen Orient de l'Université hébraïque
de Jérusalem (1962). Il a publié un livre
et de nombreux articles dans la presse locale et internationale.
Il
est veuf et père de deux fils.
Sources
: Wikipedia, Ministere des affaires etrangeres d'Israel
Ariel
SHARON,
sa carrière militaire
Lors
de la Guerre israélo-arabe de 1948, il est commandant
de détachement dans la Brigade Alexandroni dans la
Haganah. Il est gravement blessé lors de la seconde
bataille de Latroun contre la Légion arabe.
Uzi
Benziman rapporte qu'« il se fait un nom dans sa capacité
à terroriser les Arabes et que selon ses camarades,
son adaptabilité, son audace et son esprit d'initiative
compensent son aspect “étrange” ».[réf.
nécessaire].
En 1949,
il est promu commandant de compagnie et en 1951, officier
dans les services secrets.
Après
des études à l'Université hébraïque
de Jérusalem, on lui demande de reprendre du service
actif en prenant le commandement de l’Unité
101, première unité des forces spéciales
israéliennes.
Selon
Uzi Benziman, Sharon prit une part importante dans la formation
de cette unité. Selon lui, en 1952, Ariel Sharon
aurait cherché à monter sa propre unité
de commandos spécialisés dans les opérations
de représailles mais sa hiérarchie s'y serait
opposé. Il aurait alors monté une embuscade
dans le no man's land sans en informer sa hiérarchie.
Ainsi, selon Benziman, Sharon participa à cette époque
à une opération au cours de laquelle deux
femmes palestiennes ont été abattues près
d'un puits ce qui déclencha des tirs de mortier de
l'armée jordanienne sur des villages israéliens[5].
Sharon aurait réitéré ses souhaits,
critiquant l'état-major, qui faisait preuve selon
lui de trop de « retenue face aux Arabes ».
David Ben Gourion lui demande finalement de prendre la tête
d'une unité qui agira au delà de la ligne
d'armistice.
Le 14
octobre 1953, l’Unité 101 (ou Force 101) commandée
par Ariel Sharon rase le village de Qibya (ou Kibia), situé
en territoire jordanien, suite aux incursions palestiniennes
en Israël et en particulier à un attentat qui
fit trois victimes (une femme et ses deux enfants), à
Yahoud dans la banlieue de Tel Aviv, les jours précédent
le massacre. Durant cette opération baptisée
Shoshana par Tsahal, soixante-neuf civils (ou soixante-dix
selon les sources) sont tués dans le dynamitage de
leurs maisons, principalement des femmes et des enfants.
De nombreux pays condamneront ce massacre, dont les États-Unis
qui demanderont que soient jugés les auteurs de ce
crime. Ariel Sharon écrira dans son journal qu'il
avait reçu des ordres lui demandant d'infliger de
lourdes pertes aux habitants de Qibya : « Les ordres
étaient tout à fait clairs: Qibya devait être
un exemple pour chacun ». Sharon déclarera
avoir cru les maisons vidées de leurs habitants,
son unité ayant mené, d'après lui,
les vérifications nécessaires avant d'actionner
les détonateurs. Cette version israélienne
a été immédiatement remise en cause
par les États-Unis et l'ONU : Le contre-amiral Vagn
Bennike, observateur de l'ONU, arrivé sur les lieux
le lendemain du massacre, a dénoncé le mode
opératoire de l'Unité 101 lors de son intervention
sur les habitations, consistant systématiquement
à faire feu sur les maisons, empêchant ainsi
les occupants d'en sortir, et les livrant de fait à
une mort certaine. Le 24 novembre, le Conseil de sécurité
des Nations unies adopte une résolution condamnant
Israël, et les États-Unis suspendent temporairement
leur aide économique envers l'état hébreu.
En 1956,
durant la crise du canal de Suez, les Israéliens
coopèrent à la tentative de prise de contrôle
du canal de Suez par les corps expéditionnaires franco-britanniques
suite à sa nationalisation par Nasser. Ariel Sharon
commande la 202e brigade parachutiste et se distingue au
sein de l'état-major par la promptitude avec laquelle
les forces qu'il dirige entrent dans le Sinaï.
Sa brigade
parachutiste du Nahal 50, lâchée au Memorial
Park, arrive au col de Mitla tenue par une garnison constituée,
principalement, de douaniers et de gardes-frontière,
soudanais en majorité. La garnison est en fuite et
le col n'est plus défendu. C'est là que se
serait déroulé un « incident »
au cours de ces opérations. Les troupes de parachutistes
commandées par Rafaël Eytan (dépendant
du commandement d'Ariel Sharon) sont accusées d'avoir
exécuté plus de 200 prisonniers égyptiens
et civils soudanais capturés et de les avoir jetés
dans des fosses communes. Aucune preuve n'a jamais été
apportée et la responsabilité d'Ariel Sharon
n'a jamais été mise en cause.[réf.
nécessaire]
En 1957,
il part pour un an à l'École militaire de
Camberley au Royaume-Uni. À son retour, il étudie
le droit à l'Université de Tel-Aviv.
En 1967,
lors de la guerre des six jours, il commande une des divisions
qui participent à la prise du Sinaï. Ariel Sharon
y acquiert un grand prestige auprès de ses hommes
et de l'opinion publique israélienne. Le commandement
reconnaît en lui un grand stratège mais n'apprécie
pas son indiscipline.
En 1971,
Ariel Sharon prend en charge le commandement du front sud
(Sinaï) et en particulier de la zone le long du canal
de Suez (ligne Bar-Lev). Il sera également chargé
de mettre un terme aux activités terroristes dans
la bande de Gaza. Ses troupes tueront alors plus de 100
civils palestiniens et en emprisonneront des centaines d'autres.
En 1973,
l'Égypte et la Syrie lancent une attaque surprise
contre Israël le jour de la fête juive du Yom
Kippour. Ariel Sharon est rappelé d'urgence sur le
front sud dont il vient d'abandonner le commandement et
y prend la tête d'une division de chars. Lors de la
guerre de Kippour, il augmente encore son prestige auprès
de l'opinion publique et confirme ses talents de tacticien,
suite notamment à plusieurs manœuvres grâce
auxquelles sa division franchit la Canal de Suez et qui
permettent à Tsahal d'encercler et d'isoler la IIIe
armée égyptienne et donne la victoire aux
Israéliens.
Plus
tard, en 1977, le président égyptien Anouar
el-Sadate, en visite à Jérusalem après
avoir signé la paix avec Israël, promettait
en plaisantant à « Arik » une fessée
pour une prochaine visite éventuelle sans invitation.