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La
mitsva est d'écouter le son du chofar
Les
dinim, sens et traditions
L'expression
Roche hachana signifie "tête
de l'année", 1er jour de
l'an, C'est le 1er Tichri.
Rosh-Hashana
est le Nouvel An Juif. Bien que selon la Torah, l'année
commence en Nissan (le mois de Pessah, la tradition
a fixé ce jour comme le premier de la nouvelle
année.
Contrairement
aux autres fêtes, Rosh-Hashana dure 2 jours en
Israël comme en dehors, le Talmud explique que
les 2 jours sont considérés comme n'étant
qu'un. Rosh-Hashana symbolise aussi le jour de la création
de l'Homme par D..
Rosh-Hashana
est aussi appelée Yom Hadin, "le
Jour du Jugement", car en ce jour
D. fait défiler devant lui toutes les créatures
terrestres afin de les juger selon leurs actions. Selon
nos Sages, D. a 3 livres devant Lui ouverts: celui des
"Justes", celui des "Méchants"
et celui des "Simples" et décide selon
ses actions si telle créature est à inscrire
dans tel ou tel livre. Rosh Hachana, est d'ailleurs
aussi appelée, "Kissé". Cette
appellation peu connue, provient d'une interprétation
: ce jour est celui où D. s'installe sur son
trône ( kissé en hébreu ) pour juger
le monde. C'est donc un jour de prières intenses
afin d'appeler à la Miséricorde divine.
Toutefois, c'est aussi un jour de réjouissances
car nous sommes confiants dans le Jugement de D. pour
ses enfants.
En
réalité, ainsi que nous l'apprend le Talmud
: "Le monde est jugé quatre fois dans l'année
: à la Pâque,
un décret est issu sur ce que produira le sol;
à la Pentecôte, sur les fruits des arbres;
au jour du Nouvel An,
tous les hommes passent devant "Lui" (Dieu);
Et à la fête
des Cabanes, un décret est prononcé
sur les précipitations annuelles"
C'est
aussi pour cela que nos Sages ont institué une
série de prières à dire un mois
auparavant, les Séli'hot,
afin de se repentir des mauvaises actions que l'on aurait
pu faire pendant l'année passée. Les Ashkénazes
ne commencent les Séli'hot que la dernière
semaine qui précède Rosh Hashana.
C'est
avec Rosh-Hashana que commence la période dite
des 10 Jours de Pénitence qui se terminera avec
Yom Kippour, le Jour du Pardon. Durant cette période,
on a l'habitude de se consacrer à plus d'études
et de prières que d'habitude pour demander pardon
à D..
On
a l'habitude de consommer des mets symboliques comme
de la pomme trempée dans le miel pour demander
à ce que l'année soit aussi douce que
le miel. On consomme aussi de la tête d'agneau
(ou de poisson à défaut) et on demande
d'être à la tête et non à
la queue. On mange aussi de la grenade et d'autres nombreux
mets.
Hormis
ces us culinaires, une autre tradition veut qu'au cours
de ces jours de fête, l'Homme n'ait que des pensées
"positives" et n'expriment ni colère,
ni haine envers autrui. Ainsi, le premier jour de la
nouvelle année sert d'exemple et de référence
aux autres jours qui succéderont.
En
ce qui concerne les interdictions qui sont liées
à la fête, ce sont les mêmes que
celles de Shabbat mis à part le fait que l'on
peut allumer le feu à partir d'une flamme déjà
existante et donc il est permis de cuisiner. (Lorsque
le premier jour tombe un Shabbat, il n'est autorisé
d'allumer le feu et de cuisiner que le second jour).
Dans
la prière du matin des 2 jours, on a l'habitude
de sonner le Shofar, corne de bélier, pour se
rappeler le sacrifice d'Isaac et la Miséricorde
que D. lui a accordé. On se doit d'entendre 100
sonneries chaque jour. On évitera donc d'amener
des enfants de trop bas âge qui seraient susceptibles
de déranger l'office. Si Roch-Hachana tombe un
Samedi, on ne sonnera pas de Shofar en ce jour mais
seulement le lendemain.
Certains
ont aussi la coutume de jeûner le matin des deux
jours afin d'appeler la Grâce de D..
On
a l'habitude aussi de procéder le premier jour,
sauf si cela est un Shabbat comme cette année,
à la prière de Tachlikh. Ce rituel consiste
à se rassembler auprès d'une source d'eau
avec un mouchoir afin de "jeter" tous nos
péchés dans l'eau.
Le
3 Tishri, le lendemain de Rosh-Hashana, est le jeûne
de Guédalia. Ce dernier qui était
gouverneur de la Judée fut assassiné.
C'est
donc, on le voit, bien plus qu'un "simple" début
de l'année, bien que la Mishna distingue ce jour
parmi les autres comme début des années
ordinaires, sabbatiques (shemitta) et du jubilé
(yovel). Rosh Hashana
est le début de l'année pour les hommes,
les animaux et les contrats légaux.
Son échéance dans le calendrier grégorien
est variable, le calendrier juif étant basé
sur un cycle luni-solaire. Toutefois, elle ne peut jamais
tomber avant le 5 septembre, ni après le 5 octobre.
Le premier jour de l'année juive est célébré
le 1er jour du mois de Tishri et le second, Rosh Hashana
dure donc deux jours consécutifs, de la tombée
de la nuit précédant le premier jour à
celle clôturant le second, pendant lesquelles on
prie et on s'adonne à divers rituels. Une tradition
veut que les repas de fête, le premier et le deuxième
soir, soient constitués de mets sucrés,
notammant une pomme au miel, dont la douceur préfigure,
espère-t-on, celle de l'année qui commence.
La première mention de Rosh Hashana apparaît
dans la Torah (Lévitique 23:24), sous le nom de
Yom Teroua,"le jour où l'on sonne (du Shofar).
Or la première Teroua a lieu lors de la conclusion
du sacrifice d'Isaac. Cette sonnerie est destinée
à réveiller les consciences endormies, que
l'on sonne pendant l'office synagogal, car Rosh Hashana
est, selon la littérature rabbinique le Jour du
Jugement (Yom Hadin). Selon certains midrashim, Dieu "siège"
sur Son trône, consultant les livres où sont
consignés tous les faits et gestes de Ses créatures
au cours de l'année, chacune d'elles passant devant
Lui pour être évalué et jugé.
L'arrêt est rendu en inscrivant chacun dans le livre
de la vie ou de la mort, de la prospérité
ou la misère, etc. Le décret scellé,
rien ne peut modifier son application, sauf, selon les
Sages, la prière, la repentance et la Tsedaqa (terme
malaisé à traduire, erronément rendu
par "charité")
C'est pour cette raison que Rosh Hashana marque l'entrée
dans les Jours Redoutables (Yamim Noraïm), car à
dater de ce jour commencent les 10 jours de Repentance
(Assara Yemei Teshouva), qui se concluent à Yom
Kippour, au cours desquels chaque Juif demande à
se faire pardonner ses fautes.
De plus, le 3 Tishri est un jour de jeûne, commémorant
la mort de Guedaliahou ben Ahikam, ce qui rajoute à
l'affliction.
C'est pourquoi, bien qu'on se souhaite, comme dans touts
les cultures une bonne année, le message est autrement
plus profond : "Soyez inscrits pour une année
douce et sucrée", en d'autres termes, "j'espère
que vous n'aurez pas une mauvaise année".
Prononcée avec sincérité, particulièrement
envers une personne avec laquelle on n'est pas en bons
termes, cette prière est une preuve de Tsedaqa
(puisqu'on ne lui souhaite pas ce qu'on ne voudrait pas
se voir souhaiter à soi) et de repentance (puisqu'on
fait un pas vers lui, on admet forcément sa part
de torts dans le différend qui nous oppose à
lui).
Voeux
Formulation
des souhaits, lors de ce premier jour de la fête
: envers
plusieurs : léchana tova tikatévou (que
vous soyiez inscrits pour une bonne année).
envers une femme : léchana tova tikatévi.
envers un homme : léchana tova tikatév.
Symboles
du Seder de Rosh Hashana
On
apportera donc sur la table toutes sortes d'aliments
dont le nom ou le goût évoque de
bons présages, comme les dattes, la grenade,
la pomme au miel, la blette, la courge, le sésame,
etc...
Qu’il
te soit agréable, Seigneur notre D. et D.
de nos pères,
figue,
pomme, miel
de
nous donner une année bonne et douce
dattes
que
nous nous élevions comme le palmier, et que
nos péchés disparaissent à
jamais
grenades,
sesame
que
nos vertus et nos mérites augmentent comme
les graines de la grenade
courge,
épinards, fèves, ail
que
personne nous voue plus les sentiments de haine
dont ces plantes sont le symbole
tête
de mouton
de
placer ton peuple Israel à la tête
et non au dernier rang des nations
poisson
que
nous croissions et multipliions comme les poissons
dans l’eau
Il
est de tradition de déguster des mets (beignets,
gateaux, etc...) sucrés,
afin que la nouvelle année soit “douce”.
Il est également d’usage de tremper
les Hallotes ou le pain du Motsé dans du
sucre
(un récipient contenant du sucre plutôt
que du sel, mis à table, à la disposition
du chef de famille).
Le
premier soir on ajoute :
Baroukh ata Adonaï Elohénou mélèkh
haolam chééhyanou vékyémanou
véhiguiânou lazzémane hazzé.
Qu’il
te soit agréable, Seigneur notre D. et D. de
nos pères, de nous donner une année bonne
et douce (figue, pomme,
miel)
Qu’il
te soit agréable, Seigneur notre D. et D. de
nos pères, que nos vertus et nos mérites
augmentent comme les graines de la grnade (sesame,
grenade)
Qu’il
te soit agréable, Seigneur notre D. et D. de
nos pères, que nos ennemis cessent de nous vouloir
du mal, et que personne nous voue plus les sentiments
de haine dont ces plantes sont le symbole (courge,
épinards, fèves, ail)
Qu’il
te soit agréable, Seigneur notre D. et D. de
nos pères, que nous nous élevions comme
le palmier, et que nos péchés disparaissent
à jamais (dattes)
Qu’il te soit agréable, Seigneur notre
D. et D. de nos pères, de placer ton peuple Israel
à la tête et non au dernier rang des nations
(tête de mouton).
Qu’il
te soit agréable, Seigneur notre D. et D. de
nos pères, que nous croissions et multipliions
comme les poissons dans l’eau (poisson).
source : Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour,
Wikimédia, Site du Consistoire de Paris,
Ministère des Affaires Etrangères d'Israel.